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6 juin 2022 1 06 /06 /juin /2022 06:38

Au fur et à mesure que l’on avance dans la Voie Initiatique, on   est   frappé  de  constater  la   rapidité   avec   laquelle l’abstraction  des symboles et des rites se  développe,  en  nous obligeant   à   un  travail  de  plus  en   plus   difficile de compréhension,  d’assimilation et surtout d’application  concrète de ce qui a été compris.

J’ai toujours à l’esprit la phrase :

" Vivez  ce  que vous avez compris "  complété par le fait  de  lui adjoindre " d’achever au dehors l’oeuvre commencé dans le Temple ".  Avant de pouvoir être consacré Chevalier de Royal Arche, et après être  passé  de  Malkut à  En-Soph,  je  vous  propose  d'étudier ensemble  la légende des Trois Rois Mages,  où tout au  moins  de vous faire partager mes réflexions et ma recherche.

Souvenons nous d’abord de ce qu’est une "  légende "  .

Ce  mot même vient du latin « Légenda » qui signifie « chose à lire », légenda  venant lui même de façon plus ancienne du grec « Logos » qui signifie étude et vous en conviendrez, par extension, " science d’une chose ".

Les  uns disent qu’une légende a des faits réels à la  base, mais  que  ces faits ont été déformés par  leur  transmission  au cours des âges ;  d’autres pensent et c’est aussi mon avis, qu’une légende  est  le moyen qui a été employé par les  Grands  Initiés pour Transmettre et vulgariser des instructions très importantes  dans  une forme et des termes colorés et simples,  accessibles  à tous les esprits sinon dans leur sens profond, du moins dans leur aspect féerique, parlant aussi au coeur et à l’imagination.

Nous avons eu souvent l’occasion d’expliquer des légendes et comme  nous y avons toujours trouvé un Enseignement  Traditionnel profond, nous demeurons persuadés que, même si nous ne comprenons pas  tous les Symboles qui y sont évoqués,  il ne peut  être  que bénéfique de nous attacher à retrouver le sens de la légende  des trois mages qui est contée aux candidats chevaliers,  par  Hiram, chevalier orateur, après leurs épreuves.

Une  planche récemment étudiée dans nos loges  bleues  m’a permis de rendre au mot Magie son sens initial, puisé à l’origine des langues indo-européennes.  La racine « Maga » veut dire « grand, puissant »  avec le sens complémentaire de « roi » ou de « celui  qui règne parce qu’il sait ».

De là les mots de Maha-atma donnés à des maîtres spirituels comme Gandhi,  de Maha-radjah : le roi des rois, pour enfin aboutir vers le moyen orient à ce nom des mages, donnés à ceux qui savent après  leur  Initiation  dans les cryptes secrètes  de  la  Haute Egypte,  et  surtout devenir le mot de  Maître,  Meister,  Master, Maire, dans notre Occident si faiblement éclairé par les immenses et  lumineuses connaissances de l’Orient,  après  lesquelles  nos progrès  techniques,  pourtant  considérables,  ne  sont  que  des balbutiements  d’enfants qui voudraient construire des  paquebots insubmersibles avec des boites d’allumettes.

Des Mages,  « des gens qui savent »,  il y en a eu et il y  en aura toujours,  et quelque soit leur école de formation,  il y a eu et il y aura toujours autour d’Eux une auréole de mystère, de respect  mêlé de crainte,  d’envie et de jalousie tempérées par  la peur que, "Ceux qui savent", n’emploient avec succés les pouvoirs que leur  savoir leur assure,  ne serait-ce que pour se défendre  des attaques dont ils pourraient faire l’objet.

De  là la nécessité absolue du secret sur l’essentiel et  du dosage  précis des éléments communicables en proportion de  leur utilité  pour  celui qui est l’objet de  la  communication.  Nous verrons plus loin l’application de ce principe dans notre étude.

Celle  ci  commence au moment où trois Mages  commencent  un voyage qui va se révéler Extraordinaire.

On  nous précise qu’il s’agit d’Initiés de Babylone,  membres  du Sacerdoce Universel. Leur nombre de Trois est trop connu en Maç :.  pour que nous nous y arrêtions longtemps.

Je les appellerais volontiers Thèse, Antithèse, et Synthèse, ce  dernier  nom me paraissant particulièrement  bien  convenir  à celui des trois qui conduit le voyage et gouverne ainsi l'enchaînement des faits qui s’y déroulent.

Venant donc de Babylone,  les mages arrivent à l’endroit où se  trouvait  autrefois le Temple de Jérusalem,  là où  était  le Royaume  de  Juda et où il ne reste plus que pierre  sur  pierre, désert et ruine,  la population ayant été massacrée ou emmenée  en captivité par les armées du tyran Nabuchodonosor.  Destin  tragique de bien des empires,  là où s'épanouissait  une civilisation raffinée,  rien ne subsiste à l’exception de pierres brisées... Rome, la Grèce Angkon, les temples Mayas, ... tous ont connus une apogée et un déclin ...

     Mais   il  reste  les  secrets  enfouis  dans  les   cryptes souterraines...   comme  dans  un  corps  martyrisé,   il  reste encore et toujours l’Etincelle divine qu’aucun bourreau ne pourra jamais atteindre.

Aussi,  les  Mages  parcourant  l’enceinte  ravagée,  arrivent  à retrouver  le tracé et les limites du Temple.  Ils examinent  les vestiges  sur  lesquels figurent encore des inscriptions  et  des symboles  et  trouvent sous un pan de mur renversé et  parmi  les ronces,  au  sud-est  du  temple,  le  Puits  dont  ils  déblaient l’orifice.

De même,  quand on examine un être,  aussi déchu soit-il, on doit pouvoir trouver sous ses piquants ou ses ruines,  le passage vers son moi intérieur, là où gît le Secret de son Ame.

Et c’est là, la Vraie Magie...

Une  fois  le passage déblayé,  on nous dit,  "  le  plus  âgé  se couchant à plat ventre sur le bord regarda à l'intérieur "  .  Je  dirais que ce terme de plus âgé équivaut sans doute  à  « plus réfléchi ou plus  expérimenté »,   celui  la  même  que  j’appelle Synthèse ;

L’image de toutes façons est claire :  il faut regarder une fois de plus attentivement en soi, la face contre terre, avec une  humilité profonde et ce,  d’autant plus que le puits est  ou non, mes FF:., très profond...

Heureusement,  c’est le milieu du jour ...  le soleil est au zénith et ses rayons tombent presque verticalement dans le puits.  Or  nous  savons qu’en Maç :.  ,  tous  ces  termes  ne s’appliquent qu’à des Initiés confirmés, parvenus à un âge mur et ayant suffisamment de clairvoyance pour effectuer des  recherches valables  et  approfondies...  car  c’est bien de  cela  dont  il s’agit.

En effet, au fond du puits, éclairé et rendu brillant par un  rayon de soleil le frappant verticalement,  il y a  un  bijou sacré qui resplendit.

En  écrivant ces lignes,  je ne peux m'empêcher de faire  un rapprochement entre ce bijou ainsi placé et éclairé et la  glande pinéale  qui,  au plus profond et secret de la  boite  crânienne, forme  la  racine  du chakra  coronal,  correspondant  à  Kether, neuvième  sephirot  de  l’arbre  et dont le  tronc  est  la  colonne vertébrale.

Nous  nous trouvons donc au bord de ce puits comme spectateur  de l’intérieur  de  nous mêmes,  entrevoyant le but  ultime  de  nos recherches,  c’est  à dire la possession du  bijou,  la  maîtrise de l'âme,  mais un spectateur  n’ayant  pas  encore  les  moyens  de parvenir à ses fins.

         Avant  d’aller plus loin encore,  j’aimerai revenir sur le  bijou merveilleux découvert par nos mages.  La légende le décrit  comme un  Delta du plus pur métal,  le revers exposé  au  regard,  uni, l’avers portant le Nom de l'Ineffable,  le nom que nul ne  pourra jamais  prononcer et que seuls peuvent épeler ceux qui en  auront été jugés dignes par la pureté de leur vie.

Ce n’est pas non plus un hasard si ce bijou mesure une palme de coté,  la palme étant une mesure de la longueur de la rascette du  poignet jusqu’à l’extrémité du médius.  Il démontre ainsi  je pense que si l’Etre le veut,  toute la connaissance qu’il  pourra acquérir sera à la mesure de sa paume,  de sa main,  de ce  moyen mis  à  sa  disposition pour saisir,  happer  même  tout  ce  que l’Univers qui l’entoure offre à son observation.

Le plus pur métal, dont il est fait, est sans doute de " l’Or ", mais  cela  n’est pas précisé et d’autres légendes  stipulent  de l’orichalque,  seul  métal  digne de parer les  demeures  royales atlantéennes...  Peut  être aussi que la nature du métal  importe moins que son extrême pureté,  ce qui s’appliquerait bien à cette étincelle divine que nous appelons l’âme,  puisque ce qui importe dans la diversité des âmes,  ce n’est pas le matériau mais plutôt l’affinage  de celui-ci,  de moins de valeur que lui même  en  son Essence.

Enfin,  ce  merveilleux  bijou  que le plus  âgé  des  Mages descend  chercher au fond du puits en attachant bout à  bout  sa ceinture  avec  celle  de ses compagnons et grâce  aussi  à  leur aide,..comment se trouve-t-il là ?

La légende de la mort d’Hiram nous est rapidement relatée et nous apprenons  ainsi qu’avant de rencontrer le  troisième  compagnon, qui sera son véritable assassin, Hiram se sentant perdu a détaché de  son  cou le bijou qui y était suspendu par une chaîne  de  77 anneaux,  et l’a jeté dans ce puits qui occupait l’angle  Sud-Est du Temple... 

Essayons de comprendre la chaîne et la position du bijou.

J’avoue  que  ses 77 anneaux sont assez  énigmatiques  pour  moi ;

A  part les 77 mois donnés sur le rituel pour la construction  du Temple.

Aussi je vous livre sous toute réserve mon hypothèse :

                   77 c’est 10 +1 = 11 multiplié par 7 égal 77.

7, c’est le nombre de la Loge Juste et Parfaite, un nombre de Maîtrise par 3 et de Réalisation par 4. Un anneau serait alors une  étape de réalisation de soi portée d’abord à la puissance  de 7,  puis  à la puissance 11 ( soit un anneau entier de  la  spire d’évolution 10 plus le 1er pas dans le second )... il n’est alors possible  d'être  considérer  comme Initié  complet  qu'après  de nombreux  efforts représentés chacun par un anneau et en tout  77 fois...  à  moins  encore  que  l’on assimile  un  anneau  à  une Génération  d’Initiés  et  que cette  chaîne  représente  les  77 générations   ayant  tour  à  tour  hérité  du   bijou,   demeuré éternellement semblable et surtout inaltérable...

Quant à la position du puits, elle me parait plus claire. Au Sud-Est du Temple se trouve le Trésor:. de la Loge,  le  Mait :.  de Cérém :.  et  surtout  l’Orat :. ;  La réunion de ses 3  offices  me semblant signifier à la fois la valeur fondamentale du bijou, son rôle  de  régulateur  dans l’Evolution et  surtout  son  rôle  de transmission de la loi Maç :. .

De plus avant d’arriver au moment où le bijou reverra le jour  au cou  du  plus  âgé  des Mages,  il  faut  se  rappeler  aussi  la description du puits : Il comporte 10 zones de chacune une coudée de large et toutes de couleurs différentes,  mais on ne nous  dit pas  lesquelles.  Notre prisme actuel ne comportant que  7  zones colorés,  j’avoue  buté sur l’explication à moins qu’on y  ajoute l'ultraviolet, l'infrarouge et la synthèse de toutes, la lumière blanche.  De toutes façons malgré mon hypothèse hasardeuse que rien ne vient étayer,  je  pense une fois de plus que l’Initié doit passer  par toutes   les  phases  de  la  formation  avant  de   parvenir   à l’Initiation effective.

D’ailleurs si l’on compare le puits au tronc séphirotique et donc  à la colonne vertébrale,  on doit rapprocher les  zones  de couleur  de celles qui marquent l’intérieur des êtres  et  encore une  fois  des chakras et de leurs zones  d’influence,  la  force vitale siégeant au chakra sacré et irradiant au rouge,  alors que le coronal cité plus haut irradie au rose pale, entouré d’un halo de plus en plus doré suivant l’évolution de l'être.

Donc  le  Mage est au fond du puits et très  ému  ramasse  le bijou et le porte à son cou, ayant soin de ne laisser voir  que son  coté  uni.  Puis  examinant  l’intérieur,  il  constate  une ouverture par laquelle un homme peut passer.  Y entrant à  tâtons et  dans  l’obscurité et reconnaissant au toucher  une  surface  qu’il jugea être de bronze,  nous dit le rituel, il recula tout à coup et demanda à ses compagnons de l’aider à remonter.

Dans  un  premier temps les 2 autres Mages  s'inclinèrent  devant celui qui était porteur du bijou sacré et décidèrent de descendre ensemble  tous les trois...  mais qui tiendra donc le bout de  la corde formée par les trois ceintures réunis ? C’est alors qu’ils découvrent  encore  dans les ruines deux pierres : l’une plate  et marquée jakin,  et pour l’autre un fut de colonne brisée sur  laquelle on lit encore boaz.  Puis la corde est prise dans ce binaire bien connu entre l’horizontale et la verticale et la descente à  trois commence,  éclairé en cela par trois torches du feu  sacré,  créé par le premier moyen connu de l’homme,  bois dur frotté sur  bois tendre.  C’est  donc  au feu vital et originel  qu’il  nous  faut retourner  puiser  les forces nécessaires surtout quand  on  doit entreprendre une nouvelle spirale d’Evolution.

Au  milieu de la porte de bronze,  le mage porteur du  bijou voit  à  la lueur de sa torche un motif  composé  d’une  couronne royale  entourée de 22 ( 11x2 ) points disposés en cercle.  Il  médite  un moment et dit : " Malkut "  et la porte s’ouvrit.

Ici  est  l'Entrée  du royaume semble dire  cette  porte  de bronze.  Derrière  cette  porte s’amorce un  escalier  descendant.  Après trois marches,  un palier triangulaire sur la gauche. Après ce palier,  cinq marches et un nouveau palier.  Puis un  escalier descendant  de  sept marches et enfin un nouvel escalier  de neuf marches cette fois pour arriver devant une autre porte de bronze, que  le Mage cette fois ci se fait ouvrir par "  Iesod " ,  car  le déssin figurant sur la porte est une pierre d’angle entourée elle  aussi d’un  cercle de 22 points.....

Cette   pierre  d’angle  est   bien  la  représentation   de l’indispensable force de cohésion qui signifie Iesod et les 3, 5, 7, et  9 marches descendues montrent, je le pense, le processus de  concentration  des forces nécessaires  à  l’Etablissement  de la Cohésion.

La porte s’ouvre sur une grande salle circulaire voûtée, divisée  en neuf tranches par des nervures qui se  rejoignent  au sommet ( j’imagine une orange à 9 tranches coupées de travers )

A  l’une  de ces nervures de séparation,  le chef  des  Mages découvrent une nouvelle porte qui s’ouvre sur une nouvelle  salle et  ainsi  de suite jusqu'à une neuvième salle.  Cette  porte  est ainsi ornée d’une figure symbolique toujours entouré d’un  cercle de 22 points.  Ils voient successivement un soleil rayonnant, une courbe molle et gracieuse,  un oeil,  un rouleau de la loi,  et pour finir une couronne royale.

Après l’enseignement dicté au début de la rituelie par le  Chev :.  Introd :.  ,  des rapprochements s’imposent d’autant que les  Mots employés sont les mêmes :  Nessah,  Tipheret, Keshed, Din, Binah, Chokmah et kether.

L’histoire  des mages est le résumé du  chemin  séphirotique qui va de malkout à ...En-soph (peut être un autre sujet à traiter)    

Reste  cette  neuvième  voûte  qu’il  nous  faut  maintenant détailler  dans  toute  sa  lumière  éblouissante.

Hauts  de  onze coudées,  trois lampadaires  de  trois branches  portant  chacune trois lampes forment cette  lumière : soit  vingt  sept ans accomplis que  nous  connaissons  déjà, mes FF:. .  Le Rituel  nous dit qu’elles ont survécu à l'écroulement  du  Temple extérieur,   le   démantèlement  de  Jérusalem  ainsi   qu’à   la destruction du royaume de Juda...

ceci pour nous signifier,  peut être,  que les  vérités spirituelles sont indestructibles,  que les facultés  supérieures de  l' être   ne  peuvent  être  altérées  quelque   soient   les circonstances que cet être doit supporter.

C’est l’image de la Liberté Intérieure qui survit envers  et contre toute attaque extérieure... et qui ne peut être découverte qu’après  un  cheminement  de  la Pensée  sur  les  divers  plans représentés par l’arbre séphirotique.

Voilà pourquoi peut être " les pèlerins éteignirent leurs  torches dont  ils  n’avaient  plus besoin  " ...  comment  expliquer  plus clairement  la maturité d’esprit acquise par celui qui  persévère et  qui n’a plus besoin d’aide extérieure pour voir clair en  lui même ;  mais  où sont donc nos pèlerins ?  ..  sans doute dans  le Royaume du Couronné, cet inaccessible En Soph qui fait s’incliner nos trois mages tout en rectifiant leur tenue.

Alors  mes FF :.  pour quoi y faire,  et c’est là qu’il  nous faut être géomètre pour découvrir à l’aide des nombres le  secret de cette initiation.

3  lampadaires  de  3 branches  sur  chacunes  desquelles  3 lumières soit 3 groupes de 3 soit encore 3 puissance 3.

A la base du triangle,  une pierre cubique de 2 coudées  de cotés soit encore le binaire à la troisième puissance.

Sur la face de droite, les nombres 27-48-343-729-1334-2197 :

27 est le cube de 3,  343 le cube de 7, 729 le cube de 9, 2197 le cube de 13, 1334 est à 3 près le cube de 11, seul 48 n’est que 12 fois 4,  ou 6 fois 8, ou encore 2 fois 24...cela veut il dire que tout  doit  être porté à la 3 éme puissance  dans  ce  grade,  ne s’agissant plus du plan physique,  non plus du plan nerveux, mais du  plan  mental sur lequel se prépare pour aller  toujours  plus loin la prise de conscience de la divinité de la nature humaine.

Sur la face de gauche,  le triangle,  le carré, l'étoile à 5 branches, le cube.

Sur la 4éme face,  l'acacia symbolique...  et enfin sur  le dessus  et  sur  une pierre d’agate le  nom  d’Adonai,  écrit  en lettres d’or.

En  ce  qui  concerne les outils,  les  figures  géométriques  et l’acacia,  leur  présence sur une pierre de marbre blanc  en  or, nous  montre  que c’est en s’intégrant petit à petit  aux  divers symboles  initiatiques que l’adepte devient lui même,  ou  pardon mes FF :. , que son esprit devient le matériau de grande pureté et de  solidité  avec  lequel  se formera  le  temple  divin  où  la connaissance  ne  peut s’inscrire qu’en or sur  la  blancheur  du marbre.

Mais  encore une fois,  mes FF :.,  ce 13éme degré  est  bien comme  semble le montrer le nb 11 que ce Deg :.  est bien  le  1er d’un nouvel élan spiral que nous avons choisi de tenter prendre.

Le  voile  commence un peu à se soulever,  car à la  11  éme porte,  deux  des  trois  mages,  après avoir  épelé  le  mot  de l'Ineffable, inscrit sur la pierre d'Agathe elle même posé sur la pierre cubique, veulent à tout prix ouvrir cette 11eme porte sans même non plus écouter les conseils du plus Ancien.

Une  folie  semble  s’emparer  d’eux,   comme  les 3 mauvais compagnons avaient tenter d’arracher à Hiram, le secret des MM :., les  2 mages,  imprudents et sans même voir le vase brisé sur  la porte,  commence  à  douter de leur Maître (  le  3éme  mag :.  ), commence  à  redouter qu’il n’ait accès à un secret  encore  plus grand,  et  se  mettent  à épeler tous les  mots  qu’ils  avaient entendu de la bouche de leur Mait :.  ( sans résultat ), puis bien d’autres  qui  pouvaient leur passer par la tête jusqu’à  ce  que l’un  d’entre  eux  prononça sans le vouloir le  mot  Infini : En-Soph.

Ce  mot prononcé,  la porte s’ouvre avec  violence,  un  vent furieux les renverse sur le sol, les lampes s’éteignent.  Le Mait :.  accouru se précipita sur la porte qui fut refermé avec l’aide  des 2 autres mages,  ...mais les lampes ne  se  rallumèrent point et les mages se trouvérent plonger dans les ténèbres...

Ainsi  nous est montré le risque terrible que représente  l’usage inconsidéré  des connaissances acquises avant le temps révolu  et l’obligation qui en découle du retour complet en arrière et  dans un  désarroi ténébreux préjudiciable à la vie  spirituelle  elle même et à son avenir.

C’est pourquoi je pense,  nos 3 mages refont en sens inverse le chemin parcouru, pleins d’angoisse, se tenant par la main pour raffermir leur courage dans la Fraternité.

Ils  remontent  les 9-7-5-3 marches qui les ramènent au  fond  du puits,  ils sont heureux de pouvoir, une fois de plus, contempler le ciel insondable dans un cercle formé par l’orifice du puits ;

Ils  regagnent  la terre ferme après  avoir  constaté  l’analogie existante  entre les divisions verticales du puits et les  voûtes parcourues,  se retrouvent dans les ruines du temple et remettent leur  ceinture..qui me semble être le lien qui les rattache à  la vie physique, et muets s’éloignent sur leurs chameaux.


Ainsi  s'achève la légende des 3 mages à la fin de  laquelle sont  sacrés  Chevaliers de la 9 éme Arche ceux qui ont  faits  2 fois le chemin de Malkut à En Soph et qui ont pu en revenir sains et  saufs,   munis  de  la  couronne  qui  elle,   ne  peut  plus disparaître. Le processus de l’Initiation est  irréversible,  comme  est irréversible  le  temps  qui s'écoule et qui ne  peut  plus  être vécu...  Nous devons nous souvenir que chacun possède les clés de son propre royaume et qu’il doit parvenir seul à sa propre  conception de la Sagesse Infinie.La  méthode est à retenir dans son fonds et dans  sa  forme, mais on ne doit pas peser sur le libre arbitre de chaque  adepte, lui  laisser le choix des étapes et des centres à  développer  et qui  créeront sa personnalité et surtout l’influence de celle  ci sur son Milieu.Comme toutes les initiations,  celle ci doit être vécue  mot par mot,  geste par geste, appliquée à la vie courante au maximum et  réfléchie dans le comportement de chaque jour,  car c’est  de Midi  à  Minuit  qu’il faut aller  vers les  neuf  voûtes  et  la couronne, depuis Malkut à En-Soph.

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23 mai 2022 1 23 /05 /mai /2022 06:48

Brahma est le premier membre de la Trimurti ou trinité indoues (Brahma, Shiva, Vishnou). En hindouisme Brahma est le dieu ou démiurge créateur.
En sanscrit pour dire le contraire d’un mot on utilise la lettre A. par exemple sat (vérité) est le contraire de asat (non vérité, ou mensonge), himsa (violence) devient ahimsa (non violence) etc.…
De même le côté opposé de Brahma est A-Brahma ou Abraham qui signifie l’obscurité ou l’ignorance.


C’est Moïse qui a inventé les noms comme Abraham ou Jacob ou Noé …
Les personnages mythiques de la Bible ne sont que des symboles. Ils n’ont jamais existé vraiment. Comme le petit Prince, inventé par Antoine de Saint Exupéry. Ou Alice aux pays des merveilles, inventée par Lewis Carroll. (Charles Lutwidge Dodgson).
L’histoire allégorique commence de cette façon : dans l’ancien testament, livre de la Genèse chapitre 28, on lit :
« Jacob quitta Beer-Sheva, et s'en alla vers Haran. Il arriva en ce lieu et y resta pour la nuit car le soleil s'était couché. Prenant une des pierres de l'endroit, il la mit sous sa tête et s'allongea pour dormir. Et il rêva qu'il y avait une échelle reposant sur la terre dont l'autre extrémité atteignait le ciel ; et il aperçut les anges de Dieu qui la montaient et la descendaient!

 

Et il vit Dieu qui se trouvait en haut et qui lui disait : « Je suis Dieu, le Dieu d’Abraham et le Dieu d’Isaac ton père ; la terre sur laquelle tu reposes, je la donnerai à toi et à tes descendants ; et tes descendants seront comme la poussière de la terre, et ils s’établiront vers l’ouest et vers l’est, vers le nord et vers le sud ; et par toi et tes descendants, toutes les familles sur la terre seront bénies. Vois, je suis avec toi et te protègerai où que tu ailles, et je te ramènerai à cette terre ; car je ne te laisserai pas tant que je n'aurai pas accompli tout ce dont je viens de te parler. » Jacob se réveilla alors de son sommeil et dit : « Sûrement Dieu est présent ici et je ne le sais pas. » Il était effrayé et dit : « Il n’y a rien que la maison de Dieu et ceci est la porte du ciel. » »
 

Il est clair que ce récit ne doit pas être pris littéralement. Dans la tête de l’inventeur de cette fable (c’est-à-dire Moïse) le monde était dual. Ici le monde terrestre dont les habitants sont des humains et ailleurs, le monde divin dont les habitants sont des anges. Apparemment pour lui, chaque monde était régit par des lois spécifiques. Mais de nos jours, pour nous, « les humains modernes », il n’y a qu’un seul monde et des lois universelles uniques. Tous le monde est soumis à ces lois, même les dieux anthropomorphes. Le lien entre les habitants de ce monde n’est pas des anges qui montent et descendent sur une échelle, mais des réseaux d’internet.

 

L’échelle de Jacob souvent connue sous l’appellation « songe de Jacob » est donc un symbole de la dualité. C’est le lien physique entre la terre et le ciel, entre la matière et l’esprit. Comme la prière est le lien verbal entre la terre et le ciel, tout comme la méditation est le lien mental entre la terre et le ciel. Ainsi que l’âme est le lien spirituel entre la matière et l’esprit.
Le symbolisme de l’échelle existait depuis l’antiquité. Quelques fois on l’appelle l’escalier, ou des étapes ou des barreaux ; quelque fois une succession des portails ou des salles. Les Francs-Maçons l’appellent simplement des degrés. Quel que soit son nom, elle signifie le passage de l’obscurité vers la lumière ; du matérialisme vers le spiritualisme ; de l’ignorance vers la sagesse.

 

A mesure qu’un homme grandit, l’échelle diminue et quant il réalise l’unité, l’échelle disparaît. A mesure qu’un homme grandit, il devient indépendant des prières ou même de la méditation. Son âme individuelle se fonde dans l’âme collective. Jacob voit une échelle dont la base repose sur la terre et le sommet touche le ciel. Au sommet de cette échelle se trouve un Dieu fictif qui lui fait des promesses peu crédibles. C’est la première rencontre de Jacob avec Dieu. Jacob, petit fils de A-Brahma, invite l’homme à chercher Dieu à l’extérieur de lui-même, ce qu’on ne devrait pas faire. L’homme doit devenir indépendant et essayer de se réaliser avec ses propres efforts et ses propres moyens. Son salut ne doit pas dépendre des poubelles théologiques, qui pendant des millénaires étaient, sont et seront la cause des misères planétaire.

Là, Dieu lui promet de lui donner en héritage la terre sur laquelle il est couché et une postérité aussi nombreuse que la poussière de la terre. Ce qu’il n’a pas fait. À son réveil Jacob a peur et il pense naïvement que le lieu où il se trouve c’est la maison de Dieu. Il ne réalise pas qu’il est lui-même la maison de Dieu, car Dieu veut habiter dans le coeur des hommes. « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? » Apocalypse 21,3. 1Co 3:16
La notion d’échelle est très confortable pour les opportunistes qui se nomment des prophètes ou des prêtres, et qui jouent le rôle de médiateur entre l’homme (la terre) et Dieu (le ciel), pour garder bien en main les moutons et les manipuler et vivre sans souci de leurs dons.
En orient les anges sont considérés comme inférieurs de l’homme. Or sur l’échelle on ne voit que les anges monter ou descendre. Par conséquent c’est l’exemple à ne pas suivre.

 

Jacob, admettons qu’il ait réellement existé, dans l’état mental où il se trouvait (peur, fatigue, éventuellement alcool et surtout dans le désert qui favorise l’hallucination), avait confondu les rayons du soleil, réfléchis par la lune, avec une échelle. Ça arrive souvent dans le désert qu’on voit des mirages. Surtout à cette époque où la consommation d’alcool n’était pas prohibée ! Les Anges, ayant des ailes, n’ont pas besoin d’une échelle pour se déplacer ! La notion d’échelle mène à des erreurs, car la plupart des gens pensent qu’ils devraient s’élever vers le ciel. Pourtant l’homme se trouve déjà au ciel ; la seule chose qu’il doit faire c’est de comprendre cela. « On ne peut pas aller là où on se trouve déjà. Il n’y a nulle part où aller ». It ne faudrait surtout pas « quitter le ciel afin d’arriver au ciel, en passant par l’enfer ! » Peut-être faut-il remplacer le mot échelle par le mot pont, plus adéquat.

On trouve de nombreuses échelles dans les systèmes mystiques ; certaines sont même antérieures à Jakob ou son grand-père. Par exemple l’échelle brahmanique, qui symbolise les sept mondes ou sapta loka. L’échelle de Mithra de sept étapes qui symbolise les sept ciels ; au-dessus de l’échelle se situe le soleil, le symbole visible de la divinité.
L’échelle cabalistique, les échelles rosicrucienne, scandinave, Borsippa, etc.
Dans les religions exotériques, l’échelle est considérée comme un symbole de progression intellectuelle, ou même « spirituelle ».
Le nombre des étapes est variable dans les théologies différentes et chaque religion fait une interprétation arbitraire de ce chiffre, prétendu mystique. Le chiffre 7 est le plus représenté, probablement à cause de ses caractères universellement reconnus.

Dans l’ancienne religion persane, le Mithraïsme, bien antérieur à Moïse, l’échelle de Mithra ou l’échelle de perfection avait 7 cercles, appelés portails. Ils étaient en fait les portails des cavernes sombres, représentation du monde. Le néophyte devait passer à travers ces cavernes et gravir les échelons, c’est-à-dire que symboliquement l’âme devrait s’approcher à la perfection. Au-dessus de l’échelle était le soleil, la représentation symbolique de la Vérité. En Inde les 7 étapes de l’échelle correspondent aux 7 chakras, situés dans le corps éthérique. En astrologie, les 7 barreaux de l’échelle correspondent aux 7 planètes. Moïse avait adapté cette histoire et avait remplacé les noms d’origines étrangères par Jacob, sans mentionner ses sources. D’ailleurs il a oubliés les sept étapes. Au-dessus de l’échelle, il remplace le soleil, par un dieu jaloux et cruel nommé Jéhovah. 1500 ans après lui, Jéhovah démissionne et les Chrétiens le remplacent par Jésus. C’est le paroxysme de l’idolâtrie.


Les Frans-Maçons adaptent le nom de l’échelle de Jacob de l’Ancien Testament, mais gardent quand même les 7 étapes des anciennes religions avec leurs interprétations. Quoi qu’il en soit, en Franc-maçonnerie, quel que soit son origine, « l’échelle de Jacob » représente la connexion entre le monde physique et le monde métaphysique. Les deux barres verticales symbolisent le développement spirituel, les barreaux horizontaux le développement matériel. Les barres verticales et horizontales sont interdépendantes mutuellement. On ne peut pas s’imaginer une échelle avec les deux barres verticales mais sans les barreaux horizontaux et vice versa. Le développement humain est donc le résultat simultané du progrès matériel et spirituel. La Kabbale est l'une des plus ancienne tradition sacrée.
Elle aurait été transmise à Adam, le premier homme, par l'Ange RAZIEL.
On dit aussi, qu'elle est une partie des Lois reçues par Moïse, celle transmise par voie orale.

La Tradition kabbalistique est issue des enseignements des hautes écoles initiatiques atlantéennes, repris par la Tradition égyptienne puis hébraïques. Elle consiste en l'étude du sens caché de la Torah, composée des 5 premiers livres de la Bible. Cette étude est basée sur diverses techniques de décryptage et de permutation des lettres, qui laissent apparaître de nouveaux sens et de nouveaux contenus. Il est dit que tous les événements de l'histoire passée et future y sont mentionnés et que chacun de nous y figure. C'est ainsi qu'en étudiant un passage particulier de l'EXODE, les anciens kabbalistes y découvrirent le nom des 72 anges-génies des hiérarchies célestes. En effet, selon la tradition kabbalistique le nom de Dieu est composé de 72 lettres . Il est tiré du texte mystique - appelé Schemamphorash - de l'Exode, chapitre 14 versets 19, 20 et 21 dont chacun est composé de 72 lettres dans le texte hébraïque originel. C'est ce nom ineffable de Dieu que murmurait le grand prêtre au milieu des cris de la foule. Il fut remplacé plus tard par le Tétragramme sacré, YHWH, que les Kabbalistes prononcent en les épelant l'une après l'autre: Yod, Hé, Waw, Hé. C'est aussi par extraction et transposition des trois versets du Schemamphorash que les Kabbalistes tirent les noms des 72 génies - ou anges - de la Kabbale qu'ils appellent le "nom divin expliqué" ou 72 "souffles divins".
 

Certes, le nombre réel d'entités angéliques est bien supérieur à ce nombre limité. Leur nombre est en fait infini. Mais chacun de ces 72 génies de la Kabbale représente sans doute une énergie "pilote", à la tête d'une myriades d'entités qui lui sont subordonnées.
On peut aussi considérer qu'ils constituent 72 niveaux vibratoires, 72 marches vers Dieu (l'échelle de Jacob); 72 manifestations divines ou états de la Conscience supérieure qui peuvent s'exprimer et se refléter en chacun de nous. La mise en conscience, la mise en lumière de chacune de ces énergies représente un cheminement vers la découverte de notre Essence; un chemin vers la réintégration du divin en soi : La Voie des Anges vers Dieu.
(Voir: Symbolisme du nombre 72)
Ces 72 manifestations divines furent classées en 10 Ordres hiérarchiques:
1 - Les HAYOTH HA QODESH (Les Etres saints)
6 - Les MALACHIM (Les Envoyés)
2 - Les OFANIM (Les Roues qui Tournent)
7 - Les ELOHIM-MALKHI (Les Messagers)
3 - Les ERELIM (Les Vaillants)
8 - Les BENI ELOHIM (Les Fils d'Helohim)
4 - Les HASHMALIM (Les Foudres)
9 - Les KEROUBIM (Les Semblables à des Enfants)
5 - Les SERAFIM (Les Brûlants)
10 - Les ISHIM (Les Hommes Surnaturels)
Repris par la Tradition chrétienne, ils deviendront plus tard les Neufs Choeurs Angéliques que nous connaissons aujourd'hui.
Symbolisme du nb 72 Représente le nombre de la terre.
Selon R. Allendy, c'est "la différenciation, 2, dans les séries cosmiques, 70, produisant l'extrême multiplicité des aspects, d'ailleurs solidaires entre eux - 7 + 2 = 9". Il exprimerait aussi la solidarité dans la multiplicité - 8 x 9 - montrant l'harmonie et la réciprocité dans les relations universelles des choses. Références : Les 72 disciples envoyés par Jésus. (Lc 10,1)

 

Les 70 anciens accompagnant Moïse qui reçurent l'effusion de l'esprit, plus les 2 absents qui étaient restés au camp, Eldad et Médad. (Nb 11,25-26)
Les 72 races issues de Noé. Elles sont énumérées au chapitre 10 de la Genèse. Il y a quinze descendants par Japhet, trente par Cham, vingt-sept par Sem. La liste est arbitraire puisque les descendants de Pélég ne sont pas pris en compte, et que les pères sont comptabilisés en même temps que leurs fils. Les 72 langues confondues à la Tour de Babel.
Selon la Règle de l'Ordre du Saint-Sauveur, donnée par le Christ à Sainte Brigitte de Suède qui vécue de 1303 à 1373, le nombre des membres du couvent ne devait pas dépasser 72: il devait y avoir au plus soixante soeurs et pas d'avantage, accompagnées de quatre diacres et huit laïcs.
la Règle de Vie des Templiers rédigée par Saint Bernard en 1128 avait... 72 articles! Dans plusieurs révélations mystiques, il est souvent question des douze Apôtres et des 72 Disciples des derniers temps, qui enseigneront, prêcheront et guériront et ce, dans toutes les parties du monde sur tous les continents.

 

La répartition actuelle de l'Apocalypse est de 22 chapitres, adoptés depuis le XIIIe siècle. Mais tel ne fut pas toujours le cas. La plus ancienne division connue du texte est celle du commentateur grec André de Césarée - VIe siècle - en 72 chapitres. Quoique faite avec assez d'exactitude, cette structuration pourrait facilement se réduire à 70, en mettant dans le même chapitre, les numéros 60, 61 et 62 qui constituent un tout, le Règne millénaire. André avait voulu de plus grouper ces 72 chapitres trois par trois, de façon à trouver 24 sections, correspondant aux 24 vieillards. Ces 24 sections étaient tout à fait arbitraires, et divisaient les textes à contre temps. Mentionnons au passage que le Codex Amiatinus et le Codex Fuldensis partagent le livre de l'Apocalypse en 25 chapitres, et que certains manuscrits latins en trouvent de 22 à 48.
Les 72 vieillards de la synagogue, selon le Zohar.

 

Selon les visions d'Anne-Cathérine Emmerich, après sa tentation au désert, Jésus est servi par 12 anges supérieurs et 72 anges de moindre rang.
Le Prophète Mahomet suggère de commencer et de terminer les repas par du sel car c'est un remède dit-il contre les 72 maladies.
Dans l'évangile selon Philippe et dans l'évangile de l'enfance de Jésus, on raconte qu'un jour, alors qu'il était jeune, Jésus entra dans la teinturerie de Levi. Il prit 72 couleurs et les jeta dans le chaudron. Alors Lévi se mit en colère, mais Jésus "les retira toutes blanches et dit: "C'est ainsi en effet que le Fils de l'Homme est venu comme teinturier'".
Durée de la gestation de Laotseu.
Durée des saisons selon Tchouangtseu.
Les 72 disciples de Confucius.
C'est le nombre des Immortels taoïtes.
Les 72 compagnons d'apothéose de Houang-ti.
Dans «Le concept de notre Grande Puissance» (texte apocryphe des manuscrits de Nag Hammadi), il est écrit que Noé prêcha dans 72 langues différentes. La célèbre Stûpa de Java datant du 9e siècle, nommée Borobudur, est une représentation de la voie de l'Illumination sous forme de Mandala. Ce stûpa est constitué de cinq terrasses en carré, formant des paliers, surmontées de trois plates-formes rondes, couronnées par un dernier stûpa. Les parois des terrasses sont ornées de bas-reliefs et de statues des bouddhas, tandis que les plates-formes rondes s'agrémentent de 72 stûpa au total.

Selon le Zohar, les degrés de l'échelle de Jacob étaient au nombre de 72. Le nom de Dieu est composé de 72 lettres selon la tradition kabbalistique. Il est tiré du texte mystique - appelé Schemamphorash - de l'Exode, chapitre 14 versets 19, 20 et 21 dont chacun est composé de 72 lettres dans le texte hébraïque originel. C'est ce nom ineffable de Dieu que murmurait le grand prêtre au milieu des cris de la foule. Il fut remplacé plus tard par le Tétragramme sacré, YHWH, que les Kabbalistes prononcent en les épelant l'une après l'autre: Yod, Hé, Waw, Hé. C'est aussi par extraction et transposition des trois versets du Schemamphorash que les Kabbalistes tirent les noms des 72 génies - ou anges - de la Kabbale qu'ils appellent le "nom divin expliqué".
Lenain mentionne les 72 intelligences présidant aux 72 termes zodiacaux d'après la Kabbale. Les 72 traducteurs Juifs - six de chaque tribu - que Ptolémée II, roi d'Égypte - 283-246 av. J.-C., demanda à Eléazar, grand prêtre de Jérusalem, de lui envoyer pour traduire en grecque les livres de Moïse, écrits en hébreu, pour sa bibliothèque à Alexandrie. C'est la plus ancienne version grecque de l'Ancien Testament écrit en hébreu. Elle est désignée sous le nom de Septante car selon une légende ces 72 traducteurs auraient produit séparément la même traduction sans se consulter et ce en 72 jours. Cette traduction est reconnue officiellement par l'Église au même titre que la Vulgate. Notons que selon d'autres sources, il serait plutôt question de 70 traducteurs, et non 72, d'où le terme de Septante.

 

Osiris fut enfermé dans un cercueil par 72 disciples et complices de Thyphon. Et l'astrologie chinoise de compter 36 étoiles bénéfiques et 72 étoiles maléfiques, leur somme constitue le chiffre sacré 108.
Les 72 instruments de bonnes oeuvres de Saint Benoit donnés dans sa règle sur l'art spirituel régissant l'existence monastique.
À l'âge de la puberté, le jeune Parsi recevait l'investiture du cordon sacré Kuçti formé de 72 fils en symbole de la communauté mazdéenne.
L'axe de la terre se déplace d'un degré tous les 72 ans par rapport aux étoiles et à la voûte céleste.

 

Maspero mentionne une fable d'origine égyptienne où Mercure aurait, selon la légende, joué aux échecs avec la Lune et lui aurait gagné la 72e partie d'un jour. Or la 72ième partie d'un jour, multipliée par 360 - nombre originel de jour dans une année - donne les 5 jours épagomènes qu'ajoutaient les Égyptiens et les Péruviens dans leur calendrier.
Depuis une haute antiquité, les Chinois divisent l'année en 24 parties de 15 jours appelées Tsié-Ki, et chaque Tsié-Ki, subdivisé en trois, produit 72 parties appelées Kéou.
Le prophète Nostradamus donne une date précise au 72e quatrain de la dixième centurie: Du ciel viendra un grand Roi d'effrayeur en juillet 1999.
La seconde guerre mondiale dura 72 mois, à partir du 1er septembre 1939 où l'Allemagne déclencha la guerre en envahissant la Pologne, jusqu'à la signature solennelle de l'acte de reddition du Japon, le 2 septembre 1945.
Le sentûr persan a 72 cordes, trois par note.
La durée de vie de l'ovule est de 72 heures.
La masse de la Lune est le 72e de celle de la Terre.
Le volume de Saturne est 72 fois celui de la Terre.
C'est le nombre moyen de pulsations cardiaques de l'homme par minute.
Pourcentage d'eau dont le corps humain est composé.
Gématrie
Le Tétragramme IEVE inscrit dans un triangle donne comme valeur numérique à chaque ligne 10, 15, 21 et 26, la somme donnant 72:
I
IE
IEV
IEVE                                                            J’ai dit

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19 mai 2022 4 19 /05 /mai /2022 08:30

Je n’ai pas la prétention de m’étendre sur une connaissance parfaite de la TORAH et d’essayer de vous expliquer l’arbre séphirotique. Je me suis attardé sur l’imprégnation ressentie de sa structure où les mots clés (attributs de Dieu) étapes des Séphirot sont suffisamment riches pour avoir éveillé en moi la Volonté Divine… car en fait, cet arbre de vie … c’est moi !

 

Je vais donc essayer de vous amener dans mon périple au seuil de la onzième porte.

Ma première difficulté aura été d’accéder à cette trappe, il m’a fallu fouiller parmi les nombreux gravats, cela même probablement générés lors de ma progression initiatique par les multiples rectifications de ma Pierre Brute.

  • Au onzième degré, j’étais devenu EMETH, cet homme vrai en toutes circonstances.
  • Au douzième degré, le Sublime Grand Maître nous rappela un des préceptes des sociétés initiatiques « après avoir été initié, on devient responsable de sa propre recherche et de sa réalisation spirituelle ».

Ce précepte acquiert une rigueur de plus en plus grande au fur et à mesure que l’on gravit l’échelle initiatique. Ainsi, c’est par le jeu de ’intelligence et de la compréhension que nous accédons à la Connaissance et à l’œuvre du GADLU. Néanmoins, c’est par analogie que nous construisons notre propre temple intérieur et un des premiers plans à mettre en œuvre est la connaissance de soi.

Bien voir, bien comprendre, bien agir. Voilà un triptyque indispensable.

 

Cet anneau au centre de cette pierre carrée, tel un ancrage de réminiscence éloignée, recouvrant ce puits circulaire me fait penser à cette relation étroite CIEL/TERRE, mais aussi, à la QUADRATURE du cercle dont on sait aujourd’hui l’impossibilité.

ORDO AB CHAO - DEUS MEUMQUE JUS

Est-ce un message de découragement ou est-ce une invitation à dépasser certains obstacles ?

Ce puits, symbole de la Connaissance, éclairé par le soleil à son zénith, vaste, profond, va révéler son secret dans la profondeur de l’obscurité. Ainsi, c’est dans son approfondissement le plus intime qu’il se dévoilera progressivement.

Progression et régression, volonté et hésitation, par des allers et retours sur cette verticalité, au centre de la Terre, au centre de nous.

Cet arbre de vie « SEPHIROTIQUE », apparait à ce treizième degré comme une aide à l’Homme dans sa quête de sa place dans l’Univers.

 

Qui est-il ? Où va-t-il ? Où est sa place ? Que va-t-il devenir ?

Approfondir encore et encore pour comprendre l’indicible, l’ineffable, ce qui dépasse de l’entendement humain, de la compréhension humaine. Ce treizième degré me fait prendre conscience que… je suis ce que je suis, livré à moi-même, face à ma volonté d’avancer, de comprendre. Je suis l’essence de ce que je suis, aussi bien le puits, le lieu, l’arbre, l’innommable,  l’incommunicable.

 

Je suis le mystère le plus profond dont le NOM ne peut, ni

ne doit être prononcé, car s’il l’était, il n’y aurait plus de mystère. C’est en moi qu’est le lieu du secret, mon Saint des Saints.

La maçonnerie nous donne l’arbre séphirotique comme le moyen d’accès, comme « fil rouge » pour relier le monde d’en haut au monde d’en bas… de KETHER à MALKHOUT et de MALKHOUT à KETHER… de suprême VOLONTE à ROYAUME et de ROYAUME à COURONNE… finalité de l’ART ROYAL.

 

De KETHER, point d’entrée par lequel la CREATION se manifeste dans le monde par un souffle permanent d’existence, va déverser la Lumière de l’infini en cascade sur les autres Sephirot, jusqu’à atteindre le ROYAUME terrestre en MALKHOUT.

Ainsi, cette manifestation du MACROCOSME va s’organiser par les trois branches de l’ARBRE sur le MICROCOSME que nous sommes et se déploie en RIGUEUR / MISERICORDE aux extrémités et en EQUILIBRE et HARMONIE en son centre. Ce chemin, à l’intérieur de nous-même, pour retrouver nos origines en zigzagant rappelle que rien n’est facile, pourtant il faut savoir affronter nos peurs dans cette obscurité des profondeurs de l’inconnu. Il est nécessaire de surmonter toute forme de peur pour accéder à la Connaissance fondamentale du principe qui est au plus profond de soi.

 

Me voilà arrivé dans cette neuvième voûte, sa forme circulaire symbolise la perfection dont le cercle est le symbole, 9 est le nombre CELESTE, dernier de la série UNITAIRE des nombres, étant à la fois une fin et un recommencement. Rassuré par la lumière douce et intense, profitant d’un ressenti de beauté architecturale. La conception humaine enfin retrouvée. Sa seule vision me redonne du tonus, je peux éteindre mes lumières (les torches), mon cycle est terminé, la TETRACKTYS, chère à PYTHAGORE est accomplie après avoir franchi cette dixième porte. Je suis dans le Saint des Saints avec le TETAGRAMME, au cœur de moi-même, la Parole est retrouvée et je m’aperçois que ce sont les mêmes lettres que la Parole des Maîtres. Un si grand parcours pour me rendre compte qu’elle était toute proche de moi depuis mon élévation.

 

 

Oui ! Mais l’homme, l’éternel insatisfait découvre cette onzième porte. De mes

TERNAIRES qui sont en moi Solidarité - Fraternité – Bienfaisance - pour tout ce qu’ils représentent de bon, subsiste toujours cet autre TERNAIRE Ambition / Fanatisme / Ignorance, caché au plus profond, guettant la moindre faiblesse de l’être, épiant faits et gestes pour tenter de réapparaître. La maîtrise totale de notre Ego est le point clé de notre quête. « Rappelons-nous, on n’est pas initié… on s’initie soi-même. ». Notre volonté doit toujours être notre force principale pour continuer d’avancer.

La notion de transgression intervient, là ! devant cette onzième porte. Notre envie de progresser au-delà de nos propres connaissances est souvent en nous, sous forme de précipitation, plutôt que par réflexions et analyses intimes et sincères. Je pense au principe de « PETER », nous rappelant l’utilité de se juger sans concession, en se regardant dans notre miroir. Je pense à PYTHAGORE

 

  • 10 pourtant était ramené à l’Unité, la fin d’un cycle.
  • 11 paraît être le recommencement d’un autre…

Ai-je le droit après les recommandations du meilleur de moi-même… ?

Ai-je une connaissance suffisante ?

  • 11 représente la démesure de l’Homme dans ses excès, source de désordre, de conflits, de chaos, une sorte de lutte intérieure, sous forme de rébellion.

Dois-je être l’homme sage et me contenter de la fin d’un cycle, ou dois-je encore dépasser ma peur et transgresser l’ordre de la partie la plus sage de mon être ?

M’a-t-elle amené aussi loin pour rester sur un acquis ? ou elle-même n’est-elle pas le complément indirect de ma transgression ?

3 compagnons ont déjà été dans la précipitation à tout prix, jusqu’à franchir la limite de l’inconcevable, devenir meurtriers.

Nos allers et venues sur cette verticalité dont le départ était le Cabinet de Réflexion (dont V.I.T.R.I.O.L. réapparait aujourd’hui) au travers de l’AXI-MUNDI, nous ont permis bien des liaisons entre le plan matériel et spirituel. Une alchimie d’état de conscience et d’inconscience permettant à l’Esprit de s’approcher du Divin.

 

Ai-je fini mon parcours ?

Plus fort que la tempérance, plus fort que la sagesse, j’ouvre cette porte où le chaos intervient instantanément. De l’ombre à la lumière, me voici redevenu obscurité… moi, enfant de la Lumière, un comble.

Les rituels maçonniques mettent en scène cette idée de transgression pour nous amener à mieux se connaître, à s’affranchir de nos limites « VISIBLES » pour arriver à concilier humanité et spiritualité. Ainsi, ils nous permettent de mettre de l’ORDRE dans ce CHAOS intérieur que nous recherchons, forme de plénitude.

En ouvrant cette porte, nous découvrons l’existence de l’EIN-SOF, l’infini, le monde sans fin, ses effets immédiats révélant la présence immuable de l’ « Energie Invisible », seule source de ce fameux CHAOS PRIMORDIAL ORIGINEL, jusqu’alors LOGOS.

 

Transgresser, permet de continuer à mieux se connaître, à poursuivre notre

initiation, à se mettre à la limite du physique et du métaphysique (dans le sens de au-delà), limite du monde manifesté, du monde fini, du monde créé et entrer dans un monde infini, incréé. C’est dépasser notre connaissance pour entrer dans l’ignorance, passage obligé pour aller au-delà, au-devant de la CONNAISSANCE ; c’est sortir de son état de confort et affronter l’inconfort du temple de l’inconnu.

C’est comme une nouvelle mort que nous vivons, la lumière de nos torches était notre propre connaissance, la lumière surnaturelle celle du Centre de l’idée, avec l’EIN-SOF, nous franchissons violemment le seuil de l’illimité, plongés dans l’obscurité de la mort.

Ainsi la découverte de l’EIN-SOF passe par l’anéantissement de l’être car elle est la lumière de l’infini. L’Unité de la connaissance humaine confrontée à la Connaissance du principe premier, celle de la VERITE.

Maître Secret, j’avais ma clé d’ivoire, elle m’a permis d’ouvrir quelques portes, quelques réflexions, l’ouverture est effectuée… le but est atteint.

Notre résurrection est la découverte de la voûte étoilée, il est minuit, le cercle découpé dans le ciel est devenu SPHERE, la Pierre carrée, CUBE, notre futur vers la transcendance est plus que jamais notre chemin.

 

Tout cela par une communion d’échanges entre l’homme et le Divin dans son trajet SEPHIROTIQUE… Notre âme par ce parcours chaotique est venue rejoindre l’Esprit Divin.

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12 mai 2022 4 12 /05 /mai /2022 06:27

Vous êtes entrés en Maçonnerie mi-nus, mi-vêtus, par contre masqués, tels Zorro, mais dénués de ruse, le coeur réceptif à une nouvelle vie et à une lumière plus pure ; à votre réception en Atelier de Perfection votre visage était sous un voile bien que vous disposiez de plus de lumière, bien que la corde autour de votre cou vous rappelât le travail qu’il restait encore à faire pour se libérer des pulsions et pensées négatives qui freinaient votre progression.


Aujourd'hui, vous êtes reçus symboliquement sous une voûte, symbole de la caverne et également de la matrice pour aller affronter une maïeutique (art d'accoucher) comme le dirait Socrate et dont la mère était sage-femme, car vous allez maintenant passer par une suite de naissances sur des plans de plus en plus subtils en suivant l'arbre formé par la succession des séphiroth ;

Et comme l'échelle de Jacob, cet arbre peut être suivi dans deux sens opposés, aujourd'hui, il s'agit de remonter vers la source créatrice de l'univers y vous l’avez compris de notre monde intérieur et donc du votre.
- Au onzième degré, vous étiez EMETH, cet homme vrai en toutes circonstances.
- Au douzième degré, le Sublime Grand Maître vous rappela un des préceptes des sociétés initiatiques « après avoir été initié, on devient responsable de sa propre recherche et de sa réalisation spirituelle ».

Ce précepte vous a permis d’acquerir une rigueur de plus en plus grande au fur et à mesure que vous gravissiez l’échelle initiatique car c’est par le jeu de ’intelligence et de la compréhension que nous accédons à la Connaissance et à l’oeuvre du GADLU. Néanmoins, c’est aussi par analogie que nous construisons notre propre temple intérieur et un des premiers plans à mettre en oeuvre est la connaissance de soi.
Bien voir, bien comprendre, bien agir … triptyque indispensable.

Des lors, l’anneau au centre de cette pierre carrée qui recouvre le puits circulaire, ancrage peut être d’une réminiscence lointaine, n’est alors que la relation étroite CIEL/TERRE, peut être aussi, QUADRATURE du cercle dont on sait aujourd’hui l’impossibilité. Ce puits, symbole de la Connaissance, éclairé par le soleil à son zénith, vaste, profond, va vous révéler son secret dans la profondeur de l’obscurité. Ainsi, c’est dans son approfondissement le plus intime que le voile se lèvera progressivement. Progression et Régression, Volonté et Hésitation, Allers / Retours sans cesse sur votre verticalité, au centre de vous.

Cet arbre de vie « SEPHIROTIQUE », est pour vous au treizième degré comme une aide dans votre quête et place dans l’Univers.
Qui êtes-vous ? Où allez-vous ? Qu’allez-vous devenir ?
Approfondir encore et encore pour comprendre l’indicible, l’ineffable, ce qui dépasse notre entendement humain, notre compréhension humaine. Ce treizième degré doit vous faire prendre conscience de ce que vous êtes, livré à vous- même, face à votre seule volonté d’avancer, de comprendre, car vous êtes ce que vous êtes, aussi bien le puits, le lieu, l’arbre, l’innommable, …… l’incommunicable.


Je suis …. Vous êtes le mystère le plus profond dont le NOM ne peut, ni ne doit être prononcé, car s’il l’était, il n’y aurait plus de mystère. C’est en vous qu’est le lieu du secret, mon Saint des Saints. La maçonnerie nous donne l’arbre séphirotique comme le moyen d’accès, comme « fil rouge » pour relier le monde d’en haut au monde d’en bas… de KETHER à MALKHOUT et de MALKHOUT à KETHER… de suprême VOLONTE à ROYAUME et de ROYAUME à COURONNE… finalité de l’ART ROYAL.
De KETHER, point d’entrée par lequel la CREATION se manifeste dans le monde via un souffle permanent d’existence, va déverser de l’Infini la Lumière vers les autres Sephirot, jusqu’à atteindre le ROYAUME terrestre en MALKHOUT. Ce chemin, à l’intérieur de vous-même aux fins de retrouver nos origines en zigzagant, nous rappelle que rien n’est facile, qu’il faut savoir affronter nos peurs dans cette obscurité des profondeurs de l’inconnu pour accéder à la Connaissance fondamentale du principe qui est au plus profond de soi.


La maîtrise totale de notre Ego vous l’avez sans doute compris est le point clé de notre quête. « Rappelons-nous, on n’est pas initié… on s’initie soi-même. ». Notre volonté doit toujours être notre force principale pour continuer d’avancer. Devez-vous être l’homme sage et vous contenter de la fin d’un cycle, ou devez vous encore dépasser votre peur et transgresser l’ordre de la partie la plus sage de votre être ?
Les rituels maçonniques mettent en scène cette idée de transgression pour nous … vous amener à mieux se connaître, à s’affranchir de vos limites « VISIBLES » pour arriver à vous faire concilier humanité et spiritualité. Ainsi, vous mettez de l’ORDRE dans ce CHAOS intérieur que nous recherchons et ayant ouvert cette porte vous avez découvert l’existence de l’EIN-SOF, EIN-SOFT-OR l’infini, le monde sans fin, révélant la présence immuable de l’ « Energie Invisible », seule source de ce fameux CHAOS PRIMORDIAL ORIGINEL, jusqu’alors LOGOS.


Maître Secret, j’avais ma clé d’ivoire, elle m’a permis d’ouvrir quelques portes, quelques réflexions, l’ouverture est effectuée… le but est atteint.
Votre résurrection est la découverte de la voûte étoilée, il est minuit, le cercle découpé dans le ciel est devenu SPHERE, la Pierre carrée, CUBE, votre futur vers la transcendance est plus que jamais votre chemin par la communion entre vous mes BA FF :. Gd Elu de la Voute Sacrée et le Divin
J’ai dit 

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6 mai 2022 5 06 /05 /mai /2022 06:39

 

Le degré de Secrétaire Intime correspond au chiffre 6, or le Sénaire est le nombre de l’initiation par l’épreuve. Cette épreuve est terrible, car du choix de l’initié dépendra la voie qui en résultera ; le bien ou le mal. De cette croisée des sentiers que parfois on aborde sans en mesurer l’importance, le nombre 6, bien connu des théurges, participe aux grands mystères. Et si l’on peut le maîtriser, il permet l’avancée vers la connaissance. Il est le troisième grade après le Maître Secret, le Maître Parfait dans le continum des initiations qu’il est indispensable de vivre et de ressentir. Certains vous diront parfois qu’il ne correspond à rien d’important et qu’il n’est pas nécessaire de s’y attarder. N’en croyez rien car les troisièmes éléments, dont la nature médiane sur d’autres plans ou d’autres systèmes, ont toujours eu pour principe de lier ou de permettre aux deux autres éléments auxquels ils sont associés de se maintenir en équilibre et en harmonie. Il en est de même en cette transmission que nous livre Memphis – Misraïm dans ce grade si mal connu.

Si les écrits sont rares et pauvres en détails, ils ne peuvent être le fruit du hasard ; ou alors est-ce le nom que prend l’invisible pour ce manifester ? Ainsi, il va falloir chercher au fond de soi, car tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas.

La relation qui le lie aux deux autres grades nous conduit tout naturellement vers l’égyptologie et vers la Kabbale.

Un auteur érudit et éclairé, Fabre d’Olivet, donne une correspondance hiéroglyphique de cette sixième lettre de l’alphabet hébraïque. Ce symbole induit une image du myste le plus profond et le plus inconcevable ; l’image du nœud qui réunit, du point qui sépare le néant de l’être. Il est donc le signe convertible universel ; le signe qui fait passer d’une nature à l’autre. Si l’on considère son élévation, le Vau pointé, il communique d’un côté avec le signe de la lumière ; alors que dans sa dégénérescence, ou inversion, il devient Aïn ; et là, le sens matériel et les ténèbres le caractérisent.

Dans la loi des comparaisons qui prévaut en particulier dans les transmissions, de ces correspondances et paraboles des anciennes écoles de mystère, il ne peut encore être une fois en être autrement.

Ainsi si l’on considère le mot sacré Iod, Hé, Vau, Hé et, si l’on considère le terme médian qui équilibre le binaire Iod (de valeur 10) et Hé (de valeur 5) ; il résulte qu e la réduction théosophique (10+5=15 = 6) nous conduit bien au 6. Il est bien le produit de l’opposition du Moi et du non-Moi. Il est le liant des antagonistes, le troisième élément de la trinité.

Ce caractère divin et son rang dans le septénaire contribuent à le faire participer à la constitution de l’essence Divine.

Et si l’on considère les cinq autres signes avec lesquels il constitue le sceau de Salomon, la théurgie s’exprime et le voile se lève pour un court instant sur le Saint des Saints ; non sans nous conduire à la légende de ce grade. Celle-ci se retrouvant aux versets 11, 12 et 13 du chapitre 9 du 1er Livre des Rois, narre les faits suivants.

L’assistant du Roi Salomon, Jhaoben ou Jaoben ou encore Jahoben (filius déi), craignant pour la vie de son régent, fait usage d’une curiosité légitime. Mais, surpris par Hiram qui interprète ce comportement comme suspect, menace de l’exécuter. Le doute levé grâce à l’intervention du chef des gardes, génère un éclairage totalement différent vis à vis de la nature de cette attitude de curiosité. Aussi, Salomon et Hiram décident conjointement de lui confier leur confiance et le nomment Secrétaire Intime. Cette légende est pour nous transmettre la difficulté que l’initié, à la croisée des chemins, va devoir combattre et, si par malheur il opte pour la mauvaise voie, il va entraîner la reconstruction dans le côté obscur de son temple intérieur. Il se perdra et la menace qui planera sur lui, proférée par Hiram, sera la sentence finale qui l’attendra.

Par contre s’il opte pour l’autre voie, les portes des grands mystères lui seront accessibles.

Le synthème qui lui est offert en réflexion porte sur les trois concepts que sont Alliance – Promesse – Intégrité. Ces relations bi-univoques de ces trois termes sont rappelées et imagées dans les trois lettres triangulées B.N.S.

Au travers de ces quelques éléments et réflexions, il est probable de pouvoir avancer que la clé de l’enseignement du 6ème degré réside donc dans la reconstruction du ternaire dans l’esprit du modèle ternaire originel.

         Le tétragramme ainsi constitué introduit les grades supérieurs et les lettres J.H.A.O., qui constituent le nom du Secrétaire zélé, sont des transpositions des lettres hébraïques Iod, Hé, Vau, Hé.

Il n’est point surprenant pour celui qui est ignorant de ces quelques développements et transpositions et de ce qu’ils introduisent les difficultés à mesurer l’importance de ce grade.


Le comportement du Maître Secret Intime devra donc être le plus proche possible du modèle ternaire associant la Fidélité – l’Abnégation et la Générosité.

De ce comportement actif auquel est associé le Rouge ; la couleur rouge qui rappelle le passage de l’œuvre au noir à l’étape suivante en Alchimie.

Les pistes sont posées et les portes entrouvertes et ainsi le cœur du nouvel initié va permettre de conduire la particule divine qu’est l’homme sur la voie de la connaissance.

         De la Kabbale à l’Alchimie il manque une particule du Livre de Thot, le Tarot. De ces lames majeures, si l’on considère la 6ème, elle nous révèle être celle de l’Amoureux. La boucle semble bouclée car cette dernière symbolise l’idée de Réunion au travers des Antagonismes et cela dans toutes leurs conséquences. Celui qui tire cette carte a le choix de devenir le Mage initié ou, l’imprudent foudroyé par la colère divine.

Du conflit qui l’anime, il va être confronté à l’opposition entre la conscience et les passions. Il lui faudra choisir tout en sachant que s’il est capable de résoudre ce dilemme dans l’amour, il sera indestructible. Dans le système des lois d’analogies, si l’on considère la trinité des 4, 5et 6, il est remarquable de constater que de l’équilibre que réalise chaque carte vis à vis des deux autres, il en résulte des sens divins. La Beauté résultant de l’équilibre entre la Volonté et l’Intelligence, la Charité produite par l’équilibre entre le Pouvoir et l’Autorité, il résulte dans le plan naturel l’équilibre de l’Âme Universelle et de la Vie Universelle (l’attraction universelle).

         Pour le clin d’œil que les égyptiens nous envoient par le hiéroglyphe correspondant au Vau, il en est un autre que l’astronomie nous livre dans sa relation entre le deuxième signe zodiacal (le Taureau) et la deuxième lettre simple de l’alphabet hébraïque (Vau).

Mais est-il encore nécessaire de rappeler le caractère Universel de la Lumière

         De cette vibration si particulière, il faut souligner que seul un changement d’état, changement radical, peut permettre le passage d’une couleur à une autre ; d’un niveau à un autre. Aussi, ce grade introduisant le Rouge fait et permet cette mutation et, démontre ainsi l’importance qu’il faut lui accorder et lui consacrer. De cette mutation où le récipiendaire s’étant substitué à Hiram – Habi devra, après une période de méditations sur les 4ème et 5ème grades, opérer complètement en remplaçant le troisième triangle manquant et, constituer ainsi le ternaire. C’est des trois mots sacrés symbolisant les processus relationnels ainsi recréés que jaillira l’essentiel.

         De ce synthème, au travers du travail que fournira et produira le néophyte, suivront les ouvertures vers les degrés supérieurs et cela en fonction des Sacrifices de ce dernier.

De ses Sacrifices, il pourra être rétabli dans la fonction dynamique du Ternaire et dans son retour, non plus au synthème, mais au symbole ; le retour au point central où tout est Un…

 

                                                                          

                                                                           

 

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27 avril 2022 3 27 /04 /avril /2022 06:37

 

Le rit :. du 4e deg :. porte bien peu cas à ce que l’on peut voir juste derrière le T :. F :. P :. M :. occupant la chaire de Salomon.

Tout juste si dans le préambule du rit :., au chapitre décoration du Temp :., le cartouche est décrit.

Il y est dit ceci :

 « Derrière le trône, à l’Orient, un grand cartouche circulaire, entouré d’un cercle jaune d’or. Sur le fond, jaune pâle, se détache, en rouge, le triangle sacré, portant en son centre l’Etoile flamboyante, en bleu. »

 

Mais si peu de renseignements nous sont fournis par le rituel, n’en déduisons pas trop rapidement que cette représentation symbolique de trois figures géométriques qui ont jalonné notre parcours maçonnique soit pour autant à négliger. Bien au contraire, je prétends qu’il représente justement notre parcours maçonnique à la recherche du Soi.

 

Trois figures :    l’Etoile à 5 branches,

       le Triangle,

       le Cercle ;

Trois couleurs : le jaune,

       le rouge

       et le bleu.

 

         Des trois figures géométriques découlent naturellement trois chiffres : l’unité, le ternaire et le quinaire.

Le cercle = l’immensité du pouvoir divin donc infini ; peut-être faut-il chercher l’unité dans le centre du cercle qui est aussi le centre du triangle et aussi le centre de l’étoile.

         C’est aussi un axe de réflexion me semble-t-il.

 

Les formes nous guident dans notre recherche du Verbe, but ultime de notre quête et tâche première du Maît :. Sec :. qui, au gré de ses voyages, traque la Vérité et la Parole perdue.

Nous sommes cette étoile à cinq branches dans laquelle le corps humain s’inscrit si bien.

Elle est symbole du microcosme, mais d’un microcosme sacré qui a déjà illuminé notre conscience et qui nous a permis de prendre le chemin de la recherche intérieure.

Elle est voilée au prem :. Deg :., flamboie au grade de Comp :. et passe de l’Orient à l’occident au grade de Maît :. .

 

Au grade de Maît :. Sec :.  elle est la représentation du Verbe incarné que nous portons au fond de nous. Cela nous invite à une introspection encore d’avantage comme sa couleur bleue nous l’indique.

 

Elle nous invite à l’illumination de la transcendance, à la recherche du Principe où tout est Un. C’est donc bien la voie qu’elle nous indique, le quinaire n’étant pas une fin en soi. Le chiffre cinq est d’ailleurs le symbole de l’équilibre, point médian des neufs premiers nombres.

 

Il est signe d’union, nombre nuptial comme disent les pythagoriciens. Il est la somme du premier nombre pair et du premier nombre impair et symbolise le mariage du principe céleste, le trois, et du principe terrestre, le deux.

 

Dans les tarots, le Pape, qui porte le nombre cinq, constitue une exception dans la continuité des arcanes majeures, en ce sens qu'il ne représente pas le consultant, dans une phase particulière de son évolution, ni une expérience à vivre, ni même une qualité à développer (comme le signifieront la Justice, la Force et Tempérance), mais il situe une rencontre nécessaire à la prise de conscience de l'existence du divin.

 

Il incarne, à ce titre, le Père, le Maître spirituel, le Guide intérieur, la conscience morale. Il ouvre le Tarot à une dimension religieuse.

La religion a donc une valeur sociale, économique et même politique ; mais ce que l'arcane V révèle, c'est la réalité du divin. Plus encore, il indique le moyen de s'allier ces forces qualifiées de cosmiques ou surnaturelles. L'appui est donné à celui qui le demande. Et, la demande repose sur une reconnaissance du principe supérieur.

 

Le divin apparaît ici dans sa dimension positive, bienveillante et généreuse. Il ne s'agit dès lors pas d'une conception religieuse punitive fondée sur la peur.

Le Pape invite à reconnaître le divin existant en toutes choses, de le découvrir en soi-même et chez l'autre et d'adopter une attitude confiante, ouverte et aimante. Sans aller plus avant dans une interprétation peut être hors de propos ici, il me semble important de remarquer la position de la main droite du Pape.

 

Elle est parfaitement conforme à la main de justice, l’auriculaire et l’annulaire repliés sur la paume de la main, le majeur et l’index dressés. Apposé sur les lèvres, il est le signe du silence du maître secret. Toute la signification de l'arcane réside en ce point, et plus spécifiquement, dans l'acte accompli.

Le Pape fait un geste de bénédiction, c'est-à-dire qu'il pardonne, accorde, accepte. L'effet de l’arcane ne pourra donc être que positif. Ce geste nous éclaire sur la signification divinatoire de l’arcane : il produit un augure favorable ; le cherchant peut compter sur l'aide, l'appui et la compréhension d'une autorité supérieure.

 

Le lien entre le terrestre et le céleste est ainsi renforcé, et les doigts posés sur les lèvres appellent à intérioriser la méditation, de passer de l’action à la contemplation, de la maîtrise de l’outil à la maîtrise du Verbe. C’est tout le symbole du pouvoir sacerdotal du Pape.

 

Lorsque la recherche intérieure et la maîtrise du Verbe nous ont permis de briser les limites de cette Etoile, nous nous retrouvons dans un second espace triangulaire et rouge. Un triangle équilatéral, symbole de la franc-maçonnerie tout entière.

 

Le triangle équilatéral symbolise la divinité, l’harmonie et la proportion. Toute génération se faisant par division, l’homme correspond à un triangle équilatéral coupé en deux c’est-à-dire à un triangle rectangle. Celui-ci, selon Platon dans le Timée, est aussi représentatif de la Terre.

Cette transformation du triangle équilatéral en triangle rectangle se traduit par une perte d’équilibre. Et nous sommes tous à la recherche de cet équilibre synonyme de paix intérieure. Mais cette remarque est également vraie pour un triangle isocèle. Nous y reviendrons plus tard.

 

Le triangle c’est le ternaire induisant immédiatement le concept de trinité. N’y voyons pas là une image uniquement chrétienne puisque bon nombre de religions, et de philosophies pour faire plus large, utilise cette symbolique. Je ne ferais que citer l’Inde, la Perse ou encore la chrétienté pour m’arrêter sur la religion égyptienne qui compte plusieurs trinités ;

citons la triade thébaine (Amon, Mout, Khonsou), la triade osirienne (Osiris, Isis, Horus) et enfin la triade memphite (Ptah, Sekhmet, Nefertoum).

 

Le triangle de notre cartouche est rouge. Comme l’est la couronne de l’impératrice de l’arcane III des tarots. Sa couronne lui garantit le pouvoir conféré par son titre et ses attributs (bouclier et sceptre). Sa forme triangulaire induit une élévation intellectuelle et se rapporte au ternaire dont l'Impératrice est le symbole.

 

Le rouge, présent en son centre, évoque la même énergie qui figure à l'autre extrémité du corps, les pieds. C'est pourquoi, l'impératrice est plus active qu'il n'y paraît, mais d'une activité que l'on peut qualifier de passive. Il y a, chez elle, une différence évidente et renforcée entre l'Etre et le Paraître.

C’est aussi un constat d’équilibre qu’il convient de faire. Même si Jules Boucher nous dit que le Delta Lumineux doit être un triangle isocèle au nombre d’or, se mariant parfaitement avec le pentagone et donc l’étoile flamboyante, je me pose la question de la nature de ce triangle inscrit dans le cercle de notre cartouche du 4e Deg :. .

 

Mais qu’il soit isocèle avec un angle de 108° à son sommet et deux angles de 36° aux angles de base, ou équilatéral comme bien souvent représenté derrière le Vén :. Mait :. aux 3 Prem :. Deg :. , il n’en symbolise pas moins l’équilibre.

 

Le triangle isocèle décrit plus haut est exactement le contraire du triangle sublime, mais a une base beaucoup plus stable, comme le temps qu’elle symbolise. Les ténèbres et la lumière complètent le triangle par ces deux côtés qui se rejoignent au sommet.

 

On a ainsi un tout qui représente la divinité avec une inscription parfaite de l’Et :. Flamb :.  qui porte en son centre, et donc aussi au centre du triangle, le G, lui aussi symbole de la divinité, de la connaissance de cette notion divine que nous portons en nous.

Le rouge est synonyme d’énergie, mais aussi d’accomplissement. Mais d’accomplissement matériel comme l’est la pierre menée à sa perfection, instrument pour atteindre l’or, le plus abouti des métaux.

 

Arrivé à ce stade, nous pouvons encore une fois briser les limites du triangle pour nous retrouver dans le cercle, jaune comme le décrit notre rituel. Jaune comme la couleur de l’or. Nous sommes dans le monde où tout est un. Un comme le symbolise le cercle.

 

Un comme l’Unité divine, le Un d’où tout est parti, le Un symbole du principe indivisible et transcendant.

Comme le dit le catéchisme du 4e Deg :. :

« Que signifie le cercle qui environne le triangle ? Il représente l’immensité du pouvoir de Dieu qui n’a ni commencement ni fin ».

 

Il semble pouvoir dire que la démarche qui nous a conduit de l’Etoile au cercle est une réintégration de l’âme du monde. Que l’or symbolise la lumière divine qui a été créée avant même les luminaires célestes.

Le Un est bien à l’origine de toutes démarches de reconquête de soi, comme le symbolise le Bateleur, arcane un du tarot. On retrouve ses pieds en équerre, base de toute démarche maçonnique. On a sur cette carte tous les éléments requis au développement de l’individu.

Tous comme le tout représenté par le cercle. Comme le tout contenu dans l’initiation maçonnique, mais tellement dense qu’il souvent plus d’un vie pour tout digérer.

 

Mais le chapeau du bateleur est en forme de lemniscate. Il évoque l'ouverture d'esprit du personnage. Je ne pense pas à une allusion précise au symbole utilisé à partir du XVIIe siècle pour figurer l'infini, mais à la forme du nœud pythagoricien qui constituait la coiffure des initiés.

C'est en effet à cette époque qui vit s'élaborer le Tarot, que la fin du Moyen Age redécouvrait la culture grecque, et notamment dans le nord de l'Italie. Le Bateleur peut tout faire, tout penser, tout vivre et tout expérimenter. Le vert le met en relation avec les forces de la nature et lui confère un mental pur, juste, sensible et réceptif, de l'ordre du ressenti animal et non de l'ordre de la pure abstraction intellectuelle comme le signifieraient le bleu, le jaune et le blanc.

 

Nous avons donc toutes les cartes en main pour réussir dans ce défi que nous impose le cartouche situé derrière Salomon. Nous devons bâtir dans ce cheminement qui nous porte du cinq vers le trois pour aboutir au un. Soit la modique somme de neuf, chiffre de l’Hermite.

L’Hermite, éducateur, chercheur, signifie méditation, dévouement, connaissance, solitude et patience. Plus qu’il ne marche, l’Hermite chemine. Son mouvement est lent, régulier et silencieux.

 

Il incarne l’homme en quête de vérité, à la recherche de sa véritable identité.

 

Son avancée traduit néanmoins un mouvement plus psychologique que physique. Ce n’est pas une lame d’état mais une lame de passage, comme l’Arcane XIII et le Mat. Le fait que l’Hermite apparaisse sous les traits d’un vieil homme indique la maturité psychologique nécessaire pour entreprendre une telle démarche. Il marque aussi la fin d’un cycle, la préparation à une renaissance.

 

Son orientation vers la gauche évoque la direction de l’évolution. Il ne s’agit pas d’un mouvement d’expansion, d’exploration de l’avenir ou de projection vers l’avant mais plutôt d’un retour sur soi, d’une pénétration de son passé ou d’une analyse du parcours accompli. La gauche représente l'introversion indispensable au travail mental.

 

En ce sens, l’Hermite s’apparente au méditant ou au chercheur. Toute progression ne peut qu’être intérieure et lente. Le temps est nécessaire et constitue un allié pour celui qui accepte de s’engager dans cette voie.

La couleur bleue domine, augmentant ainsi le degré de spiritualité de l’arcane. Le bleu isole.

 

A l’inverse du rouge et du jaune qui irradient leur énergie,

le bleu contient et retient la lumière.

 

Ainsi, l’Hermite, protégé par son manteau bleu, conserve son énergie pour éviter de la dépenser inutilement. Tout son corps est recouvert d’étoffe, masquant l’aspect physique du personnage et signifiant que l’Hermite s’adresse à l’esprit plus qu’au corps. Seule la pensée importe.

 

La lampe, qu’il porte à hauteur de visage, semble elle aussi ne pas avoir d’utilité réelle (puisqu’il fait jour) mais plutôt une signification symbolique. Il ne s’agit pas ici d’éclairer de réelles ténèbres mais de répondre aux questions existentielles que certains se posent et que d’autres ignorent.

 

L’Hermite cherche là où pour certains il n’y a rien à trouver et c’est ce que symbolise sa lanterne. Elle éclaire la lumière pour la rendre encore plus lumineuse. Elle clarifie des zones d’ombre invisibles aux yeux mais perceptibles par le cœur. C’est son propre chemin que l’Hermite éclaire pas celui d’autrui car il n’incarne pas le Guide mais le Chercheur, il n’est pas Maître mais Élève.

 

Il faut d’abord comprendre avant de vouloir donner aux autres.

 

 

 

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18 avril 2022 1 18 /04 /avril /2022 06:34

Selon la tradition, « Salomon fonda une grande école d’architecture dont les élèves se recrutèrent dans le monde entier. Ils y acquirent les principes qui devaient régénérer l’humanité. » Les élèves n’apprirent pas, ils acquirent ce qui n’est pas tout à fait la même chose !

La franc-maçonnerie est-elle une école ? Sans doute puisqu’un rituel nous le dit, mais une école au sens de cette définition :  « Ensemble des partisans d'une doctrine philosophique, littéraire, artistique, etc. ; le mouvement ainsi constitué : la doctrine elle-même. »

Loin, sans doute de ces « Grandes Écoles dont Giono disait : « On nous veut avec les stigmates des grandes écoles, je le veux avec les stigmates de la vie. Savoir s’il est agrégé en soleil, s’il a ses grades en désespoir. »

La franc-maçonnerie n’est pas un contenu définitif, figé, elle n’est pas spectacle, elle est travail ! Travail sur soi, réflexion sur le monde, application de la méthode qui « se refuse », précisément « à toute affirmation dogmatique » et qui ne saurait donc enseigner une vérité définitive.

La franc-maçonnerie est d’abord recherche, donc interrogation. Interroger, c'est enseigner ! Si la franc-maçonnerie est une école, elle est une école sans maîtres d’école !

En travaillant au REAA, nous établissons notre recherche sur un ésotérisme opératif de l’Être qui est l’objet de notre initiation, par rapport à l’exotérisme spéculatif de l’Être objet de philosophie. Le REAA n’est pas un endroit où l’on enseigne, il n’y a pas des professeurs et des étudiants, mais des Maîtres et des disciples qui sont avides de partager le savoir par le discernement, l’écoute, la pratique pour retrouver en eux ce qu’il ne soupçonnait pas.

Mais si ne nous attachons pas à une philosophie, nous partageons la même réflexion : ne pas se laisser prendre aux apparences qui peuvent être vaines et trompeuses, pour s’attacher au contraire à ce qui constitue la vérité profonde des évènements, au fond caché des choses.

Dans notre recherche nous devons élucider une certaine vision du monde qui n’est pas d’emblée acceptable et familière à nos contemporains, nous nous plaçons dans une démarche traditionnelle et ésotérique qui soyons en convaincus, mène à percevoir la texture du réel.

Tout processus initiatique est opératif et non spéculatif, une tradition doit être vécue, quand elle ne l’est plus, sa tradition d’être disparaît, elle devient une connaissance livresque tout juste propre à entretenir une érudition d’intellectuelle, satisfaisante pour la pensée, mais stérile pour la vie de l’individu.

Citons Mircéa Eliade « Le symbole, le mythe, le rite expriment, sur des plans différents et avec les moyens qui leurs sont propres, un système complexe d’affirmations cohérentes sur la réalité ultime des choses »

Nous sommes dans une démarche totalement différentes d’une démarche purement intellectuelle dans laquelle l’irrationnelle, l’imaginaire et le vécu du rite nous permettent un dévoilement initiatique que la raison «  rationaliste » ne peut nous offrir. Nous devons dépasser l’opposition « logos-mythos », comme le cite Plotin « il est nécessaire de posséder la maîtrise de l’irrationalité pour obtenir une union avec l’Un »

Le REAA doit apprendre à l’homme à se situer dans un monde ordonné et hiérarchisé dont le rite est le symbole.

La franc-maçonnerie forme non pas des esprits semblablement remplis, mais différents et riches de cette différence ; n’ayant en commun, ce qui n’est déjà pas si mal, que cette « religion sur laquelle tous les hommes sont d’accord, laissant à chacun ses propres opinions, c’est-à-dire d’être des hommes de bien et loyaux ou des hommes d’honneur et de probité quelles que soient les dénominations ou croyances religieuses qui aident à les distinguer, par suite de quoi, la maçonnerie devient le Centre de l’Union… »

Tout maçon doit recevoir la légende de son grade comme sa propre parole, ou bien celle-ci se volatilise en conte.

Nous appartenons en priorité et par essence même au REAA, pourquoi accepté par le fait que nous nous associons au moyen de mythes à une condition extérieure, en fait à notre histoire d’origine. Nous devons vivre cet état, non en l’analysant de façon abstraite, intellectuelle, livresque.

Nous voyons ici l’importance des cérémonies que nous subissons en tant qu’acteurs, le ressenti est totalement différent de la simple lecture, les épreuves quelque soit les degrés nous les vivons, les ressentons.

Un point important est la façon dont le mythe est transmis ; par rapport aux contes qui sont transmis en demandant, le mythe sera transmis au cours de rite d’initiation, en posant de façon judicieuse les questions qu’il faut, quand il faut.

Ainsi beaucoup de mythes à travers le monde sont des mythes d’origine qui racontent la création du monde et l’apparition des humains

De fait, la tradition maçonnique c’est :

   - Transmettre, cad faire passer à un autre, action par laquelle nous livrons quelque chose à quelqu’un.

   - Transmettre de façon orale sans preuve authentique et écrite

   - Transmettre par preuve écrit depuis le 1er écrit

   - Transmettre les acquis antérieurs et y intégrant les notions nouvelles et en les adaptant aux anciennes.

La tradition maçonnique fait Etre de nouveau ce qui a été, elle ne se limite pas au savoir-faire.

Mais le but de la maçonnerie c’est de transmettre, mais pas directement, le frère doit découvrir comme il est dit dans le rituel l’idée sous le symbole.

Voilà pourquoi la méthode maçonnique pourrait être résumée toute entière dans cette phrase de Villiers de Lisle-Adam : « Je n’enseigne pas, j’éveille »

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14 avril 2022 4 14 /04 /avril /2022 06:23

Le récit historico mythique évoque la recherche des meurtriers d’Hiram ….
« Salomon publia un édit pour faire rechercher les criminels dans tout le royaume, promettant de grandes récompenses a celui qui les amènerait devant lui.
Quelque temps après, Salomon était dans son palais, s'entretenant avec plus de 90 Maîtres, quand le Capitaine de ses Gardes lui annonça qu'un « inconnu » demandait à lui révéler un secret important. Les Maîtres furent alarmés de la facilité avec laquelle Salomon accueillit l'« inconnu ».
La conversation ne fut pas longue.
Salomon rassura les Maîtres en leur apprenant que l'« inconnu » connaissait la retraite des assassins et qu'il s'offrait à y conduire ceux qui voudraient l'accompagner.

 

Tous les Maîtres montrèrent un égal empressement. Le roi déclara que le sort déciderait de ceux qui iraient saisir les meurtriers. Pour que le nombre ne fut pas trop grand, il le fixa à 9 et fit mettre le nom des Maîtres présents dans une urne. Les 9 Maîtres dont les noms sortirent de l'urne furent désignés.
Les 9 Elus reçurent l'ordre de Salomon de suivre l'« inconnu » jusqu'à la caverne où les traîtres s'étaient réfugiés.
L'un d'eux, nommé Jhaoben, trouva la marche trop lente et précipita ses pas. Il arriva le premier à la caverne, située dans la montagne, au bord de la mer, près de Joppa. L'entrée de la caverne était cachée par un buisson.

 

L'Elu pénétra dans la caverne. Tandis qu'il y séjournait et se familiarisait avec la pénombre, il but de l'«eau vive » contenue dans un broc placé sur une table. A la lueur d'une lampe il aperçut un corps endormi. Considérant qu'il s'agissait d'un des meurtriers recherchés, il saisit un poignard et le frappa à la tête, puis au coeur. Le meurtrier de Hiram se leva furieux, mais ses blessures le firent chanceler. Il aperçut Jhaoben et s'écroula en criant avec rage « Nekam », ce qui signifie vengeance.
Les autres Elus arrivèrent dans la caverne et virent Jhaoben et la dépouille du meurtrier, dont le nom était Ab-Hiram. Ils représentèrent à leur compagnon qu'il avait transgressé les ordres de Salomon en dérobant ce traître au jugement auquel il devait être soumis. Ils pensaient que le roi ne laisserait pas impunie cette désobéissance, mais ils lui promirent d'invoquer sa clémence.
Ensemble, ils reprirent le chemin de Jérusalem.
Jhaoben se présenta devant le roi Salomon qui lui reprocha d'avoir outrepassé sa mission, mais qui lui pardonna, estimant que son zèle était une excuse ».

 

Commentaires

1 - Salomon après avoir fait face aux problèmes de la continuation des travaux du temple publie un édit pour faire rechercher les criminels moyennant une récompense pour qui les ramènerait. C’est une oeuvre de justice qui est ici souhaitée.

 

2 - Le thème de l’ « inconnu » qui demande à être introduit requiert à mon sens quelques mots de réflexion. Que signifie symboliquement « l’inconnu » : révélateur d’un secret.

Il s’agit certes dans ce récit mythique d’un personnage étranger à cette communauté de connaissants. L’inconnu vient à nous pour nous révéler un secret. C’est ce qui est inconnu de nous, qui nous fait sortir de l’ignorance, même si cet inconnu fait peur, épouvante. Et Salomon montre dans ce récit mythique qu’il faut savoir accueillir parmi nous, en nous donc l’inconnu.

Baudelaire dans son poème « la mort » dans les Fleurs du mal écrivait : « Plonger au fond du gouffre. Enfer ou ciel, qu’importe ?
Au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau ! »
Et Victor Hugo dans postcriptum de ma vie écrivait « ..Toute la haute puissance intellectuelle vient de ce souffle, l’inconnu. »
En clair, c’est l’inconnu qui guide les pas des neuf élus et de Jhaoben vers la caverne… c’est ce qui est inconnu de nous et en nous qui doit nous guider.

 

3 – la symbolique du nombre 9
Dans la mythologie grecque ce nombre a valeur rituelle. A titre d’exemples les neuf muses sont nées de Zeus lors de neuf nuits d’amour. Léto souffre pendant neuf jours et neuf nuits les douleurs de l’enfantement. Déméter parcourt le monde pendant neuf jours à la recherche de sa fille Perséphone.
Neuf semble être la mesure des gestations, des recherches fructueuses et symbolise le couronnement des efforts, l’achèvement d’une création (cf. le dictionnaire des symboles).
Dans la symbolique maçonnique ; le nombre neuf représente dans son graphisme une germination vers le bas donc matérielle, tandis que le chiffre six représente au contraire une germination vers le haut donc spirituelle. Le nombre neuf ne serait-il pas le nombre symbolisant les recherches fructueuses dans le monde matériel, à savoir cette recherche des assassins d’Hiram.


4 - Le maître élu des neuf : Jhaoben
Jhaoben n’est pas pour nous un inconnu. Il était apparu en qualité de simple intendant de Salomon au 6e degré. En fait au 6e degré ; voulant toujours trop bien faire concernant la sécurité de son maître Salomon il écoute ce qu’il ne doit pas écouter. Il est alors perçu comme un espion mais il peut plaider sa cause et sa bonne foi. Et les deux rois Hiram roi de Tyr et Salomon le nomment secrétaire intime ou maître par curiosité et il est chargé de rédiger le nouveau traité d’alliance.
Jhaoben est maintenant devenu un maître élu des neuf. Mais là encore, il précipite ses pas, il arrive avant les autres et au lieu de faire prisonnier le meurtrier d’Hiram ou tout au moins le présumé meurtrier il le tue de deux coups de poignards. L’un à la tête, l’autre au coeur. Celui-ci meurt en criant « NEKAM » ce qui signifie vengeance.
Jhaoben a outrepassé sa mission, substituant par excès de zèle, la vengeance à l’esprit de justice.

 

5 - Le nom du premier meurtrier d’Hiram-Abi a pour nom Ab-hiram ce qui signifierait « qui rejette le père » ou qui immole le père (le préfixe ab en français indique au propre comme au figuré l’écart ou la séparation).

 

6 – La symbolique de la caverne.
Le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans l’enseignement initiatique de la FM. Je ne retiendrai pour le 9e degré de la symbolique de la caverne que celui du complexe de TROPHONIUS (cf. le dictionnaire des symboles). Car il y a plus d’un point commun avec le récit historico mythique du 9e degré. En effet la caverne est un symbole de l’inconscient et de ses dangers, souvent inattendus. L’antre de Trophonius peut être considéré comme l’un des plus parfaits symboles de l’inconscient.

Voici le mythe grec :
« Trophonius, roi d’une petite province et illustre architecte, construisit avec son frère, Agomède, le temple d’Apollon à Delphes. Le roi Hyrius les ayant ensuite chargés de construire un édifice pour ses trésors, ils ouvrirent un passage secret pou voler ses richesses ; s’en étant aperçu, Hyrius tendit un piège et Agomède fut pris. Ne pouvant le dégager et ne voulant pas être reconnu par les traits du visage de son frère, Trophonius lui trancha la tête pour l’emporter avec lui. Mais il fut aussitôt engloutit dans les entrailles de la terre. Dix ans plus tard, la Pythie, consultée pour mettre fin à une terrible sécheresse recommande de s’adresser à Trophonius dont elle indique le séjour dans un antre au fond des bois… Mais on ne pouvait le consulter qu’à travers d’effroyables épreuves. Une suite de vestibules souterrains et de grottes conduisait à l’entrée d’une caverne, qui s’ouvrait comme un trou froid, béant et noir. Le consultant y descendait par une échelle, qui aboutissait à un autre trou, d’une ouverture plus étroite. Il y introduisait les pieds, le corps y passait à grand peine ; ensuite c’était la chute rapide et précipitée au fond de l’antre. Il en revenait la tête en bas, les pieds en l’air, remonté très rapidement aussi par une machine invisible. Pendant toute la course, il tenait en main des gâteaux de miel qui l’empêchaient de toucher à la machine et et une nuit. Les incrédules ne revoyaient plus le jour. Les croyants entendaient parfois l’oracle ; revenus à la surface, ils étaient assis sur un siège nommé « Mnémosyne » (déesse de la mémoire) ils évoquaient les terribles impressions ressenties, dont ils seraient frappés toute leur vie. On disait couramment des personnes graves et tristes : elle a consulté l’oracle de Trophonius ».
«Le complexe de Trophonius, qui tua son frère pour ne pas être reconnu coupable, est celui des personnes qui renient les réalités de leur passé, pour étouffer en elle le sentiment de culpabilité.
Mais le passé inscrit au fond de leur tête ne disparaît pas pour autant. Il continue de les tourmenter, pour toutes sortes de métamorphoses (serpents, etc.) jusqu’au moment où elles acceptent de la ramener à la lumière du jour, de le sortir de l’antre et de le reconnaître comme leur appartenant. La caverne symbolise l’exploration du moi primitif, refoulé dans les profondeurs de
l’inconscient »

 

Ainsi donc à ce degré, l’image de la caverne est à considérer comme un modèle symbolique composé d’un ensemble d’images :


1 - Un buisson cache l’entrée de la caverne. C’est l’image de l’arbre qui plonge ses racines dans les ténèbres de la terre et déploie son feuillage vers le ciel, dans la lumière. Point n’est besoin d’insister sur ce symbole du lien vivant entre le ciel et la terre, entre la matière et l’esprit, l’inconscient et le conscient.


2 – Une bougie est allumée, c’est l’image du feu qui brûle en nous, dans les profondeurs des ténèbres inconscientes. Ce feu qui nous éclairera peut être en nous-mêmes.
3 – Un broc contient de l’ « eau vive », image de l’eau de source proche de toute caverne sacrée. L’eau vive, c’est l’eau de la vie, c’est ici en quelque sorte le symbole de l ‘eau naissante de la terre, symbole de la fécondation par absorption afin que la germination future se fasse vers la lumière. Ainsi la bougie et l’eau vive, au coeur des ténèbres de la caverne symbolisent la dualité fondamentale des ténèbres et de la lumière qui signifie qu’au coeur des ténèbres se trouvent des sources de lumière.


4 – Un poignard : il ne s’agit pas d’une épée arme symbolique du combat loyal mais d’un poignard. Cette arme est un symbole important du 9e degré en sa qualité d’arme de pénétration mais qui n’a pas la qualité symbolique de l’épée qui sépare le bien du mal. Elle pénètre ici l’esprit et le coeur dans la ténèbre et le sommeil. N’est-ce point le symbole de l’intuition fulgurante,
incontrôlée, qui soudain nous pénètre au plus profond de nous-mêmes jusqu’à la faire mourir à son existence inconsciente en l’amenant à la lumière. Le poignard est bi-métallique : il symbolise aussi la dualité. Sa lame est d’argent et son manche est d’or figurant les valeurs femelle et mâle, la lune et le soleil, le passif et l’actif, le yin et le yang, ici la connaissance indirecte et directe. Le tout en une seule arme de pénétration.
Il est donc clair que la « pénétration » est à considérer comme fondamentale au 9e degré, comme un « acte primordial », à la fois pénétration de le « terre-mère » qu’est la caverne et la pénétration du poignard dans la tête et le coeur. Nous verrons d’ailleurs que la réponse au mot sacré sera NEKAN qui signifie « a pénétré ».


La pénétration n’est-elle pas l’action de l’esprit par laquelle on accède à la compréhension, par laquelle on CONNAIT….
Voyons brièvement les aspects du rituel GLOTON qui est celui de notre atelier de perfection.

« Le récipiendaire est introduit dans le temple, il prend connaissance des raisons par lesquelles Salomon a pris la décision de poursuivre les meurtriers d’Hiram Abi. La légende du grade lui est communiquée.
Le récipiendaire est conduit dans la chambre aménagée en caverne. Il porte un bandeau sur les yeux. Selon un jeu scénique qui comporte des variantes ; il enlève le bandeau et regarde autour de lui et voit le gisant ; il boit de l’eau vive ; il saisit le poignard et frappe le gisant. Le récipiendaire est ramené dans le temple, il pénètre à pas précipités, en brandissant son poignard et en disant : justice est faite. Il lui est reproché d’avoir outrepassé sa mission, mais il est excusé en raison de son zèle. Il est procédé à la prestation de serment, puis à l’instruction du grade et à la communication des mots, signes et attouchements »

La morale du grade :

En aucun cas, la vengeance n’est permise.

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11 avril 2022 1 11 /04 /avril /2022 06:19

 

Le rit :. du 4e deg :. porte bien peu cas à ce que l’on peut voir juste derrière le T :. F :. P :. M :. occupant la chaire de Salomon.

Tout juste si dans le préambule du rit :., au chapitre décoration du Temp :., le cartouche est décrit.

Il y est dit ceci :

 « Derrière le trône, à l’Orient, un grand cartouche circulaire, entouré d’un cercle jaune d’or. Sur le fond, jaune pâle, se détache, en rouge, le triangle sacré, portant en son centre l’Etoile flamboyante, en bleu. »

 

Mais si peu de renseignements nous sont fournis par le rituel, n’en déduisons pas trop rapidement que cette représentation symbolique de trois figures géométriques qui ont jalonné notre parcours maçonnique soit pour autant à négliger. Bien au contraire, je prétends qu’il représente justement notre parcours maçonnique à la recherche du Soi.

 

Trois figures :    l’Etoile à 5 branches,

      le Triangle,

      le Cercle ;

Trois couleurs : le jaune,

      le rouge

  et le bleu.

 

         Des trois figures géométriques découlent naturellement trois chiffres : l’unité, le ternaire et le quinaire.

Le cercle = l’immensité du pouvoir divin donc infini ; peut-être faut-il chercher l’unité dans le centre du cercle qui est aussi le centre du triangle et aussi le centre de l’étoile.

         C’est aussi un axe de réflexion me semble-t-il.

 

Les formes nous guident dans notre recherche du Verbe, but ultime de notre quête et tâche première du Maît :. Sec :. qui, au gré de ses voyages, traque la Vérité et la Parole perdue.

Nous sommes cette étoile à cinq branches dans laquelle le corps humain s’inscrit si bien.

Elle est symbole du microcosme, mais d’un microcosme sacré qui a déjà illuminé notre conscience et qui nous a permis de prendre le chemin de la recherche intérieure.

Elle est voilée au prem :. Deg :., flamboie au grade de Comp :. et passe de l’Orient à l’occident au grade de Maît :. .

 

Au grade de Maît :. Sec :.  elle est la représentation du Verbe incarné que nous portons au fond de nous. Cela nous invite à une introspection encore d’avantage comme sa couleur bleue nous l’indique.

 

Elle nous invite à l’illumination de la transcendance, à la recherche du Principe où tout est Un. C’est donc bien la voie qu’elle nous indique, le quinaire n’étant pas une fin en soi. Le chiffre cinq est d’ailleurs le symbole de l’équilibre, point médian des neufs premiers nombres.

 

Il est signe d’union, nombre nuptial comme disent les pythagoriciens. Il est la somme du premier nombre pair et du premier nombre impair et symbolise le mariage du principe céleste, le trois, et du principe terrestre, le deux.

 

Dans les tarots, le Pape, qui porte le nombre cinq, constitue une exception dans la continuité des arcanes majeures, en ce sens qu'il ne représente pas le consultant, dans une phase particulière de son évolution, ni une expérience à vivre, ni même une qualité à développer (comme le signifieront la Justice, la Force et Tempérance), mais il situe une rencontre nécessaire à la prise de conscience de l'existence du divin.

 

Il incarne, à ce titre, le Père, le Maître spirituel, le Guide intérieur, la conscience morale. Il ouvre le Tarot à une dimension religieuse.

La religion a donc une valeur sociale, économique et même politique ; mais ce que l'arcane V révèle, c'est la réalité du divin. Plus encore, il indique le moyen de s'allier ces forces qualifiées de cosmiques ou surnaturelles. L'appui est donné à celui qui le demande. Et, la demande repose sur une reconnaissance du principe supérieur.

 

Le divin apparaît ici dans sa dimension positive, bienveillante et généreuse. Il ne s'agit dès lors pas d'une conception religieuse punitive fondée sur la peur.

Le Pape invite à reconnaître le divin existant en toutes choses, de le découvrir en soi-même et chez l'autre et d'adopter une attitude confiante, ouverte et aimante. Sans aller plus avant dans une interprétation peut être hors de propos ici, il me semble important de remarquer la position de la main droite du Pape.

 

Elle est parfaitement conforme à la main de justice, l’auriculaire et l’annulaire repliés sur la paume de la main, le majeur et l’index dressés. Apposé sur les lèvres, il est le signe du silence du maître secret. Toute la signification de l'arcane réside en ce point, et plus spécifiquement, dans l'acte accompli.

Le Pape fait un geste de bénédiction, c'est-à-dire qu'il pardonne, accorde, accepte. L'effet de l’arcane ne pourra donc être que positif. Ce geste nous éclaire sur la signification divinatoire de l’arcane : il produit un augure favorable ; le cherchant peut compter sur l'aide, l'appui et la compréhension d'une autorité supérieure.

 

Le lien entre le terrestre et le céleste est ainsi renforcé, et les doigts posés sur les lèvres appellent à intérioriser la méditation, de passer de l’action à la contemplation, de la maîtrise de l’outil à la maîtrise du Verbe. C’est tout le symbole du pouvoir sacerdotal du Pape.

 

Lorsque la recherche intérieure et la maîtrise du Verbe nous ont permis de briser les limites de cette Etoile, nous nous retrouvons dans un second espace triangulaire et rouge. Un triangle équilatéral, symbole de la franc-maçonnerie tout entière.

 

Le triangle équilatéral symbolise la divinité, l’harmonie et la proportion. Toute génération se faisant par division, l’homme correspond à un triangle équilatéral coupé en deux c’est-à-dire à un triangle rectangle. Celui-ci, selon Platon dans le Timée, est aussi représentatif de la Terre.

Cette transformation du triangle équilatéral en triangle rectangle se traduit par une perte d’équilibre. Et nous sommes tous à la recherche de cet équilibre synonyme de paix intérieure. Mais cette remarque est également vraie pour un triangle isocèle. Nous y reviendrons plus tard.

 

Le triangle c’est le ternaire induisant immédiatement le concept de trinité. N’y voyons pas là une image uniquement chrétienne puisque bon nombre de religions, et de philosophies pour faire plus large, utilise cette symbolique. Je ne ferais que citer l’Inde, la Perse ou encore la chrétienté pour m’arrêter sur la religion égyptienne qui compte plusieurs trinités ;

citons la triade thébaine (Amon, Mout, Khonsou), la triade osirienne (Osiris, Isis, Horus) et enfin la triade memphite (Ptah, Sekhmet, Nefertoum).

 

Le triangle de notre cartouche est rouge. Comme l’est la couronne de l’impératrice de l’arcane III des tarots. Sa couronne lui garantit le pouvoir conféré par son titre et ses attributs (bouclier et sceptre). Sa forme triangulaire induit une élévation intellectuelle et se rapporte au ternaire dont l'Impératrice est le symbole.

 

Le rouge, présent en son centre, évoque la même énergie qui figure à l'autre extrémité du corps, les pieds. C'est pourquoi, l'impératrice est plus active qu'il n'y paraît, mais d'une activité que l'on peut qualifier de passive. Il y a, chez elle, une différence évidente et renforcée entre l'Etre et le Paraître.

C’est aussi un constat d’équilibre qu’il convient de faire. Même si Jules Boucher nous dit que le Delta Lumineux doit être un triangle isocèle au nombre d’or, se mariant parfaitement avec le pentagone et donc l’étoile flamboyante, je me pose la question de la nature de ce triangle inscrit dans le cercle de notre cartouche du 4e Deg :. .

 

Mais qu’il soit isocèle avec un angle de 108° à son sommet et deux angles de 36° aux angles de base, ou équilatéral comme bien souvent représenté derrière le Vén :. Mait :. aux 3 Prem :. Deg :. , il n’en symbolise pas moins l’équilibre.

 

Le triangle isocèle décrit plus haut est exactement le contraire du triangle sublime, mais a une base beaucoup plus stable, comme le temps qu’elle symbolise. Les ténèbres et la lumière complètent le triangle par ces deux côtés qui se rejoignent au sommet.

 

On a ainsi un tout qui représente la divinité avec une inscription parfaite de l’Et :. Flamb :.  qui porte en son centre, et donc aussi au centre du triangle, le G, lui aussi symbole de la divinité, de la connaissance de cette notion divine que nous portons en nous.

Le rouge est synonyme d’énergie, mais aussi d’accomplissement. Mais d’accomplissement matériel comme l’est la pierre menée à sa perfection, instrument pour atteindre l’or, le plus abouti des métaux.

 

Arrivé à ce stade, nous pouvons encore une fois briser les limites du triangle pour nous retrouver dans le cercle, jaune comme le décrit notre rituel. Jaune comme la couleur de l’or. Nous sommes dans le monde où tout est un. Un comme le symbolise le cercle.

 

Un comme l’Unité divine, le Un d’où tout est parti, le Un symbole du principe indivisible et transcendant.

Comme le dit le catéchisme du 4e Deg :. :

« Que signifie le cercle qui environne le triangle ? Il représente l’immensité du pouvoir de Dieu qui n’a ni commencement ni fin ».

 

Il semble pouvoir dire que la démarche qui nous a conduit de l’Etoile au cercle est une réintégration de l’âme du monde. Que l’or symbolise la lumière divine qui a été créée avant même les luminaires célestes.

Le Un est bien à l’origine de toutes démarches de reconquête de soi, comme le symbolise le Bateleur, arcane un du tarot. On retrouve ses pieds en équerre, base de toute démarche maçonnique. On a sur cette carte tous les éléments requis au développement de l’individu.

Tous comme le tout représenté par le cercle. Comme le tout contenu dans l’initiation maçonnique, mais tellement dense qu’il souvent plus d’un vie pour tout digérer.

 

Mais le chapeau du bateleur est en forme de lemniscate. Il évoque l'ouverture d'esprit du personnage. Je ne pense pas à une allusion précise au symbole utilisé à partir du XVIIe siècle pour figurer l'infini, mais à la forme du nœud pythagoricien qui constituait la coiffure des initiés.

C'est en effet à cette époque qui vit s'élaborer le Tarot, que la fin du Moyen Age redécouvrait la culture grecque, et notamment dans le nord de l'Italie. Le Bateleur peut tout faire, tout penser, tout vivre et tout expérimenter. Le vert le met en relation avec les forces de la nature et lui confère un mental pur, juste, sensible et réceptif, de l'ordre du ressenti animal et non de l'ordre de la pure abstraction intellectuelle comme le signifieraient le bleu, le jaune et le blanc.

 

Nous avons donc toutes les cartes en main pour réussir dans ce défi que nous impose le cartouche situé derrière Salomon. Nous devons bâtir dans ce cheminement qui nous porte du cinq vers le trois pour aboutir au un. Soit la modique somme de neuf, chiffre de l’Hermite.

L’Hermite, éducateur, chercheur, signifie méditation, dévouement, connaissance, solitude et patience. Plus qu’il ne marche, l’Hermite chemine. Son mouvement est lent, régulier et silencieux.

 

Il incarne l’homme en quête de vérité, à la recherche de sa véritable identité.

 

Son avancée traduit néanmoins un mouvement plus psychologique que physique. Ce n’est pas une lame d’état mais une lame de passage, comme l’Arcane XIII et le Mat. Le fait que l’Hermite apparaisse sous les traits d’un vieil homme indique la maturité psychologique nécessaire pour entreprendre une telle démarche. Il marque aussi la fin d’un cycle, la préparation à une renaissance.

 

Son orientation vers la gauche évoque la direction de l’évolution. Il ne s’agit pas d’un mouvement d’expansion, d’exploration de l’avenir ou de projection vers l’avant mais plutôt d’un retour sur soi, d’une pénétration de son passé ou d’une analyse du parcours accompli. La gauche représente l'introversion indispensable au travail mental.

 

En ce sens, l’Hermite s’apparente au méditant ou au chercheur. Toute progression ne peut qu’être intérieure et lente. Le temps est nécessaire et constitue un allié pour celui qui accepte de s’engager dans cette voie.

La couleur bleue domine, augmentant ainsi le degré de spiritualité de l’arcane. Le bleu isole.

 

A l’inverse du rouge et du jaune qui irradient leur énergie, le bleu contient et retient la lumière.

 

Ainsi, l’Hermite, protégé par son manteau bleu, conserve son énergie pour éviter de la dépenser inutilement. Tout son corps est recouvert d’étoffe, masquant l’aspect physique du personnage et signifiant que l’Hermite s’adresse à l’esprit plus qu’au corps. Seule la pensée importe.

 

La lampe, qu’il porte à hauteur de visage, semble elle aussi ne pas avoir d’utilité réelle (puisqu’il fait jour) mais plutôt une signification symbolique. Il ne s’agit pas ici d’éclairer de réelles ténèbres mais de répondre aux questions existentielles que certains se posent et que d’autres ignorent.

 

L’Hermite cherche là où pour certains il n’y a rien à trouver et c’est ce que symbolise sa lanterne. Elle éclaire la lumière pour la rendre encore plus lumineuse. Elle clarifie des zones d’ombre invisibles aux yeux mais perceptibles par le cœur. C’est son propre chemin que l’Hermite éclaire pas celui d’autrui car il n’incarne pas le Guide mais le Chercheur, il n’est pas Maître mais Élève.

 

Il faut d’abord comprendre avant de vouloir donner aux autres.

 

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4 avril 2022 1 04 /04 /avril /2022 06:32

si le monde souterrain inviolé hante notre imagination, « mon Voyage au centre de la terre » m’a permis de définir, la Caverne qui, d’une manière générale, se présente sous la forme. d’une cavité profonde affectant la montagne ou le rocher.

Elle sert souvent d’abri, puisqu’on parle « d’homme des cavernes », de la caverne « d’Ali Baba », ou encore des cavernes de brigands…Ce qui semble bien être le cas, pour la caverne Ben Acar ; qui Nous est présentée comme le havre de repos, ou mieux encore, comme la planque souterraine, destinée à se faire oublier du bras vengeur…

 

Toutefois, d’un point de vue symbolique,. elle pourrait être également comparée à un Temple naturel. Car si le désir de sublimation ou l’appel de la transcendance sont symbolisés par l’ascension et la montée vers la lumière ; le besoin de banalisation est caractérisé, lui, par les incursions souterraines et le retour vers les ténèbres. On ne peut s’élever rapidement, et les enseignements ésotériques insistent sur l’importance de l’introspection et de la méditation.

 

Le « passage » dans la terre est donc un thème fréquemment utilisé dans l’enseignement initiatique de la Franc maçonnerie ; Cabinet de réflexion au 1er degré, enfouissement sous la terre au 3è degré, et enfin pénétration dans la caverne au 9è degré du REAA ou encore au 1er Ordre du Conseil des Elus où nous nous trouvons ce soir.

 

Cela étant, selon les anciennes cosmologies, cette caverne est l’image de l’œuf du monde ; elle est la matrice obscure où se forme la genèse.. Elle donne la communication avec la Terre-Mère et permet de retrouver le « centre ». Les traditions d’extrême orient assimilent la caverne à une image du cosmos : le sol c’est la terre, et la voûte figure le ciel…Mais qu’elle soit habitation ou symbole, cette caverne comporte un trou central dans la voûte, destiné au passage de la lumière, et l’axe qui passe par ce trou n’est autre que « l’axis mundi », ce trou est également dénommé « œil cosmique » ; Ce trou donne la sortie du cosmos : Mais il est aussi parfois l’entrée qui donne l’accès à la caverne…

 

2) Les 3 comparses exécutèrent le vieil homme, détruisant par là même, les compétences qu’il incarnait. Le crime n’était pas prémédité, alors, ils réalisèrent, épouvantés, l’énormité de leur acte et reconnurent la vanité de leur entreprise ; mais trop tard... Ils enfouirent le cadavre en un lieu éloigné, car ils devaient fuir.

Des recherches furent entreprises, la dépouille fut retrouvée par l’acacia, mais le chantier avait suspendu ses travaux. Salomon fit alors publier un Edit dans tout le royaume, car disait-il, « ..il faut toujours se trouver prêt à châtier ce qui offense ou qui blesse la vertu.. ».

 

Ensuite, le roi désigna 9 MM :. leur chef fut  tiré au sort, et le sort désigna un certain JHAOBEM. Le groupe partit et se dirigea vers un lieu présumé de la retraite des gredins, lieu indiqué par un inconnu, au roi Salomon. Sur ces indications ils parvinrent aux abords de Jaffa, à proximité d’une caverne dénommée Ben Acar, située en bordure de mer.

 

A cet endroit, ils aperçurent 2 des misérables qui détalèrent en les apercevant. Il s’agissait des nommés STERKIN et OTEFUT. S’ensuivit une course poursuite dans la caillasse et les fondrières qui furent fatales aux deux fuyards. Toutefois, le 3è Homme, ABIBAL, restait introuvable. Bien sûr, la caverne était restée inexplorée…Mais où se trouvait-elle donc ?..et comment se présenterait-elle ?

 

3) « …Une caverne m’est connuesuis moi,.. » semblait dire, le plus fidèle ami de l’homme, puisqu’il s’agissait d’un chien qui flairait le sol, comme pour inciter à le suivre. JHAOBEM trouvant la marche trop lente, et se fiant au flair intuitif de l’animal, lui emboîta le pas, et ils se retrouvèrent rapidement sur le seuil de la caverne Ben Acar.

 

4) Il faut franchir les pas les plus scabreux pour parvenir à la destruction du vice ….car il n’est pas de lieu aussi obscur ou si caché qui puisse mettre le criminel à l’abri du supplice ou du remords…c’est alors que nous recevons une lumière imprévue, dans les démarches dictées par notre conscience… 

                  

         A cet effet, il faut noter que, généralement, les héros qui pénètrent les lieux souterrains doivent souvent braver le feu, les démons, ou franchir des rivières.

Mais pour l’instant, il s’agit d’affronter une revendication destructrice, un véritable conflit du travail qui a mal tourné, incarné par ABIBAL, l’homme de la rébellion, qui, comme pour se défendre, est protégé par une entrée en forme de hublot étroit débouchant sur une forte dénivellation, glissante, taillée en 9 degrés dans le roc …

 

Le récipiendaire est donc introduit par le Sévère Inspecteur dans la chambre obscure à l’aspect rébarbatif ; mais cette descente au fond de l’œil va provoquer sa prise de conscience  quant aux états supérieurs qu’il est susceptible d’atteindre…prise de conscience surprenante et purement intuitive, inspiration qui deviendra certitude malgré la pénombre ambiante de la caverne, cette caverne, que nous pourrions qualifier de « matrice universelle », car pénétrer la caverne, c’est retourner vers l’origine comme l’image du « regressus ad utérum », retour non dépourvu de danger lorsqu’on explore le domaine de l’inconscient… d’où nécessité d’être drivé par le processus initiatique…

 

Cependant, malgré son intuition perfectible, malgré la perception visuelle du rai de lumière central et de son axe par lequel il pourrait émerger, le récipiendaire, ou plutôt JHAOBEM, subodore la présence du traître, il le voit…et il lui appartient de le capturer, ou de l’éliminer…Oui , ABIBAL est bien là ayant aperçu la présence du vengeur, il a réalisé l’énormité de son acte incontrôlé, et il se fait justice, lui-même en se plantant un poignard dans le cœur. Mais ne fallait-il pas capturer ce sacrilège, ou mieux encore….. l’éliminer comme un animal malfaisant 

 

Et  JHAOBEM se sent, peut-être, frustré de sa victoire trop facile…N’eut-il pas préféré qu’il existât d’autres dangers latents, pour donner sa mesure ?  

certainement… mais il se fait violence pour taire son inconscient, qui est bien là, avec les dérives dont il n’est pas maître,   où l’on peut découvrir des forces primaires et violentes, qui échappent au rationnel, au sel-contrôle, et qui dévoilent l’aspect manichéen de la personnalité humaine avec tout le blanc et tout le noir qu’elle peut déceler…le pavé mosaïque dans sa brutale réalité !         

         Car en fait, lorsque nous traduisons des mobiles élémentaires, ceux-ci reflètent une forte expression de notre propre sincérité vis-à-vis de nous même, parce que ces mobiles élémentaires sont spontanés.

 

         Mais la Nature humaine semble comporter plusieurs étages, depuis le réflexe biologique, jusqu’à l’idéal purement spirituel, en passant par la colère, la passion, ou l’exaltation. Et à chaque étage, correspondrait une forme de sincérité adéquate. Ce qui provoquerait des émulations entre ces différents niveaux, ou plutôt, entre ces états d’âme.

 

En fait, l’injonction émanant des mobiles les plus élevés, ou des mobiles les plus logiques, cette injonction, s’érigerait, en loi morale, en code de conduite, ou encore en « impératif catégorique » » . Cette injonction ferait ainsi office de garde fou, en canalisant les mobiles primaires ou en les dissimulant. Il existe donc une obligation de résultat, vis-à-vis de soi même, obligation qu’on s’efforce de rapprocher d’un devoir érigé en impératif catégorique

 

Il n’est donc pas interdit de supposer que JHAOBEN n’aie pas éprouvé un certain désir, incontrôlé, et malsain, le poussant, lui l’exécuteur, à se servir du poignard vengeur, avec fanatisme, pour le planter dans la poitrine du renégat, jusqu’à ce que mort s’ensuive, et replanter ce poignard, même après que mort s’ensuive…puisque après tout, SALOMON l’a investi du pouvoir de capturer l’homme ou, de le ramener, mort ou vif… Autrement dit,  l’Elu pur et dur n’est pas exempt de céder à la pulsion vengeresse, mère de toutes les exactions au nom du Pouvoir qui lui a été dévolu par la loi…Toutefois, ABIBAL ayant eu la bonne grâce de se suicider JOABEM frustré a rapidement refoulé ses pulsions sanguinaires, comme pour les dissimuler à lui-même, au plus profond de son âme.

 

         Car finalement, le symbole du bras vengeur c’est bien le poignard, cette arme, qui se dissimule facilement et qui paraît s’apparenter à l’éclair,  pour frapper de haut en bas, comme la foudre qui illumine. Et le signe, adopté par la symbolique gestuelle, s’effectue, lui aussi, en faisant le mouvement de viser le front avec l’arme pour la ramener ensuite, la pointe vers le bas…

 

Ainsi,  l’acte principal de ce symbolisme, c’est la « pénétration »  : puisque nous assistons successivement à la « pénétration » au sein de la Terre Mère, puis à la pénétration de la lame, jusques au fond du cœur, de même suite, il convient de remarquer, que le mot de réponse sacré, NEKAH interprété pour le cas présent par justice, peut signifier littéralement « pénétré »…Tout revient à dire que la vertu semble donc protégée, si besoin est, par le biais de la sanction mortelle

 

6)  Alors, animé par une force mystérieuse, il retourna dans la lumière …

   

         Tout est consommé . Dans les moments difficiles, une force jaillit en Nous même, qui régénère l’esprit en dictant une conduite passant par la maîtrise de notre comportement, en fait, c’est le sentiment d’une Mission accomplie, érigée pour le cas présent, en impératif catégorique, lumière imprévue au sein de l’action dans l’ombre, dictée par la conscience du devoir, refoulant au plus profond de l’inconscient la pulsion primaire, mais sans jamais l’éliminer tout à fait..

 

Mais revenons à JHAOBEM qui a vécu une descente au fond de la terre,   perçu une petite lumière dans l’ombre qui lui a indiqué le cap à garder, et nanti de son poignard le voici remonté par l’axis-mundi vers la lumière …

 

7) Ensuite il s’est désaltéré à une source. Tout semblait rentré dans l’ordre..

        

         L’eau vive est l’élément indispensable à la vie..en l’absorbant, il s’impose la purification. C’est un baptême philosophique qui le lave de toute souillure

 

8) Mais les corps furent laissés aux bêtes sauvages…ils se contentèrent seulement de rapporter les têtes à Jérusalem…

        

         Ouvrons une dernière parenthèse pour parler d’un nommé TROPHONIUS, un architecte, lui aussi, qui construisit, aidé de son frère AGAMEDE, un Palais, destiné à abriter les richesses d’un monarque commanditaire du chantier. Toutefois, les deux Frères ouvrirent un passage secret afin de dérober les trésors du roi, qui malheureusement, s’en aperçut. AGAMEDE fut dénoncé et poursuivi. Alors, pour ne pas être trahi par sa ressemblance avec son frère, TROPHONIUS lui trancha la tête, et il s’enfuit.. Mais il fut englouti sous terre.

Le complexe de TROPHONIUS , décrit celui qui refoule sa propre réalité avec le sentiment de cacher une vérité inavouable qui le concerne directement. Il est tourmenté par sa conscience et il se libère à partir du moment où il se décide à faire remonter les images du fond de son subconscient, en les avouant comme siennes…

 

Citons encore PLATON  qui envisageait deux mondes de la connaissance. Dans le premier de ces mondes, les Hommes se trouvaient enchaînés dans une caverne, depuis leur enfance. Et leur seule vision du monde extérieur, c’était les ombres qui se projetaient sur la paroi arrière de leur prison. Et ils s’imaginaient que ces projections étaient réelles…Alors que la réalité intelligible se trouvait, elle, de l’autre coté, dans l’autre monde, et elle n’était connue que des sujets capables, de quitter l’antre, pour regagner la lumière.

 

Les têtes coupées ayant été exposées aux portes de la cité ; connues et reconnues de tous ; le néophyte est devenu un libéré. Il s’agit donc bien d’un rite de libération Tout ceci, vise à faire comprendre au récipiendaire, qu’il lui appartient de « reconnaître » et « d’accepter » la réalité, sa propre réalité,  en ramenant les images des sentiments qu’il considère inavouables à la surface, au niveau de son conscient supérieur, où par la force d’un garde-fou cartésien, il acquerra la maîtrise de lui même, et de son comportement, et ceci par le biais d’un jugement devenu équitable et serein.

Autrement dit, c’est une renaissance qui vise à la maîtrise totale de son soi.

        

         La Caverne devrait finalement être considérée comme un ensemble d’images formant un modèle symbolique, avec son entrée accidentée, sa petite lumière, la source et la récupération du poignard : un lieu de pénétration, qui symbolise en fait, une identification intuitive qui libère, dès lors que nous considérons et acceptons notre propre réalité.

La Caverne, ou plutôt « la chambre obscure » vise à cette prise de conscience des états supérieurs et de l’omniprésence d’une force agissante, qui amène cette identification.

 

Le récipiendaire a effectué une descente au noir dans la « Terre-Mère » la caverne, lieu de pénétration, devient Temple sacré subterrestre  et sa remontée par l’axis- mundi l’incite à renaître. Grâce à sa mort initiatique, le postulant meurt à la vie quotidienne. Tel le Phénix renaissant de ses cendres, il renaît dans l’obscurité de la caverne, à un monde nouveau en découvrant un fait social qui l’entoure, et qu’il accepte. Il s’éveille pour s’associer à d’autres Etres. Il s’éveille au chemin qui le relie au principe… il régénère sa personnalité.

 

Car le centre spirituel se trouve caché, comme l’œuvre au noir. Mais on se rend bien compte que ce lieu initiatique possède sa propre lumière. Et ce centre du monde est entouré par l’univers profane dont la Lumière n’est qu’obscurcissement, tout au moins, pour celui qui a déjà pénétré la chambre axiale ou plutôt la chambre obscure.

 

Le Temple sacré, jusque là, tout obscur, vient de illuminer. Et voici le lieu de l’initiation dont la lumière a exclu toute l’autre lumière, insipide et dérisoire. Mais hélas, c’est bien la réalité où nous sommes plongés et où nous vivons.

Eh bien, rassemblons ce qui est épars,  répandons les vérités acquises,  en espérant !

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