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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 07:29
Alchimie et FM

Pour ceux dont les oreilles entendent. Des yeux pour voir.....

30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 06:09

Le profane qui demande a être initié aux mystères de la Franc-Maçonnerie peut il imaginer ce qui l’attend et les épreuves que celui-ci devra surmonter afin de recevoir la lumière ? Non, mais son instinct lui laisse entrevoir un « changement », une « transmutation » qui se prépare au plus profond de lui. Le chemin qu’il vient de prendre c’est celui de l’Initiation, du latin Initiare qui veut dire commencer, car c’est bien une quête initiatique que celui-ci vient d’entreprendre.

 

Pourquoi cherche t-il à être Initié ? Peut être que son inconscient, fil conducteur de la plupart de ses actions, au travers d’un imperceptible murmure, que seul celui qui écoute avec son cœur peut espérer entendre, lui a révélé le but ultime de l’ « Homme » : la PURIFICATION. En effet, l’Initiation c’est la purification, purification de l’ « Homme Cosmique » qui après le drame de la Chute édénique, entraînant sa propre destruction, cherche à se régénérer afin de réintégrer le paradis perdu.

 

La première épreuve que le profane vivra pour entrer en Franc-Maçonnerie sera celle du cabinet de réflexion, nom étrange qui cache une pratique bien plus ancienne que la Maçonnerie elle-même. Le cabinet de réflexion est à mon sens, une des épreuves la plus importante sur le chemin de l’Initiation, car c’est en son sein qu’il faudra « procéder à une sorte de décrassement intellectuel et moral ayant pour but de débarrasser l’esprit de tout ce qui empêche la lumière de parvenir jusqu’à lui » . Le cabinet de réflexion utilise le langage universel de la symbolique, afin de faire vivre au profane sa première épreuve, qui est celle de la terre.

 

 Il est écrit quelque part dans la bible « tu es sorti nu du ventre de ta mère et tu retourneras nu dans le ventre de la terre. Tu n’emporteras rien en mourant, tu n’emporteras pas tes richesses avec toi », et en effet, avant que le profane ne rentre dans le cabinet de réflexion, on lui demande de ce défaire de son argent et de déposer tous ses objets métalliques.

 

A l’intérieur du cabinet de réflexion, le profane découvrira plusieurs symboles évoquant la mort, puis le postulant est invité à rédiger son « testament philosophique » car à cette instant précis il va mourir à sa vie profane, mais avant de renaître et de vivre pleinement sa seconde naissance, il se doit de faire un bilan et de répondre par écrit à trois questions :

Quels sont les devoirs de l’homme envers lui-même ?

Quels sont les devoirs de l’homme envers Dieu ?

Quels sont les devoirs de l’homme envers l’humanité ?

Dans cette étroit cabinet de réflexion, aux murs peints en noir, dont la seule source lumineuse se trouve être une simple bougie dont la flamme vacille lentement, le profane, une fois que le bandeau lui est retiré, se trouve rapidement confronté aux nombreux symboles et inscriptions qui l’entourent. Puis peu à peu, il découvre un autre symbole, dont aucun support matériel ne peut exprimer la présence et qui pourtant est le plus important des symboles : le SILENCE.

Il est dit que « quand se taisent les bruyantes passions du monde, le cherchant peut enfin écouter », ainsi le profane est invité à faire le silence, afin qu’il puisse écouter au plus profond de lui-même les paroles de sagesse que lui inspire son cœur. Le cabinet de réflexion est comme une caverne alchimique où se déroule un rite de purification, une matrice dans laquelle notre être renaîtra purifié, c’est un lieu où, si nous y passions plusieurs jours, nous pourrions y atteindre l’illumination intérieure. Lorsque le profane aura fait le silence sur les passions du monde qui l’entoure, et que par un savant contrôle de sa respiration il aura atteint une tranquille méditation, alors il commencera à devenir sensible aux messages qui l’entourent. Face à lui, une inscription énigmatique l’invite à un voyage au plus profond de lui-même, et sans même le savoir il s’y prêtera, guidé dans sa démarche par le rythme du silence.

 

V.I.T.R.I.O.L, énigme indéchiffrable, dont le profane ne comprendra intellectuellement le sens que bien plus tard, mais à cet instant précis, lorsqu’il se trouve dans l’œuf primordial, caverne alchimique aux pouvoirs de transmutations infinie, son inconscient n’aura aucune peine a comprendre cette inscription dont la valeur alchimique ne fait plus aucun doute. Les sept initiales, V.I.T.R.I.O.L, sont la révélation de l’opération du Grand Œuvre, aide -mémoire indispensable au profane, comme à l’Initié, car il révèle le processus alchimique de la transmutation de l’être comme des métaux. V.I.T.R.I.O.L, septénaire mystérieux dont le sens dévoilé révèle une parfaite connaissance des processus qui mène à l’éveil, « Visita Interiora Terrae, Rectificando Invenies Occultum Lapidem » : « Visite l’intérieur de la terre, et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée ».

Cette pierre que le profane doit trouver n’est autre que la pierre philosophale des alchimistes, et celle-ci se trouve au plus profond de chacun d’entre nous, elle ne se dévoile qu’à ceux qui par un travail intérieur sincère, sont arrivés au parfait équilibre pour ne faire qu’un : « Omnia ab uno, omnia ad unum », « Tout procède de l’Unité, tout tend vers l’Unité ».

 

Le ternaire alchimique est également présent, car indispensable au processus alchimique de formation de la pierre philosophale. Le Sel, le Souffre, et le Mercure exprime ensemble le véritable équilibre, auquel le profane doit tendre afin de se régénérer. Le Souffre représente l’énergie expansive, principe actif masculin et le Mercure représente l’énergie attractive, principe passif féminin, tandis que le Sel qui résulte de l’action du Soufre sur le Mercure, est neutre, résulta des deux principes, il est donc l’agent équilibrant, comme l’exprime avec perfection son symbole, un cercle divisé en deux par une diagonale qui le traverse, image parfaite de l’équilibre.

Le sablier qui se trouve posé devant le profane, est un attribut de Saturne, il symbolise le temps, il représente sur le plan matériel, donc terrestre, le temps qui s’écoule et qu’on ne peut inexorablement pas arrêter, chaque grains de sable qui tombe nous rapprochant irréversiblement du jour de notre mort.

Le sablier représente encore autre chose, qui pour le profane n’est peut être pas tout de suite perceptible, ce qui n’enlève rien à sa force évocatoire, car le sablier qui a tout pouvoir sur le plan terrestre (matériel), n’en a aucun sur le plan astral ou cosmique. Ce qui signifie, qu’une fois l’homme libéré des chaînes matérielles du temps terrestre, il pourra enfin réintégrer le temps initial, c’est-à-dire celui du commencement, de la création, l’instant primordial d’avant la chute, là ou le péché et les servitudes n’existaient pas.

Pour que ce rite de vie et de mort puisse être efficace et aboutir à la purification du profane, il lui faut encore un puissant symbole, un « témoin » psychique permettant de relier les vivants aux morts, un lien puissant exprimant la chaîne ininterrompue entre les Maîtres passés à l’Orient Eternel et le profane qui aspire à reprendre le flambeau en devenant Franc-Maçon à son tour.

 

Ce « témoin » psychique est un véritable crâne humain posé près du profane, et qui semble lui dire : « J’étais ce que tu es, tu seras ce que je suis ! », des mots lourds de significations. Ce crâne, réceptacle des forces supérieures, transmettra alors un dernier message au profane, comme le faisaient autre fois les têtes de morts parlantes qui enseignaient aux vivants.

Elle lui dira : Ce que tu vas voir, je l’ai déjà vu ; ce que tu vas vivre, je l’ai déjà vécu ; ce que tu vas entendre, je l’ai déjà entendu, … je suis « la réalité telle qu’elle apparaît dépouillée de son décor sensible ; la vérité brutale, privée du voile des illusions », (O. Wirth) alors courage et bonne route !

Mais dans cette demeure alchimique, le crâne possède encore un autre secret, qui n’apparaît qu’au moment délicat de la sublimation alchimique, c’est celui du Caput mortem, lorsqu’il faut couper la tête, Caput mortem, afin de voir apparaître le blanc via le cygne, thème alchimique de la putréfaction.

Mourir pour renaître à nouveau, c’est une loi universelle : « En vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruits » (Jean 12 : 24).

 

Puis le profane, qui peu à peu sortira de sa profonde méditation, lèvera les yeux vers le Coq, symbole solaire qui lui annoncera la fin de sa nuit éternelle, et le  renouveau

 

Enigme  mes BA FF :.   Qui suis-je ? mon premier engendre le second et mon second engendre le premier …..     Je suis-je suis ………la lune et le soleil.

 

la vie est le commencement de la fin.

Voyez noir (à la naissance),

Voyez blanc (comme la vie)

et Voyez rouge, (pour une nouvelle réincarnation)».

 

 

VM mes BA FF "Régénéré" et sortant de son creuset, ce nouvel Homme changera, dès lors, sa manière d'aborder la vie. ,

Il a fini par materialiser devant lui sa propre transformation et la Joie est dans son Cœur …

Il devient veilleur et transmetteur, bienveillant pour ses FF et tous les autres

 

J ai dit 

 

2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 12:10
Serge Caillet  : la Tradition Martinésiste et le R.E.R.
Serge Caillet dans le cadre des Rencontres des Éditions de la Tarente sera présent le 15 octobre au Morrison à Gémenos pour nous entretenir de La Tradition Martinésiste et le R.E.R.

Présentation de l'intervention de Serge

Le R.E.R. est l’un des rares régimes maçonniques contemporains dont les rites et les instructions véhiculent une doctrine, c’est-à-dire des propositions (rien de plus, mais rien de moins) relatives à une tradition séculaire. Portée au XVIIIe siècle par l’Ordre des chevaliers maçons élus coëns de Martinès de Pasqually, cette doctrine, confiée au R.E.R. par Jean-Baptiste Willermoz, transmet une théogonie (Dieu et l’immensité divine), une angélogonie (les esprits bons et les esprits rebelles), une cosmogonie (la création du monde) et une androgonie (l’émanation de l’homme, sa chute, sa réhabilitation).

Serge Caillet donnera quelques exemples significatifs de cette tradition martinésiste dans le R.E.R.

Biographie

Après avoir été marqué dans son adolescence par l’œuvre de Jacques Bergier. Serge Caillet a été l’élève et le collaborateur de Robert Amadou.

Auteur de nombreux ouvrages, depuis 1983, il a consacré l’essentiel de ses travaux aux rites occultistes ou illuministes de la franc-maçonnerie, notamment à la franc-maçonnerie égyptienne dont il a retracé l’histoire et publié des rituels, et plus récemment, à la franc-maçonnerie swedenborgienne. Il a étudié l’histoire, la doctrine et les rites de l’Ordre des chevaliers maçons élus coëns de l’Univers et du martinisme, de la Belle Époque jusqu’aujourd’hui. On lui doit aussi une étude des mouvements néo-templiers (notamment l’Ordre rénové du Temple) et des courants rosicruciens présents au sein de la Fédération universelle des ordres et sociétés initiatiques (FUDOSI).

Il a également mis en lumière quelques grandes figures de l’ésotérisme comme Martinès de Pasqually (1710 ?–1774), Antoine-Joseph Pernety (1716-1796), Fernand Rozier (1839-1922), et Nizier Philippe (1849-1905).

Depuis 2007, il tient sur Internet le bloc-notes d’un historien de l’occultisme, essentiellement consacré à l’actualité de l’histoire de l’occultisme.

copyright : Editions de la Tarente

16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 05:34

Les Grenades, et non pas la Grenade, symboles de l’éclosion à une nouvelle vie …

 

 Alors que je tente comme à chaque fois que je le peux vous apporter différents éclairages sur le symbolisme de notre monde maçonnique, le symbole dont je vais vous parler ce soir justifie que je vous précise , que l’essentiel de notre richesse maçonnique provient de la mythologie et des légendes .

Elles en sont en l’occurrence le grand véhicule de la connaissance au travers de l’Histoire.

 Cette connaissance nous a été transmise sous une forme symbolique, voir codée .

Sur la base de la mythologie judéo-chrétienne dont les sources sont l’Ancien et le Nouveau Testament, la Maçonnerie s’adresse au Franc-Maçon en 3 langues : l’hébreu, le grec et le latin .

Et lorsque j’aurais ajouté que la Franc-Maçonnerie est une initiation de bâtisseurs, et que le symbolisme de la construction et de la pierre , a été particulièrement important dans les mythologies hébraïques et chrétiennes ,

vous aurez compris la richesse inépuisable, que peuvent cacher certains symboles apparemment mineurs.

 Ceci posé, j’ai donc choisi ce soir de vous parler des grenades.

Il n’est pas fait mention des grenades dans le rituel, seul le tableau de Loge laisse deviner les grenades.

C’est le seul symbole qui évoque le règne végétal sur le tableau de Loge, et les correspondances entre la forme du fruit, l’aspect extérieur et la couleur de ses graines, sa place dans l’Antiquité n’est pas un hasard comme nous le verrons tout à l’heure !

C’est aussi le seul symbole qui soit comestible !

 

Sur le tableau de Loge les colonnes B.’. et J.’. sont représentées coiffées par 3 grenades entr’ouvertes.

Il est fait allusion ici à la construction du Temple de Salomon dont on trouve la description dans la Bible au livre des Rois :

1 Rois 7:20 Les chapiteaux placés sur les deux colonnes (étaient entourés de deux cents grenades) en haut, près du renflement qui était au-delà du treillis; il y avait aussi deux cents grenades rangées autour du second chapiteau.

2 Rois 25:17 La hauteur de l’une des colonnes était de dix-huit coudées, et il y avait au-dessus un chapiteau de bronze dont la hauteur était de trois coudées; autour du chapiteau il y avait un treillis et des grenades, le tout de bronze; il en était de même pour la seconde colonne avec le treillis.

2 Chroniques 3:16 Il fit des chaînettes (comme celles qui étaient) dans le sanctuaire, et les plaça sur le sommet des colonnes, et il fit cent grenades qu’il mit dans les chaînettes.

En comparant avec le tableau de Loge, on semble constate qu’il n’y a plus que 3 grenades par colonne mais certainement pas 200 !

En fait la Grenade est sans doute la pomme d’Adam et Ève et on retrouve cette "pomme à grains" dans de nombreux passages de la Bible. Il faut presque toujours sous-entendre la grenade lorsqu’il est fait mention d’une pomme dans les mythes et dans les usages populaires qui se rapportent au mariage.

La Bible nous dit que les grenades devaient figurer sur les vêtements du Grand Prêtre (Ex. 28,33) :"Sur ses bords, tu feras des grenades de pourpre violette, de pourpre rouge et de cramoisi éclatant, et parmi elles, des clochettes d’or : une clochette d’or, puis une grenade, une clochette d’or puis une grenade, tout autour."

 

Constatons que sur cette décoration, certains éléments sont visibles, d’autres audibles ! Les grenades, de couleur pourpre violette, de pourpre rouge et de cramoisi éclatant, attirent l’attention mais… elles ne laissent voir que leur enveloppe extérieure, et non ce qui est important : les grains cachés et serrés sous l’écorce du fruit.

L’intérieur de la grenade est voilé, comme l’est la tempe sous le voile (Cant. des Cant. 4,3). Aussi la grenade représente-t-elle la Torah écrite qui voile la Torah orale et la protège sous le corps de ses lettres. C’est pourquoi à la synagogue, lorsque le rouleau de la Torah est recouvert de son manteau, on coiffe les deux montants qui supportent le parchemin (on les appelle arbres de vie) avec des grenades en argent artistement travaillées sous lesquelles s’agitent quatre clochettes.

Ces clochettes, que l’on entend, que l’on écoute (Shéma Israël, écoute Israël), représentent la Torah orale, celle qui dévoile le texte écrit, niveau par niveau, qui en extrait la substantifique moelle, qui permet d’arriver à son plein entendement, à son entière compréhension.

Irène Mainguy nous dit : "Le premier symbole végétal proposé à l'apprenti est le fruit du grenadier. La grenade se présente sous une forme unitaire, arrondie, qui renferme dans son écorce une multitude de grains contenant une pulpe d'un rouge vif et transparent. Chaque grain de grenade est séparé par une membrane résistante et transparente qui forme des cloisonnements entre chacun. La grenade en tant que symbole peut être assimilée à la Franc-Maçonnerie. Les alvéoles peuvent être comparées aux loges maçonniques, avec leur caractère spécifique propre. Les graines sont solidaires les unes des autres, comme soudées les unes aux autres. Bien qu'il existe une multitude de loges de sensibilités différentes, elles ne forment qu'un tout, un ordre universel. Ce n'est pas sans difficulté que l'on désolidarise un grain de grenade, de même que ce n'est pas sans peine qu'un membre d'une loge disparaît."

C’est peut-être aussi le symbole de la solidarité universelle des Francs-Maçons serrés au coeur de leurs LL.’. les uns contre les autres.

 

O. WIRTH écrit à propos des grenades:  "...ces fruits aux grains symétriquement rangés rappellent la famille Mac.’. dont tous les membres sont harmonieusement reliés par l’esprit d’ordre et de Fraternité "

 

Oui mes BAF :. la Grenade c’est la Loge …En effet, observez les grains serrés les uns contre les autres, chaque grain a plusieurs facettes, chaque facette en contact avec les grains voisins, tous les grains se ressemblent mais ils ne sont pas identiques ! Des membranes les compartimentent comme sur nos col.’.col.’.! Ainsi le parallèle avec les FF.’. est aisé.

On peut discerner aussi dans l'infinité des grains l’image d'un ensemble "d'êtres tous semblables en apparence, venus frapper un jour à la porte du temple, et tous différents dans la recherche et l'expression de la Vérité."

Etonnamment  l’univers de notre Loge ne comporte au nombre de ses symboles, qu’un seul composé animé par la vie, surplombant en l’occurrence les 2 colonnes Boaz et Jakin .

Il peut selon les rites, s’agir d’un lotus en bouton sur le point de s’épanouir, ou d’une grosse grenade mûre sur le point d’éclater. Mais dans les 2 cas ils évoquent le renouveau perpétuel de la vie sur le point d’éclore.

En effet, le lotus s’épanouit à la surface des eaux marécageuses …sans être souillé par elles, et exprime par là même, la pureté qui surnage sur les souillures . Il est issu de l’obscurité et fleurit en pleine lumière, donnant ainsi l’image d’un épanouissement spirituel .

De l’Egypte à la Chine, le lotus est en rapport avec la création du monde et avec le soleil. La fleur de lotus s’ouvre au lever du soleil pour se refermer à son coucher. Quel magnifique symbole pour nos travaux, dont l’exécution suit la course imperturbable du … soleil !

 

Combien y a t il de grenades dans notre rite ?

Les grenades qui ornaient le Temple de Salomon étaient au nombre de 200 sur chaque colonne, soit 400. Ainsi posée, la grenade possède plusieurs niveaux de lecture. Par ce nombre, les grenades nous rappellent que l’on compte avec les 22 lettres de l’alphabet hébreu jusqu’à 400, valeur de la dernière lettre « Tav «. Ainsi selon la Kabbale, la grenade contient donc tout l’alphabet avec lequel le monde fût construit.

Les grenades ont toujours été considérées comme symboles de beauté naturelle ou artistique, et ont à ce titre été souvent représentées comme élément décoratif.

Son calice dur, qui surmonte la pomme, comporte 6 sépales évoquant une couronne de flammes , symbolisant ainsi une couronne ceinte autour de la terre ou autour d’une tête couronnée … un royaume donc !

C’est certainement en raison de cette forme de sphère couronnée, qu’elle fût utilisée au Moyen Orient, comme ornement coiffant des sceptres royaux ou sacerdotaux … évoquant ainsi symboliquement … une nature céleste .

 

 Dans la Bible, les grenades ornent la tunique du grand prêtre, en alternance avec des clochettes. De la même manière les prêtres du Temple de Jérusalem, portaient sur leurs vêtements sacerdotaux, des clochettes d’or, alternant avec des pommes de grenades.

Cette association pourrait être liée, au rapprochement que l’on peut effectuer entre ces clochettes qui évoquent des cloches en flammes et les fleurs de grenade. et si l’on prolonge la réflexion , il est possible de dire , que la cloche symbolise le son et surtout sa résonnance , en référence à la vibration primordiale , celle du Verbe , dont elle garantit la propagation … la pomme de grenade renfermant la connaissance et en assurant sa protection … l’une et l’autre étant en l’occurrence indissociables .

 

 De par sa position élevée et sa fleur en forme de flamme plus haute que toutes les autres, la grenade évoque le feu transcendant, celle d’une présence divine dévorant le mal pour laisser place à tout ce qui est Amour. Par ses graines cachées dans une enveloppe dure, j’évoquais le symbolisme de la connaissance cachée …  Ne serait ce pas celle de la connaissance spirituelle, qui ne peut apparaître sans la sagesse et l’intelligence  réunies. Au REAA elles sont au nombre de 3 symbolisant les 3 formes de connaissance peuvent ainsi se rapporter à l’arbre des séphiroth, qui dans la Kabbale évoque la structure de l’Homme et de l’Univers.

 Alors, assimilé au fruit de la Connaissance, certains ont vu dans la grenade , le fruit défendu cueilli par Eve , et dans le grenadier l’Arbre de la connaissance .

 Après toutes ces évocations mes Frères, peut on encore douter du caractère maçonnique de la grenade ?

 Alors, je ne saurais conclure cette séquence symbolique, sans évoquer une dernière fois le symbolisme  puissant de cette grenade , posée sur les colonnes de notre Temple , passage obligé pour chaque Frère entrant, esquissant quelque soit son degré, les 1ers pas glissés d’une marche imposée par notre rite.

Tournant le dos au monde profane, souvent toxique à l’image des racines du grenadier, et faisant face à cet Orient de Lumière, chaque Frère franchit ainsi le seuil de cette « porte « symbolique, première étape vers une connaissance qui ne demande qu’à éclore, et à se révéler au Maçon sincère, qui acceptera avec humilité d’avancer en confiance sur le chemin de la Vérité ...  … ou plutôt, sur le chemin de sa Vérité !

 

Ce qu’il y a d’extraordinaire avec la grenade c’est son imprévisibilité, le décalage entre sa forme et son aspect extérieur, la forme de ses grains, comment ils se logent à l’intérieur, le goût amer de sa pulpe et sucré et acidulé de ses grains.

C’est aussi le symbole de la vie et de ses cycles, donc de la nature qui figure ainsi sur le tableau de Loge.

 

C’est aussi une représentation de la Loge tout comme l’oeuf.

 

Pour finir j’ai trouvé un texte de St Jean de la Croix (?) qui donne une très belle description symbolique des grenades:

"Les grenades représentent les plus hauts mystères de Dieu, ses plus profonds jugements et ses plus sublimes grandeurs. Les grains de la grenade sont le symbole des effets innombrables des perfections divines. Leur figure ronde exprime l'éternité de Dieu qui n'a, comme le cercle, ni commencement ni fin. Le jus de la grenade signifie la jouissance que l'âme a, par sa connaissance et par son amour, de la nature et des attributs de Dieu, et le contentement admirable qu'elle reçoit de cette possession."

 

8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 11:11
Les armes du Chevalier

Mes BA FF et SS j’aimerais commencer mon travail par une référence au rituel en son 17eme deg symb au REAA … le tableau de Loge du Chev d’Or et d’Occ est un heptagone inscrit dans un cercle, dont la partie supérieure forme un arc-en-ciel. Voie entre le Ciel et la Terre, pour ceux choisis par le Divin.

 Aux angles de l'heptagone, à l'extérieur, sont les initiales de 7 mots, septénaire d'attributs divins qui sont sur les chapiteaux des colonnes, qui entourent le Temple en forme d'heptagone.   B D S P H G F

 …. pour Beauté, Divinité, Sagesse, Puissance, Honneur, Gloire, Force, attribut du pouvoir temporel, allusion directe à Apocalypse 5.12 : "Il est digne l'Agneau qui a été égorgé, de recevoir la Puissance, la Richesse, la Sagesse, la Force, l'Honneur, la Gloire et la Louange"

 A l'intérieur, sont les initiales des 7 mots qui sont à la base des colonnes.

 A U S D F P T …. pour Amitié, Union et donc Force, Soumission ou Justice, Discrétion, Fidélité, Foi, Prudence,  Tempérance... septénaire des vertus terrestres

Prêt du centre de l'heptagone, est la représentation d'un homme, dans une longue robe blanche, avec une ceinture dorée autour de la taille, debout sur une partie du globe.

 Le Soleil et la Lune, sont aussi représentés, ainsi qu'un Calice et un Brûle parfums. …  Calice, destiné, à recevoir le sang de l'Agneau, Saint-Graal, chanté par la Chevalerie chrétienne et qui ornait l'épée du 4ème Grand-Maître de l'Ordre des Chevaliers Teutoniques Herman de Salva.

Vous l’aurez compris le 7 est le chiffre essentiel des armes du Chev :. que je vous vous proposé le tout sur une base du REAA agrémenté de notion de chevalerie via l’armure et tout l’attirail propre à celui-ci (au GOE on oblige le chevalier a créé son Blason)

Et cette citation de St Paul aux Ephésiens (6-10 … 17)

 "Endossez l'armure de Dieu, pour être à même d'affronter les ruses diaboliques, car ce n'est pas contre la chair et le sang que nous avons à lutter, mais contre les Dominations, les Principautés, les Souverains de ce monde des ténèbres, les esprits du mal répandu dans les airs.

 Endossez l’armure divine, afin de pouvoir résister dans les mauvais jours et tenir bon … en ayant fait tout votre devoir.  Oui, mes FF et SS, comme il est dit, «  tenez bon, les reins ceinturés de Vérité, le corps cuirassé de Justice, les pieds chaussés de zèle pour annoncer l'Evangile de la Paix. Tenez surtout le Bouclier de la Foi, où viendront s'éteindre tous les traits enflammés du Malin.

Prenez enfin le Casque du Salut et le Glaive de l'Esprit, qui est la Parole de Dieu »

Et vous l’aurez compris je vais essayer d’approcher les Armes de Lumière du Chev :. R+C voire du chev :. Kaddoch ( le chev Saint) et d’abord quelques mots d'introduction pour situer le contexte pseudo historique et retracer la démarche du Chevalier de l'Ancien Temps

D’abord  "ARMUS",  Armes dérive probablement de la racine "ar" qui a donné : bras, articulation, et ART...habilité à agir. L'ARMIGER est un autre nom donné pour l'écuyer, celui qui porte les Armes. L'ARMOIRE enfin est la pièce où sont gardés les éléments de l'armure des Chevaliers.

Peut-être est-il bon également, de revenir sur le mot de Chevalier. Le Chevalier de la Chevalerie, dérive de "Miles", cad soldat, alors que celui de la FM vient du latin "Eques", celui qui monte à cheval, utilisé pour indiquer qu'il est celui qui maîtrise le cheval, l'animalité et sur cette monture parcours la Voie il est le Cabbalier...

Avec lui, la quête spirituelle devient dans son principe la Chevauchée Fantastique, ou comme le disent les Chinois, l'enfourchement du Dragon. Et les éperons qu'il porte démontrent cette domination sur l'animal. 

 

Le Chev :. doit apprendre, comprendre et appliquer le Code de Chevalerie. Il reçoit pour cela des armes pour lui rappeler de conquérir avec miséricorde, plutôt que par la force et ne connaît que 2 positions d’utilisation :

-    Verticale pour porter témoignage au Divin

-    Horizontale pour frapper l'adversaire d'un coup droit, destiné … entamer le combat, en faisant preuve de ses qualités physiques et spirituelles, mais plus que Cela et le tout en Harmonie, son bras n'étant que le prolongement de l'âme.

Et lorsqu'il enfile son vêtement, son armure, sa cotte de mailles, son haubert, il enfile un double physique de lui-même, dont l'extérieur, reflète son intérieur, ses armoiries apparaissant sur l'Ecu  pour rappeler sa stricte observance aux règles de la Chevalerie inscrites dans son Ame…. De là, les notions d'armes spirituelles et physiques à la fois. Doubles, les unes des autres. L'Extérieur n'étant que le reflet de l'Intérieur…

 Les Chevaliers sont les "Elus de la Lumière". A l'éclat intérieur, l'embrasement de l'âme, doit correspondre, l'éclat extérieur des : "ARMES DE LUMIERES"

Il sait qu'avant tout, il ne doit pas mentir et respecter sa parole, que la Connaissance de la Vérité consolide sa Foi et son Espérance. Pour Cela il a un allié : son ange gardien, guide intérieur, contre l'Adversaire. La lutte repose, comme le dit Gérard de Sorval : «  Sur un Code d'Honneur non écrit », qui se décline dans les actes de la conduite quotidienne, à la recherche de la Lumière afin de  restituer les choses et les êtres à leur source lumineuse éternelle et de les réintégrer dans l'Ordre Universel"

Par l'Union de la Sagesse, Force et Beauté, l'homme parvient à maîtriser son moi en se plongeant dans son Soi.

 

Ainsi le Chev :. comprend les 7 combats (contre vertus) à mener de front, car elles sont les 7 aspects d'une même chose :  Haine - Discorde - Orgueil - Indiscrétion - Perfidie - Méchanceté – Calomnie  et c'est dans cet état, qu'il doit partir au combat.

  7, chiffre de la plénitude et de l'Universalité, chiffre de la Perfection, et que l'on retrouve au centre du bijou heptagonal, avec l'Agneau Couché sur le Livre des 7 Sceaux, en référence à la 2ème  Révélation de Saint Jean : 7 Sceaux + Agneau (La clé) = 8

7 sont donc les règles de notre Chevalier qu’il se devra d’intérioriser.

Avec les 3 Vertus Théologales :  FOI, CHARITE, ESPERANCE,

les 4 Vertus Cardinales,  FORCE, JUSTICE, PRUDENCE et TEMPERANCE,

 Ensemble synthétisé et imagé par l'Echelle de Jacob, autre moyen d'aller de la Terre au Ciel, de la mort à la vie, du mortel à l'immortel, avec l'Arc-en-ciel, voie Ascendante et Descendante.

 

La Prudence: C’est la Règle de toutes les Vertus, c'est le chemin qui mène à toutes les étapes de la rectitude. C'est elle qui illumine notre voie dans la Vie.

Sa CUIRASSE, son HAUBERT, Sa COTTE DE MAILLES, indique les limites du Risque entre extérieur et intérieur.

 

 La Justice :  Si la vraie Prudence a 2 yeux, la JUSTICE ne doit pas être aveugle. Elle n'est ni vengeance ni égalité.

La JUSTICE est balance, c'est l'équité, car dans chaque plateau, il y a tout auquel il a droit, et rien ne lui est soustrait. L'aspect du Droit de JUSTICE est lié à la notion de Loi Extérieure de l'Homme d'Armes, alors que la Loi Intérieure est celle de l'Homme Libre avec l'Honneur, non plus de Droit, mais de Devoir.  L'épée doit être polie et brillante, comme l'âme doit être honnête et droite.  L'EPEE de JUSTICE ne peut servir que pour le service de Dieu et du pauvre, c'est pourquoi elle représente la Foi par sa forme.

 

La Tempérance: je cite 1 Thessaloniciens 5.8 :

" Soyons sobres, revêtus de la cuirasse de Foi et de l'Amour, avec le casque de l'Espérance et du Salut" … Sobriété dans les actes. Elle reflète extérieurement le Degré de contrôle intérieur de chacun ...Mea culpa

 La Tempérance, contrôle extérieur de l'animalité, en référence aux éperons, mais également à la chemise et au pourpoint de Chasteté. Chausses et souliers, considérés comme les pieds de l'âme, portent les inclinations spirituelles, (Les pieds ailés d'Hermès ?), et doivent donc être protégés contre les tentations, sous peine d'être blessés. (Talon d'Achille) … De même que le corps est supporté par les jambes et les genoux, l'âme, grâce à la patience et la constance, ne faillit pas.

 

La Force ou Courage : Sa plus belle démonstration est de ne pas être utilisée.

Un gant de velours dans une main de fer, reflète, la volonté de bien faire, ou de faire le bien, tout en maintenant une présence de la Force tranquille et vigilante. Le velours est à l'intérieur et le fer à l'extérieur. Celui qui possède la Force, est rarement ébranlé. Elle est à égale distance de la témérité et de la couardise.

Elle est représentée à la Cathédrale de Chartres, par une sculpture en cotte de mailles, casquée, tenant une épée et arborant un bouclier orné d'un Lion. Elle indique de rester vigilant et d'être prêt à intervenir. Elle doit être vue afin de ne pas être utilisée.

 

La Foi: La Foi est le 1er échelon de l'Echelle Mystique. Saint Paul aux Thessaloniciens (5- 5 … 8) qui nous en dit : "Nous donc qui sommes du jour, soyons sobres, revêtons la FOI et la CHARITE pour cuirasse et pour casque l'ESPERANCE du salut"

Ou encore «  Tenez en main le Bouclier de la FOI..."

 Ce Bouclier est porteur des couleurs de Dieu, comme il est loisible de le voir à Chartres sur la sculpture de la FOI, un CALICE en ornant l'Ecu.

Notons que dans plusieurs Tradition, le Chef était monté sur un bouclier, lors de sa prise de pouvoirs. Traduisant par cela qu'avec l'aide du divin, représenté sur le bouclier (soleil, calice), il s'élevait vers ce rang.

 Ce bouclier, protège des traits et coups de l'ennemi, mais aussi des convoitises de la chair, de l'orgueil et de la vaine gloire, protection contre les flèches visibles … et invisibles. Cette Foi, c'est le fondement de la JUSTICE, le lieu de l'amitié et le principal pilier de la société. Par elle nous avons la connaissance d'un Etre supérieur, nous avons accès au Trône de la Grâce, nous sommes JUSTIFIES, ACCEPTES et RECUS.

En vivant selon la tradition Maçonnique, notre FOI se transforme nous conduit dans ce Temple, situé dans le Ciel où le JUSTE repose en Béatitude dans l'éternité, celle du G\A\D\L\U\

 

La Charité : Il faut se souvenir que le mot grec pour charité dans le texte original, "AGAPAE" veut dire AMOUR.  Cela d'entrée de jeu pour dire que la Charité dont nous parlons n'a rien à voir avec le "don aux pauvres".

Et je cite Saint Paul .. » sans CHARITE, AMOUR, il n'y a rien. (I Corinthien 13 1 … 2)  …

L'Amour, ce lien de Perfection, est symbolisé par le haubert, la cotte dont chacune des mailles est liée les unes aux autres. Que l'une de ces mailles vienne à rompre, et c'est l'ouverture par où la mort peut pénétrer. De même, que l'Amour ne soit pas total et universel et c'est l'ouverture à la mort de l'Ame.

Avec l'étude de la CHARITE/AMOUR, notre Chev :. apprend qu'il est .. patience, dévouement, désintéressement, indifférence au mal, qu'il n'est pas envieux, ni hautain et qu'il ne s'emporte pas ; qu'il prend plaisir à la JUSTICE et trouve sa joie dans la Vérité … qu'il pardonne tout, espère tout, endure tout.

 

L’ Espérance:  qu'elle est-elle ? C'est celle du Salut … et je cite :

".. revêtons pour casque, l'ESPERANCE de Salut..." mais précisée en Isaïe 59-17 : " Il a revêtu la justice comme la cuirasse, avec le casque du Salut en tête, ..." … c'est à dire le Casque qui assure le Salut.  "Cette Espérance, nous l'avons comme l'Ancre de l'âme, sure et solide, qui pénètre par delà le Voile (Saint des Saints), … là où Jésus est entré pour certains en avant-coureur,  (Epître aux Hébreux. 6-19) la où le mait :. a été relevé de cette mort physique pour renaitre sous une autre forme et entrer par les 5 points de la maitrise dans le Saint en soulevant le voile d’Isis par la porte dont il est devenu la Clef.

Il est à noter que la position du casque, endroit le plus élevé, dans l'armure du Chevalier, c'est le LIEN entre le CIEL et la TERRE. Le casque protège la tête, partie la plus fragile du corps, des coups de l'extérieur, mais appelle surtout l'attention du Divin pour celui qui le porte.  En ce sens, l’Espérance donne le courage, la Force qui ne doit jamais s'éteindre, car alors, elle fait place à la réalisation … un solve coagula ....on ne l'Espère plus. … L'ensemble de ces vertus, l'ensemble de ces armes de lumières, font ainsi CORPS.

Il sera le preux Chevalier, obéissant à un Ordre Spirituel. Il ne veut plus rien pour lui. Il ne s'appartient plus. Gardien de l'Ordre Sacré, il est par le seul critère de Chevalerie … l'AMOUR.

 Voila le seul mot, le seul lien, l’universalité de nature et de la création   la seule chose qui nous pousse nous Chev :. à croire que ce petit pas pour l’Homme est un pas plus grand pour l’Humanité, nous voila prêt à nous sacrifier pour être dans le Beau le Bon  le Véridique …. Vaincre pour transmettre son Amour et sa connaissance ….. tout est bon pour réussir et faire resplendir la rose au centre de la Croix, au centre de son cœur en passant par le chemin de l’Intuition et la raison qui doivent éclairer et vivifier la Vérité. La matière n’est que de l’énergie dévaluée, laquelle n’étant qu’une forme inférieure de l’Esprit.

Il établit enfin le silence de ses sens et de ses émotions, pour qu’en lui résonne la musique du Divin, pour moi celui que l’on dénomme le GADLU. Et si j’avais voulu décliner par une autre voie les 7 armes du Chev :. R+C au sens alchimique en référence à Mon BAF Jacqques Triel :. de l’école de Carro, je vous aurais décliné que le processus opérationnel de perfectionnement de la materia prima aux fins de passer des caractéristiques du fer à celles de l’or, s’opèrent en sept étapes comme suit : fer - cuivre – plomb – étain – mercure – argent – or . ou aussi  Or ou Soleil, Argent ou Lune, Mercure, Plomb ou Saturne, Etain ou Jupiter, Fer ou Mars, Cuivre ou Vénus. … Que ce mode opératoire alchimique est codifié principalement en sept étapes que l’on peut considérer comme les démarches de pensée consistant à marquer des étapes dans la transformation de la matière dont le but ultime est la réalisation du Grand Œuvre.

La première étape est la CALCINATION qui a pour rôle de décomposer la matière que l’on veut transformer.

La deuxième étape est la PUTREFACTION , elle porte l’image de la mort nécessaire au renouvellement de la vie , elle correspond à l’Œuvre au noir …sans cette phase de putréfaction de la matière le Grand Œuvre ne pourrait arriver à son terme

Vient ensuite la troisième étape la SOLUTION qui nous pousse à dissoudre grâce au sel philosophique, c’est à dire à ordonner pour faire ressortir une forme nouvelle. l’Œuvre au blanc.

Elle est suivie par la DISTILLATION, quatrième étape qui change la nature et la propriété des choses par chauffage dans l’athanor.

La cinquième étape ou CONJONCTION rend possible le prolongement de ce niveau d’intégration car on ne s’intéresse plus à ce qui sépare mais à ce qui rassemble, il s’agit maintenant d’intérioriser le monde et son propre monde en se projetant vers l’avenir… c’est vous l’avez compris l’Œuvre au rouge

La suite logique est la SUBLIMATION.Cette sixième étape est une opération qui nous apprend à faire jouer les choses et à savoir manier l’Art de la raison

Enfin arrive la COAGULATION septième et dernière étape. Elle exprime la voie dans laquelle l’Homme s’engage quand il construit son Grand Œuvre individuel grâce à une pensée de plus en plus philosophique qu’il acquiert par sa faculté d’abstraction pour aller à l’essentiel.  c’est le SOLVE et COAGULA

 

 

 

Notes supplémentaires en regard de la réception au 30  deg du REAA …

vous avez été conduit par lui au pied de l'échelle mystérieuse. Là il vous en a donné une explication que nous allons vous rappeler en l'abrégeant. Il vous a dit :  Cette échelle vous révèle par son montant droit, la première base de l’ordre : culte sans superstition ni fanatisme ; par son montant gauche, la seconde base : travail continuel pour le bonheur des hommes.

A chaque échelon, d'un côté de l'échelle, est tracée une leçon morale. 

Au premier, Dévouement aux malheureux ;      -  TZEDAKAH    Justice

Au deuxième, Doctrine de l'Evangile renouvelée de la morale des anciens sages, … ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qui le fût fait ;  -  SCHOR LABAN   Pureté

Au troisième, Courage dans l'adversité ;   - MATOK    Douceur

Au quatrième, Amour du vrai ; horreur du mensonge ;  EMOUNAH  Force

Au cinquième, Perfection comme but de toutes les actions ;    - AMAL SAGGHI   Travail

Au sixième, Patience, résignation, tolérance ;   -  SABBAL   Fardeau

Au septième, Fidélité aux engagements .    -  GHEMOULNAH   Prudence

 

Sur le haut   OHEB ELOAH   Amour de Dieu  au bas  OHEB KEROBO   Amour du prochain

 

A chaque échelon du côté opposé est l'indication d'une des sciences les plus utiles à la dignité et au bonheur de l'homme. 

Sur le premier échelon, Grammaire : rectitude du langage ; 

Sur le second, Rhétorique : art de discourir. 

Sur le troisième, Logique : discernement de ce qui est vrai avec ce qui est faux ; 

Sur le quatrième, Arithmétique : science des nombres, utile au propre comme au figuré ; 

Sur le cinquième, Géométrie : connaissance des lignes, habileté à mesurer les choses matérielles dans tous les sens ; 

Sur le sixième, Musique : harmonie dans les actions, douceur du langage ; 

Sur le septième, Astronomie : étude des corps célestes, dogmes et pratique de la plus haute morale.

21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 05:21

Le secret est figuré par « le mot du Maître Maçon ». Le refus de communication met HIRAM en danger, car il se trouve en présence d’un individu qui n’a pas réussi à vaincre ses passions, ni soumettre sa volonté. L’intercoluteur est donc « mal initié ». Le néophyte candidat au degré de maître est mis en garde contre le danger du désir d’exaltation prématurée.

 

         « …HIRAM cherche à quitter le Temple par la Porte du Midi… » 

 

         L’enceinte du Temple sépare le monde profane du monde sacré. « La porte » est le lieu de passage obligé pour passer de l’un des mondes à l’autre monde. Notons au passage, que les Kabbalistes désignent également les séphiroths du vocable de Porte. Le Gardien de la Porte contrôle le passage, sous condition du « mot de passe ». La symbolique Maçonnique a créé le F :. Couvreur qui est au parvis du Temple, pour examiner le candidat, avant que lui soit confié le « mot de passe ». Le Gardien est donc aussi celui qui autorise le passage. Il devient un instructeur, fonction qu’il exerce parce qu’il est un homme « de savoir ».

 

Notons que selon la loi symbolique d’inversion, un même héros mythique peut figurer, d’une part, la montée transcendantale, la montée vers la Lumière, et d’autre part, la banalisation, la chute, la descente dans les ténèbres

 

         .Ainsi, par cette mutation, le C :. Impatient est devenu « Gardien de la Porte », et « Homme de savoir » . Mais que sait-il ? En l’occurrence, il tient une Règle de 24 pouces, ce qui situe son Enseignement, sous le signe de la Règle, spatiales. La transmission de sa connaissance se fait par un coup porté. Ainsi se trouve figuré un mode de perception relatif à la pensée intuitive.

 

L’Enseignement Profane confère les connaissances par la voie de l’intellect, faisant appel à des modes de perception rationnels  qui procèdent par l’enchaînement de syllogismes successifs. Mais la pensée intuitive n’obéit pas aux mêmes processus : elle est directe, étonnante et inattendue, comme la foudre qui tombe ou l’éclair qui jaillit.

        

 

Le Sacrifice

 

         « …Le premier Gardien frappe HIRAM à l’épaule avec une Règle de 24 Pouces, au niveau de la clavicule, (clave signifiant la clef). Le deuxième Gardien, celui de la Porte d’Occident, frappe HIRAM d’un coup d’équerre au niveau de la nuque. Enfin, le troisième Gardien frappe HIRAM d’un coup de Maillet au milieu du front.

 

         Il faut préciser qu’un ensemble d’images forme un système symbolique autonome. Les images dites « homologues » jouent un même rôle, chacune dans son système homologue, (par exemple, l’image Soleil est une figure homologue du cercle : les relations entre le Soleil  et les autres figures du système cosmogonique sont de même nature que les relations du cercle et les autres figures du système géométrique.

Nous trouvons, avec les 3 Gardiens, un bel exemple de transposition symbolique par la voie de l’homologie. Quant aux 3 coups portés par les Gardiens des 3 portes, ceux-ci font usage, d’une Règle de 24 pouces, d’une équerre et d’un Maillet. Ces 3 figures appartiennent à un même système symbolique qui est celui des Outils. HIRAM, pour sa part est frappé en 3 points qui appartiennent au système symbolique par le schéma corporel.

Remarquons aussi, que ces Gardiens des portes vont utiliser des outils – transformés en armes – pour frapper, nouvel exemple d’inversion du sens symbolique selon lequel le meilleur peut devenir le pire : un même objet, (le support), peut figurer une fonction constructive ou une fonction destructive.

 

 

Antithèse

 

D’ailleurs, peut-on admettre, avec certitude, qu’Hiram Abi fut détenteur de l’omniscience ? peut-être…mais si compétent fut-il, il n’était qu’un conducteur de travaux, un Maître d’ouvrage mandaté par un roi, pour se mettre au service d’un autre monarque, et nous pouvons aussi remarquer qu’il n’échappait pas à certaines erreurs d’appréciation dans la gestion et l’avancement de son personnel, erreurs susceptibles des revendications salariales, - aujourd’hui, on les appellerait les « mouvements sociaux, les grèves – erreurs et revendications qui tournèrent mal : elles qui coutèrent la vie…

 

Mais tout comme la mort transcende en demi Dieu, l’athlète, parvenu au fait de sa gloire, le meurtre de l’architecte au sommet de son art, l’a immortalisé.

Les 3 Compagnons étaient-ils aussi noirs qu’on veut les laisser paraitre ? Et ne sommes nous pas, nous même, à certains instants de notre vie, les assassins de Maitre HIRA M… 

 

 

16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 15:20

L’interprétation cosmique de cette légende.

 

Ainsi, le soleil au solstice d’été, qui provoque le chant des Etres vivants : voici HIRAM qui propage la Parole sacrée de la Vie. Mais le soleil descend ensuite dans les signes inférieurs, et le silence de la Nature s’épaissit, c’est le dernier annuel : HIRAM ne donne pas la Parole sacrée aux Trois mauvais compagnons représentés par le dernier trimestre annuel. La révolution annuelle de 365 Jours est terminée. L’année est morte, la Parole est perdue.

Notons aussi que le 1er Compagnon frappe avec sa règle longue de 24 Pouces, soit les 24 heures de la journée, ou première distribution du Temps. Compagnon journée. Le Second Compagnon a asséné un coup d’équerre, celle-ci symbolise la dernière saison, équerre formée de deux lignes perpendiculaires qui divisent en quatre parties égales le cercle zodiacal, dont le centre est le cœur d’HIRAM. Ces quatre parties figurent les quatre saisons, cette distribution du Temps affecté davantage la distribution solaire. Enfin, le Troisième Compagnon  frappe HIRAM, mortellement d’un coup sur le front, avec son maillet. L’impact de forme cylindrique préfigure la trajectoire annuelle, c’est la troisième distribution qui porte un coup fatal à Janus.

Les 3 récalcitrants représentent traditionnellement l’ignorance, l’hypocrisie, et le fanatisme.

Mais ils affranchissent le MAITRE des plans matériels, psychiques et Mental

 

Plan Divin

 

HIRAM , par cette nouvelle évocation, ressuscite au divin. Le MAITRE  exerce son Art. Il est l’écho de la Parole perdue. De plus, ce pythagoricien intègre, imprégné de logique et de précision n’est pas seulement le tailleur de pierres appliqué. Il peut aussi participer au Tracé intellectuel. Il est l’initié appelé à jouer un rôle déterminant sur la Scène de la Vie. Il doit se connaître lui-même, et comme Socrate, essayer d’atteindre la Vérité par la pratique d’une maïeutique rigoureuse. En appliquant le principe d’enseignement et d’initiation, il fait abnégation de sa personnalité. Il modèle ainsi son MOI transcendant dont l’équité est déterminée par la branche de l’acacia, avec l’équerre et le compas instruments de positivisme et de mesure.

 

Conflit du Travail

 

Remarquons que l’évocation spirituelle de la Légende d’Hiram évoque aussi un conflit du Travail. La perversité s’est glissée dans le cœur des trois mauvais compagnons, convaincus d’une compétence illusoire, qu’ils ont faite leur, compétence qui aveugle leurs défauts. Ils s’illusionnent sur l’étendue de leur savoir. Victimes de leur médiocrité, ils ramènent l’étendue de la Connaissance à l’étroitesse de leur horizon mental.

Le drame survient, malgré la sagesse de l’Enseignement reçu et les mesures de sauvegarde de l’Intérêt général. Le drame survient, ils font usage de la violence en anéantissant l’Orienteur,

Autrement dit, tout ce qui pouvait amener un « plus ». C’est le « négatif ». Il y a à penser sur le « moins » de cette démarche, y compris les rapports politiques, économiques et les intérêts corporatifs si largement répandus de nos jours. Et tout comme aujourd’hui , seul l’immédiat revêt de l’importance. Ainsi, l’ignorance des critères d’une promotion sociale passant obligatoirement par l’Assemblée des VVMM./.  laisse subodorer que les trois rebelles ignorent les règles du cheminement de leur avenir.

 

Conséquences.

 

C’est l’obscurantisme, quittes ensuite, leur forfait accompli, les 3 complices atterrés reconnaissent la vanité de leur acte, et voulant s’enfuir, font table rase de leur crime, en enfouissant le cadavre sous un amas de décombres, au Nord du Temple de Salomon.

L’initié apprend de cette manière, que l’œuvre de la Maçonnerie se trouve compromise. Les Ouvriers qui ont perdu toute confiance n’osent poursuivre l’œuvre, et ils s’adonnent au découragement. Ils ne peuvent terminer ce qui est entrepris, puisqu’ils n’en connaissent pas le Tracé. Ils délaissent leurs outils, ils se désolent et gémissent, tout en se reprochant leur imprévision et leur indifférence. Le doute a fait place à l’élan créateur. Les gants sont-ils restés blancs, le Tablier est-il maculé ?? Dans l’affirmative, l’impétrant sera innocenté, et lorsque les assassins seront démasqués, il redeviendra l’Etre tolérant souhaité.

 

Conclusion

 

Nul ne pourrait se flatter de ne pas être pour quelque chose dans la mort d’HIRAM. Le M./. devrait faire son examen de conscience pour chercher dans quelle mesure il pourrait avoir – plus ou moins – participé à l’acte. Il semble bien que l’impétrant qui subit l’agression et succombe sous le poids de trois agresseurs, ne soit qu’une seule et même personne, le vieil  homme et les trois agresseurs.

Le Grade de M./. est la transfiguration qui permet d’atteindre la place, entre l’équerre et le compas, emblèmes d’équité, de justice et de vérité. L’impétrant dépouillé du vieil homme est devenu apte à rassembler ce qui est épars.  Il est la régénération suprême du Phénix régénéré de ses cendres. Paré d’une aura lumineuse, ses enjambements lui font franchir les obstacles et son itinéraire est vierge de scories ou de préjugés.

 

Le voici devenu écho de la Parole perdue et vrai fils de la Lumière !

 

 

                                                                               °

                                                                  °                        °

 

« …Le deuxième aspect de cette cérémonie qui a retenu mon attention, c’est qu’elle se déroule dans une atmosphère de désolation. Tout est noir, à commencer par les décors, et même les gants !  Ce n’est pas de la tristesse, c’est vraiment de la désolation, dont l’origine est à chercher dans la mort d’HIRAM.

« …HIRAM, l’homme savant, juste et vertueux a été assassiné, victime de la barbarie et de l’ambition humaine ! Mais il est ressuscité. Il est et demeure, éternellement, dans la mémoire de tous, ancré dans la conscience collective. Il y est, mais cette présence ne peut être perçue, et elle ne peut exercer son action salutaire, qu’à la condition d’être recherchée par la réflexion et la méditation. En fait, c’est Notre méditation qui ressuscite HIRAM en perpétuant sa mémoire. La cérémonie de ce jour est bien faite pour Nous convaincre de la mort d’HIRAM et aussi, de la possibilité de le retrouver en chacun de Nous, et par là même, de la ressusciter, au grand bien de Notre évolution morale et de Notre édification intérieure.

« …Ainsi, les points qui m’ont frappé donnent – pour moi – à cette cérémonie une physionomie symbolique parfaitement cohérente « ..c’est par la vie intérieure, le silence sous toutes ses formes, que l’on peut parvenir à la Lumière, la résurrection d’Hiram ! »

6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 01:43
5 minutes sur L’ Athanor et le Chevalier de l’Aigle Rouge du GOE
5 minutes sur L’ Athanor et le Chevalier de l’Aigle Rouge du GOE

Alchimie et Franc-Maçonnerie sont toutes deux désignées par le terme d’Art Royal.

Depuis l’initiation maçonnique jusqU’aux hauts grades, il y a des approches de l’alchimie.

Les couleurs : bleu, noir, blanc, rouge

Les quatre éléments : terre, eau, air, feu.

Des référence à Hermès trismégiste, le trois fois grand, à la fois roi, prêtre et soldat chevalier

La symbolique des animaux : l’aigle, le phénix, le pélican,….

Alchimie, comme franc-maçonnerie, sont des démarches initiatiques, où l’homme ancien, le profane, meurt, pour donner naissance à l’homme nouveau, l’initié, ou l’adepte. Il y a une équivalence entre la pierre brute, qui par le travail, devient pierre cubique, et la matière première, qui, passant par le travail au sein de l’athanor, devient pierre philosophale.

La clé VITRIOL englobe tous les processus de transformation concernant le retour de l’être à son noyau le plus intime.

Cette clé signifie : Mon frère, descend en toi-même et retrouve la partie vivante, unique de ton existence, retrouve la source de ton être car c’est sur elle, en l’affinant, en la menant au plus subtil, à l’essentiel que tu pourras bâtir ta nouvelle personnalité, bâtir un être nouveau, un être réconcilié, en paix, en harmonie, en unité.

C’est la formulation du but alchimique. En effet, après avoir obtenu la pierre et avoir été capable de transformer le métal vil en or, l’alchimiste sait que son pouvoir est efficient, effectif

La Loge maçonnique peut être considérée comme un athanor :

Une matière : les egos des maçons en tant qu’égrégore

Un feu : l’Amour (L’Art d’Amour). Qu’est-ce qui brûle ? La conscience.

Avant de commencer, après avoir mis la matière première dans le creuset, l’alchimiste doit luter (« fermer hermétiquement, de façon étanche ») celui-ci, c’est-à-dire le fermer hermétiquement. De même, avant de commencer la tenue, le Vénérable Maître doit faire contrôler par le couvreur si la Loge est « couverte », c’est-à-dire, hermétiquement close.

Ainsi les parallèles ne manquent pas entre l’alchimie et la franc-maçonnerie.

En hébreu, le terme de lumière se traduit par « or ». Le symbole du soleil, de la lumière et de l’or est le même : un cercle avec un point en son centre. Si pour la science moderne, la matière est de l’énergie, pour les alchimistes, la matière est de la lumière qui s’est concrétisée.

La lumière et l’or sont considérés comme le feu à l’état concret : il ne s’agira plus que d’en condenser les atomes épars pour « matérialiser » cet or répandu à profusion à travers le monde. L’or n’est pas à proprement un métal, l’or EST la Lumière.

« L’or, c’est le soleil : faire de l’or, c’est être Dieu ! » s’écrit le diacre Claude Frollo dans Notre-Dame-de-Paris de Victor Hugo.

L’ Athanor et le Chevalier de l’Aigle Rouge

Le processus de perfectionnement de la materia prima, pour passer des caractéristiques du fer à celles de l’or, s’opérerait en sept étapes ( comme nos lumières sur l’autel) comme suit : fer - cuivre – plomb – étain – mercure – argent – or . ou aussi Or ou Soleil, Argent ou Lune, Mercure, Plomb ou Saturne, Etain ou Jupiter, Fer ou Mars, Cuivre ou Vénus.

Le mode opératoire alchimique est codifié mais les auteurs distinguent généralement sept étapes que l’on peut considérer comme des démarches de pensée consistant à marquer les étapes dans la transformation de la matière dont le but ultime est la réalisation du Grand Œuvre.

La première étape est la CALCINATION qui a pour rôle de décomposer la matière que l’on veut transformer, c’est à dire l’analyser.

La deuxième étape est la PUTREFACTION , elle porte l’image de la mort nécessaire au renouvellement de la vie , elle correspond à l’Œuvre au noir ou nigredo ou épreuve du vide, dont le symbole est le corbeau, elle s’inscrit dans le corps, dans l’imaginaire.. sans cette phase de putréfaction de la matière le Grand Œuvre ne pourrait arriver à son terme

Vient ensuite la troisième étape la SOLUTION qui nous pousse à dissoudre grâce au sel philosophique, c’est à dire à ordonner pour faire ressortir une forme nouvelle. C’est l’apparition de la couleur blanche, cette étape nous amène à l’Œuvre au blanc ou albedo, ou ’épreuve de l’eau, dont le symbole est la colombe, elle s’inscrit dans le symbolique.

Elle est suivie par la DISTILLATION, quatrième étape qui change la nature et la propriété des choses par chauffage dans l’athanor. Ceci permet une démarche d’intégration qui marque un niveau dans l’approche de la connaissance.

La cinquième étape ou CONJONCTION rend possible le prolongement de ce niveau d’intégration car on ne s’intéresse plus à ce qui sépare mais à ce qui rassemble, il s’agit maintenant d’intérioriser le monde et son propre monde en se projetant vers l’avenir afin de saisir les buts à atteindre et qui vont déboucher sur les « Premières Vérité » selon l’Œuvre au rouge ou rubedo, ou épreuve du feu qui elle s’inscrit dans le réel.. C’est cette cinquième étape qui correspond à la Maîtrise Maçonnique.

La suite logique est la SUBLIMATION.Cette sixième étape est une opération qui nous apprnd à faire jouer les choses et à savoir manier l’Art de la raison en se décentrant de ses préoccupations antérieures au profit d’autres toutes nouvelles

Enfin arrive la COAGULATION septième et dernière étape. Elle exprime la voie dans laquelle l’Homme s’engage quand il construit son Grand Œuvre individuel grâce à une pensée de plus en plus philosophique qu’il acquiert par sa faculté d’abstraction pour aller à l’essentiel. Ceci est l’aboutissement de toute désagrégation solvante qui génère une nouvelle entité par coagulation, c’est le SOLVE et COAGULA

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 06:01
Reflexion sur l'Arbre des Sephirots

La rencontre avec l’Arbre des Sephiroth (l’Arbre de Vie de la Kabbale) est une expérience que le parcours entre le 4ème degré et le 14ème pouvait seul m’amener à faire.

 

En effet, pour moi une telle exploration n’allait pas de soi car je suis de confession juive mais peu instruit de prime abord à la tradition judaïque. La jugeai-je seulement nécessaire ? J’ai donc ainsi été amené à réfléchir sur des symboles issus de la tradition juive autour desquels nos anciens Maîtres ont construit un corpus fort riche qui, précision utile, n’implique pas d’être croyant. Je m’attacherai donc principalement à scruter le symbolisme autant que faire je puis.

 

Il y a, selon les spécialistes, trois façons de lire la Kabbale : la manière profane, claire et simple, le textuel, la manière symbolique et figurée et enfin la manière secrète et hiéroglyphique. Héraclite l’avait dit autrement en évoquant : le parlant, le signifiant et le cachant. Voilà ainsi énoncé le problème posé au Franc-maçon arrivé au 13ème grade et confronté à l’analyse de l’Arbre des Sephiroth, de En Soph, l’infini, l’illimité, l’inconnaissable en Malkuth, le fini, l’accompli, le mesurable. On me pardonnera de n’aborder qu’avec circonspection le cachant et le hiéroglyphique, étant pitoyable hermétiste, d’une part, et sachant, d’autre part, que l’objet de toute recherche nous conduit à poser des interrogations nouvelles n’apportant, le plus souvent que des réponses divergentes en plus d’être résolument transitoires.

 

Quelque chose frappe tout d’abord à contempler l’Arbre, c’est qu’il semble une structure déterminée enfermant en son sein une dynamique interne de diffusion, bref un système, une organisation apparemment féconde: de Kether, la couronne spirituelle à Malkuth, la couronne terrestre, le Royaume. De même il apparaît qu’En Soph est en dehors de cette structure, donc en deçà ce qui fait dire à la Tradition que l’Arbre en est l’émanation. L’infini, bien que par définition réfractaire à tout attribut, se manifesterait pourtant dans les attributs appelés Sephiroth sans se dégrader pour autant.

 

L’infini serait la pensée créatrice absolue se déterminant elle-même comme une mise en abyme puisque pensée de la pensée se pensant et ce indéfiniment, quelque chose comme Dieu ou l’Un ou le Tout, comme on voudra, bref l’Inconnaissable. Encore que qualifier c’est quand même relativiser qu’on le veuille ou non. Par exemple on peut dire à bon droit que l’observateur (l’Homme) est la condition même de l’observé (Dieu, l’Un, le Tout) ce qui amène à avancer qu’il a en fait moins besoin de l’infini que l’infini n’a besoin de lui : le Créateur à besoin que la créature Le contemple !

Je sais, ça frôle l’impertinence, mais bon ! Nous sommes d’évidence en présence d’une énigme, si ce n’est d’une aporie. Doit-on alors nous contenter d’avancer des hypothèses invérifiables ou adopter, transitoirement au moins, le point de vue scientifique en vigueur aujourd’hui ? Sans perdre de vue toutefois que les théories scientifiques ne sont toujours, elles aussi, que provisoires.

Si l’Arbre des Sephiroth procède d’En Soph comme le suggère le schéma et la Tradition, sinon pourquoi en faire état, alors on peut, en langage moderne l’assimiler à cet inconnu en deçà des, pour l’heure, indépassables mesures de Planck, qui font que l’origine de l’aventure cosmique demeure pour nous incompréhensible, son avenir une énigme et son sens, s’il en a un, inconnu (big crunch ou pas big crunch ?). Pour certains, ce serait le Fiat Lux, mais alors Kether serait le démiurge qui engendre d’abord la soumission à l’espace et au temps, la séparation initiale et l’apparition de la dualité sans laquelle la création est impensable et impossible. Que de mystère !

 

L’Arbre nous parle à ce sujet de la Création se concrétisant sous la forme de l’Éclair primordial Ŕpotentialité suprême chargée de la totalité de la matière comme de la totalité des possibles qui irradie tour à tour chaque Sephira, instituant au cours de son expansion l’intégralité des lois de l’Univers et ses interactions. Kether est la racine, la propagation se fait donc depuis elle et de Sephira en Sephira.

Cela implique que si l’homme, symbolisé par l’Arbre, veut retrouver ses origines, il doit entreprendre, en remontant, le chemin inverse et zigzagant.

Notre 13ème degré ne dit rien d’autre qui met en scène la découverte par les trois mages des dix portes, allégories des dix Sephiroth, lesquels aboutissent à la 11ème porte interdite en quelque sorte et que le mot « infini » ouvre pourtant dans une extraordinaire explosion de lumière qui, ô paradoxe, entraîne une plongée dans les ténèbres après qu’on ait pu la refermer.

Difficile ici de ne pas penser au balancement expansion/contraction. Ajoutons que cette porte aurait été ouverte sur l’Ineffable qu’on ne peut ni contempler ni décrire. Il est intéressant de noter que cette exploration a tout de même conduit, selon cette légende, à la découverte du Tétragramme si présent dans notre corpus maçonnique.

 

C’est probablement cela la démarche initiatique : l’espoir chimérique de retrouver l’Unité primordiale pour se fondre et se confondre dans le Grand Tout en partant du fini duel, matériel, pesant et complexe. Notons en outre que ce double mouvement hélicoïdal descendant/ascendant fait irrésistiblement penser à la structure en double hélice de l’ADN.

Depuis que l’Homme réfléchit sur l’Univers qui l’entoure, il s’est posé la question de son unité et de sa propre place dans cet univers. Toutes les disciplines scientifiques, y compris les sciences humaines, se sont coalisées et se polarisent vers ce but, probablement inaccessible, que serait une théorie générale du Tout unifiant l’ensemble des actions et interactions, qui rendrait compte de tous les savoirs et mènerait enfin à la compréhension sans voile, ferait du nébuleux un cristal et où tout serait en pleine lumière ; ou tout serait LA Lumière… l’Absolu aveuglant.

L’absolu étant scientifiquement hors d’atteinte, la métaphysique peut-elle y conduire ?

LAPLACE avait rêvé d’une telle théorie et pensé qu’elle était à portée de main. Il s’était trompé, ce que la physique quantique a établi fermement en introduisant le hasard, l’incertitude, l’imprédictible et l’indécidable, montrant, par là, que ce monde n’obéit pas à un Ordre soumis à des lois strictes, pas plus d’ailleurs qu’il n’est totalement soumis à des hasards ou à des désordres, il relève d’un jeu ultra sophistiqué qui va du chaos à l’ordre et de l’ordre au chaos dans un incessant bouillonnement ordre/désordre/interaction/auto-organisation/poïesis. Le cosmos ainsi envisagé a le charme de la poésie et du mystère.

 

Que de fractures, que de béances dans ce tourbillon incertain et énigmatique qui nous dit la complexité du monde, mais ne nous dit que ça.

De même l’initié cherche les voies spirituelles vers cette chimère insaisissable et fuyante. Mystères insolubles pour l’heure, champs rêvés pour la spéculation ésotérique dont l’étude de l’Arbre fait partie.

 

« Tout l’Univers EST mystérieusement à chaque endroit et à chaque instant du monde. »

disait MACH et à la boutade d’EINSTEIN :

« Dieu ne joue pas aux dés »

, je serais tenté de rétorquer: Dieu peut-être pas, mais la Nature sûrement… sauf qu’elle ne retient que les coups gagnants. Autrement dit, ce qui est, est ce qui a réussi. Ces questions sont affaire de spécialistes, mais je rejoins H. REEVES quand il dit que

« - le big bang, cette singularité, ne doit pas être un commencement pour la science mais un nouvel horizon à dépasser. »

 

N’est-ce pas là le défi que nous proposent de relever l’Arbre des Sephiroth et la présence hors du champ matériel d’En Soph, cette autre singularité ? N’est-ce pas l’invitation à dépasser le matérialisme brut, le parlant, pour envisager la place de l’esprit et aborder le signifiant ?

 

B. D’ESPAGNAT nous y invite :

« … mon métier de scientifique m’a appris que quelque chose nous résiste, qui n’est pas nous. […] J’adhère donc à l’idée d’un Être conceptuellement antérieur à la scission matière/esprit. ».

L’astrophysicien THRIN XUAN THUAN affirme, quant à lui :

« L’apparition de la conscience n’est pas un simple accident de parcours, elle est le reflet d’une profonde connexion entre l’homme et le monde ».

 

Et, pour Edgar MORIN :

« … nous avons quelque chose qu’on peut appeler l’esprit-cerveau lié et récursif puisque l’un coproduit l’autre […] surgit à partir d’une évolution biologique, via l’hominisation, jusqu’à homo sapiens ».

Tandis que Antonio DAMASIO avec sa théorie des marqueurs somatiques lie raison et émotion :

«… le début de la conscience est le ressenti d’un état de l’organisme »

. Ces positions réfutent la séparation radicale esprit/matière en les liant dans la séparation, les interactions et la notion d’auto production. Alors ? Physique ? Métaphysique ? Comment trancher ?

Mais revenons à l’Arbre dont j’ai dit qu’il était une structure à la fois déterminée et dynamique organisant en système fécond, au début de ma réflexion.

À considérer son fonctionnement possible, et sans tomber dans le piège abellien de la Structure Absolue, on voit bien qu’explicitement il suggère l’aléatoire grâce à ses 32 sentiers qu’on peut emprunter selon son inspiration ou l’état de ses recherches personnelles échappant ainsi à toute injonction de passer par ici plutôt que par là.

Nous avons là, contenu dans la structure des 10 sphères, un évident entremêlement de 1001 chemins que peuvent emprunter les hommes en quête d’absolu. Marches et contre marches labyrinthiques, égarements et fourvoiements ; et au bout peut-être l’illumination. Je ne peux m’ôter de l’esprit que ce schéma fait penser à une machine thermique qui produit donc force et mouvement.

 

L’Arbre peut se décrire succinctement comme suit :

· Il est un empilement vertical de triangles structurés sur trois piliers : celui de droite part d’Hochma, la Sagesse, directement issu de Kether, dont j’ai suggéré le rôle de Démiurge, principe cosmique et masculin et abouti à Netzah, la Victoire via Hesed, la Bonté ; celui de gauche, vers lequel se dirige ensuite l’Éclair primordial, part de Binah, l’Intelligence, principe féminin décrit comme la Grande Mère et abouti à Hod, la Gloire via Geburah, la Force. Ces deux piliers symbolisent la séparation, la mutation de l’Adam Kadmon, l’androgyne initial, en mâle et femelle. Le pilier central, part de Kether, la couronne divine, pour aboutir à Malkuth, la couronne terrestre, le Royaume, en passant par Tiphereth, la Beauté et Yesod, le Fondement.

  • Les trois piliers, innervés depuis Kether se retrouvent en Malkuth.
  • Les triangles déterminent 22 sentiers reliant entre eux 10 cercles, d’où 32 possibilités. Chaque cercle porte un nom ; ce sont les Sephiroth. Ces sentiers représentent leur interaction et fonctionnent comme des combinaisons de forces et/ou des zones de transition.
  • Ces triangles ont tantôt le sommet en haut et tantôt en bas, suggérant ainsi que chaque chemin comme chaque zone reste au choix du libre arbitre. Pas de déterminisme au milieu d’un chaos implicite ici Ŕon est libre, on monte ou on descend- malgré la matérialisation des niveaux. Rien de vraiment linéaire, mais du buissonnant, de l’exubérant voire du luxuriant.
  • Chaque triangle est une triade représentant un niveau de manifestations différentes et/ou un seuil dans la progression initiatique.
  • Il semble qu’il comporte 4 niveaux : le monde de l’Émanation, le monde de la Création, le monde de la Formation et le monde de l’Action. Mais certains auteurs parlent d’autres possibilités, jusqu’à 6 et 12. C’est ainsi, par exemple, qu’un certain schéma introduit entre Kether et Tiphereth une Sephira, Daath ou l’Intuition, et au-delà de Malkuth, Klipoth, sensé représenter le monde infra humain, autrement dit le monde infernal…

Cependant, une expérience intéressante reste à faire qui est de projeter l’Arbre séfirotique en trois dimensions en faisant pivoter l’une des colonnes par rapport à la colonne centrale sur 45° pour constater immédiatement un vide : où est le possible quatrième pilier ?

Intéressante question, me semble-t-il, qui évoque le manque, le mot perdu, le je-ne-sais-quoi et introduit le nombre 4.

 

Il y a consensus pour dire que si le trois est le nombre de la synthèse, le quatre, lui, est celui de la totalité puisqu’il ferme l’espace et ainsi ramènerait à l’Unité, ce, qu’entre autres, dit Jung et sa théorie de la quaternité des fonctions.

Pour le chercheur Franc-maçon, il pourrait nous montrer l’être humain placé sur la voie le conduisant à quelque chose qu’il a perdu, mais qu’il cherche et nous invite donc, outrepassant la pensée trinitaire dominante en Occident, à passer de la tentative d’identification à des « vérités » issues de la synthèse à celle de s’intégrer à la « réalité », une réalité énigmatique et cachée dont il a cependant l’intuition. Ce pourrait être la mutation quasi alchimique et la « colonne manquante » serait la colonne de l’Intuition et de l’Intelligence pure, la colonne du Grand OEuvre.

 

Nonobstant cette digression qui, je l’espère, ne sera pas être considérée comme un pur sophisme, revenons à l’observation de l’Arbre.

Il me paraît clair qu’il (l’Arbre) nous suggère de dépasser le desséchant dualisme et nous pousse résolument vers le ternaire qui est tout dynamisme et création puisque la matière est énergie et l’énergie lumière.

Alors, pour se conformer à l’exégèse courante, disons qu’entre En Soph, l’infini, l’incréé, l’indicible, l’Ineffable Principe créateur et Malkuth, le créé, le fini, le matériel, le mesurable, mais aussi l’à-peu-près, l’errant et le complexe, se dresse possiblement l’Homme, minuscule lien entre deux opposés, invité par son intelligence mais aussi par son orgueil à percer les « ténèbres lumineuses », et tenter de pénétrer au coeur du mystère de l’infini pour résoudre l’énigme de la « coïncidence des opposés », posée par Nicolas de CUES qui écrivait aussi:

« […] Toi qui donne la vie et l’être, on te recherche sous divers modes, en divers rites et on te nomme de divers noms ; tel que tu es, à nous tous tu demeures, en effet, inconnu et ineffable, car de l’infini au fini il n’est aucune proportion. ».

 

Il n’est aucune proportion ! La coïncidence des opposés est cette problématique que nous tentons tous de résoudre. C’est un beau programme, encouragé par notre Ordre, bien que l’objectif, je le crains, soit inatteignable.

Pourtant comment éluder l’injonction de la Tradition qui pose l’Homme, en tant qu’être (micro) cosmique et spirituel, doté d’un esprit-cerveau, comme indissociablement lié au destin du macrocosme ?

 

Je pense, quant à moi, que l’Émanation pose d’abord l’existence à partir de quoi surgit le problème de la Conscience. Si le Principe est, sur le modèle pascalien, « une sphère dont le centre est partout et la circonférence est nulle part », nous ne pourrons donc que discourir sur ce qu’est la conscience et en quoi elle peut nous aider à comprendre le monde qui nous entoure.

 

Petit conte philosophique :

Quatre papillons voletaient ensemble à la découverte du monde. Ils virent la lumière d’une bougie et décidèrent ensemble d’aller l’étudier.

Le premier s’en approcha prudemment et revint bien vite effrayé par la chaleur qui s’en dégageait, le deuxième s’en approcha plus près encore et sentit ses ailes entamées par le feu, il revint très effrayé lui aussi, le troisième s’en approcha tant qu’il s’y abîma. Le quatrième eut ce commentaire : « de nous tous il est bien le seul à savoir ce qu’est vraiment la lumière ».

 

Ce petit conte marque pour moi les limites de la recherche hermétique à laquelle je préfèrerai, faute de compétence en la matière, une approche philosophique plus classique.

La question de l’Unité du monde et de l’unité de l’être a aussi occupé les philosophes. À l’origine, la philosophie était fortement marquée par la métaphysique en raison de l’article de foi : « tout est Un ».

 

Les penseurs présocratiques étaient convaincus qu’il existe au fin fond du réel un Principe fondamental ou une substance primordiale d’où toutes choses sont tirées. Position qui achoppait sur l’existence du multiple que ce présupposé, « tout est un », imposait sans l’éclairer.

PLATON avec le mythe de l’androgyne justifie, quant à lui, la séparation et la multiplication et il discoure, notamment dans le Parménide, de ceci, que l’Un n’est pas une pure unité mais une totalité possédant limite et figure puisqu’il est à la fois le « un-qui-est » et « l’être-un » ce qui pose le trois et la suite infinie de tous les nombres. Pour le néo platonicien PLOTIN, l’idée est celle de l’unité de l’Être, qui se disperse à partir d’un foyer central ; il convient donc au philosophe de se libérer des apparences nées de la dispersion et de retrouver l’unité vivante d’où tout est issu.

« Celui qu’on nomme Un est au-delà de toute dénomination et de toute attribution, écrit-il. Tout ensemble partout et nulle part, il n’est proprement ni mesure ni démesure, ni repos ni mouvement, ni mélangé à rien ni absent de rien ».

 

En d’autre termes, l’Un ne s’intéresse pas aux accidents, aux phénomènes ni aux évènements, mais il est présent à tout et en tous. François LARUELLE, dit le « philosophe de la non philosophie », enchérit :

« Radicalement autonome, ne se mesurant ni à la pensée ni au langage, l’Un n’est pas plus pensable qu’impensable, dicible qu’indicible : il ne pose de lui-même aucun problème ».

Autant de philosophes, autant d’approches. Aucun ne m’apporte de réponse définitive, car le défi auquel je suis confronté, celui proposé par de CUES, c’est de penser ensemble l’un et le multiple. Ce que CAMUS, dans Le mythe de Sisyphe exprime ainsi :

« Les deux certitudes, mon appétit d’absolu et d’unité, et l’irréductibilité de

ce monde à un principe rationnel et raisonnable, je sais que je ne puis les concilier. »

Car rien n’est simple dès lors qu’on se heurte au mur de la connaissance et qu’il est bien difficile, en outre, d’échapper à la question de LEIBNIZ : Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?

« C’est le paradoxe suprême de la pensée que de vouloir découvrir quelque chose qu’elle ne peut penser. »,

 

constate KIERKEGAARD. Indécrottable, je confesse, pour ma part, que j’ai quelque mal à penser l’aventure cosmique et celle de la pensée comme le fait d’un dessein providentiel voire sotériologique.

Chemin faisant, il me faut donc avoir recourt à la symbolique sauf à abandonner mes recherches et à rester, stricto sensu, dans un rêche matérialisme entaché de scientisme.

À ce point de ma réflexion, j’accorderais volontiers à l’Arbre des Sephiroth une vertu fondamentale, celle de pouvoir servir d’appui à une réflexion permettant à tout moment de s’évader de la vie courante pour conduire la pensée vers les sphères de l’esprit, vers une méditation sur la Création, sur l’Homme et son devenir, sur la dialogique de la séparation ou de la conjonction matière/esprit ou sur la fécondité créatrice du chaos (Ordo ab Chao), sur la poésie enfin du monde qui nous entoure.

Il revient à l’initié d’en faire son miel puis de « redescendre » sur Terre retrouver les contingences matérielles après avoir puisé intensément dans la pensée universelle (la noosphère au sens morinien) pour mieux diriger sa vie et peut-être devenir un bon Franc-maçon éclairé et ouvert au monde.

 

Raymond ABELLIO, parle au sujet de l’Arbre des Sephiroth de Structure Absolue, à propos de laquelle j’ai déjà dit ma réticence, le qualificatif d’absolu m’étant bien dérangeant, mais je lui accorde que les différents points de vue desquels, selon lui, grâce à la structure de l’Arbre, on peut considérer chaque chose pour ensuite en embrasser toutes les implications et donc en avoir une meilleure compréhension, sont suggérés par cet outil qui invite à la pensée complexe non linéaire ; penser A et B plutôt que A ou B, rassembler plutôt que séparer, envisager les chaînes causales en y incluant les boucles récursives mettant en relation chacune des Sephiroth par 2, par 3 etc.

Un outil qui matérialise en outre le passage de l’équerre au compas et donc suggère la quadrature du cercle, qui fait coïncider la Terre, symbolisée par le carré et le Ciel symbolisé par le cercle, problématique abordée par nous au 5ème grade.

Un outil enfin qui suggère qu’il est donc possible voire même souhaitable que le Maçon entreprenne la remontée du monde de l’Action au monde de l’Émanation quelle que soit sa maturité d’initié, où qu’il se trouve en chemin, quelles qu’en soient les difficultés et sans ce soucier du temps qu’il lui faudra.

Voilà mes BB.°.AA.°.FF.°. une réflexion, ma réflexion, en l’état où elle se trouve aujourd’hui, naissante et lacunaire, incomplète et obscure pour ne pas dire ténébreuse, mais quelle découverte pour moi !

 

En suis-je mieux éclairé et/ou mieux éclairant ?

 

Je n’en sais rien. Ma pensée, cette pensée que j’ai mise en branle, je la voudrais phénoménologique c’est-à-dire dynamique, se construisant peu à peu, en constante évolution et donc éloignée de toute prétention à détenir la moindre vérité.

 

C’est, je crois, à quoi nous invite la démarche progressive que la FM recommande à ses membres. Je tâche de m’y conformer en éternel curieux.

 

24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 06:56
Discours de Reception au 2eme Degré symbolique rite de M:.M:.

A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers,

 

Mon bien cher Frère Christ:. ... Mon bien cher Frère Mic:. .., je vous ai rangé par ordre alphabétique, mais bien sûr, vous l’avez deviné il n’y a pas de préséance, vous êtes maintenant des Frères Compagnons Jumeaux. Quelle belle soirée  et quel honneur pour notre RL :.

Vous êtes sûrement abasourdis par tout ce qui s’est passé et vos esprits sont sans doute un peu emmêlés et confus.

 

Afin de vous aider à reprendre souffle et à vous remettre, si j’ose dire, « d’équerre et de niveau ! » je vais vous résumer et commenter les points essentiels qu’il vous faudra, bien sûr, étudier en profondeur.. Ce résumé espère être plus qu’une simple conclusion à cette cérémonie…

En effet, maintenant que la rituelie est terminée, maintenant que vous n’êtes plus au cœur de l’arène, maintenant que vos sens mis à rude épreuve, reprennent gentiment leurs rythmes naturels, ce résumé se propose de revenir sur les moments particulièrement riches, de façon à ce qu’ils suscitent d’emblée votre envie, de vous mettre au travail, dans votre nouvelle vie de Compagnon. Ces coups de projecteurs que je vais essayer d’orienter au mieux, sont aussi destinés à vous donner l’envie de revivre cette cérémonie, non plus comme acteurs, mais comme spectateurs attentifs et gourmands lors d’une prochaine cérémonie d’élévation au 2ème degré.

 

Grâce à cette « 2ème couche en live », si je puis dire, beaucoup de choses confuses vont s’ordonner de manière naturelle et surtout beaucoup plus facilement que par la lecture sèche du rituel. Je vous recommande de faire ce voyage dans un autre atelier, le plus vite possible, étant libérés maintenant du silence,  pendant que vos cœurs et vos esprits sont encore chauds de ces belles émotions. Une autre astuce que je vous propose, avant d’effectuer cette visite … ce voyage, c’est de bien relire tout le rituel du second degré, d’en noter les points obscurs à vos yeux pour les étudier avec votre Frère 1er Surveillant J-Claude. Vous pourrez effectuer ce voyage à votre guise car votre qualité de Compagnon vous autorise désormais à voyager librement sans être chaperonné par un Maître. Vous pourrez même demander à prendre la parole pour la 1ère fois…et vous verrez que ce n’est pas si facile afin de présenter les salutations de notre RL :. comme le veut la coutume et de son VM :. en chaire.

 

la 1ère fois…et les fois suivantes d’ailleurs…..  et si tel est votre désir, je vous accompagnerai volontiers… Vous connaissez mon goût prononcé pour les voyages, que cela soit dans le monde profane ou en Franc-Maçonnerie. C’est si enrichissant et souvent plein de surprises … comme dit un FF de notre Loge absent ce soir «  Que du bonheur »    … Et oui mes FF :.  Comment mieux assurer et consolider l’Universalisme de la Franc-Maçonnerie si ce n’est par des échanges fréquents entre les Frères, sous forme de voyages et, ce point est particulièrement important pour vous, mes Frères Compagnons, car l’une de vos tâches essentielles va être de découvrir le Monde extérieur, vous mettant ainsi dans les pas des premiers Compagnons opératifs.

 

Mes TC :. FF :.  Christ:. et Mic:. , après avoir connu une période d’introspection et de silence, orientée sur le principe « Connais-toi, toi-même », cher aux Francs-Maçons, vous nous avez présenté des planches remarquables et au vu de vos travaux, les Maîtres de la Loge ont estimé que vous méritiez maintenant de découvrir d’autres aspects de la Franc-Maçonnerie. Dans les épreuves de réception au grade d’Apprenti vous aviez été purifiés par les éléments : terre, air, eau, feu. On s’occupait de vous…on vous travaillait au corps….et à l’esprit… et l’on vous invitait vivement à continuer…

 

Au 2ème degré, tout change, et le Vénérable Maître vous a prévenu d’emblée ! Soyez attentifs, vous a t il dit, le Temple de la Franc Maçonnerie va s’éclairer et vous allez connaître de nouveaux symboles…. Vous allez maintenant découvrir le Monde extérieur ! Aujourd’hui, on vous a mis en possession des moyens et des objets de la Connaissance avec un grand C majuscule (plutôt qu’un grand G) pour mieux appréhender ce monde extérieur.

 

Au 1er voyage, on vous a montré les 5 sens : vue, ouïe, toucher, goût, odorat et vous apprenez qu’il va falloir continuer à tailler votre pierre… mais, ce n’est plus un travail de dégrossissement qui vous est proposé comme c’était le cas lors de votre apprentissage. Non, maintenant et avec une meilleure connaissance de vous-mêmes, par vos 5 sens, vous allez polir votre Pierre en un cube parfait. Le travail « connais-toi, toi-même » continue donc mais de manière plus précise, plus raffinée, plus subtile.

 

Au 2ème voyage, on vous a confié le niveau et la perpendiculaire.  Vous découvrez également les divers styles d’architecture, dorique, ionique, corinthien, toscan. Ainsi, il vous est proposé de construire le Temple en étant vous-même une colonne vivante, harmonieuse qui s’élève vers les hauteurs tout en vous appuyant sur la terre qui vous a donné naissance.. ce que nous dénommons l’Art Royal.

 

Au 3è Voyage, vous découvrez Les 7 arts libéraux, Grammaire, Rhétorique, Logique, Arithmétique, Géométrie, Musique, Astronomie et qui représentent l’ensemble des arts et des sciences humaines J’attire votre attention sur le dernier, l’Astronomie… Il est bien sur question des Sphères, céleste et terrestre qui vous suggèrent que désormais, c’est tout le domaine de l’Univers qui est proposé à vos investigations Vertigineux….quelle confiance on vous accorde par rapport à votre ancien degré d’Apprenti Attention, ne vous laissez pas griser non plus par votre nouvelle liberté…

le Vénérable Maître vous rappelle que l’Initié ne doit pas présumer de ses forces et qu’il doit demeurer modeste et c’est justement ainsi qu’il obtiendra des résultats qui sont refusés à la présomption du profane.

 

Au 4è voyage, vous n’avez plus qu’ deux outils dont un essentiel … la règle et je vous le rappelle qui représente la loi du GADLU. Toujours crescendo dans vos découvertes….. on vous propose, ni plus ni moins, de devenir l’intime de quelques-uns des plus grands Initiés de l’histoire de l’Humanité : Solon, Socrate, Lygure,  Pythagore et  I N R . Illustres grands Initiés qui, chacun, selon ses moyens et dans le cadre de son époque a délivré un enseignement basé sur la raison, l’imagination, l’amour. Sous ce sigle INRI bien entendu c’est bien tout un programme d’éducation mais surtout celui de nos illustres chevaliers R+C.

 

Au 5ème Voyage….grande surprise….vous voilà mes chers Frères, mains libres…….et vous découvrez le dernier cartouche … Ce cartouche vous a peut – être paru, dans un premier temps, bien rébarbatif… travail impératif… devoir incontournable...etc…. Mais le Vénérable Maître vous a souligné qu’en tant qu’Initiés, nous ne devons pas travailler à contrecœur, sous la pression de la nécessité, mais au contraire, avec entrain, en artistes. Oui, mon TC FF :. , travailler en artiste, au sens le plus noble du terme, pour qui, l’œuvre seule compte et n’est pas nécessairement subordonnée à une récompense.

 

Vous connaissez, peut-être déjà, cette histoire qui se déroule sur un chantier du temps des Cathédrales.

Le Maître demande à 2 Compagnons tailleurs de pierre :

« que fais-tu sur ce chantier ? »

le 1er répond d’un air fatigué : « je taille des pierres ! »

le 2ème répond avec enthousiasme : « je construis une cathédrale ! »

Voilà toute la différence entre le travail subi et le travail sublimé par le grand Œuvre, qui devient alors plaisir, joie, épanouissement partagé avec les autres Hommes Quelle que soit la place que vous occuperez sur le chantier, même la plus humble, vous saurez que votre effort concourt à la réalisation de l’ordre cosmique et qu’ainsi vous coopérerez à l’exécution du Grand Œuvre selon le plan du Grand Architecte de l’Univers. Enfin, à l’issue de cet ultime voyage, vous avez été conduit au pied de l’Orient et où brillait à vos yeux le grand symbole du Compagnon … l’Etoile Flamboyante …

 

Ah…mes Frères, vous n’avez pas fini de découvrir des choses inouïes derrière ce symbole, en premier lieu, l’interprétation qui est traditionnellement donnée par les anciens rituels : à savoir : - Le Grand Architecte de l’Univers, créateur du Monde entier Ou bien…..tenez-vous bien, mes Frères… L’Initié, celui qui a été élevé jusqu’au faite du temple sacré…c'est-à-dire …Vous, mes Frères … ou tout au moins…Vous, potentiellement… comme tous les Frères ici présents…… Vous imaginez le travail à accomplir…. mais que ce travail proposé est bien enthousiasmant au regard du but, de l’idéal à atteindre. Mon cher Christ:. , mon cher Mic:. , cela peut vous paraître bien fou, bien insensé, étant donné notre petitesse par rapport à l’Univers…..mais n’oubliez pas que, comme l’indique notre rituel ; en tant qu’Initiés, vous savez que vous portez en vous-mêmes un reflet de la Grande Lumière et que par conséquent, vous pouvez vous mettre au travail avec confiance, ardeur, joie pour exécuter ce Grand Œuvre selon le plan du Grand Architecte de l’Univers.

 

Que de clins d’œil encore vous allez découvrir… 5 Que l’Homme s’inscrit parfaitement dans l’Etoile à 5 branches et que c’est sans doute le symbole de l’Alliance entre l’Humain et le « Divin », entre la Terre et le Ciel, le Tout, le Grand Architecte de l’Univers…… Quand vous aurez vraiment travaillé, vraiment étudié, ce symbole si riche, ainsi que les autres symboles du 2ème degré, vous vous approcherez de plus en plus de l’Initié, réconcilié avec lui-même, intérieurement harmonisé et heureux. Vous serez alors parmi les Hommes, facteurs de paix, de Joie et d’Amour.

L’Etoile Flamboyante vous donnera la clé du passage de l’Equerre au Compas. A ce stade, mon cher Christ:., mon cher Mic:., et avec l’aide bienveillante de tous vos FF :. Et principalement du Frère 1er Surveillant, JClaude vous reviendrez vers nous, les bras chargés d’un superbe morceau d’architecture, digne d’un Maître.

En attendant ce moment heureux pour toute la Loge, Je vous dis simplement…

Allez mes Frères… Au Travail !!!

Dans la Confiance, la Joie et la bonne humeur….

et que l’Etoile Flamboyante illumine votre chemin !

 

J’ai dit, V:. M:. 

Discours de Reception au 2eme Degré symbolique rite de M:.M:.

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