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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 05:47

Mes BCF :. Bienvenue dans notre loge Bienvenue chez vous … et pour cette bienvenue permettez moi de vous conter un secret qui subsiste depuis que le monde est créé.


Ce secret a été remis de génération en génération jusqu’à nous, et le sera de même jusqu’à la fin des siècles. Ce secret est non seulement impénétrable aux profanes, il le sera même aux maçons tièdes, paresseux et légers ; être maçon, c’est donc chercher sincèrement à mériter d’être initié dans nos mystères.

Pour avoir l’idée de cette recherche, il faut être guidé ; la nature se charge de nous inspirer ce sentiment. Tout homme naît avec le désir d’être heureux, tout homme naît avec le désir de la vertu. Mais la nature seule ne suffit pas pour perfectionner l’homme, elle le sent bien, et l’excite elle-même à consulter la raison.

Du concours des soins ou des impressions de la nature et de la raison se forme l’éducation. L’éducation de deux si excellents guides ne peut rien produire que de parfait. La perfection dans l’homme, c’est l’amour de la justice ; notre troisième guide sera donc la sagesse.


La nature, la raison et la justice veulent le bonheur de l’homme, non seulement dans l’autre vie, mais même dans celle-ci. Tout ce qui existe a été créé pour l’homme, il faut donc qu’il en jouisse, Mais il ne le peut qu’à titre de grâce : sa puissance n’est qu’un dépôt, il a l’usufruit, il ne peut se croire le propriétaire. Il doit donc jouir de ses avantages, mais il ne peut se l’approprier, il doit toujours être prêt à y renoncer et ne point le regarder comme son seul bien.


Avec la vie, l’homme a reçu un libre arbitre, c’est-à-dire que, placé entre le bien et le mal il lui est libre de choisir. On lui fait voir tout le bonheur qu’il doit retirer en suivant le bien qu’il connaît déjà et on le menace des plus cruels tourments, s’il se livre à un ennemi dangereux qu’on lui montre aussi. Ici, l’impie crie à l’injustice, parce qu’il veut suivre ce dernier parti ; le juste, au contraire, bénit son Créateur.

Le juste et l’impie ont leur libre arbitre, pourquoi donc ce contraste ?


C’est que la présomption se glisse dans l’homme à l’aide des connaissances qu’il acquière, s’il n’a pas soin de tout rapporter au seul but pour lequel elles lui sont données. Il prend une fausse route ; il y marche avec sécurité. Séduit par l’apparence, il s’abandonne entièrement au langage flatteur de son ennemi qui ne cherche que la ruine, jaloux de la supériorité et d’en être supplanté.


Une fois que l’homme a perdu de vue la vraie lumière, ou que, poussé par une criminelle curiosité, il veut se servir de celle qui lui est donnée, pour passer les bornes qui lui sont prescrites, il ne fait plus que tomber d’erreur en erreur, sa présomption lui fait tout envisager comme des moyens de parvenir au terme qu’il se propose.

Ce terme est bien la vérité ou le bonheur, mais privé par sa faute du flambeau qu’il a laissé en arrière, il murmure, parce que les ténèbres l’empêchent de voir qu’il n’est pas dans bonne voie : au lieu donc de la paix et de la vérité qu’il cherche, il ne rencontre rien de semblable, au contraire toutes sortes de peines, et, il en est trois pour l’homme. Le remord et la confusion s’emparent de lui, il a bien voyagé, il a bien travaillé, mais tant qu’il sera dans cette route, il ne trouvera rien.


Ce n’est qu’après être rebuté et fatigué de tant de recherches inutiles, qu’après avoir essuyé toutes les fatigues du corps, de l’ âme et de l’esprit, qu’enfin, revenant à ce premier penchant pour le vrai, le bon et le beau, il abjure ses erreurs, il secoue ses préjugés et reviens sur ses pas à l’aide du trouble de sa conscience. C’est le cri de nos guides bienfaisants qui se font entendre impérieusement. Sic transic gloria mundi …


Mais, pour retrouver le vrai bonheur, il faut qu’il se soumette, qu’il se résigne, qu’il fasse le sacrifice de ce qu’il a de plus cher, qu’ il renonce à ses droits, qu’il subisse la mort et la privation de tout ce qu’il avait possédé. et s’il se soumet à ce châtiment trop mérité par sa révolte, l’homme ingrat et pervers obtient enfin sa grâce, lorsqu’il n’attendait que son anéantissement.

Qui est cet ami généreux qui intercède pour lui ?  

C’est son Créateur, c’est- la sagesse même.

Qu’exige-t-on encore de l’homme ?

Rien que le travail.

Dés que l’homme rentre sérieusement en lui- même il y trouve ce rayon de lumière que tous ont reçu, avec le désir sincère de se connaître, de connaître son auteur et la perpendiculaire qui les unit, à une pratique plus régulière de ce qu’il connaît déjà de ses devoirs.

L’homme se servira utilement de cette lueur pour parvenir à la grande lumière.

Mais n’oublions pas que cette récompense doit être le fruit d’un long et pénible voyage, que nous en étant déjà une fois rendu indignes elle ne peut nous être donnée que sous les assurances et les épreuves les plus authentiques de notre fidélité, de notre prudence et de notre soumission.


Jusques ici l’homme que nous considérons n’est ni nu ni vêtu, il ne sait pas encore précisément se démêler lui-même, il ne peut concilier ses penchants et ses facultés, il s’étonne de sa liberté, il se compare ; la fidélité, l’amour et la confiance lui sont ordonnées, il s’y soumet, et son repentir, sa pénitence et son aveu lui méritent sa grâce. Il est porté d’autant plus que le souvenir des circonstances de sa création lui fait concevoir toute la noblesse de son origine.


Mais l’homme n’acquiert ce qu’il désire qu’en consultant la nature, la raison et la justice ; la première est la porte où il doit frapper, la seconde est la route qu’il doit suivre et la troisième est le but où il doit aspirer. Rentrez donc en vous-mêmes, étudiez-vous et frappez pour être entendus ; cherchez dans la sagesse et hors du matériel ce qu’elle seule peut vous faire trouver, et demandez à l’auteur de toute justice l’intelligence de ce que vous aurez cherché et trouvé.


L’homme livré à ses passions est dans les ténèbres, il en est offusqué : son origine et sa fin ne lui sont plus présents. Il oublie la partie spirituelle qui entre dans son existence, pour ne se livrer qu’à la partie animale et matérielle. Il se dégrade en ne s’occupant que du temporel, et tant qu’il est dans cet état d’engourdissement, il ne peut s’élever au-delà, il n’y aperçoit même rien, parce qu’il met lui-même un voile épais entre la lumière et lui.

Mais lorsque le voile est tombé, il aperçoit, avec les veux du désir et de la confiance, ce que son esprit offusqué par les passions ne pouvait lui laisser voir.


Trois grandes étoiles se présentent à lui, ce sont les trois commandements qu’il trouve gravés dans son cœur. L’homme avait reçu l’usage des métaux, mais trompé par la concupiscence, il fallut l’en dépouiller. Toutes les passions peuvent être innocentes, elles ne deviennent criminelles que par l’abus que l’homme en fait.

En nous rendant ces dons, dont nous avions mérité d’être dépouillés, c’est nous rendre la grâce de bien user des bienfaits de la nature ; mais nous ne pouvons rentrer dans nos droits qu’avec un cœur pur, fruit du repentir et d’une bonne résolution. L’excellence de l’homme est effectivement appuyée sur trois colonnes ou trois impressions qu’il trouve gravées dans son coeur, s’il veut l’examiner ; ce sont les trois vertus théologales. Sans leur pratique, tout l’édifice moral s’écroule, l’homme est aussi appuyé sur la force, la sagesse et la beauté qui nous représentent la divinité ; l’homme même et les éléments ; la nature, la raison et la justice ; le spirituel, l’animal et le matériel ; l’intelligence, la conception et la volonté..


Les apprentis siègent au septentrion pour se faire à l’ouvrage, en attendant qu’ils aient acquis la force et les connaissances des travaux maçonniques, c’est à dire, que l’homme auquel on fait entrevoir des connaissances qu’il croit au-delà de la portée de son esprit, a besoin d’un peu de réflexion pour s’accoutumer aux idées si simples par la raison mais si complexes par les préjugés que l’homme s’est donné. Ce n’est pas un petit ouvrage de vaincre ses préjugés et de vaincre sa volonté, mais ce n’en est pas moins un sacrifice nécessaire et préalable pour acquérir de nouvelles connaissances.


Mais ces nouvelles connaissances, ces premiers coups de ciseaux donnés sur cette pierre, quoiqu’en l’entamant, ne paraissent pas lui donner encore aucune forme; Mais infailliblement, avec du désir, de l’amour, et de la confiance, le véritable maçon se frayera un chemin à la perfection. L’ignorance ou l’erreur lui feront voir ce qu’il cherche comme un chaos qu’il ne peut encore décomposer, comme une lumière encore enveloppée des plus épaisses ténèbres qu’il faut dissiper. Il faut du temps et de la réflexion pour débrouiller de nouvelles idées, vaincre les préjugés et adopter de nouvelles notions sur des objets que l’esprit ennemi de la matière n’a pu laisser soupçonner à ceux qui l’ont négligé.


La récompense étant proportionnée au mérite d’un chacun, l’homme ne peut prétendre raisonnablement à une satisfaction au-delà de son mérite actuel. Il y a plusieurs places dans le temple ; la colonne J. est destinée à la paye des vrais apprentis elle veut dire confiance au GADLU


Pour terminer ce discours, convenons, mes frères que l’homme ne peut recevoir cette grâce cette faveur désirée de tous, que lorsque, voulant absolument sortir des ténèbres et de l’erreur, il cherche de bonne foi la solide lumière ; que lorsque, indigné contre lui-même de sa présomption, il veut ne suivre que la vertu et que, persuadé de l’existence d’un être parfait, il ne met sa confiance qu’en lui seul, en qui réside la vraie loge, juste et parfaite, la force, la sagesse et la beauté.


L’apprenti qui ne sait qu’à peine épeler et qui ne sait nullement écrire, nous représente bien l’homme timide observateur de la loi qu’il veut suivre

 

Mon F :.   recevez par ma voix une triple et chaleureuse accolade de la part de tous les FF :. Et SS :. Présents ici ce soir

 

VM j’ai dit

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