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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 06:13

Le travail maçonnique est il plus proche d’une méthode (mais on ne me dit pas laquelle)  que d’une doctrine..  là le mot est plus dur, plus ciblé car touchant de prime à bord à la liberté individuelle de l’Homme même si  … bref voila le travail que je vais essayer de développer.

 

Tout d’abord mes FF :.  le mot travail vient de la racine latine « trav »  de trab, trabis : «poutre». Et de l’ancien français travail «tourment, souffrance» (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, «instrument de torture à trois poutres».

En termes profanes, le mot travail peut désigner :

La notion de gain est-elle obligatoirement rattachée au travail ?

Peut-il y avoir travail sans salaire ?

Peut-il y avoir travail sans finalité ?

 

Accomplir un acte avec du plaisir, est ce du travail ?

L’homme préhistorique qui chassait, qui guerroyait, travaillait-il ? Le même qui taillait des silex, qui construisait un abri, travaillait pendant la réalisation de ces actes spécifiques.

On travaille au Ministère de la Défense mais faire la guerre, être soldat est ce travailler ?

Peut-on vivre sans travailler ? pour être fainéant il faut être supérieurement intelligent.

Le bénévolat résulte dans le sentiment d’être utile et ceci est rattaché à la notion de gloire, de reconnaissance par ses paires, par les autres.

Comment avoir une approche Maçonnique du travail ?

Est-ce que l’on ne confond pas souvent le symbole avec la réalité ?

 

Peut-on verser au crédit du travail Maçonnique la simple assiduité en loge ?

Cette assiduité est une condition nécessaire mais non suffisante pour une qualification correcte. Il en va de même pour les agapes qui résultent en des travaux de mastication !

 

Maçonniquement le travail se qualifie en :

·        symbolique figurative et accomplissement introspectif

·        son omniprésence dans le rite

·        une base historique corporative, via l’apprentissage, le compagnonnage, la maîtrise.

 

Tiens on tient déjà une piste, les prémices d’un méta modèle, d’une méthode basée sur l’art du symbole et du langage symbolique en appui du rituel utilisé.  Le travail découle d’une méthode à double versant l’un initiatique et l’autre humaniste bien sur.


 La didactique est basée sur les éléments constitutifs du rite. Il en résulte le travail de chaque être sur lui-même qui devient une pièce de l’ensemble contribuant à la construction du Temple, le Grand Œuvre.

Ce travail a donc bien une finalité : s’éclairer soit même afin de pouvoir ensuite éclairer autrui.

 

La confusion potentielle existe entre l’apprentissage symbolique et le concret : Ceci nous amène à la réflexion au sujet de la Maçonnerie « opérative » et son évolution vers la Maçonnerie « spéculative ».

A partir du XVIIIème. Siècle, on assiste à la création d’une charnière placée entre la notion de travail intérieur et/ ou travail extérieur, d’où un travail portant sur la révision du cérémonial :

·        Aux rangs d’Apprenti et de Compagnon, sur la pierre brute puis sur la pierre polie à pointe et surtout le travail intérieur car « Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem »

·        Puis et toujours, en tant que Maçon, le travail extérieur car il exige de se conduire de façon exemplaire, généreuse, bienfaisante et tolérante.

 

Peut-on prendre du plaisir en travaillant ? La jubilation, le bonheur existent-ils par le résultat du travail, la fierté de l’œuvre accomplie !  La pénibilité, l’effort, la contrainte, l’obligation, la souffrance, la fatigue, sont des notions, des sentiments malencontreusement parfois rattachées au concept du travail.

 

On ne peut fuir ces résultantes du travail ! En effet, s’il n’y avait pas souffrance, comment y aurait-il de la joie ? S’il n’y avait pas fatigue, comment y aurait-il du repos … Sans ces souffrances y aurait-il suffisamment de stimulation pour développer d’autres solutions ?

Travailler c’est faire œuvre utile suivant une vision idéale.

 

Ce faisant et même en admettant que les résultats obtenus ne sont pas toujours à la hauteur des expectations ; la satisfaction est rattachée à l’accomplissement.


L’homme qui travaille avec ordre et méthode s’élève en dignité à ses propres yeux et à ceux des autres. C’est pour cela que chez les compagnons d’Emmaüs, il n’y a pas de don gratuit. Un homme qui vient et demande une aide, ne la reçoit pas avant d’avoir reconstruit sa dignité par l’accomplissement d’une tâche.


Et Vivre en toute dignité c’est agir, lutter, travailler suivant un idéal en vue d’obtenir un résultat.

Donc ici plus particulièrement un rappel du 5 voyage du Compagnon « Gloire au travail » en tant qu’objectif et car c’est l’indication du chemin à suivre. Ceci est illustré par l’Hermite du tarot qui tient une lanterne :

·        Pratiquement cette lanterne est bien là pour éclairer le chemin d’un homme âgé et barbu qui progresse

·        C’est symboliquement aussi la poursuite de cette lumière qu’il tient devant lui et dont on peut se rapprocher sans jamais l’atteindre.


C’est cette lanterne qui l’éclaire, le guide mais aussi l’attire et crée un mouvement translatif, binaire, continu et perpétuel.

Initialement il y a la notion de Gloire au travail qui par la direction donnée crée la Glorification du travail mais et surtout l’aboutissement en est la projection sur le FF acteur de la Gloire par le travail.


Personnellement dans le for intérieur du CC :.  se développe l’Elévation vers l’Absolu, vers le Divin, la satisfaction de l’acte accompli dans le respect du cognitif qui s’exprime par l’application exacte du rite appris et de ses symboles associés. La précision apprise et pratiquée dans les coups de maillet, l’exécution parfaite, l’entourage, l’euphorie rattachée à la réussite et l’approbation de l’entourage élèvent l’acteur et le mènent en symbiose avec les règles innées de la nature et de l’univers.


C’est la voie Royale qui est au bout de ce Travail, de cette Gloire.

 

Le FF :. AA :.  est délivré de tous les vices profanes, la pierre taillée est de forme et de dimension conforme ; Ceci est constaté à l’aide du compas et de l’équerre ; la règle elle-même est désormais superflue.

Le FF :. CC :. est aspiré par les critères d’une vie supérieure et n’est plus soumis à aucune contrainte … il est devenu libre.

Le FF :; MM :. après s’être débarrassé de ses dernières scories a été projeté dans le temple par le VM en chaire et les 5 points de la maitrise … il sait mais ne dit rien …  le but en est bien l’enrichissement personnel qui permet au Maitre de commencer le Chemin.

Les bases de la connaissance du métier sont acquises et lui permettent de réaliser l’œuvre,  le commencement de la construction de son nouveau corps empreinte de l’étincelle de la création.  Il peut alors utiliser l’esthétique raffinée.

Artiste accompli, armé de son propre génie il s’émancipe des règles de base du simple métier.

 

Peut-on travailler n’importe comment ?

Est-ce que le travail n’implique pas obligatoirement la mise en œuvre des vertus cardinales, sans se déparer de la gnose.

Tout travail se fait grâce à la règle, la juste mesure maçonnique.

La Gnose est souvent représentée par l’équerre et le compas, tant il est vrai que le travail intrapsychique assure à la fois la médiation entre nos aspirations matérielles et spirituelles, la spiritualisation de la chair et l’incarnation de l’esprit.

 

Question introspective et très personnelle : et après le travail dans son enveloppe formelle, qui a-t-il ?                    

Le départ à la retraite signifie t il l’arrêt du travail ?

 

Je sais maintenant par expérience que le travail remplace le travail  !

Changement de forme, de motivation, de finalité, de plan. Le travail est alors l’outil pour progresser mentalement c’est la quintessence réelle.

 

C’est là même que l’on passe de la symbolique figurative à l’accomplissement introspectif. Mieux nous travaillerons, plus nous nous élèverons dans l’échelle des Êtres. Par le travail initiatique, nous participons au pouvoir créateur dont l’objectif est la construction du monde, sa coordination harmonique et aussi le bonheur des autres.

 

La sublimation du travail ! Nous restons libres dans une Loge libre de nous y lancer ou de nous y soustraire. Cependant l’inaction risque de résulter un jour dans le repos éternel en cessant d’exister.

Rien n’existe à l’état d’inertie absolue : la matière dans son infiniment grand comme dans son infiniment petit en est la représentation observée par le tourbillonnement des astres et des atomes.

Apprenons donc à travailler prolongeons ces instants de labeur car le travail c’est la vie. C’est la recherche de l’idéal et la mobilisation pour le Grand Œuvre peut seule nous immortaliser.

 

Le Travail est la notion-clé de la Franc-maçonnerie puisqu’elle le sacralise.

Le Frère s'y voue corps et âme (cf. certaines phrases de nos rituels et en particulier celle de notre rite funèbre : "Respect à ceux (Frères) qui ont fait du travail la loi de leur corps et de leur esprit").


Pour les Francs-Maçons que nous sommes, le Travail est avant tout une méthode, un moyen de perfectionnement, un instrument pour la recherche de la vérité.

 

Par ses recherches et la méthode utilisée, le Frère s'interroge sur la vie extérieure et sur sa vie intérieure. En tant qu'élément d'un ensemble, son but est à la fois son propre progrès et celui de la société.

 

 Il est tant de préciser le sens des mots qui sont au cœur de la question posée
La méthode maçonnique repose en grand part sur le symbolisme et le travail qui s’y rattache, et cette affirmation ne saurait être une litanie.

Mais une doctrine initiatique (implicite) existe ; elle est au cœur de la méthode symbolique.

La franc-maçonnerie met (explicitement) en avant un corps de doctrine humaniste et de tirer à ce stade une courte conclusion :  tout est lié

Il importe de bien cerner les trois substantifs du titre - travail, méthode, doctrine

Une doctrine peut être définie comme un ensemble de principes, d'énoncés, érigé ou non en système, traduisant une certaine conception de l'univers, de l'existence humaine, de la société, etc., accompagnée selon le domaine envisagé, de modèles de pensée et/ou de règles de conduite.


Une méthode elle désigne une démarche ordonnée, un ensemble de moyens raisonnés permettant de parvenir à un résultat, d'établir une pratique.

Une doctrine est ainsi un ensemble de principes ou d'énoncés, de valeurs, de règles et de postulats, traduisant une certaine conception de l'univers ..., qui peut être volontiers accompagnée de règles de conduite, donc d'une méthode, d'une procédure, de la description d'un processus. Ces deux concepts - méthode, doctrine - apparaissent dans une relation induction-déduction.


Des principes et énoncés découlent un mode opératoire, une marche à suivre … une méthode.


Le travail est donc caractérisé selon les deux principes suivants :


1.- Effort, exercice physique ou intellectuel, réalisé en vue de l'acquisition, de l'apprentissage ou de la réussite de quelque chose ;


ou 2.- Activité, ensemble d'activités coordonnées, d'une ou de plusieurs personnes, en vue de la réalisation de quelque chose.

Le travail, est de fait une suite d'actions, un en-cours-de-réalisation, quelque chose en train de se faire, qu'il fasse appel principalement aux capacités physiques ou essentiellement aux fonctions mentales.                                            

Une méthode est donc un mode d'emploi, un plan, un guide, des instructions.

Appliquée à la franc-maçonnerie, cela s'enchaîne ainsi : le travail maçonnique s'inscrit dans une méthode maçonnique, dont il est la mise en œuvre ; la méthode découle d'une doctrine initiatique implicite, dont le présent travail ambitionne de prouver l'existence. Au-delà, il existe un volet doctrinal humaniste bien ciblé.     

Le tout formant une doctrine maçonnique.


A travers quoi l'homme devient Homme, développe sa maîtrise et sa compréhension des choses, de lui-même, de la nature et donc de la Vie.

En apprenant à intégrer ses différents composants et à vivre en harmonie avec son environnement, l'homme effectue un véritable travail. Son travail… ce pourquoi il est là. Dans ce sens, le travail définit l'homme.

Car si l'on considère le travail comme un processus et une forme de développement, l'individu gagne en valeur par le travail qui donne un sens à sa vie. Il affirme son identité, gagne en reconnaissance et conquiert sa liberté en développant ses capacités créatives.

Ainsi il prend sa vraie place, occupe son rôle et devient Lui-même. Non sans travail (sur lui-même). La société devient plus cohérente et plus unie ce qui autorise le vrai progrès. Le travail est un processus nécessaire à la vie de l'individu comme du groupe, donc de l'Humanité.

Le vrai travail consiste à trouver ce qu'est le vrai Travail.

Dans ce sens, il est à la fois un devoir, un droit et le garant de notre liberté d'être Homme dans l'Ordre Universel.

Peut-être le travail est-il l'essence de notre vie ?                                       

 

En tous cas, il est l'essence de la Franc-maçonnerie.



 

J’ai dit !

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commentaires

O
J'ai bien lu votre article et je trouve que vous avez bien choisi le sujet,c'est un ajout à tout le monde,les expressions sont très simple et faciles à comprendre pour toutes les internautes ,<br /> gardez ce niveau et courage !!
Répondre
A
<br /> <br /> merci de vos encouragements et bonne lecture<br /> <br /> <br /> <br />

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