mon parcours maconnique pour transmettre à ceux qui cherchent
Transmigration orientale “SAMSARA” La roue de la vie est toujours représentée par “YAMA ” C’est le temps de la naissance et de la mort. La roue de samsara est composée de quatre parties ou quatre cercles concentriques. Au centre les trois poisons. Le deuxième cercle se divise en six grandes sections. Le troisième cercle se termine par la représentation de douze liens d’interdépendance.
Avant de préciser le cycle des existences ainsi que la renaissance appelée “transmigration ou samsara” perpétuelle, il est nécessaire de rappeler le cadre dans lequel ces cycles prennent place. Une grande partie des doctrines traditionnelles divisent le monde en 3, le bouddhisme répartit le cosmos en 3 mondes dits “loka”. Le monde grossier du désir “kama” qui comprend ce que l’occident appelle matière avec le mental qui s’y attache. Celui de la forme pure ou subtile “rupa” qui comprend l’aspect du monde mental. Le monde informel “arupa” de l’esprit universel.
Il n’y a pas dans le bouddhisme de scission entre la matière, le mental et l’esprit. A l’intérieur de ces trois mondes se distinguent 6 classes d’êtres ou destinées ; or, dans ces 6 textes, on trouve les quatre grands éléments matériels “ terre, eau, feu, air”, avec l’espace et la connaissance. Ces éléments ont une fonction analogue à celle qu’ils assurent dans l’alchimie, principe d’organisation de la matière. En
l’occurrence, pour la roue de Samsara c’est l’élément “ air” qui nous intéresse pour le mouvement !
De cet élément, on dit qu’il est la fin d’un monde, mais alors où le suivant commence-t-il ?
Serait ce là où nous nous arrêtons ? Ou alors nier l’évidence.
Or, l’évidence ne serait-elle pas que ce nouveau monde soit en nous afin de ne pas perdre en chemin la quête de ce nouveau monde au travers de la roue de Samsara ? L’air est un véhicule qui transporte des forces, toujours dans le même sens, avec une très grande rapidité. Or les signes d’air sont sensés se rejoindre au travers de la vie relationnelle dans le mouvement.
Chemin, ou plutôt cycle de la succession des naissances et des morts, c’est bien sur ce chemin, cette quête, que nous sommes enfermés tant que nous n’avons pas atteint le nouveau monde, c’est à dire l’éveil. C’est dans ce mouvement, ce souffle formé à partir de l’élément air que nous traversons des états successifs ou règnent la souffrance et la tentation.
Ces 6 textes qui forment la roue de “Samsara”, peuvent être vus comme 6 mondes ,6 royaumes. Selon le bouddhisme, les êtres naissent dans l’un de ces mondes, et y vivent jusqu'à ce qu’ils arrivent à changer leur karma.
Le samsara est en réalité une illusion, un simple rêve L’intégration du rêve offre une voie de libération, le rêve lucide, qui unit la maîtrise rationnelle à la créativité symbolique. Cela consiste à devenir clairement conscient durant le rêve, puis à le dominer volontairement. Enfin à réaliser que cet univers du
rêve, maîtrisable et illusoire, n’est en fait, en rien, différent du
monde réel. Cela permet de se dégager aussi bien des liens
psychiques et de leurs constructions imaginaires, que des
attachements matériels dont la nature impermanente est alors
perçue aussi clairement que celle des images du rêve. Se
libérer en étant simplement conscient du sommeil et du rêve,
quel magnifique idéal.
Le monde du désir sensuel “Kamaloka” ou sphère des sens : Il comprend tous les êtres existants entre les enfers, en bas, et les dieux “ Deva” encore influencés par les voluptés sensuelles, en haut. Dans le Samsara, ces 6 conditions d’existences appelées destinées sont possibles car les êtres traversent ces conditions d’existences en fonction de leur karma.
Dans ces 6 destinées 3 sont dites inférieures, et 3 sont dites
supérieures.
- Destinées inférieures ou la souffrance règne : Les enfers “ doués d’un corps mental et non charnel “ au bas de la roue”
- Les esprits soumis à une frustration permanente du désir “a droite au dessus des enfers”
- Naissances animales. Partage avec l’homme l’existence dans un corps matériel “ à gauche au dessus des enfers” Destinées dites supérieures caractérisées par un bonheur plus ou moins grand : Asura ou les titans. Obsédées par la condition divine dont ils ressentent douloureusement le manque. “haut droite de la roue” Les dieux.
Etres bienheureux caractérisés par l’orgueil et l’auto satisfaction, leur chute finale sera d’autant plus douloureuse “haut gauche de la roue” Le monde humain. C’est le monde dont nous faisons l’expérience tous les jours, seul le monde humain permet d’accéder à l’éveil “ haut de la roue”
C’est la création des mondes illusoires que l’on appelle “Samsara” qui nous emprisonne dans le cycle des naissances et des morts. Il nous faut joindre ce qui à été disjoint et découvrir que toute explication doit passer par un jeu qui a pour but de relier et d’isoler, s’inscrivant dans un circuit récursif de connaissances qui ne s’arrête jamais à l’un de ces deux termes.
Image symbolique qui évoque par un rapport naturel, quelque chose d’absent ou d’impossible à percevoir, permettant de passer du concret à l’abstrait.