mon parcours maconnique pour transmettre à ceux qui cherchent
Au fur et à mesure que l’on avance dans la Voie Initiatique, on est frappé de constater la rapidité avec laquelle l’abstraction des symboles et des rites se développe, en nous obligeant à un travail de plus en plus difficile de compréhension, d’assimilation et surtout d’application concrète de ce qui a été compris.
J’ai toujours à l’esprit la phrase :
" Vivez ce que vous avez compris " complété par le fait de lui adjoindre " d’achever au dehors l’oeuvre commencé dans le Temple ". Avant de pouvoir être consacré Chevalier de Royal Arche, et après être passé de Malkut à En-Soph, je vous propose d'étudier ensemble la légende des Trois Rois Mages, où tout au moins de vous faire partager mes réflexions et ma recherche.
Souvenons nous d’abord de ce qu’est une " légende " .
Ce mot même vient du latin « Légenda » qui signifie « chose à lire », légenda venant lui même de façon plus ancienne du grec « Logos » qui signifie étude et vous en conviendrez, par extension, " science d’une chose ".
Les uns disent qu’une légende a des faits réels à la base, mais que ces faits ont été déformés par leur transmission au cours des âges ; d’autres pensent et c’est aussi mon avis, qu’une légende est le moyen qui a été employé par les Grands Initiés pour Transmettre et vulgariser des instructions très importantes dans une forme et des termes colorés et simples, accessibles à tous les esprits sinon dans leur sens profond, du moins dans leur aspect féerique, parlant aussi au coeur et à l’imagination.
Nous avons eu souvent l’occasion d’expliquer des légendes et comme nous y avons toujours trouvé un Enseignement Traditionnel profond, nous demeurons persuadés que, même si nous ne comprenons pas tous les Symboles qui y sont évoqués, il ne peut être que bénéfique de nous attacher à retrouver le sens de la légende des trois mages qui est contée aux candidats chevaliers, par Hiram, chevalier orateur, après leurs épreuves.
Une planche récemment étudiée dans nos loges bleues m’a permis de rendre au mot Magie son sens initial, puisé à l’origine des langues indo-européennes. La racine « Maga » veut dire « grand, puissant » avec le sens complémentaire de « roi » ou de « celui qui règne parce qu’il sait ».
De là les mots de Maha-atma donnés à des maîtres spirituels comme Gandhi, de Maha-radjah : le roi des rois, pour enfin aboutir vers le moyen orient à ce nom des mages, donnés à ceux qui savent après leur Initiation dans les cryptes secrètes de la Haute Egypte, et surtout devenir le mot de Maître, Meister, Master, Maire, dans notre Occident si faiblement éclairé par les immenses et lumineuses connaissances de l’Orient, après lesquelles nos progrès techniques, pourtant considérables, ne sont que des balbutiements d’enfants qui voudraient construire des paquebots insubmersibles avec des boites d’allumettes.
Des Mages, « des gens qui savent », il y en a eu et il y en aura toujours, et quelque soit leur école de formation, il y a eu et il y aura toujours autour d’Eux une auréole de mystère, de respect mêlé de crainte, d’envie et de jalousie tempérées par la peur que, "Ceux qui savent", n’emploient avec succés les pouvoirs que leur savoir leur assure, ne serait-ce que pour se défendre des attaques dont ils pourraient faire l’objet.
De là la nécessité absolue du secret sur l’essentiel et du dosage précis des éléments communicables en proportion de leur utilité pour celui qui est l’objet de la communication. Nous verrons plus loin l’application de ce principe dans notre étude.
Celle ci commence au moment où trois Mages commencent un voyage qui va se révéler Extraordinaire.
On nous précise qu’il s’agit d’Initiés de Babylone, membres du Sacerdoce Universel. Leur nombre de Trois est trop connu en Maç :. pour que nous nous y arrêtions longtemps.
Je les appellerais volontiers Thèse, Antithèse, et Synthèse, ce dernier nom me paraissant particulièrement bien convenir à celui des trois qui conduit le voyage et gouverne ainsi l'enchaînement des faits qui s’y déroulent.
Venant donc de Babylone, les mages arrivent à l’endroit où se trouvait autrefois le Temple de Jérusalem, là où était le Royaume de Juda et où il ne reste plus que pierre sur pierre, désert et ruine, la population ayant été massacrée ou emmenée en captivité par les armées du tyran Nabuchodonosor. Destin tragique de bien des empires, là où s'épanouissait une civilisation raffinée, rien ne subsiste à l’exception de pierres brisées... Rome, la Grèce Angkon, les temples Mayas, ... tous ont connus une apogée et un déclin ...
Mais il reste les secrets enfouis dans les cryptes souterraines... comme dans un corps martyrisé, il reste encore et toujours l’Etincelle divine qu’aucun bourreau ne pourra jamais atteindre.
Aussi, les Mages parcourant l’enceinte ravagée, arrivent à retrouver le tracé et les limites du Temple. Ils examinent les vestiges sur lesquels figurent encore des inscriptions et des symboles et trouvent sous un pan de mur renversé et parmi les ronces, au sud-est du temple, le Puits dont ils déblaient l’orifice.
De même, quand on examine un être, aussi déchu soit-il, on doit pouvoir trouver sous ses piquants ou ses ruines, le passage vers son moi intérieur, là où gît le Secret de son Ame.
Et c’est là, la Vraie Magie...
Une fois le passage déblayé, on nous dit, " le plus âgé se couchant à plat ventre sur le bord regarda à l'intérieur " . Je dirais que ce terme de plus âgé équivaut sans doute à « plus réfléchi ou plus expérimenté », celui la même que j’appelle Synthèse ;
L’image de toutes façons est claire : il faut regarder une fois de plus attentivement en soi, la face contre terre, avec une humilité profonde et ce, d’autant plus que le puits est ou non, mes FF:., très profond...
Heureusement, c’est le milieu du jour ... le soleil est au zénith et ses rayons tombent presque verticalement dans le puits. Or nous savons qu’en Maç :. , tous ces termes ne s’appliquent qu’à des Initiés confirmés, parvenus à un âge mur et ayant suffisamment de clairvoyance pour effectuer des recherches valables et approfondies... car c’est bien de cela dont il s’agit.
En effet, au fond du puits, éclairé et rendu brillant par un rayon de soleil le frappant verticalement, il y a un bijou sacré qui resplendit.
En écrivant ces lignes, je ne peux m'empêcher de faire un rapprochement entre ce bijou ainsi placé et éclairé et la glande pinéale qui, au plus profond et secret de la boite crânienne, forme la racine du chakra coronal, correspondant à Kether, neuvième sephirot de l’arbre et dont le tronc est la colonne vertébrale.
Nous nous trouvons donc au bord de ce puits comme spectateur de l’intérieur de nous mêmes, entrevoyant le but ultime de nos recherches, c’est à dire la possession du bijou, la maîtrise de l'âme, mais un spectateur n’ayant pas encore les moyens de parvenir à ses fins.
Avant d’aller plus loin encore, j’aimerai revenir sur le bijou merveilleux découvert par nos mages. La légende le décrit comme un Delta du plus pur métal, le revers exposé au regard, uni, l’avers portant le Nom de l'Ineffable, le nom que nul ne pourra jamais prononcer et que seuls peuvent épeler ceux qui en auront été jugés dignes par la pureté de leur vie.
Ce n’est pas non plus un hasard si ce bijou mesure une palme de coté, la palme étant une mesure de la longueur de la rascette du poignet jusqu’à l’extrémité du médius. Il démontre ainsi je pense que si l’Etre le veut, toute la connaissance qu’il pourra acquérir sera à la mesure de sa paume, de sa main, de ce moyen mis à sa disposition pour saisir, happer même tout ce que l’Univers qui l’entoure offre à son observation.
Le plus pur métal, dont il est fait, est sans doute de " l’Or ", mais cela n’est pas précisé et d’autres légendes stipulent de l’orichalque, seul métal digne de parer les demeures royales atlantéennes... Peut être aussi que la nature du métal importe moins que son extrême pureté, ce qui s’appliquerait bien à cette étincelle divine que nous appelons l’âme, puisque ce qui importe dans la diversité des âmes, ce n’est pas le matériau mais plutôt l’affinage de celui-ci, de moins de valeur que lui même en son Essence.
Enfin, ce merveilleux bijou que le plus âgé des Mages descend chercher au fond du puits en attachant bout à bout sa ceinture avec celle de ses compagnons et grâce aussi à leur aide,..comment se trouve-t-il là ?
La légende de la mort d’Hiram nous est rapidement relatée et nous apprenons ainsi qu’avant de rencontrer le troisième compagnon, qui sera son véritable assassin, Hiram se sentant perdu a détaché de son cou le bijou qui y était suspendu par une chaîne de 77 anneaux, et l’a jeté dans ce puits qui occupait l’angle Sud-Est du Temple...
Essayons de comprendre la chaîne et la position du bijou.
J’avoue que ses 77 anneaux sont assez énigmatiques pour moi ;
A part les 77 mois donnés sur le rituel pour la construction du Temple.
Aussi je vous livre sous toute réserve mon hypothèse :
77 c’est 10 +1 = 11 multiplié par 7 égal 77.
7, c’est le nombre de la Loge Juste et Parfaite, un nombre de Maîtrise par 3 et de Réalisation par 4. Un anneau serait alors une étape de réalisation de soi portée d’abord à la puissance de 7, puis à la puissance 11 ( soit un anneau entier de la spire d’évolution 10 plus le 1er pas dans le second )... il n’est alors possible d'être considérer comme Initié complet qu'après de nombreux efforts représentés chacun par un anneau et en tout 77 fois... à moins encore que l’on assimile un anneau à une Génération d’Initiés et que cette chaîne représente les 77 générations ayant tour à tour hérité du bijou, demeuré éternellement semblable et surtout inaltérable...
Quant à la position du puits, elle me parait plus claire. Au Sud-Est du Temple se trouve le Trésor:. de la Loge, le Mait :. de Cérém :. et surtout l’Orat :. ; La réunion de ses 3 offices me semblant signifier à la fois la valeur fondamentale du bijou, son rôle de régulateur dans l’Evolution et surtout son rôle de transmission de la loi Maç :. .
De plus avant d’arriver au moment où le bijou reverra le jour au cou du plus âgé des Mages, il faut se rappeler aussi la description du puits : Il comporte 10 zones de chacune une coudée de large et toutes de couleurs différentes, mais on ne nous dit pas lesquelles. Notre prisme actuel ne comportant que 7 zones colorés, j’avoue buté sur l’explication à moins qu’on y ajoute l'ultraviolet, l'infrarouge et la synthèse de toutes, la lumière blanche. De toutes façons malgré mon hypothèse hasardeuse que rien ne vient étayer, je pense une fois de plus que l’Initié doit passer par toutes les phases de la formation avant de parvenir à l’Initiation effective.
D’ailleurs si l’on compare le puits au tronc séphirotique et donc à la colonne vertébrale, on doit rapprocher les zones de couleur de celles qui marquent l’intérieur des êtres et encore une fois des chakras et de leurs zones d’influence, la force vitale siégeant au chakra sacré et irradiant au rouge, alors que le coronal cité plus haut irradie au rose pale, entouré d’un halo de plus en plus doré suivant l’évolution de l'être.
Donc le Mage est au fond du puits et très ému ramasse le bijou et le porte à son cou, ayant soin de ne laisser voir que son coté uni. Puis examinant l’intérieur, il constate une ouverture par laquelle un homme peut passer. Y entrant à tâtons et dans l’obscurité et reconnaissant au toucher une surface qu’il jugea être de bronze, nous dit le rituel, il recula tout à coup et demanda à ses compagnons de l’aider à remonter.
Dans un premier temps les 2 autres Mages s'inclinèrent devant celui qui était porteur du bijou sacré et décidèrent de descendre ensemble tous les trois... mais qui tiendra donc le bout de la corde formée par les trois ceintures réunis ? C’est alors qu’ils découvrent encore dans les ruines deux pierres : l’une plate et marquée jakin, et pour l’autre un fut de colonne brisée sur laquelle on lit encore boaz. Puis la corde est prise dans ce binaire bien connu entre l’horizontale et la verticale et la descente à trois commence, éclairé en cela par trois torches du feu sacré, créé par le premier moyen connu de l’homme, bois dur frotté sur bois tendre. C’est donc au feu vital et originel qu’il nous faut retourner puiser les forces nécessaires surtout quand on doit entreprendre une nouvelle spirale d’Evolution.
Au milieu de la porte de bronze, le mage porteur du bijou voit à la lueur de sa torche un motif composé d’une couronne royale entourée de 22 ( 11x2 ) points disposés en cercle. Il médite un moment et dit : " Malkut " et la porte s’ouvrit.
Ici est l'Entrée du royaume semble dire cette porte de bronze. Derrière cette porte s’amorce un escalier descendant. Après trois marches, un palier triangulaire sur la gauche. Après ce palier, cinq marches et un nouveau palier. Puis un escalier descendant de sept marches et enfin un nouvel escalier de neuf marches cette fois pour arriver devant une autre porte de bronze, que le Mage cette fois ci se fait ouvrir par " Iesod " , car le déssin figurant sur la porte est une pierre d’angle entourée elle aussi d’un cercle de 22 points.....
Cette pierre d’angle est bien la représentation de l’indispensable force de cohésion qui signifie Iesod et les 3, 5, 7, et 9 marches descendues montrent, je le pense, le processus de concentration des forces nécessaires à l’Etablissement de la Cohésion.
La porte s’ouvre sur une grande salle circulaire voûtée, divisée en neuf tranches par des nervures qui se rejoignent au sommet ( j’imagine une orange à 9 tranches coupées de travers )
A l’une de ces nervures de séparation, le chef des Mages découvrent une nouvelle porte qui s’ouvre sur une nouvelle salle et ainsi de suite jusqu'à une neuvième salle. Cette porte est ainsi ornée d’une figure symbolique toujours entouré d’un cercle de 22 points. Ils voient successivement un soleil rayonnant, une courbe molle et gracieuse, un oeil, un rouleau de la loi, et pour finir une couronne royale.
Après l’enseignement dicté au début de la rituelie par le Chev :. Introd :. , des rapprochements s’imposent d’autant que les Mots employés sont les mêmes : Nessah, Tipheret, Keshed, Din, Binah, Chokmah et kether.
L’histoire des mages est le résumé du chemin séphirotique qui va de malkout à ...En-soph (peut être un autre sujet à traiter)
Reste cette neuvième voûte qu’il nous faut maintenant détailler dans toute sa lumière éblouissante.
Hauts de onze coudées, trois lampadaires de trois branches portant chacune trois lampes forment cette lumière : soit vingt sept ans accomplis que nous connaissons déjà, mes FF:. . Le Rituel nous dit qu’elles ont survécu à l'écroulement du Temple extérieur, le démantèlement de Jérusalem ainsi qu’à la destruction du royaume de Juda...
ceci pour nous signifier, peut être, que les vérités spirituelles sont indestructibles, que les facultés supérieures de l' être ne peuvent être altérées quelque soient les circonstances que cet être doit supporter.
C’est l’image de la Liberté Intérieure qui survit envers et contre toute attaque extérieure... et qui ne peut être découverte qu’après un cheminement de la Pensée sur les divers plans représentés par l’arbre séphirotique.
Voilà pourquoi peut être " les pèlerins éteignirent leurs torches dont ils n’avaient plus besoin " ... comment expliquer plus clairement la maturité d’esprit acquise par celui qui persévère et qui n’a plus besoin d’aide extérieure pour voir clair en lui même ; mais où sont donc nos pèlerins ? .. sans doute dans le Royaume du Couronné, cet inaccessible En Soph qui fait s’incliner nos trois mages tout en rectifiant leur tenue.
Alors mes FF :. pour quoi y faire, et c’est là qu’il nous faut être géomètre pour découvrir à l’aide des nombres le secret de cette initiation.
3 lampadaires de 3 branches sur chacunes desquelles 3 lumières soit 3 groupes de 3 soit encore 3 puissance 3.
A la base du triangle, une pierre cubique de 2 coudées de cotés soit encore le binaire à la troisième puissance.
Sur la face de droite, les nombres 27-48-343-729-1334-2197 :
27 est le cube de 3, 343 le cube de 7, 729 le cube de 9, 2197 le cube de 13, 1334 est à 3 près le cube de 11, seul 48 n’est que 12 fois 4, ou 6 fois 8, ou encore 2 fois 24...cela veut il dire que tout doit être porté à la 3 éme puissance dans ce grade, ne s’agissant plus du plan physique, non plus du plan nerveux, mais du plan mental sur lequel se prépare pour aller toujours plus loin la prise de conscience de la divinité de la nature humaine.
Sur la face de gauche, le triangle, le carré, l'étoile à 5 branches, le cube.
Sur la 4éme face, l'acacia symbolique... et enfin sur le dessus et sur une pierre d’agate le nom d’Adonai, écrit en lettres d’or.
En ce qui concerne les outils, les figures géométriques et l’acacia, leur présence sur une pierre de marbre blanc en or, nous montre que c’est en s’intégrant petit à petit aux divers symboles initiatiques que l’adepte devient lui même, ou pardon mes FF :. , que son esprit devient le matériau de grande pureté et de solidité avec lequel se formera le temple divin où la connaissance ne peut s’inscrire qu’en or sur la blancheur du marbre.
Mais encore une fois, mes FF :., ce 13éme degré est bien comme semble le montrer le nb 11 que ce Deg :. est bien le 1er d’un nouvel élan spiral que nous avons choisi de tenter prendre.
Le voile commence un peu à se soulever, car à la 11 éme porte, deux des trois mages, après avoir épelé le mot de l'Ineffable, inscrit sur la pierre d'Agathe elle même posé sur la pierre cubique, veulent à tout prix ouvrir cette 11eme porte sans même non plus écouter les conseils du plus Ancien.
Une folie semble s’emparer d’eux, comme les 3 mauvais compagnons avaient tenter d’arracher à Hiram, le secret des MM :., les 2 mages, imprudents et sans même voir le vase brisé sur la porte, commence à douter de leur Maître ( le 3éme mag :. ), commence à redouter qu’il n’ait accès à un secret encore plus grand, et se mettent à épeler tous les mots qu’ils avaient entendu de la bouche de leur Mait :. ( sans résultat ), puis bien d’autres qui pouvaient leur passer par la tête jusqu’à ce que l’un d’entre eux prononça sans le vouloir le mot Infini : En-Soph.
Ce mot prononcé, la porte s’ouvre avec violence, un vent furieux les renverse sur le sol, les lampes s’éteignent. Le Mait :. accouru se précipita sur la porte qui fut refermé avec l’aide des 2 autres mages, ...mais les lampes ne se rallumèrent point et les mages se trouvérent plonger dans les ténèbres...
Ainsi nous est montré le risque terrible que représente l’usage inconsidéré des connaissances acquises avant le temps révolu et l’obligation qui en découle du retour complet en arrière et dans un désarroi ténébreux préjudiciable à la vie spirituelle elle même et à son avenir.
C’est pourquoi je pense, nos 3 mages refont en sens inverse le chemin parcouru, pleins d’angoisse, se tenant par la main pour raffermir leur courage dans la Fraternité.
Ils remontent les 9-7-5-3 marches qui les ramènent au fond du puits, ils sont heureux de pouvoir, une fois de plus, contempler le ciel insondable dans un cercle formé par l’orifice du puits ;
Ils regagnent la terre ferme après avoir constaté l’analogie existante entre les divisions verticales du puits et les voûtes parcourues, se retrouvent dans les ruines du temple et remettent leur ceinture..qui me semble être le lien qui les rattache à la vie physique, et muets s’éloignent sur leurs chameaux.
Ainsi s'achève la légende des 3 mages à la fin de laquelle sont sacrés Chevaliers de la 9 éme Arche ceux qui ont faits 2 fois le chemin de Malkut à En Soph et qui ont pu en revenir sains et saufs, munis de la couronne qui elle, ne peut plus disparaître. Le processus de l’Initiation est irréversible, comme est irréversible le temps qui s'écoule et qui ne peut plus être vécu... Nous devons nous souvenir que chacun possède les clés de son propre royaume et qu’il doit parvenir seul à sa propre conception de la Sagesse Infinie.La méthode est à retenir dans son fonds et dans sa forme, mais on ne doit pas peser sur le libre arbitre de chaque adepte, lui laisser le choix des étapes et des centres à développer et qui créeront sa personnalité et surtout l’influence de celle ci sur son Milieu.Comme toutes les initiations, celle ci doit être vécue mot par mot, geste par geste, appliquée à la vie courante au maximum et réfléchie dans le comportement de chaque jour, car c’est de Midi à Minuit qu’il faut aller vers les neuf voûtes et la couronne, depuis Malkut à En-Soph.