mon parcours maconnique pour transmettre à ceux qui cherchent
L’interprétation cosmique de cette légende.
Ainsi, le soleil au solstice d’été, qui provoque le chant des Etres vivants : voici HIRAM qui propage la Parole sacrée de la Vie. Mais le soleil descend ensuite dans les signes inférieurs, et le silence de la Nature s’épaissit, c’est le dernier annuel : HIRAM ne donne pas la Parole sacrée aux Trois mauvais compagnons représentés par le dernier trimestre annuel. La révolution annuelle de 365 Jours est terminée. L’année est morte, la Parole est perdue.
Notons aussi que le 1er Compagnon frappe avec sa règle longue de 24 Pouces, soit les 24 heures de la journée, ou première distribution du Temps. Compagnon journée. Le Second Compagnon a asséné un coup d’équerre, celle-ci symbolise la dernière saison, équerre formée de deux lignes perpendiculaires qui divisent en quatre parties égales le cercle zodiacal, dont le centre est le cœur d’HIRAM. Ces quatre parties figurent les quatre saisons, cette distribution du Temps affecté davantage la distribution solaire. Enfin, le Troisième Compagnon frappe HIRAM, mortellement d’un coup sur le front, avec son maillet. L’impact de forme cylindrique préfigure la trajectoire annuelle, c’est la troisième distribution qui porte un coup fatal à Janus.
Les 3 récalcitrants représentent traditionnellement l’ignorance, l’hypocrisie, et le fanatisme.
Mais ils affranchissent le MAITRE des plans matériels, psychiques et Mental
Plan Divin
HIRAM , par cette nouvelle évocation, ressuscite au divin. Le MAITRE exerce son Art. Il est l’écho de la Parole perdue. De plus, ce pythagoricien intègre, imprégné de logique et de précision n’est pas seulement le tailleur de pierres appliqué. Il peut aussi participer au Tracé intellectuel. Il est l’initié appelé à jouer un rôle déterminant sur la Scène de la Vie. Il doit se connaître lui-même, et comme Socrate, essayer d’atteindre la Vérité par la pratique d’une maïeutique rigoureuse. En appliquant le principe d’enseignement et d’initiation, il fait abnégation de sa personnalité. Il modèle ainsi son MOI transcendant dont l’équité est déterminée par la branche de l’acacia, avec l’équerre et le compas instruments de positivisme et de mesure.
Conflit du Travail
Remarquons que l’évocation spirituelle de la Légende d’Hiram évoque aussi un conflit du Travail. La perversité s’est glissée dans le cœur des trois mauvais compagnons, convaincus d’une compétence illusoire, qu’ils ont faite leur, compétence qui aveugle leurs défauts. Ils s’illusionnent sur l’étendue de leur savoir. Victimes de leur médiocrité, ils ramènent l’étendue de la Connaissance à l’étroitesse de leur horizon mental.
Le drame survient, malgré la sagesse de l’Enseignement reçu et les mesures de sauvegarde de l’Intérêt général. Le drame survient, ils font usage de la violence en anéantissant l’Orienteur,
Autrement dit, tout ce qui pouvait amener un « plus ». C’est le « négatif ». Il y a à penser sur le « moins » de cette démarche, y compris les rapports politiques, économiques et les intérêts corporatifs si largement répandus de nos jours. Et tout comme aujourd’hui , seul l’immédiat revêt de l’importance. Ainsi, l’ignorance des critères d’une promotion sociale passant obligatoirement par l’Assemblée des VVMM./. laisse subodorer que les trois rebelles ignorent les règles du cheminement de leur avenir.
Conséquences.
C’est l’obscurantisme, quittes ensuite, leur forfait accompli, les 3 complices atterrés reconnaissent la vanité de leur acte, et voulant s’enfuir, font table rase de leur crime, en enfouissant le cadavre sous un amas de décombres, au Nord du Temple de Salomon.
L’initié apprend de cette manière, que l’œuvre de la Maçonnerie se trouve compromise. Les Ouvriers qui ont perdu toute confiance n’osent poursuivre l’œuvre, et ils s’adonnent au découragement. Ils ne peuvent terminer ce qui est entrepris, puisqu’ils n’en connaissent pas le Tracé. Ils délaissent leurs outils, ils se désolent et gémissent, tout en se reprochant leur imprévision et leur indifférence. Le doute a fait place à l’élan créateur. Les gants sont-ils restés blancs, le Tablier est-il maculé ?? Dans l’affirmative, l’impétrant sera innocenté, et lorsque les assassins seront démasqués, il redeviendra l’Etre tolérant souhaité.
Conclusion
Nul ne pourrait se flatter de ne pas être pour quelque chose dans la mort d’HIRAM. Le M./. devrait faire son examen de conscience pour chercher dans quelle mesure il pourrait avoir – plus ou moins – participé à l’acte. Il semble bien que l’impétrant qui subit l’agression et succombe sous le poids de trois agresseurs, ne soit qu’une seule et même personne, le vieil homme et les trois agresseurs.
Le Grade de M./. est la transfiguration qui permet d’atteindre la place, entre l’équerre et le compas, emblèmes d’équité, de justice et de vérité. L’impétrant dépouillé du vieil homme est devenu apte à rassembler ce qui est épars. Il est la régénération suprême du Phénix régénéré de ses cendres. Paré d’une aura lumineuse, ses enjambements lui font franchir les obstacles et son itinéraire est vierge de scories ou de préjugés.
Le voici devenu écho de la Parole perdue et vrai fils de la Lumière !
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« …Le deuxième aspect de cette cérémonie qui a retenu mon attention, c’est qu’elle se déroule dans une atmosphère de désolation. Tout est noir, à commencer par les décors, et même les gants ! Ce n’est pas de la tristesse, c’est vraiment de la désolation, dont l’origine est à chercher dans la mort d’HIRAM.
« …HIRAM, l’homme savant, juste et vertueux a été assassiné, victime de la barbarie et de l’ambition humaine ! Mais il est ressuscité. Il est et demeure, éternellement, dans la mémoire de tous, ancré dans la conscience collective. Il y est, mais cette présence ne peut être perçue, et elle ne peut exercer son action salutaire, qu’à la condition d’être recherchée par la réflexion et la méditation. En fait, c’est Notre méditation qui ressuscite HIRAM en perpétuant sa mémoire. La cérémonie de ce jour est bien faite pour Nous convaincre de la mort d’HIRAM et aussi, de la possibilité de le retrouver en chacun de Nous, et par là même, de la ressusciter, au grand bien de Notre évolution morale et de Notre édification intérieure.
« …Ainsi, les points qui m’ont frappé donnent – pour moi – à cette cérémonie une physionomie symbolique parfaitement cohérente « ..c’est par la vie intérieure, le silence sous toutes ses formes, que l’on peut parvenir à la Lumière, la résurrection d’Hiram ! »