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Attaque fanatique contre le GM du GODF
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 11:53

Partie 2

Rappel de l’histoire du Chev Gauvin

Gauvain part à la recherche futile de plaisirs et de divertissements. Ces aventures pourraient prendre un tout autre aspect si Gauvain se posait les bonnes questions.                                                           Hélas, Gauvain ne s’attache qu’à l’apparence des choses, et préfère ses lévriers à sa fiancée.         

Gauvain se laisse submerger par ses pulsions mortifères, perd la maitrise de ses émotions et de ses actes. Ses lévriers, qu’il a réussi à garder, seront pour lui, les souvenirs de ses aventures et de sa chute, sans qu’il lui soit permis de se réaliser.

 

Le Chevalier Gauvain, neveu d’Arthur, décide de partir à la recherche de plaisirs et de divertissements. En chemin, il rencontre un chevalier qui l’invite dans sa demeure ; très vite on apprend que c’est un piège. Gauvain est averti par des paysans que le seigneur anonyme met à mort celui qui le contredit !

Gauvain décide d’ignorer les conseils, préférant l’imprudence au qu’en-dira-t-on de la lâcheté ! Il arrive donc dans un somptueux château ; aussitôt, le seigneur lui présente sa fille, qui est d’une beauté sans pareil.

 

Gauvin ayant néanmoins à l’esprit les avertissements des paysans, reste courtois mais distant. Peu à peu, Gauvain prend conscience qu’il est prisonnier du seigneur, même s’il lui offre sa fille, qui est d’une grande beauté, et peu farouche. Le chevalier pousse sa fille dans les bras, et même dans le lit de Gauvain. Hélas, pour Gauvain, lorsqu’ils sont couchés nus dans un lit, une terrible épée mue par une force invisible le menace lorsqu’il essaie de se rapprocher de la belle.

 

Au matin, le père terrible s’étonne de voir Gauvain encore en vie ; l’épée magique servait en fait à désigner le meilleur des chevaliers, digne d’épouser la belle. Ensuite, après une longue période, Gauvain voulu rentrer chez lui ; Son beau-père accepta, et Gauvain rentra chez lui, avec sa belle et une paire de lévriers. En chemin, un chevalier, lourdement armé, rattrapa Gauvain et sa belle et voulu s’emparer de son épouse. Rappelons que le chevalier était très puissamment armé, alors que Gauvain n’avait que des armes légères ; le combat étant inéquitable, le chevalier proposa de jouer la « propriété » de la belle jeune femme. Elle ira vers un des deux hommes, et appartiendra à celui qu’elle aura choisi. Gauvain, confiant dans la jeune femme, accepta.

 

Hélas, la belle choisi le chevalier inconnu, et Gauvain accepta le verdict.

 

Une nouvelle dispute éclate entre les 2 hommes, pour la propriété des chiens. Gauvain, fou de rage, défie le chevalier lourdement armé. Il le désarçonne, le met à terre et l’assomme. Ensuite, « Gauvain y met toute sa force car le tort et l’insulte qu’il lui a fait excitent sa haine. Il le malmène et le maltraite rudement puis, soulevant le pan de son haubert, il lui perce tout aussitôt le flanc de sa bonne épée.

 

Sa vengeance assouvie, il abandonne le corps. »  et Gauvain rentra chez lui, seulement accompagné de la paire de lévrier ;

 

Gauvain : l’initiation inachevée !

On pourra mesurer le désir futile de cette aventure. Il ne s’agit pas pour Gauvain de partir pour une noble cause, (la quête du Graal), mais seulement de partir pour chercher de nouvelles aventures dans le but de les raconter à la cour de son oncle, à son retour. Il cherche donc à se valoriser, sans réellement avoir la volonté de rechercher en lui-même sa pierre brute et de la tailler. (Que cherchezvous dans vos voyages. ? La Vérité et la Parole Perdue !!!).    

 

Une première chose qui peut nous mettre la puce à l'oreille, est le luxe de détails dans la parure du chevalier. L’auteur nous donne une liste d'habits et d'accessoires tous plus luxueux les uns que les autres; Cette liste de d'atours nous donne dès le début du texte une impression de futilité; est-ce véritablement ainsi qu’un Chevalier digne de ce nom doit préparer son voyage (doit se mettre en chemin….doit être initié ?).

Ici, l’accessoire prend le pas sur l’essentiel ; Gauvain est-il apte à accomplir son voyage  … !  le compagnon a-t-il dans son bissac tous ce qui lui est nécessaire pour accomplir son voyage ? :

 

· La règle (la conscience de la loi morale)

· Le compas (la comparaison)

· L’équerre (la rectitude)

· Le maillet (la volonté)

· Le ciseau (le discernement)

· Le fil à plomb (l’introspection)

· Le viatique (la reconnaissance de ses Frères)

· Le pain (la fraternité)

 

Nous verrons plus tard qu’il n’en est rien. !

 

Nous avons vu que Gauvain est très vite averti par quatre paysans du piège qui lui est tendu ; dans un premier temps, il ignore ces avertissements. Mais une fois au château de son hôte, il devient plus prudent.

 

Cette attitude est à rapprocher de la sentence du 2ème voyage « N’accorde à qui que ce soit une confiance aveugle, mais écoute tous les hommes avec attention et déférence ; aie la ferme résolution de les comprendre. Accueille toutes les opinions, mais ne les déclare justes que si elles apparaissent telles à ton examen propre…. »

Cette sentence pousse le chevalier à développer son libre-arbitre, son juste raisonnement (l’emploi du compas et de la règle). Ce libre arbitre a sa contrepartie ; c’est la responsabilité. Le chevalier a fait emploi de sa raison ; il a écouté les paysans (plutot il a écouté son coeur ou sa conscience), et il a pris sa décision. Désormais, la contrepartie de sa liberté sera sa responsabilité.

L’aventure avec cette jeune fille si belle et si pure, poussée par son terrible père dans les bras (voire dans le lit) de Gauvain est a priori incompréhensible.

 

Quels enseignements à tirer de l’épisode Gauvain et la ravissante jeune fille. Je vous propose de donner un nom à cette jeune fille, car nommer c’est définir, et c’est faciliter notre entendement. Je vous propose de la nommer Vérité (avec un V majuscule) cette belle et pure créature.

Bien entendu, si cette jeune fille s’appelle Vérité, son père ne peut être que l’Esprit. Il convient donc de « passer par l’Esprit pour « connaitre » la belle jeune fille, la Vérité. ! ( Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. Jean 14-6)

Gauvain devient un chevalier à l’initiation imparfaite, attiré par les beaux habits (par l’apparence) plutôt que par la beauté intérieure des choses.(Ne profane pas le nom de Vérité en le donnant aux conceptions humaines 2ème voyage)

 

Gauvain est-il le Anakine Skywalker des Chevalier de la table ronde ? Un Chevalier qui est sur le chemin d’une véritable destinée, mais qui porte en lui une fêlure, une faille qui l’empêche d’accomplir son destin. Anakine Skywalker, est un chevalier dont l’initiation est incomplète ; Nous rappellerons que Anakine Skywalker est devenu Dark Vador (le Père caché), en étant été attiré du côté obscur de la Force afin de sauver de la mort, son amour, la princesse Padmé. On peut comparer Anakine a Faust, qui a vendu son âme au diable afin de transcender l’insondable mystère de la mort ; il a voulu quitter sa condition d’humain pour être l’égal des dieux.

 

 

 Ma conclusion toute personnelle à cette histoire, est que nous sommes tous des Gauvain, simples humains, en quête du Graal ; mais si le Graal est inaccessible, sa quête en est pour autant indispensable.

 

 

Joseph Campbell dans son ouvrage « le héros aux mille et un visages » nous donne une partie de la solution « Le héros est l’homme qui s’est entièrement soumis….. le schisme de l’âme, le schisme du corps social ne trouveront pas leur solution dans un retour au bon vieux temps(…)    Seule la naissance peut vaincre la mort – non pas la renaissance de quelque chose d’ancien, mais la naissance de quelque chose de neuf.

L’âme et le corps social doivent être le siège (si nous voulons connaitre une longue sur-vie) d’un continuel « retour de la naissance »  afin d’annuler les récurrences inexorables de la mort.

Car c’est à travers nos victoires même si nous ne sommes pas re-nés que s’accomplit l’oeuvre de Némésis…. Nous ne pouvons plus rien, si ce n’est que subir la crucifixion et ressusciter, être complétement démembrés pour ensuite renaitre. »

(Joseph Campbell le héros aux mille et un visages, collection J’ai lu, page 32).

 

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