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4 avril 2022 1 04 /04 /avril /2022 06:32

si le monde souterrain inviolé hante notre imagination, « mon Voyage au centre de la terre » m’a permis de définir, la Caverne qui, d’une manière générale, se présente sous la forme. d’une cavité profonde affectant la montagne ou le rocher.

Elle sert souvent d’abri, puisqu’on parle « d’homme des cavernes », de la caverne « d’Ali Baba », ou encore des cavernes de brigands…Ce qui semble bien être le cas, pour la caverne Ben Acar ; qui Nous est présentée comme le havre de repos, ou mieux encore, comme la planque souterraine, destinée à se faire oublier du bras vengeur…

 

Toutefois, d’un point de vue symbolique,. elle pourrait être également comparée à un Temple naturel. Car si le désir de sublimation ou l’appel de la transcendance sont symbolisés par l’ascension et la montée vers la lumière ; le besoin de banalisation est caractérisé, lui, par les incursions souterraines et le retour vers les ténèbres. On ne peut s’élever rapidement, et les enseignements ésotériques insistent sur l’importance de l’introspection et de la méditation.

 

Le « passage » dans la terre est donc un thème fréquemment utilisé dans l’enseignement initiatique de la Franc maçonnerie ; Cabinet de réflexion au 1er degré, enfouissement sous la terre au 3è degré, et enfin pénétration dans la caverne au 9è degré du REAA ou encore au 1er Ordre du Conseil des Elus où nous nous trouvons ce soir.

 

Cela étant, selon les anciennes cosmologies, cette caverne est l’image de l’œuf du monde ; elle est la matrice obscure où se forme la genèse.. Elle donne la communication avec la Terre-Mère et permet de retrouver le « centre ». Les traditions d’extrême orient assimilent la caverne à une image du cosmos : le sol c’est la terre, et la voûte figure le ciel…Mais qu’elle soit habitation ou symbole, cette caverne comporte un trou central dans la voûte, destiné au passage de la lumière, et l’axe qui passe par ce trou n’est autre que « l’axis mundi », ce trou est également dénommé « œil cosmique » ; Ce trou donne la sortie du cosmos : Mais il est aussi parfois l’entrée qui donne l’accès à la caverne…

 

2) Les 3 comparses exécutèrent le vieil homme, détruisant par là même, les compétences qu’il incarnait. Le crime n’était pas prémédité, alors, ils réalisèrent, épouvantés, l’énormité de leur acte et reconnurent la vanité de leur entreprise ; mais trop tard... Ils enfouirent le cadavre en un lieu éloigné, car ils devaient fuir.

Des recherches furent entreprises, la dépouille fut retrouvée par l’acacia, mais le chantier avait suspendu ses travaux. Salomon fit alors publier un Edit dans tout le royaume, car disait-il, « ..il faut toujours se trouver prêt à châtier ce qui offense ou qui blesse la vertu.. ».

 

Ensuite, le roi désigna 9 MM :. leur chef fut  tiré au sort, et le sort désigna un certain JHAOBEM. Le groupe partit et se dirigea vers un lieu présumé de la retraite des gredins, lieu indiqué par un inconnu, au roi Salomon. Sur ces indications ils parvinrent aux abords de Jaffa, à proximité d’une caverne dénommée Ben Acar, située en bordure de mer.

 

A cet endroit, ils aperçurent 2 des misérables qui détalèrent en les apercevant. Il s’agissait des nommés STERKIN et OTEFUT. S’ensuivit une course poursuite dans la caillasse et les fondrières qui furent fatales aux deux fuyards. Toutefois, le 3è Homme, ABIBAL, restait introuvable. Bien sûr, la caverne était restée inexplorée…Mais où se trouvait-elle donc ?..et comment se présenterait-elle ?

 

3) « …Une caverne m’est connuesuis moi,.. » semblait dire, le plus fidèle ami de l’homme, puisqu’il s’agissait d’un chien qui flairait le sol, comme pour inciter à le suivre. JHAOBEM trouvant la marche trop lente, et se fiant au flair intuitif de l’animal, lui emboîta le pas, et ils se retrouvèrent rapidement sur le seuil de la caverne Ben Acar.

 

4) Il faut franchir les pas les plus scabreux pour parvenir à la destruction du vice ….car il n’est pas de lieu aussi obscur ou si caché qui puisse mettre le criminel à l’abri du supplice ou du remords…c’est alors que nous recevons une lumière imprévue, dans les démarches dictées par notre conscience… 

                  

         A cet effet, il faut noter que, généralement, les héros qui pénètrent les lieux souterrains doivent souvent braver le feu, les démons, ou franchir des rivières.

Mais pour l’instant, il s’agit d’affronter une revendication destructrice, un véritable conflit du travail qui a mal tourné, incarné par ABIBAL, l’homme de la rébellion, qui, comme pour se défendre, est protégé par une entrée en forme de hublot étroit débouchant sur une forte dénivellation, glissante, taillée en 9 degrés dans le roc …

 

Le récipiendaire est donc introduit par le Sévère Inspecteur dans la chambre obscure à l’aspect rébarbatif ; mais cette descente au fond de l’œil va provoquer sa prise de conscience  quant aux états supérieurs qu’il est susceptible d’atteindre…prise de conscience surprenante et purement intuitive, inspiration qui deviendra certitude malgré la pénombre ambiante de la caverne, cette caverne, que nous pourrions qualifier de « matrice universelle », car pénétrer la caverne, c’est retourner vers l’origine comme l’image du « regressus ad utérum », retour non dépourvu de danger lorsqu’on explore le domaine de l’inconscient… d’où nécessité d’être drivé par le processus initiatique…

 

Cependant, malgré son intuition perfectible, malgré la perception visuelle du rai de lumière central et de son axe par lequel il pourrait émerger, le récipiendaire, ou plutôt JHAOBEM, subodore la présence du traître, il le voit…et il lui appartient de le capturer, ou de l’éliminer…Oui , ABIBAL est bien là ayant aperçu la présence du vengeur, il a réalisé l’énormité de son acte incontrôlé, et il se fait justice, lui-même en se plantant un poignard dans le cœur. Mais ne fallait-il pas capturer ce sacrilège, ou mieux encore….. l’éliminer comme un animal malfaisant 

 

Et  JHAOBEM se sent, peut-être, frustré de sa victoire trop facile…N’eut-il pas préféré qu’il existât d’autres dangers latents, pour donner sa mesure ?  

certainement… mais il se fait violence pour taire son inconscient, qui est bien là, avec les dérives dont il n’est pas maître,   où l’on peut découvrir des forces primaires et violentes, qui échappent au rationnel, au sel-contrôle, et qui dévoilent l’aspect manichéen de la personnalité humaine avec tout le blanc et tout le noir qu’elle peut déceler…le pavé mosaïque dans sa brutale réalité !         

         Car en fait, lorsque nous traduisons des mobiles élémentaires, ceux-ci reflètent une forte expression de notre propre sincérité vis-à-vis de nous même, parce que ces mobiles élémentaires sont spontanés.

 

         Mais la Nature humaine semble comporter plusieurs étages, depuis le réflexe biologique, jusqu’à l’idéal purement spirituel, en passant par la colère, la passion, ou l’exaltation. Et à chaque étage, correspondrait une forme de sincérité adéquate. Ce qui provoquerait des émulations entre ces différents niveaux, ou plutôt, entre ces états d’âme.

 

En fait, l’injonction émanant des mobiles les plus élevés, ou des mobiles les plus logiques, cette injonction, s’érigerait, en loi morale, en code de conduite, ou encore en « impératif catégorique » » . Cette injonction ferait ainsi office de garde fou, en canalisant les mobiles primaires ou en les dissimulant. Il existe donc une obligation de résultat, vis-à-vis de soi même, obligation qu’on s’efforce de rapprocher d’un devoir érigé en impératif catégorique

 

Il n’est donc pas interdit de supposer que JHAOBEN n’aie pas éprouvé un certain désir, incontrôlé, et malsain, le poussant, lui l’exécuteur, à se servir du poignard vengeur, avec fanatisme, pour le planter dans la poitrine du renégat, jusqu’à ce que mort s’ensuive, et replanter ce poignard, même après que mort s’ensuive…puisque après tout, SALOMON l’a investi du pouvoir de capturer l’homme ou, de le ramener, mort ou vif… Autrement dit,  l’Elu pur et dur n’est pas exempt de céder à la pulsion vengeresse, mère de toutes les exactions au nom du Pouvoir qui lui a été dévolu par la loi…Toutefois, ABIBAL ayant eu la bonne grâce de se suicider JOABEM frustré a rapidement refoulé ses pulsions sanguinaires, comme pour les dissimuler à lui-même, au plus profond de son âme.

 

         Car finalement, le symbole du bras vengeur c’est bien le poignard, cette arme, qui se dissimule facilement et qui paraît s’apparenter à l’éclair,  pour frapper de haut en bas, comme la foudre qui illumine. Et le signe, adopté par la symbolique gestuelle, s’effectue, lui aussi, en faisant le mouvement de viser le front avec l’arme pour la ramener ensuite, la pointe vers le bas…

 

Ainsi,  l’acte principal de ce symbolisme, c’est la « pénétration »  : puisque nous assistons successivement à la « pénétration » au sein de la Terre Mère, puis à la pénétration de la lame, jusques au fond du cœur, de même suite, il convient de remarquer, que le mot de réponse sacré, NEKAH interprété pour le cas présent par justice, peut signifier littéralement « pénétré »…Tout revient à dire que la vertu semble donc protégée, si besoin est, par le biais de la sanction mortelle

 

6)  Alors, animé par une force mystérieuse, il retourna dans la lumière …

   

         Tout est consommé . Dans les moments difficiles, une force jaillit en Nous même, qui régénère l’esprit en dictant une conduite passant par la maîtrise de notre comportement, en fait, c’est le sentiment d’une Mission accomplie, érigée pour le cas présent, en impératif catégorique, lumière imprévue au sein de l’action dans l’ombre, dictée par la conscience du devoir, refoulant au plus profond de l’inconscient la pulsion primaire, mais sans jamais l’éliminer tout à fait..

 

Mais revenons à JHAOBEM qui a vécu une descente au fond de la terre,   perçu une petite lumière dans l’ombre qui lui a indiqué le cap à garder, et nanti de son poignard le voici remonté par l’axis-mundi vers la lumière …

 

7) Ensuite il s’est désaltéré à une source. Tout semblait rentré dans l’ordre..

        

         L’eau vive est l’élément indispensable à la vie..en l’absorbant, il s’impose la purification. C’est un baptême philosophique qui le lave de toute souillure

 

8) Mais les corps furent laissés aux bêtes sauvages…ils se contentèrent seulement de rapporter les têtes à Jérusalem…

        

         Ouvrons une dernière parenthèse pour parler d’un nommé TROPHONIUS, un architecte, lui aussi, qui construisit, aidé de son frère AGAMEDE, un Palais, destiné à abriter les richesses d’un monarque commanditaire du chantier. Toutefois, les deux Frères ouvrirent un passage secret afin de dérober les trésors du roi, qui malheureusement, s’en aperçut. AGAMEDE fut dénoncé et poursuivi. Alors, pour ne pas être trahi par sa ressemblance avec son frère, TROPHONIUS lui trancha la tête, et il s’enfuit.. Mais il fut englouti sous terre.

Le complexe de TROPHONIUS , décrit celui qui refoule sa propre réalité avec le sentiment de cacher une vérité inavouable qui le concerne directement. Il est tourmenté par sa conscience et il se libère à partir du moment où il se décide à faire remonter les images du fond de son subconscient, en les avouant comme siennes…

 

Citons encore PLATON  qui envisageait deux mondes de la connaissance. Dans le premier de ces mondes, les Hommes se trouvaient enchaînés dans une caverne, depuis leur enfance. Et leur seule vision du monde extérieur, c’était les ombres qui se projetaient sur la paroi arrière de leur prison. Et ils s’imaginaient que ces projections étaient réelles…Alors que la réalité intelligible se trouvait, elle, de l’autre coté, dans l’autre monde, et elle n’était connue que des sujets capables, de quitter l’antre, pour regagner la lumière.

 

Les têtes coupées ayant été exposées aux portes de la cité ; connues et reconnues de tous ; le néophyte est devenu un libéré. Il s’agit donc bien d’un rite de libération Tout ceci, vise à faire comprendre au récipiendaire, qu’il lui appartient de « reconnaître » et « d’accepter » la réalité, sa propre réalité,  en ramenant les images des sentiments qu’il considère inavouables à la surface, au niveau de son conscient supérieur, où par la force d’un garde-fou cartésien, il acquerra la maîtrise de lui même, et de son comportement, et ceci par le biais d’un jugement devenu équitable et serein.

Autrement dit, c’est une renaissance qui vise à la maîtrise totale de son soi.

        

         La Caverne devrait finalement être considérée comme un ensemble d’images formant un modèle symbolique, avec son entrée accidentée, sa petite lumière, la source et la récupération du poignard : un lieu de pénétration, qui symbolise en fait, une identification intuitive qui libère, dès lors que nous considérons et acceptons notre propre réalité.

La Caverne, ou plutôt « la chambre obscure » vise à cette prise de conscience des états supérieurs et de l’omniprésence d’une force agissante, qui amène cette identification.

 

Le récipiendaire a effectué une descente au noir dans la « Terre-Mère » la caverne, lieu de pénétration, devient Temple sacré subterrestre  et sa remontée par l’axis- mundi l’incite à renaître. Grâce à sa mort initiatique, le postulant meurt à la vie quotidienne. Tel le Phénix renaissant de ses cendres, il renaît dans l’obscurité de la caverne, à un monde nouveau en découvrant un fait social qui l’entoure, et qu’il accepte. Il s’éveille pour s’associer à d’autres Etres. Il s’éveille au chemin qui le relie au principe… il régénère sa personnalité.

 

Car le centre spirituel se trouve caché, comme l’œuvre au noir. Mais on se rend bien compte que ce lieu initiatique possède sa propre lumière. Et ce centre du monde est entouré par l’univers profane dont la Lumière n’est qu’obscurcissement, tout au moins, pour celui qui a déjà pénétré la chambre axiale ou plutôt la chambre obscure.

 

Le Temple sacré, jusque là, tout obscur, vient de illuminer. Et voici le lieu de l’initiation dont la lumière a exclu toute l’autre lumière, insipide et dérisoire. Mais hélas, c’est bien la réalité où nous sommes plongés et où nous vivons.

Eh bien, rassemblons ce qui est épars,  répandons les vérités acquises,  en espérant !

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