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6 juin 2022 1 06 /06 /juin /2022 06:38

Au fur et à mesure que l’on avance dans la Voie Initiatique, on   est   frappé  de  constater  la   rapidité   avec   laquelle l’abstraction  des symboles et des rites se  développe,  en  nous obligeant   à   un  travail  de  plus  en   plus   difficile de compréhension,  d’assimilation et surtout d’application  concrète de ce qui a été compris.

J’ai toujours à l’esprit la phrase :

" Vivez  ce  que vous avez compris "  complété par le fait  de  lui adjoindre " d’achever au dehors l’oeuvre commencé dans le Temple ".  Avant de pouvoir être consacré Chevalier de Royal Arche, et après être  passé  de  Malkut à  En-Soph,  je  vous  propose  d'étudier ensemble  la légende des Trois Rois Mages,  où tout au  moins  de vous faire partager mes réflexions et ma recherche.

Souvenons nous d’abord de ce qu’est une "  légende "  .

Ce  mot même vient du latin « Légenda » qui signifie « chose à lire », légenda  venant lui même de façon plus ancienne du grec « Logos » qui signifie étude et vous en conviendrez, par extension, " science d’une chose ".

Les  uns disent qu’une légende a des faits réels à la  base, mais  que  ces faits ont été déformés par  leur  transmission  au cours des âges ;  d’autres pensent et c’est aussi mon avis, qu’une légende  est  le moyen qui a été employé par les  Grands  Initiés pour Transmettre et vulgariser des instructions très importantes  dans  une forme et des termes colorés et simples,  accessibles  à tous les esprits sinon dans leur sens profond, du moins dans leur aspect féerique, parlant aussi au coeur et à l’imagination.

Nous avons eu souvent l’occasion d’expliquer des légendes et comme  nous y avons toujours trouvé un Enseignement  Traditionnel profond, nous demeurons persuadés que, même si nous ne comprenons pas  tous les Symboles qui y sont évoqués,  il ne peut  être  que bénéfique de nous attacher à retrouver le sens de la légende  des trois mages qui est contée aux candidats chevaliers,  par  Hiram, chevalier orateur, après leurs épreuves.

Une  planche récemment étudiée dans nos loges  bleues  m’a permis de rendre au mot Magie son sens initial, puisé à l’origine des langues indo-européennes.  La racine « Maga » veut dire « grand, puissant »  avec le sens complémentaire de « roi » ou de « celui  qui règne parce qu’il sait ».

De là les mots de Maha-atma donnés à des maîtres spirituels comme Gandhi,  de Maha-radjah : le roi des rois, pour enfin aboutir vers le moyen orient à ce nom des mages, donnés à ceux qui savent après  leur  Initiation  dans les cryptes secrètes  de  la  Haute Egypte,  et  surtout devenir le mot de  Maître,  Meister,  Master, Maire, dans notre Occident si faiblement éclairé par les immenses et  lumineuses connaissances de l’Orient,  après  lesquelles  nos progrès  techniques,  pourtant  considérables,  ne  sont  que  des balbutiements  d’enfants qui voudraient construire des  paquebots insubmersibles avec des boites d’allumettes.

Des Mages,  « des gens qui savent »,  il y en a eu et il y  en aura toujours,  et quelque soit leur école de formation,  il y a eu et il y aura toujours autour d’Eux une auréole de mystère, de respect  mêlé de crainte,  d’envie et de jalousie tempérées par  la peur que, "Ceux qui savent", n’emploient avec succés les pouvoirs que leur  savoir leur assure,  ne serait-ce que pour se défendre  des attaques dont ils pourraient faire l’objet.

De  là la nécessité absolue du secret sur l’essentiel et  du dosage  précis des éléments communicables en proportion de  leur utilité  pour  celui qui est l’objet de  la  communication.  Nous verrons plus loin l’application de ce principe dans notre étude.

Celle  ci  commence au moment où trois Mages  commencent  un voyage qui va se révéler Extraordinaire.

On  nous précise qu’il s’agit d’Initiés de Babylone,  membres  du Sacerdoce Universel. Leur nombre de Trois est trop connu en Maç :.  pour que nous nous y arrêtions longtemps.

Je les appellerais volontiers Thèse, Antithèse, et Synthèse, ce  dernier  nom me paraissant particulièrement  bien  convenir  à celui des trois qui conduit le voyage et gouverne ainsi l'enchaînement des faits qui s’y déroulent.

Venant donc de Babylone,  les mages arrivent à l’endroit où se  trouvait  autrefois le Temple de Jérusalem,  là où  était  le Royaume  de  Juda et où il ne reste plus que pierre  sur  pierre, désert et ruine,  la population ayant été massacrée ou emmenée  en captivité par les armées du tyran Nabuchodonosor.  Destin  tragique de bien des empires,  là où s'épanouissait  une civilisation raffinée,  rien ne subsiste à l’exception de pierres brisées... Rome, la Grèce Angkon, les temples Mayas, ... tous ont connus une apogée et un déclin ...

     Mais   il  reste  les  secrets  enfouis  dans  les   cryptes souterraines...   comme  dans  un  corps  martyrisé,   il  reste encore et toujours l’Etincelle divine qu’aucun bourreau ne pourra jamais atteindre.

Aussi,  les  Mages  parcourant  l’enceinte  ravagée,  arrivent  à retrouver  le tracé et les limites du Temple.  Ils examinent  les vestiges  sur  lesquels figurent encore des inscriptions  et  des symboles  et  trouvent sous un pan de mur renversé et  parmi  les ronces,  au  sud-est  du  temple,  le  Puits  dont  ils  déblaient l’orifice.

De même,  quand on examine un être,  aussi déchu soit-il, on doit pouvoir trouver sous ses piquants ou ses ruines,  le passage vers son moi intérieur, là où gît le Secret de son Ame.

Et c’est là, la Vraie Magie...

Une  fois  le passage déblayé,  on nous dit,  "  le  plus  âgé  se couchant à plat ventre sur le bord regarda à l'intérieur "  .  Je  dirais que ce terme de plus âgé équivaut sans doute  à  « plus réfléchi ou plus  expérimenté »,   celui  la  même  que  j’appelle Synthèse ;

L’image de toutes façons est claire :  il faut regarder une fois de plus attentivement en soi, la face contre terre, avec une  humilité profonde et ce,  d’autant plus que le puits est  ou non, mes FF:., très profond...

Heureusement,  c’est le milieu du jour ...  le soleil est au zénith et ses rayons tombent presque verticalement dans le puits.  Or  nous  savons qu’en Maç :.  ,  tous  ces  termes  ne s’appliquent qu’à des Initiés confirmés, parvenus à un âge mur et ayant suffisamment de clairvoyance pour effectuer des  recherches valables  et  approfondies...  car  c’est bien de  cela  dont  il s’agit.

En effet, au fond du puits, éclairé et rendu brillant par un  rayon de soleil le frappant verticalement,  il y a  un  bijou sacré qui resplendit.

En  écrivant ces lignes,  je ne peux m'empêcher de faire  un rapprochement entre ce bijou ainsi placé et éclairé et la  glande pinéale  qui,  au plus profond et secret de la  boite  crânienne, forme  la  racine  du chakra  coronal,  correspondant  à  Kether, neuvième  sephirot  de  l’arbre  et dont le  tronc  est  la  colonne vertébrale.

Nous  nous trouvons donc au bord de ce puits comme spectateur  de l’intérieur  de  nous mêmes,  entrevoyant le but  ultime  de  nos recherches,  c’est  à dire la possession du  bijou,  la  maîtrise de l'âme,  mais un spectateur  n’ayant  pas  encore  les  moyens  de parvenir à ses fins.

         Avant  d’aller plus loin encore,  j’aimerai revenir sur le  bijou merveilleux découvert par nos mages.  La légende le décrit  comme un  Delta du plus pur métal,  le revers exposé  au  regard,  uni, l’avers portant le Nom de l'Ineffable,  le nom que nul ne  pourra jamais  prononcer et que seuls peuvent épeler ceux qui en  auront été jugés dignes par la pureté de leur vie.

Ce n’est pas non plus un hasard si ce bijou mesure une palme de coté,  la palme étant une mesure de la longueur de la rascette du  poignet jusqu’à l’extrémité du médius.  Il démontre ainsi  je pense que si l’Etre le veut,  toute la connaissance qu’il  pourra acquérir sera à la mesure de sa paume,  de sa main,  de ce  moyen mis  à  sa  disposition pour saisir,  happer  même  tout  ce  que l’Univers qui l’entoure offre à son observation.

Le plus pur métal, dont il est fait, est sans doute de " l’Or ", mais  cela  n’est pas précisé et d’autres légendes  stipulent  de l’orichalque,  seul  métal  digne de parer les  demeures  royales atlantéennes...  Peut  être aussi que la nature du métal  importe moins que son extrême pureté,  ce qui s’appliquerait bien à cette étincelle divine que nous appelons l’âme,  puisque ce qui importe dans la diversité des âmes,  ce n’est pas le matériau mais plutôt l’affinage  de celui-ci,  de moins de valeur que lui même  en  son Essence.

Enfin,  ce  merveilleux  bijou  que le plus  âgé  des  Mages descend  chercher au fond du puits en attachant bout à  bout  sa ceinture  avec  celle  de ses compagnons et grâce  aussi  à  leur aide,..comment se trouve-t-il là ?

La légende de la mort d’Hiram nous est rapidement relatée et nous apprenons  ainsi qu’avant de rencontrer le  troisième  compagnon, qui sera son véritable assassin, Hiram se sentant perdu a détaché de  son  cou le bijou qui y était suspendu par une chaîne  de  77 anneaux,  et l’a jeté dans ce puits qui occupait l’angle  Sud-Est du Temple... 

Essayons de comprendre la chaîne et la position du bijou.

J’avoue  que  ses 77 anneaux sont assez  énigmatiques  pour  moi ;

A  part les 77 mois donnés sur le rituel pour la construction  du Temple.

Aussi je vous livre sous toute réserve mon hypothèse :

                   77 c’est 10 +1 = 11 multiplié par 7 égal 77.

7, c’est le nombre de la Loge Juste et Parfaite, un nombre de Maîtrise par 3 et de Réalisation par 4. Un anneau serait alors une  étape de réalisation de soi portée d’abord à la puissance  de 7,  puis  à la puissance 11 ( soit un anneau entier de  la  spire d’évolution 10 plus le 1er pas dans le second )... il n’est alors possible  d'être  considérer  comme Initié  complet  qu'après  de nombreux  efforts représentés chacun par un anneau et en tout  77 fois...  à  moins  encore  que  l’on assimile  un  anneau  à  une Génération  d’Initiés  et  que cette  chaîne  représente  les  77 générations   ayant  tour  à  tour  hérité  du   bijou,   demeuré éternellement semblable et surtout inaltérable...

Quant à la position du puits, elle me parait plus claire. Au Sud-Est du Temple se trouve le Trésor:. de la Loge,  le  Mait :.  de Cérém :.  et  surtout  l’Orat :. ;  La réunion de ses 3  offices  me semblant signifier à la fois la valeur fondamentale du bijou, son rôle  de  régulateur  dans l’Evolution et  surtout  son  rôle  de transmission de la loi Maç :. .

De plus avant d’arriver au moment où le bijou reverra le jour  au cou  du  plus  âgé  des Mages,  il  faut  se  rappeler  aussi  la description du puits : Il comporte 10 zones de chacune une coudée de large et toutes de couleurs différentes,  mais on ne nous  dit pas  lesquelles.  Notre prisme actuel ne comportant que  7  zones colorés,  j’avoue  buté sur l’explication à moins qu’on y  ajoute l'ultraviolet, l'infrarouge et la synthèse de toutes, la lumière blanche.  De toutes façons malgré mon hypothèse hasardeuse que rien ne vient étayer,  je  pense une fois de plus que l’Initié doit passer  par toutes   les  phases  de  la  formation  avant  de   parvenir   à l’Initiation effective.

D’ailleurs si l’on compare le puits au tronc séphirotique et donc  à la colonne vertébrale,  on doit rapprocher les  zones  de couleur  de celles qui marquent l’intérieur des êtres  et  encore une  fois  des chakras et de leurs zones  d’influence,  la  force vitale siégeant au chakra sacré et irradiant au rouge,  alors que le coronal cité plus haut irradie au rose pale, entouré d’un halo de plus en plus doré suivant l’évolution de l'être.

Donc  le  Mage est au fond du puits et très  ému  ramasse  le bijou et le porte à son cou, ayant soin de ne laisser voir  que son  coté  uni.  Puis  examinant  l’intérieur,  il  constate  une ouverture par laquelle un homme peut passer.  Y entrant à  tâtons et  dans  l’obscurité et reconnaissant au toucher  une  surface  qu’il jugea être de bronze,  nous dit le rituel, il recula tout à coup et demanda à ses compagnons de l’aider à remonter.

Dans  un  premier temps les 2 autres Mages  s'inclinèrent  devant celui qui était porteur du bijou sacré et décidèrent de descendre ensemble  tous les trois...  mais qui tiendra donc le bout de  la corde formée par les trois ceintures réunis ? C’est alors qu’ils découvrent  encore  dans les ruines deux pierres : l’une plate  et marquée jakin,  et pour l’autre un fut de colonne brisée sur  laquelle on lit encore boaz.  Puis la corde est prise dans ce binaire bien connu entre l’horizontale et la verticale et la descente à  trois commence,  éclairé en cela par trois torches du feu  sacré,  créé par le premier moyen connu de l’homme,  bois dur frotté sur  bois tendre.  C’est  donc  au feu vital et originel  qu’il  nous  faut retourner  puiser  les forces nécessaires surtout quand  on  doit entreprendre une nouvelle spirale d’Evolution.

Au  milieu de la porte de bronze,  le mage porteur du  bijou voit  à  la lueur de sa torche un motif  composé  d’une  couronne royale  entourée de 22 ( 11x2 ) points disposés en cercle.  Il  médite  un moment et dit : " Malkut "  et la porte s’ouvrit.

Ici  est  l'Entrée  du royaume semble dire  cette  porte  de bronze.  Derrière  cette  porte s’amorce un  escalier  descendant.  Après trois marches,  un palier triangulaire sur la gauche. Après ce palier,  cinq marches et un nouveau palier.  Puis un  escalier descendant  de  sept marches et enfin un nouvel escalier  de neuf marches cette fois pour arriver devant une autre porte de bronze, que  le Mage cette fois ci se fait ouvrir par "  Iesod " ,  car  le déssin figurant sur la porte est une pierre d’angle entourée elle  aussi d’un  cercle de 22 points.....

Cette   pierre  d’angle  est   bien  la  représentation   de l’indispensable force de cohésion qui signifie Iesod et les 3, 5, 7, et  9 marches descendues montrent, je le pense, le processus de  concentration  des forces nécessaires  à  l’Etablissement  de la Cohésion.

La porte s’ouvre sur une grande salle circulaire voûtée, divisée  en neuf tranches par des nervures qui se  rejoignent  au sommet ( j’imagine une orange à 9 tranches coupées de travers )

A  l’une  de ces nervures de séparation,  le chef  des  Mages découvrent une nouvelle porte qui s’ouvre sur une nouvelle  salle et  ainsi  de suite jusqu'à une neuvième salle.  Cette  porte  est ainsi ornée d’une figure symbolique toujours entouré d’un  cercle de 22 points.  Ils voient successivement un soleil rayonnant, une courbe molle et gracieuse,  un oeil,  un rouleau de la loi,  et pour finir une couronne royale.

Après l’enseignement dicté au début de la rituelie par le  Chev :.  Introd :.  ,  des rapprochements s’imposent d’autant que les  Mots employés sont les mêmes :  Nessah,  Tipheret, Keshed, Din, Binah, Chokmah et kether.

L’histoire  des mages est le résumé du  chemin  séphirotique qui va de malkout à ...En-soph (peut être un autre sujet à traiter)    

Reste  cette  neuvième  voûte  qu’il  nous  faut  maintenant détailler  dans  toute  sa  lumière  éblouissante.

Hauts  de  onze coudées,  trois lampadaires  de  trois branches  portant  chacune trois lampes forment cette  lumière : soit  vingt  sept ans accomplis que  nous  connaissons  déjà, mes FF:. .  Le Rituel  nous dit qu’elles ont survécu à l'écroulement  du  Temple extérieur,   le   démantèlement  de  Jérusalem  ainsi   qu’à   la destruction du royaume de Juda...

ceci pour nous signifier,  peut être,  que les  vérités spirituelles sont indestructibles,  que les facultés  supérieures de  l' être   ne  peuvent  être  altérées  quelque   soient   les circonstances que cet être doit supporter.

C’est l’image de la Liberté Intérieure qui survit envers  et contre toute attaque extérieure... et qui ne peut être découverte qu’après  un  cheminement  de  la Pensée  sur  les  divers  plans représentés par l’arbre séphirotique.

Voilà pourquoi peut être " les pèlerins éteignirent leurs  torches dont  ils  n’avaient  plus besoin  " ...  comment  expliquer  plus clairement  la maturité d’esprit acquise par celui qui  persévère et  qui n’a plus besoin d’aide extérieure pour voir clair en  lui même ;  mais  où sont donc nos pèlerins ?  ..  sans doute dans  le Royaume du Couronné, cet inaccessible En Soph qui fait s’incliner nos trois mages tout en rectifiant leur tenue.

Alors  mes FF :.  pour quoi y faire,  et c’est là qu’il  nous faut être géomètre pour découvrir à l’aide des nombres le  secret de cette initiation.

3  lampadaires  de  3 branches  sur  chacunes  desquelles  3 lumières soit 3 groupes de 3 soit encore 3 puissance 3.

A la base du triangle,  une pierre cubique de 2 coudées  de cotés soit encore le binaire à la troisième puissance.

Sur la face de droite, les nombres 27-48-343-729-1334-2197 :

27 est le cube de 3,  343 le cube de 7, 729 le cube de 9, 2197 le cube de 13, 1334 est à 3 près le cube de 11, seul 48 n’est que 12 fois 4,  ou 6 fois 8, ou encore 2 fois 24...cela veut il dire que tout  doit  être porté à la 3 éme puissance  dans  ce  grade,  ne s’agissant plus du plan physique,  non plus du plan nerveux, mais du  plan  mental sur lequel se prépare pour aller  toujours  plus loin la prise de conscience de la divinité de la nature humaine.

Sur la face de gauche,  le triangle,  le carré, l'étoile à 5 branches, le cube.

Sur la 4éme face,  l'acacia symbolique...  et enfin sur  le dessus  et  sur  une pierre d’agate le  nom  d’Adonai,  écrit  en lettres d’or.

En  ce  qui  concerne les outils,  les  figures  géométriques  et l’acacia,  leur  présence sur une pierre de marbre blanc  en  or, nous  montre  que c’est en s’intégrant petit à petit  aux  divers symboles  initiatiques que l’adepte devient lui même,  ou  pardon mes FF :. , que son esprit devient le matériau de grande pureté et de  solidité  avec  lequel  se formera  le  temple  divin  où  la connaissance  ne  peut s’inscrire qu’en or sur  la  blancheur  du marbre.

Mais  encore une fois,  mes FF :.,  ce 13éme degré  est  bien comme  semble le montrer le nb 11 que ce Deg :.  est bien  le  1er d’un nouvel élan spiral que nous avons choisi de tenter prendre.

Le  voile  commence un peu à se soulever,  car à la  11  éme porte,  deux  des  trois  mages,  après avoir  épelé  le  mot  de l'Ineffable, inscrit sur la pierre d'Agathe elle même posé sur la pierre cubique, veulent à tout prix ouvrir cette 11eme porte sans même non plus écouter les conseils du plus Ancien.

Une  folie  semble  s’emparer  d’eux,   comme  les 3 mauvais compagnons avaient tenter d’arracher à Hiram, le secret des MM :., les  2 mages,  imprudents et sans même voir le vase brisé sur  la porte,  commence  à  douter de leur Maître (  le  3éme  mag :.  ), commence  à  redouter qu’il n’ait accès à un secret  encore  plus grand,  et  se  mettent  à épeler tous les  mots  qu’ils  avaient entendu de la bouche de leur Mait :.  ( sans résultat ), puis bien d’autres  qui  pouvaient leur passer par la tête jusqu’à  ce  que l’un  d’entre  eux  prononça sans le vouloir le  mot  Infini : En-Soph.

Ce  mot prononcé,  la porte s’ouvre avec  violence,  un  vent furieux les renverse sur le sol, les lampes s’éteignent.  Le Mait :.  accouru se précipita sur la porte qui fut refermé avec l’aide  des 2 autres mages,  ...mais les lampes ne  se  rallumèrent point et les mages se trouvérent plonger dans les ténèbres...

Ainsi  nous est montré le risque terrible que représente  l’usage inconsidéré  des connaissances acquises avant le temps révolu  et l’obligation qui en découle du retour complet en arrière et  dans un  désarroi ténébreux préjudiciable à la vie  spirituelle  elle même et à son avenir.

C’est pourquoi je pense,  nos 3 mages refont en sens inverse le chemin parcouru, pleins d’angoisse, se tenant par la main pour raffermir leur courage dans la Fraternité.

Ils  remontent  les 9-7-5-3 marches qui les ramènent au  fond  du puits,  ils sont heureux de pouvoir, une fois de plus, contempler le ciel insondable dans un cercle formé par l’orifice du puits ;

Ils  regagnent  la terre ferme après  avoir  constaté  l’analogie existante  entre les divisions verticales du puits et les  voûtes parcourues,  se retrouvent dans les ruines du temple et remettent leur  ceinture..qui me semble être le lien qui les rattache à  la vie physique, et muets s’éloignent sur leurs chameaux.


Ainsi  s'achève la légende des 3 mages à la fin de  laquelle sont  sacrés  Chevaliers de la 9 éme Arche ceux qui ont  faits  2 fois le chemin de Malkut à En Soph et qui ont pu en revenir sains et  saufs,   munis  de  la  couronne  qui  elle,   ne  peut  plus disparaître. Le processus de l’Initiation est  irréversible,  comme  est irréversible  le  temps  qui s'écoule et qui ne  peut  plus  être vécu...  Nous devons nous souvenir que chacun possède les clés de son propre royaume et qu’il doit parvenir seul à sa propre  conception de la Sagesse Infinie.La  méthode est à retenir dans son fonds et dans  sa  forme, mais on ne doit pas peser sur le libre arbitre de chaque  adepte, lui  laisser le choix des étapes et des centres à  développer  et qui  créeront sa personnalité et surtout l’influence de celle  ci sur son Milieu.Comme toutes les initiations,  celle ci doit être vécue  mot par mot,  geste par geste, appliquée à la vie courante au maximum et  réfléchie dans le comportement de chaque jour,  car c’est  de Midi  à  Minuit  qu’il faut aller  vers les  neuf  voûtes  et  la couronne, depuis Malkut à En-Soph.

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