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10 novembre 2019 7 10 /11 /novembre /2019 12:17
La vérité à 2 Voix

« …Qu’y a-t-il entre vous et moi pour nous unir en ce lieu ?

C’est une vérité… », nous dit le Rituel…

 

Hier au soir, le mot « Vérité », a résonné en moi comme jamais… Au moment où il a été prononcé tout s’est éclairé, instantanément, tout prenait forme, tout devenait évident…

Ma présence et ma participation à l’ouverture des travaux, depuis déjà quelques années, prenait, enfin, tout son sens ; je crois avoir, maintenant, conscience, de ce que j’étais venu chercher, à l’époque, intuitivement…

Combien de fois, aura-t-il fallu entendre le jeu des questions et des réponses du Rituel avant  que ce soir là, un mot, un seul, fasse autant écho en moi ?

Que s’est-il, donc, passé à cet instant ?

Bien au-delà de ce que pourrait signifier le mot « vérité », c’est la musicalité du mot, qui est devenue, me semble-t-il, l’élément déclencheur d’un processus éclairant, déjà mis en route. N’oublions pas que nous sommes là, dans un contexte particulier, celui du Rituel d’ouverture des travaux ou plutôt, d’ouverture sur la magie de l’instant.

Que nous apprend le rituel à l’ouverture des travaux ?

« Nous ne sommes plus dans le monde profane, nous avons laissé nos métaux à la porte du Temple : élevons nos cœurs en fraternité et que nos regards se tournent vers la Lumière !  …. »

Monde Profane, oui, j’entends bien.., mais qu’est ce que cela veut dire ?

Pour mémoire profanum signifie : «  ce qui est devant le Temple, … à l'extérieur de l'enceinte sacrée ». Est alors mis en évidence la notion fondamentale de la séparation du sacré et du profane.  Et le fait de laisser nos métaux à la porte du Temple veut dire que nous avons laissé notre rang et situation sociale, pour être véritablement égaux, en fraternité, frères en fait, en capacité de vivre l'instant présent et d’être en état de lâcher prise.

 

Et c’est la seule chose que nous avons à faire… lâcher ?

A mes yeux, cet état de « lâcher prise » est indispensable pour passer du profane au sacré, ou du mental à la Conscience… Avec ce « lâcher prise », obtenu grâce à notre volonté, nous nous retrouvons dans une réalité modifiée, celle de l’instant. Nous nous positionnons, ainsi, spirituellement au sein d'un tout formé de nos FF :. de la Loge, au sein d’un Temple ouvert sur l'univers.

 

Et le Temple alors lui ?

Nous évoluons dans un lieu sacré, à ce titre, le Temple est consacré lors de la cérémonie de sa création – la dédicace. Le temps de midi à minuit, entre l'ouverture et la fermeture des travaux constitue un temps mythique, séparé, en dehors du temps historique, et sépare ce temps, du temps profane. Mots sacrés, symboles et serments conduisent à installer cette atmosphère de sacré.

 

Mais le sacré, pourquoi faire ?

Le rite d'ouverture crée un lieu hors du temps et de l’espace, lieu dit « sacré », lieu qui doit favoriser la mise en relation avec les émanations divines, favorisant, ainsi, l'élévation spirituelle des initiés, là, dans ce lieu, rassemblés. C’est une des voies vers le divin…

 

Dans ce contexte ainsi défini, les mots ne nous parleraient-ils pas?

Il semblerait que les mots nous parlent autant que nous les parlons… Derrière le sens ordinaire que nous leur donnons, ce sont aussi des symboles, tant, par la forme des lettres qui les composent, que par leur sonorité. C’est la « langue des Oiseaux » ou encore « la langue des anges », bien connue des alchimistes, également appelée Euphonie.

 

Quelle part de nous entend ?

Comprendre ce langage signifie que se cache, en creux, au-delà du sens parlé conventionnel, un métalangage  qui est celui de l’inconscient.  Plusieurs auteurs, dont Luc Bigé, nous donne des précisions à propos de cette langue des Oiseaux. En effet, l’inconscient ignore les conventions grammaticales et autres, des mots mais il est sensible en particulier à la sonorité du mot. L’Euphonie repose sur le fait que l’inconscient reconnaît les sonorités.

 

Quelle peut bien être cette sonorité ?

C’est la musicalité du mot, son aspect vibratoire qui importe. La sonorité devient l’expression du sens profond enfoui dans le mot. Nous pouvons voir le mot comme une cathédrale, une sorte de mélodie architecturale amplifiant les sonorités et la forme des lettres… Le terme de résonnance est celui qui conviendrait le mieux à cette approche vibratoire ou énergétique

 

Quelle est, donc, la sonorité du mot « vérité » ?

De cette sonorité émane le sens profond qu’il véhicule.

On entend « Vers I T »  vers la mise en forme (T) de la transcendance (I), le (V) de vérité symbolise la légèreté d’un oiseau, c’est un chemin vers…

 

Mon frérot, reste calme…attention de ne pas t’envoler !!!   ….

J’entends ce que tu dis, mais je suis un adepte de la « raison » qui doit, d’après moi, nous aider à faire preuve de discernement et nous conforter dans la recherche de la vérité car, nous tous en général et toi, en particulier, tu mets tout en œuvre dans cette recherche qui est la vocation du franc maçon…

Ne t’égares pas, mon frérot, car la recherche de la vérité est un des thèmes récurrents des rituels maçonniques. Je citerai, à ce propos, un extrait de la déclaration des principes du Convent de Lausanne de septembre 1875 :

« La FM proclame, comme elle l’a proclamée dès son origine, l’existence d’un principe créateur, connu sous le nom de Grand Architecte de l’Univers. Elle n’impose aucune limite à la recherche de la vérité, et c’est pour garantir à tous, cette liberté qu’elle exige de tous, la tolérance… »

De quelle  nature est cette « vérité », dont, il est, ici, question ?

La lecture de notre Rituel nous apporte une information supplémentaire par rapport à sa sonorité, car le mot « Vérité » est écrit avec un « V » majuscule et au singulier. Il ne s’agit pas des « vérités » mais de la « Vérité », la Vérité absolue…

 

Il y aurait, donc, deux types de vérités…?

Nous pouvons, en effet, définir deux types de « vérité ». Une vérité individuelle et contextuelle, fruit de notre éducation, formation ou de diverses représentations, qui sera le résultat de pensées raisonnées, intellectualisées. Notre mental prend, ici, la main.

Il existe une autre « Vérité », avec un V majuscule, qui rejoint la définition proposée par le rituel. Voici la réponse à la question de notre Rituel : quelle est cette vérité…?

« …Comme un architecte humain a conçu et réalisé ce Temple qui nous abrite à cette heure, assisté de ses Ouvriers, de même ce Temple universel qu’est le Monde a été conçu et réalisé par un Architecte éternel, auteur de ce qui a été, est ou sera, assisté lui aussi d’autres Ouvriers… »

Ceci précise l’image symbolique ou l’idée que l’on peut avoir de cette puissance créatrice universellement reconnue par toutes les traditions sous des noms divers…

Serait-elle, cette Vérité absolue, détenue par une entité omnisciente, Vérité tant recherchée...?

 

Gershom  SCHOLEM, éminent kabbaliste, nous donne la clé, en citant un verset du psalmiste souvent cité dans la littérature kabbalistique : « la Vérité est le principe ou l’essence de ta parole… »,

Il rajoute que la vérité, au sens hébraïque originel, était la parole de Dieu perceptible de manière acoustique, c’est à dire au travers du langage. La révélation est un événement, essentiellement acoustique et sensible, non visuel.  La parole de Dieu se rend perceptible à travers le langage humain bien au-delà du niveau de la communication entre les êtres. Ceci nous met face à un des thèmes majeurs de la Maçonnerie : retrouver la parole perdue…

Cette recherche, d’après toi, repose-t-elle essentiellement sur la raison ?

 

Comprendre, par la raison, c’est pouvoir établir une relation avec d’autres choses que l’on sait déjà. En logique, il y a deux façon de procéder, soit on connait le cas général et on en déduit le cas particulier, c’est la logique déductive, soit on connait plusieurs cas particuliers et on induit le cas général, c’est la logique inductive.

La logique inductive, va du particulier au général ; la méthode est utilisée pour élaborer des théories scientifiques. Elle ne me semble pas adaptée à ce type de recherche.

Si je tiens compte de ton expérience vécue, je pourrai, plutôt, appliquer la logique déductive dans cette approche de la Vérité absolue, qui serait, du reste, même ordre qu’un raisonnement mathématique…Notre capacité de connaissance dépendrait de notre travail et de notre ressenti.

La raison permet des rapprochements intéressants avec le Principe premier. Citons un autre exemple de cette raison, dans ce que l’on appelle « la preuve ontologique » de l’existence de Dieu, car c’est de cela dont il s’agit. Le raisonnement est le suivant : Dieu par définition est l’être parfait, la perfection… or exister est plus parfait que de ne pas exister donc Dieu existe (Descartes)…

 

Mais Frérot ce raisonnement sur l’existence de Dieu n’a-t-il pas été réfuté par Kant…?

 

Il suffirait, peut-être, d’accepter que si la raison ne nous permet pas d’atteindre la Vérité absolue, elle nous offre des pistes éclairantes dans la progression de nos savoirs et de notre connaissance indispensable à notre évolution…

Et moi, dans tout ça, comment trouver le chemin de la Vérité…Cela me semble tout d’un coup compliqué !!!!

Aurions-nous à notre disposition une autre manière d’appréhender cette Vérité absolue ou, tout au moins, de s’en approcher ?

 

Ce que tu viens de dire correspond à une approche cartésienne de la connaissance, une approche très occidentale, où le savoir, l’aspect intellectuel ou mental prend le pas sur l’expérience de l’instant. Cette forme de participation intuitive au monde fait partie des  principes fondamentaux des philosophies orientales comme le Zen ou le Tao …

Selon ces philosophies, la raison interpose des concepts, des raisonnements logiques entre le sujet et l’objet. L’entendement devient, ainsi, séparateur et non unificateur. Le mot qualifiant un objet sensoriel ne peut remplacer l’expérience du sens, quel qu’il soit. Le concept ne peut qualifier l’expérience du réel…

L’expérience de l’instant ne peut se faire que dans un espace dit « sacré »…

 

Mais le Sacré, est-t-il une fin en soi ???

Non, mon jumeau, c'est juste un moyen de nous conduire vers le divin ... Vers ce qui est transcendant à l'homme via 3 conceptions de la transcendance.

 

3 encore ?

La première est le divin des stoïciens, le cosmos et son Ordre harmonieux du monde qui s'impose à nous.

La seconde, c'est le Dieu des religions monothéistes, « au-delà » du monde créé par lui, c'est-à-dire tout à la fois, extérieur et supérieur à l'ensemble de la Création.

Enfin la troisième c'est la transcendance dans l'immanence.

 

Je n’y comprends plus rien… que faut-il, donc, faire ?

Il convient de se délester de la rationalité pour accéder à l’expérience pure spontanée sans la présence d’un mental qui nomme, qui se rappelle ou qui projette. Ni passé, ni futur, mais être dans l’instant présent, le sujet fusionnant avec l’objet…

Voici, à mon avis, le sens de la démarche à entreprendre pour atteindre ou plutôt se rapprocher de notre objectif initial…

 

 

Mais enfin, Frérot, il faudra bien, à un moment donné, comprendre (au vrai sens du terme) ce qu’il nous faut mettre en place, afin d’aller vers la connaissance ?

La raison, dont, il a été question plus haut, n’est qu’une forme de raison : la raison formelle, celle qui manie les concepts et les savoirs académiques. C’est l’outil du mental par excellence qui va être à l’origine de l’intentionnalité.

On peut définir deux autres formes de raison :

La raison expérientielle, qui pourrait être l’équivalent d’un dialogue entre l’expérience que l’on vient de faire et sa propre intériorité ; c’est ce que l’on appelle dans tout processus de formation, la réflexivité.

Et enfin, la raison sensible qui s’appuie sur nos sens, c’est l’outil du corps sensible qui permet donc le ressenti.

 

La recherche de la « Vérité absolue » nécessite une recherche intuitive ou une recherche raisonnée ?

A partir de ces notions, que nous venons de mettre en lumière, nous avons à notre disposition une méthode, utilisée par la Franc Maçonnerie. Par contre, il faudra respecter un ordre particulier à savoir :

•         Etre dans une intention d’évolution

•         Faire l’expérience du ressenti, approcher cette « Vérité absolue »

•         Et en fin de parcours, être dans une attitude réflexive

 

En d’autres termes, la recherche intuitive et recherche raisonnée ne sont pas des recherches opposées mais elles sont complémentaires, l’une ne va pas sans l’autre.

 

Faire pour comprendre ?

Ou Comprendre pour reproduire et transmettre ?

 

Mais, pour ma part, avant de parler de présence, l’élément le plus important serait l’intention d’être dans cette recherche, se mettre dans un état de disponibilité, ouvert, prêt à recevoir… On peut maintenant affirmer que tout va dépendre de soi. La réflexion doit se faire à l’intérieur et non à l’extérieur de soi… ce que nous rappelle la devise alchimique VITRIOL

A partir de cet état de disponibilité, voici ce qui doit nous permettre de se retrouver dans un état de conscience proche de cette « Vérité absolue » :

 

« …Commençons par être attentif à un instant de silence intérieur. Cet instant où seul le sentiment d’exister est ; où seul le sens s’unit avec son objet ; un moment où on reste immobile, juste dans un état intuitif, sans pensées, sans rien d’autre que l’immersion dans le présent… »

 

Ou encore :

Etre aligné, immobile et silencieux…

 

Je suis celui qui essaie d’approcher la vérité par la raison,


Je suis celui qui essaie d’approcher la vérité par le sacré,


Mais alors on est jumeau…?


Ensemble, nous sommes Frères…

 

Nous avons dit

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30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 07:50
Le Conte de la Foret de Morte Trouille .....

Dans nos belles régions de la Provence, il y a de nombreuses forêts de chênes et d’acacia et comme en toute région, les forêts et leurs bois ont généré au fils du temps des peurs, des superstitions et des croyances ...


Le bois de la « Morte-Trouille » est un de ceux-là et n’en déplaise existe bien et pour ceux qui ne le connaîtraient pas, celui-ci n’échappe pas à la règle de ces forêts et autre bois où on peut encore trouver des loups et autres canidés … Mais ce qui distingue ce bois en particulier, ce sont ses ruines, celles d’une ancienne commanderie templière avec en son milieu plantée là une tour octogonale…. Et dans cette haute tour qui d’ailleurs dépassait la cime des arbres alentours, un escalier … ! .. En colimaçon … montant jusqu’à son sommet mais … débouchant sur un mur donnant lui-même dans le vide.


Les habitants alentours ont depuis longtemps utilisé les pierres de ces ruines pour bâtir garages et autres maisons, mais en prenant garde de ne jamais toucher à la tour octogonale. Les plus téméraires sont même montés jusqu’en haut, butant forcément sur le mur !! Imaginant le talent des Templiers dans l’art de bâtir, personne ne comprenait cette particularité, certains disant compte tenu de la mauvaise réputation des Templiers que c’était l’oeuvre du Diable et que cette porte était la porte des enfers !!!!                                             
Toujours est-il que la prudence devait être de mise. Les propos tenus par nos Anciens enrichissaient la légende, parlant de mystères interdits aux Hommes afin d’essayer de tiédir l’ardeur des plus jeunes car pour les jeunes il fallait briller par sa façade et par son orgueil !!!
Ils furent plusieurs à tenter l’aventure. De nuit vers la douzième heure, individuellement ils prenaient le chemin sinueux de la tour, et plus ils s’approchaient plus leur imagination s’enflammait avec les bruits effrayants de la nuit … Beaucoup ont renoncé par peur en faisant finalement demi-tour…. Les plus fous ont toutefois gravi l’escalier en spirale pour se retrouver face à face avec le mur ... avec son double.


Dans un premier temps, rien ne semblait s’être passé … en apparence seulement car en redescendant l’escalier, ils ressentaient une profonde mélancolie !!!. Il n’avait rien vu, rien entrevu à part leur ombre. Le temps passa et le nombre de curieux ou de fous s’est raréfié jusqu’à devenir inexistant. La tour et son escalier à vis semblait retomber dans le silence !
Le temps donc passa et tout semblant retomber dans l’oubli, la nature gagnant de plus en plus sur les ruines à l’exception de la tour et de son intérieur !!! L’escalier paraissait avoir été construit la veille, les marches elles même semblant être intactes de toutes traces de pas et d’intrusion. …                                                                    Jusqu’au jour où vint un passant armé de sa canne et de son viatique pour déjeuner et trouver repos aux abords de ce bois. Mais ayant entendant parler de cette tour et de son escalier, notre compagnon voyageur partit après son repas à la recherche de ces fameuses ruines dans cette région inconnue pour lui. Après quelques heures arrivant aux dites ruines il ne vit rien qui aurait pu devenir ou être un « danger » pour lui …


il s’engagea alors dans la tour, montant quatre à quatre l’escalier puis arrivant en haut de celle-ci, il ressentit alors un curieux malaise car depuis le début de son ascension sur ces marches inégales et scabreuses, il avait eu l’impression de descendre plus que de monter, tout en sentant son corps devenir de plus en plus léger et
maintenant qu’il était face au mur il avait même l’impression de flotter dans l’air….comme s’il avait changé d’espace …de plan … !!
Le moment de stupeur passé et voulant voir si le mur était creux et s’il y trouvait résonance, il toqua par trois fois la pierre mais rien ne sonna creux et ne semblait répondre à ses attentes; Toutefois, quelques 9 instants après, il crut rêver en entrevoyant la pierre changer, passant du noir des ans à la clarté de la plus belle et flamboyante lumière …


Quelque peu hésitant, il tendit sa main et constata que celle-ci passait à travers le mur pour disparaître de sa vue … Finalement, fort de son courage et de sa volonté à vaincre, il trouva l’énergie nécessaire pour entrer dans ce rideau de pierres en apparence seulement. Et ce qu’il vit de l’autre côté, le laissa sans voix, mais aussi sans crainte, il était confiant … comme apaisé.                                           
Ce qu’il vit ne ressemble à rien de ce l’on peut voir sur Terre mes TC FF ; tout d’abord une Lumière douce, mais énergique, des formes vagues, n’étant ni des objets ni des personnes, un vaste panorama de couleurs en constant mouvement, une source d’eau jaillissante de nulle part, et la sensation qu’il n’y avait plus de sol alors que notre cherchant semblait marcher comme sur la Terre.
Dans son cerveau, c’était une ébullition permanente, son intellect et sa conscience ne pouvant rien expliquer et encore moins le rassurer … Seule sa mise en ordre intérieure et son coeur lui donna le courage de ne pas faire demi-tour. .. et s’avançant encore il finit par distinguer dans ce qui semblait être un arc en ciel une vague forme de village à la fois lointain mais aussi paradoxalement très près surmonté par 9 étoiles dont une brillait plus que les 8 autres … quelle heure était-il enfin ? Cette ascension semblant avoir duré une éternité …


Inspiré alors par le souffle de l’Esprit, son cerveau trouva toutes les réponses aux questions qu’il se posait depuis des années. Etant
comme hors du temps, il ne savait plus quand il avait quitté cet escalier scabreux et en spirale lorsqu’il perçut l’ordre de faire demi-tour, tout comme l’ordre de fouiller les ruines de cette commanderie, cherchant avec ferveur et foi la Parole qui avait été Perdue ...
De retour sur le palier de l’escalier, il se surprit à exécuter ce que l’Esprit lui avait ordonné. Écartant la végétation, déplaçant au hasard les pierres, il finit par remarquer un monticule de pierres rangé en cercle … et dégageant ces pierres anodines … trouva de façon fortuite la Pierre d’achoppement … la clef de voûte.                                     
Avec sa main il enleva la terre et ce qu’il vit, foi de Mac :. , était mieux qu’un trésor, mieux que le Graal, il vit ce que beaucoup recherchent encore ….


Voilà la belle fin de cette histoire et je vous la livre :                              
« le lendemain, l’Elu repris son chemin mais cette fois ci il savait où aller… guidé par la providence vers la réalisation du Plan Divin !

il ne restait rien à faire puisque tout était accompli …

Le Conte de la Foret de Morte Trouille .....
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22 octobre 2019 2 22 /10 /octobre /2019 08:52
Le Tétramorphe

les 4 Vivants

Le Tétramorphe

Le Temple d'Edfou -230 av JC

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3 octobre 2019 4 03 /10 /octobre /2019 12:58

TRM et vous tous mes BA FF et SS VM

 

Il ne suffit pas de constater la mort d’Hiram, et d’envisager sa fidélité aux engagements et aux autres principes insufflé par notre Mait Architecte pour justifier ce sacrifice …

oui mes BA FF et SS Il ne suffit pas d’expliquer au plan social la nécessité de pourchasser les mauvais compagnons sous couvert d’une justice qui s’apparente à un acte de vengeance, pour fonder la transmission mac :. Sinon notre vision restera voilée.

Car affirmer que l’on ne peut rentrer dans un système initiatique que par effraction et qu’il faut être choisi en fonction des progrès est certainement un bon principe, mais ne peut justifier la mort d’Hiram.


Quelle est donc la nature profonde du message de cette légende ? Quelle transmission initiatique peut justifier ce sacrifice ?


Ce n’est pas je le répète la notion de fidélité aux principes traditionnels du métier, ni la vengeance qui va permettre de faire du maître un homme véritable, et même si la dimension morale et sociétale a certainement son importance, puisque censée garantir la qualité et la rigueur dans la transmission du message maç :. , elle n’est pas le message lui-même.... Un peu comme ne pas confondre la fin et les moyens.


Un système initiatique comme la franc-maçonnerie ne peut pas se contenter d’un prêchi-prêcha humaniste et moraliste pour fonder l’entrée du franc-maçon dans les grands mystères. La légende d’Hiram est l’histoire de l’assassinat sacrificiel du chef de la voie initiatique artisanale, reposant sur le travail de la matière. Si le relèvement du maître ne conduit pas alors par la trans_migration de l’âme d’Hiram dans le corps du nouveau compagnon, c’est que l’on doit rechercher une autre dimension et cette dimension est donc j’espère que vous l’avez compris de nature intérieure et non physique.


Et dans l’idée de la transmission deux facettes, celle du témoin matériel transmis de mains en mains, témoignage d’un savoir ou d’un secret transmis de la bouche de celui qui sait à celui qui est capable d’entendre. Et de fait cet aspect verbal de la transmission a bien un aspect spirituel.

 

3 questions ???
Comment la mort permet une transmission ?

A quoi correspond le survol du corps ?


Comment retrouver ce qui est perdu ? ………………………….


Que reste-t-il d’Hiram dont la chair quitte les os, !!! rien ou presque….. Il ne sera bientôt plus que poussière et os, reliquaire d’une oeuvre au blanc....

Et ce qui est célébré dans la recherche de son cadavre n’en doutez pas c’est sa relation au divin ainsi que l’accomplissement d’une voie initiatique réalisée jusque dans sa mort. Donc si vous avez bien compris le corps n’est qu’un support remarquable transportant : L’esprit.


Se pose alors la question fondamentale : Peut-on transmettre l’esprit ?                                                                                                      Non. L’esprit est une notion bien trop large, trop principielle pour être contenue dans un bagage audible et transmissible. L’homme ne peut prétendre contenir l’Esprit, tout juste peut- il recevoir une influence de l’Esprit. Il s’agit donc, dans la légende d’Hiram, de la transmission de la seule influence spirituelle, celle reçue par l’initié qui se focalise en son centre, centre particulier de l’homme sur la voie initiatique ……

Enfin je voudrais rappeler qu’au point de vue métaphysique, il y a superposition et interpénétration des différents mondes et univers.

Ce centre disais-je est le réceptacle de la fameuse lumière illuminatrice de la franc-maçonnerie, le centre ouvert à la lumière spirituelle, c’est tout l’être qui s’illumine.
Au plan pratique voir la lumière revient à recevoir au coeur de son soi l’influence de l’esprit Universel appelé aussi Principe Cf GADLU et non Dieu. L’objet premier de l’exaltation au grade de maître est principalement d’en faire un homme éveillé, en capacité de voir la lumière, mais surtout de la recevoir. On souhaite réveiller en lui la parcelle de l’esprit qui y réside, que certains appellent la parcelle divine… pour d’autres celle de la Création pour moi je le répète le GADLU car la réalité du vivant ne correspond pas toujours à ce que nous percevons, notre regard est souvent est malheureusement préoccupé et pollué par la nécessaire survie et le paraître social qui plonge l’homme dans une matérialité qui l’enchaîne.


Une pseudo-libération apparaît alors comme l’amélioration de ses conditions de conforts et d’existence alors que la spiritualisation de l’initié s’envisage comme une prise de conscience progressive ou subite; c’est ce qu’on appelle la réalisation spirituelle.

 

Seul le processus initiatique Mac :. peut aboutir au réveil de l’esprit au milieu des décombres métalliques et osseux.



La mort ne fait pas disparaître l’esprit qui illumine le centre du mait :.. Cet esprit retourne d’où il est venu, en clair le centre universel. Il arrive au sommet de l’art royal et par son éveil total, connait le secret qui fait qu’une partie de lui-même survivra à sa mort. Qu’il soit vivant ou mort, représenté par un corps rempli d’énergie animé par son âme il y a longtemps qu’Hiram a pris conscience de son appartenance, de sa création et donc de sa destination.
Ce qui est transmis, je le répète c’est la découverte en soi du réveil possible d’un récepteur de l’esprit. Encore faut-il être prêt.

L’activation de cette lumière dans le corps de l’homme n’est pas le fait d’une transmission matérielle, mais d’une ouverture de soi. Et Il ne s’agit pas d’obéir à un mot d’ordre, mais l’effort vient de soi et consiste à une mise en relation entre l’être et le tout.
Le corps, l’âme et l’esprit ainsi égrènent la tripartition traditionnelle de l’homme. Le corps est vivant bien qu’il ne soit un simple amas de chair sans forme.

C’est une structure à la fois matérielle et vivante. C’est avant tout une masse de substance qui plutôt que d’être une masse informe émanant du monde minéral s’est structurée sous l’influence d’Energie dont la fonction première est de lutter pour que ce corps ne redevienne poussière. Cette énergie anime les cellules et rend un corps vivant, dressé sur terre en lutte permanente contre la pesanteur.


Ce qui différencie la plante de l’animal et de l’homme c’est le niveau de conscience.

Cette conscience recoupe les sentiments, les désirs et les instincts. C’est aussi ce qu’on appelle traditionnellement l’âme. C’est le souffle intérieur qui fait l’homme animé. Cette âme–souffle est attachée à l’individu, et suggère en la reflétant une dimension supérieure. Elle prépare le chemin qui va du moi vers le soi.

 

Éveiller le maître rituellement c’est Eveiller cette aptitude à se relier à l’Esprit.

 

C’est donc réveiller la parcelle divine permettant de la résolution de la problématique de l’angoisse existentielle et de sa fin annoncée. La rituellie maçonnique marque cette ouverture du corps pour recevoir l’esprit lorsque le VM à l’aide de son maillet ouvre la fontanelle du crâne du nouveau maître. Cette ouverture permet d’activer les récepteurs sommeillant à une lumière venue d’en haut. Tout ceci est symbolique, mais pas que ….


Cette volonté réceptive dans la démarche est une condition préalable pour concevoir la dimension spirituelle, seule dimension qui rende l’homme libre à lui-même et à ses conditionnements sans l’assujettir à un dogme.

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17 septembre 2019 2 17 /09 /septembre /2019 18:50

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13 septembre 2019 5 13 /09 /septembre /2019 17:26

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4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 18:21

Pour ceux qui pratiquent ou veulent tout savoir sur le Rite Français

Vraiment un excellent bouquin ...merci aux éditions de LaTarente

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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 21:54

ACTUALITE

Communiqué de Presse





Depuis quelques jours, suite à une information transmise sur l’ordre du jour de notre prochain Convent, le Grand Orient de France fait l’objet d’attaques sur les réseaux sociaux, avec une suspicion d’antisémitisme.

Sur la forme tout d’abord, un vœu d’une loge parisienne demandait à ce que le Grand Maître et les membres du Conseil de l’Ordre ne se rendent plus aux manifestations organisées par le C.R.I.F. (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France), après analyse par la commission compétente, il en ressort que ce vœu n’a jamais été présenté au congrès de la région de rattachement de cette loge (Région Paris 3), et qu’il n’aurait pas dû être transmis pour analyse au Convent. La commission a donc légitimement décidé de le retirer.

Sur le fond, comment peut-on imaginer que des francs-maçons du Grand Orient de France puissent être antisémites ? L’antimaçonnisme et l’antisémitisme sont deux formes de haine, souvent jointes dans l’obsession du complot judéo-maçonnique, et le sang de nos ancêtres juifs et francs-maçons n’a que trop coulé dans l’histoire.

Non, les francs-maçons ne sont pas antisémites, comme ils ne sont ni racistes ni xénophobes. La Franc-Maçonnerie, c’est le respect de l’autre dans sa diversité, c’est le combat pour une société humaniste et universaliste.


Fait à Paris, le 26 août 2019


 

Christian MATHIEU
Président du Convent
Jean-Philippe HUBSCH
Grand Maître,
Président du Conseil de l’Ordre





    

 
 


 

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Merci de ne pas répondre à ce message. Pour toutes questions, veuillez vous rendre sur le site.

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25 juin 2019 2 25 /06 /juin /2019 20:27
GGG mais Espérons

Mon BAF:. Yvan, je ne t'oublierais pas car tu es pour moi un Grand Frère et je suis heureux que nos chemins se soient croisés.

Repose en paix en l'Orient Éternel et continue à nous montrer la voie ....   

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21 juin 2019 5 21 /06 /juin /2019 08:15
« …Que le 12ème portail s’ouvre… »
« …Que le 12ème portail s’ouvre… »

Accomplir en soi le Grand Oeuvre pour transmuter le plomb en Or, élever l’esprit au-dessus de la matière et devenir tout esprit ... Le 12 est l'aboutissement de l'Oeuvre active divine sur le plan terrestre.

 

Dans la Kabbale, on l'appelle le Sceau du Saint-Esprit de la Pierre Philosophale, représenté par le carré du 4 surmonté par le triangle du 3, comme le symbole de la Pierre Philosophale. Dans les lettres hébraïques, le 12 est « Lamed », le bras ou l'aile déployée de l'expansion et de la manifestation mais aussi le fouet ou l'aiguillon de la stimulation spirituelle. L'hypothèse de l'Unus Mundus est celle d'une unité de l'énergie psychique et de l'énergie physique, via un corps intermédiaire, au sens d'univers ou de champ d'une autre réalité que celle du physique ou du psychique, que Jung nomme psychoïde ; domaine de transgression du clivage traditionnel :

 

« Comme psyché et matière sont contenues dans un seul et même monde, qu’elles sont en outre en contact continuel l’une avec l’autre …, il n’est pas seulement possible, mais, dans une certaine mesure vraisemblable, que matière et psyché soient deux aspects différents d’une seule et même chose. Les phénomènes de synchronicité indiquent, me semble-t-il, une telle direction, puisque, sans lien causal, le non-psychique peut se comporter comme le psychique, et vice versa » Un manque se manifeste, une souffrance qui fait que je cherche à trouver des solutions pour la contrer.

 

J’entreprends une quête qui me mène, étapes par étapes, cet « Unus Mundus ». Je deviens une particule de désir qui souhaite ardemment reprendre sa place au sein du grand TOUT. Ce jardin mystique, Foyer lointain où l’Humanité, unifié, a grandi, où elle a connu le Bonheur Ineffable. Quand dans mon Temple intérieur, par la méditation ou par l’hypnose je fais l’action d’observer et d’analyser les pensées qui m’assaillent je réalise consciemment comment mon esprit fonctionne. Je réalise que la majorité de mes idées sont inadéquates, futiles, mais que mon esprit ou Ego agité les rend importantes. En se mettant dans la position de spectateur de ces idées, elles diminuent et deviennent de moindre importance. Je fais de la place, en créant le vide nécessaire dans mon esprit, en agrandissant mon Temple intérieur afin qu’il se remplisse de Sagesse et d’Amour.

 

C’est une méthode simple, elle est toujours accessible et le Chevalier l’utilise constamment dans sa quête du Graal. La nature a seul but: l'évolution de l'Essence de la Vie, l'âme du monde ou la « Materia Prima des Anciens », et ceci se fait par un processus unique qui est celui de la vie, mort , renaissance accompagné de phases de purification ou remise en ordre des éléments des choses et des êtres. La partie opératoire sera consacrée à cet aspect. Puisque le processus alchimique consiste principalement à faire changer de niveau les énergies de la vie, il est évident que la technique chimique seule est insuffisante.

 

Agir sur la vie est du domaine de l'Art Royal, qui nécessite une qualité intérieure que l'élève alchimiste doit acquérir peu à peu s'il veut franchir les étapes du Sentier Hermétique.   

 

                                Ainsi Paracelse dit : « Nul ne transmute aucune matière s'il ne s'est transmuté lui-même. » Le niveau de conscience dans le minéral est faible, mais ses énergies sont gigantesques, son évolution est lente, aussi ce règne ne concerne-t-il que la fin du Sentier Hermétique.                                                 En effet, l'Alchimie conduit à une initiation véritable, c'est à dire à un niveau de conscience et de connaissance qui transcende tout ce qui peut être acquis par un intellect uniquement physique quel qu'il soit. D’après la tradition Kabbalistique, la lumière est née dans Ain Soph Aur (Lumière illimitée), qui lui-même est né dans Ain Soph (L’infini), qui lui-même est né dans Ain (Vide absolu).

Cette lumière illimitée se manifeste comme une étincelle, en haut de l’arbre de vie, au niveau de la première couronne « Kether ». A partir de « Kether », la première manifestation de la lumière illimitée, l’étincelle va parcourir toute la structure de l’arbre de vie, de haut en bas, en passant successivement par les 10 Séphiroths qui représentent des émanations dégradées de la lumière.

 

Le niveau le plus bas de l’arbre est représenté par « Malkuth », correspondant à notre monde matériel. En d’autres termes, la lumière adapte sa pureté ou sa fréquence, la dégradant au fur et à mesure qu’elle descend dans l’arbre de vie, afin que notre monde matériel puisse l’appréhender sans être aveuglé. Pour les Kabbalistes, chaque Séphirah représente une étape à comprendre et à intégrer pour être capable d’atteindre le niveau suivant, conduisant le disciple vers l’illumination, représenté par « Kether ». La lumière descend jusqu’à nous, pour nous inviter à la comprendre et à la suivre, en remontant vers le sommet de l’arbre. L’arbre de vie est un arbre de lumière.

 

De la plus pure et rayonnante étincelle en son sommet, elle transmet son énergie éternelle en descendant progressivement jusqu’aux racines, éclairant au passage chaque sphères de conscience, et retenant à chaque niveaux un peu plus de sa puissance, jusqu’à ce que cette lumière divine devienne matière. Commence alors le voyage de l’illumination qui consiste à retransformer la matière en lumière pure, en réponse à la générosité et à l’humilité de la source infinie. Les grands Avatars qui sont descendus ici dans « Malkuth » pour enseigner le verbe ont donné le nom de leur propre Dieu intérieur particulier. Mais, cela ne signifie pas que seuls ces Dieux existent.

 

Dieu est Elohim, une Unité Multiple Parfaite dans les cieux, Schamayim, mais si nous descendons ici, en bas dans Malkuth, alors Shem est appelé Shemoth תומש – hébreu pour «noms» c’est l’aspect féminin de cette Unité Multiple Parfaite des noms qui doivent descendre pour se développer. Voilà pourquoi, dans Malkuth, Shem est appelé Shemoth תומש parce Malkuth est une sephirah féminine qui doit développer Shem.

 

En d’autres termes, toute la force solaire de l’Absolu et les sept Cosmocréateurs et les 12 signes de la ceinture zodiacale descendent en tant qu’archétypes dans notre physicalité de différentes manières, de sorte que nous, en tant qu’hommes pouvons créer le sperme; qui est la semence de Brahma ou Abraham, notre Dieu intérieur.

Cet Esprit intérieur, cet Intime, est appelé « El » dans la Kabbale et c’est ce que la Bible appelle Abraham. L’Intime est appelé Atman en Sanskrit. Nous avons tous à l’intérieur notre propre Abraham. Il se rapporte également au créateur Brahma à l’intérieur de nous. Brahma est le fils de Vishnu, le Christ Cosmique, Ptah-Ra en mots Égyptiens. Le cercle zodiacal est le symbole du grand Cycle de la Vie, le cercle de la manifestation matérielle, montrant le progrès de l’Esprit ou Ego, à travers la nature inférieure, ou matière.

 

C’est le cercle de l’existence dans lequel « Purusha », le premier né l'esprit divin, le macrocosme dans l’hindouisme, rempli de toutes les qualités, descend dans l’union avec la matière dans le but de se reproduire lui-même comme l’homme Archétypal, le parfait prototype de la race humaine. Dans cette nature inférieure l’Etincelle Divine descend en involution d’un côté, et s’élève en évolution de l’autre côté, complétant ainsi le cercle. C’est seulement en passant à travers le monde ou le mal, que l’Ego peut apprendre ce qu’est le mal ; et c’est seulement par cette connaissance qu’il peut connaître et réaliser le bien. Le divin dessein dans la manifestation physique est de mêler la nature inférieure ou personnelle à la nature supérieure ou spirituelle.

 

La portée et le but de cette connaissance est l’union du petit homme avec le Grand Homme, de l’âme humaine avec l’Ame. La raison pour laquelle la Divine Etincelle descend et s’incarne dans la matière est qu’elle peut éventuellement, au-delà de l’ombre, conquérir et transmuter la personne, ou nature animale, en qualités spirituelles. Séparé, l’Esprit ou Moi Supérieur, est l’essence sans forme ; la personne, ou moi inférieur, est dénuée d’esprit. Ensemble, ou fusionnés, le moi inférieur apportera une individualité, et le Moi Supérieur apportera une intelligence avec de la connaissance et de la sagesse.                       

 

Ce mélange ou fusion Chaque signe représente un certain département ou qualité de développement à travers lequel l’Ego passe son voyage autour du cercle, et chaque département spécifique est gouverné, se tenant sous la direction d’un groupe de ces Etres exaltés. Dans ce cercle de manifestation qu’est notre système solaire, les vibrations de l’esprit sont ralenties à un degré où il devient cristallisé.

 

L’esprit dans le monde est usuellement connu et dit comme étant un espace vide, alors qu’en réalité, il est le grand océan de l’Esprit, la source de tout ce qui est. Dans le monde de la matière, nous pouvons comparer cette cristallisation à la glace qui a gelé dans une cuve d’eau. en réchauffant cette glace congelée, il y a accélération du feu vibratoire moléculaire (qui est esprit), il peut être transformé en eau. Toute la matière est esprit cristallisé, la seule différence entre les deux stades étant le degré relatif de vibration. Les vibrations de la matière dense peuvent être accélérées au point où elle se transforme en esprit et devient invisible à l’œil physique. Le Zodiaque et les douze signes, l’année avec ses douze mois, les douze tribus d’Israël, etc…tous signifient douze étapes ou qualités à travers lesquelles l’âme passe.

 

Elles représentent le grand cycle de vie dans laquelle première Etincelle Divine devient obscure dans la matière, et alors éventuellement s’élève de la matière pour se manifester pleinement dans les âmes de l’Humanité à la fin du cycle. Dans le grand dessein de l’évolution, il y a une continuité de cycles à l’intérieur d’autres cycles et par cette analogie la roue zodiacale symbolise aussi la moindre vie de l’Ego dans laquelle il voyage d’un plan à l’autre, renaît sur terre encore et encore jusqu’à ce que toutes les leçons aient été apprises. L’Esprit procède d’en bas dans la manifestation matérielle, dans une course en spirale, et sa progression cyclique se fait en douze étapes correspondant aux douze signes. Le nombre douze est symbolique de l’accomplissement évolutionnaire et de la perfection spirituelle.

 

C’est 4+8, ou le monde et l’homme renouvelé.

C’est aussi 4x3 (Dieu), ou le monde et l’homme en union intime avec Dieu.

 

Les six premiers signes concernent l’involution de l’humanité, temps durant lequel l’Esprit pose les voiles de matière qui graduellement deviennent plus denses, jusqu’à ce qu’il ait atteint le nadir de la matérialité. Sur l’arc descendant ou involutionnaire, c’est le spirituel qui graduellement se transforme en matériel. Sur l’arc ascendant ou évolutionnaire, l’esprit se réaffirme lentement aux dépens du physique, ou matière, ainsi, à l’accomplissement du cercle de l’existence matérielle, dans le signe des Poissons, l’Ego se trouvera lui-même libre de la matière et de toutes ses qualités, comme il l’était au commencement, mais en ayant gagné en expérience et en sagesse, le fruit de toutes ses vies personnelles.

 

Cette histoire de l’involution et de l’évolution et les « Jours de la Création » peut être trouvée dans les 1er et 2ème chapitres de la Genèse, s’ils sont lus dans leur sens ésotérique. Ces processus de vie sont la descente de l'esprit dans la matière et sa remontée. Le premier est le sacrifice divin, ou la limitation de l’esprit dans les formes ; le deuxième est la résurrection de la mort, ou la libération de l’esprit de la captivité de la matière.

 

Le BELIER est le symbole de la première période du cycle de vie. Le Bélier signifie le divin sacrifice à la sortie de l’Esprit sur le plus haut plan spirituel, dans lequel le Moi supérieur se limite lui-même aux conditions de manifestation dans la matière.

L’ « Agneau »est sacrifié en involution, pour la nourriture des âmes et des qualités en évolution. Le Bélier est un symbole du second Logos, ou la vie divine involuée dans la matière. L’imagerie symbolique du signe du Bélier suggère que l’Esprit se sacrifie lui-même (comme l’agneau) et devienne caché ou crucifié sur la croix de la matière. C’est à travers l’Agneau sacrifié (la vie divine) à l’intérieur de l’âme, que le «corps du péché », ou la nature désir, est graduellement dissipé (lavé par le sang de l’Agneau). Cosmiquement, le Bélier représente le stade initial en évolution durant lequel l’Esprit descend dans la matière pour apporter un univers en existence.

 

Le TAUREAU est le symbole de la seconde étape autour de la roue de la vie. Juste comme le Bélier représente l’aspect masculin ou positif de la divinité, ainsi le Taureau est le pôle opposé, le féminin, l ‘aspect négatif. Il est le second plan vers lequel l’Ego descend en manifestation, le Monde de l’Esprit de Vie, en terminologie Rosicrucienne. Le Taureau signifie l’activité divine s’ouvrant dans la création des formes. Le Taureau représente la matrice des formes sur le plan spirituel qui sont infusées avec des potentialités et des qualités à développer plus tard dans les âmes de l’humanité. L’écliptique (sentier apparent du soleil) est limité par le « joug des cieux », limité tel que sur le cou du Taureau Solaire. Durant cette seconde période d’activité divine cosmique, la Volonté créa, sur le plan de la Vie de l’Esprit, la fondation pour toutes choses vivantes sur les plans astral et éthérique, et plaça là le germe mental des activités inférieures et des formes.

 

Selon Max Heindel les première et seconde grandes Hiérarchies Créatrices, qui correspondent et dirigent les activités des deux premiers signes du Zodiaque, Bélier et Taureau, ont surpassé la connaissance de qui que ce soit sur terre. Il nous informe qu ‘elles ont donné de l’aide au commencement de l’évolution de notre vague de vie et alors se retirèrent pour une libération ou vers des plus grandes sphères d'activité. Ces deux premières Hiérarchies sont sans nom.

 

Les GEMEAUX sont le symbole de la troisième période dans le cycle de la vie. Les Grandes Hiérarchies ayant la charge de ce département du zodiaque sont appelées les Séraphins. Ils étaient actifs dans la Période de la Lune et éveillèrent en l’homme le germe de l’Esprit Humain. Le signe des Gémeaux symbolise les Jumeaux Célestes, Adam-Eve avant leur séparation. Il correspond aux facultés intellectuelles apportées du Père Divin (Bélier) et de la Mère Divine (Taureau). Dans la constellation des Gémeaux sont deux étoiles, Castor et Pollux, souvent appelés les dieux jumeaux. Ils sont les symboles des qualités positives et négatives (père-mère), cieux et terre, matière et esprit, etc…

 

Castor et Pollux représentent l’androgyne céleste, le Mercure à deux têtes des alchimistes. Les trois premiers signes du Zodiaque dressent le triangle divin : Pensée, Verbe, Vibration. Le nombre trois signifie la perfection ; il est le nombre parfait des plans élevés. C’est un monde supra matériel qui représente le Jardin d’Eden, ou Paradis, juste avent la descente des Jumeaux Célestes dans l’existence matérielle. Les Gémeaux marquent la première descente de l’Esprit dans les plans du mental, les deux premiers signes correspondant aux régions spirituelles. Le signe des Gémeaux représente le Monde la Pensée Abstraite, et ce n’est que lorsque le signe suivant (Cancer) est atteint, que l’Ego prend la première apparence d’un corps, qui est l’enveloppe de l’esprit. Le cancer signifie le Monde la Pensée Concrète.

 

Le CANCER est le quatrième département du cycle de l’Esprit. Il correspond à l’esprit inférieur énergisé du plan astral. Le Crabe est un symbole de la nature inférieure dans laquelle l’âme descend en involution. Le Cancer est la porte vers la matérialité, la porte vers la vie sur le plan de la terre, mais la mort de l’Ego sur le plan spirituel.

Son signe opposé, le Capricorne, symbolise la mort sur le plan matériel et la naissance aux mondes spirituels. Les Grandes Hiérarchies qui gouvernent la constellation du Cancer sont les Chérubins. Les Séraphins et les Chérubins sont gardiens et exécutants des énergies transcendantales sur les plans spirituels, des lois divines applicables à la nature supérieure mais pas à l’inférieure, et qui coupent la conscience inférieure de la conscience supérieure. Selon l’histoire dans la Bible, les Chérubins étaient placés à l’Est du Jardin d’Eden avec des épées flamboyantes qui tournaient dans tous les sens pour barrer le retour direct aux cieux, ceux-ci ne pouvant être gagnés à présent que par le combat. L’esprit inférieur était coupé de l’esprit supérieur.

 

L’épée flamboyante est un symbole de la force spirituelle nécessaire pour posséder dans les règles, pour gagner le secret de la vie éternelle. Une division des signes zodiacaux en quatre parties donne un intéressant champ d’étude car il révèle la période de conception de l’embryon humain dans le Cancer ; le temps de la vivification en Scorpion, le dernier signe du deuxième quart ; et aussi l’élancement de l’enfant achevé en Poissons, le dernier signe du troisième quart. Vous noterez que chaque quart est achevé par un signe d'eau, qui suggère l'unité et l'accomplissement.                                                                    Le Cancer complète le premier qui pourrait être appelé le quart céleste. Le second est achevé par le Scorpion qui s'appellerait le quart de la forme. Le troisième est complété par les Poissons, le quart de la perfection. Le premier (Cancer) quart est le foyer de la famille céleste: le père (Bélier), la mère (Taureau) et les jumeaux (Gémeaux).

Le quart suivant (Scorpion) symbolise le séjour de l'homme animal, ou forme; et le dernier (Poissons) est la sphère dans laquelle l'homme devient parfait, sage, pareil à Dieu.

 

Le LION marque la cinquième étape du voyage à travers la matière, et la première descente de l'Etincelle Divine dans le monde de la forme. Ce signe signifie une période d'involution sur le plan astral où le désir fort travaille dans la nature inférieure à travers la passion, l'instinct, l'appétit, et l'affection animale. C'est la période de développement involutionnaire de la nature astrale de l'âme. En terminologie Rosicrucienne, le Lion correspond à la région connue comme Monde du Désir Supérieur, ou Premier Ciel. Le Lion symbolise le cœur brûlant du Père; il est aussi le cœur de notre système solaire, le cœur de l'homme, etc…                                                                                            Dans sa magnanimité, il représente le grand Esprit Christ; sans sa férocité, il signifie la nature bestiale, ou le mal. "Voyez le Lion de la Tribu de Juda, le rejeton de David l'a remporté". (Apo. 5:5) .

 

Le Lion est le symbole du Fils de Dieu manifesté dans la matière. C'est le second signe de feu représentant l'Esprit (le Père). Les Grandes Intelligences Spirituelles, ou Hiérarchies Créatrices, les Séraphins, les Chérubins, et les Seigneurs de la Flamme, se sont aussi retirées de cette sphère d'activité, laissant sept autres travaillant actuellement avec l'humanité au moment présent.

 

La VIERGE est le symbole de la sixième étape de la roue de vie. Elle signifie l'accomplissement du processus d'involution résultant dans la matrice parfaite, de la matière pleinement pénétrée et informée par l'Esprit , et prête à produire les qualités du Christ dans les nombreuses âmes durant les six phases d'évolution à venir. La Vierge est symbolique de la Vierge Marie, qui représente cette matrice de matière dans laquelle la manifestation prend place. La matière est le principe féminin réceptif duquel l'ardent Esprit (le Lion) s'élève en lui-même, et ce qui est né de cette union est esprit et matière en un, la Balance, esprit et matière en équilibre.       

 

                           Marie la vierge signifie aussi la nature inférieure purifiée qui est devenue capable de donner naissance à l'enfant Christ à l'intérieur de chaque âme.              La conception immaculée peut devenir et deviendra une expérience actuelle avec chacun de nous lorsque la nature inférieure deviendra suffisamment purifiée pour permettre au Moi Supérieur prendre les commandes. Le signe de la Vierge signifie la descente de l'Ego dans la plus basse région du Monde du Désir et c'est sur ce plan que le voile de matière correspondant au corps du désir est achevé.

 

C'est la Vierge, la vierge céleste, qui produit, comme Mère-Matière toutes choses durant l'évolution. La Vierge, le sixième signe, signifie l'accomplissement d'une période d'activité qui est l'involution. Elle fait référence aux six jours de la création relatés dans la Genèse. Le symbolisme de la Vierge inclut l'épi de blé, qui est le Pain de Vie devant être obtenu seulement à travers une pureté immaculée. Le Christ nourrit la multitude avec des pains (Vierge) et des poissons (Poissons). Les Seigneurs de la Sagesse sont les gardiens de la constellation de la Vierge, le groupe le plus élevé de Vie spirituelle actuellement actif dans le drame de la vie. Le nombre six signifie l'accomplissement de la croissance ou du dessein; il est le nombre qui limite et sert pour annoncer la septième période créative, celle de la Balance.

 

La BALANCE est la septième étape sur le chemin de l'Esprit à travers la matière. Ce signe est gouverné par les Seigneurs de l'Individualité. Sept est le nombre parfait et signifie la consommation de l'arc involutionnaire. C'est le commencement et la fin d'un cycle. En six jours, le Seigneur a fait le ciel et la terre, et s'est reposé le septième. Dans la Balance, l'équilibre esprit-matière est atteint, équilibre entre involution et évolution. C'est la ligne médiane du cercle sur lequel l'esprit et la matière sont équilibrées en l'homme. La Balance marque le moment dans le développement humain où l'Esprit individuel s'incarna et prit la charge complète du corps, ou de la forme physique, devenant de cette façon réellement un homme.     

                                         C'est ce qui distingue l'homme de l'animal, chaque forme humaine ayant son propre esprit, en contraste avec l'esprit groupe gouvernant une espèce entière d'animaux. L'Ego naquit en l'homme à l'équinoxe d'automne, lorsque le soleil entra dans le signe de la Balance.

 

Née dans une étable, parmi les animaux de des désirs et émotions inférieurs, l'Etincelle Divine fut destinée à conquérir les bêtes de la nature inférieure, et lorsque le soleil progresse vers le Capricorne au solstice d'hiver, l'Enfant Christ est né en totale maîtrise de la nature animale. Entendons la prophétie d'Esaïe (11:6) : "Le loup habitera avec l'agneau, et le léopard s'allongera près de l'enfant ; et le veau, le lionceau et le bétail seront ensemble ; et un Petit Enfant les conduira." Jésus, le Fils de l'Homme, né en Balance, est symbolique du Moi Supérieur, ou Ego, né dans une forme humaine, mais manifesté imparfaitement jusqu'à ce que la Rédemption soit accomplie et qu'il soit en permanence affranchi de sa nature inférieure.     

                           Cette étape marque le début du Nouveau Testament dans lequel est racontée l'histoire de Jésus Christ. Il y a deux mille ans, les pionniers de la vague de vie humaine atteignaient le nadir de matérialité et ce fut alors que le Fils de l'Homme naquit pour être la lumière et le salut de tous les hommes, pour les guider à travers les étapes successives de l'évolution jusqu'à ce que l'Enfant Christ soit né à l'intérieur de toute l'Humanité dans la période du Capricorne.

 

L'Ancien Testament est essentiellement une histoire concernant l'arc involutionnaire et seulement lorsque le signe de la Balance est atteint, commence le Nouveau Testament avec l'histoire de la naissance et de l'évolution de Jésus (l'homme). La Balance (équinoxe d'automne) signifie la naissance de l'Enfant Christ; et le Bélier symbolise la crucifixion finale et la résurrection, ou la libération complète de la matière, à l'équinoxe vernal.

 

La symbologie de la Balance est le coucher du soleil physique et le lever du soleil spirituel. L'histoire de Jésus préfigure l'histoire de l'humanité individuelle. Ce qu'Il accomplit est la tâche qui s'étend devant chacun de nous. L'homme céleste n'est rien qu'une belle possibilité aussi longtemps qu'il n'est pas mis à l'épreuve. L'innocence ne peut être une vertu, ni la simplicité un mérite. L'homme est seulement ce qu'il a conquis. Il est par conséquent mené dans le désert pour être testé et tenté.

 

Le SCORPION est la huitième période du cycle de vie. Le nombre huit signifie l'entrée dans une nouvelle étape ou condition de manifestation. C'est une étape dans laquelle la nature désir est prédominante. Elle représente le Monde du Désir Inférieur, ou la région du purgatoire sur l'arc de l'évolution, tout comme la Vierge est le symbole de la même région sur l'arc involutionnaire. Le Scorpion signifie la fonction procréatrice, mentale, émotionnelle; c'est cette multiple fonction qui nous permet de renaître, et donc le Scorpion devient le signe de la "chute dans la génération" sur le plan physique. C'est l'étape ou la période dans laquelle l'humanité travaille actuellement. C'est le signe de la forme, les Seigneurs de la forme étant les Hiérarchies ou Grandes Intelligences en charge de cette période. La forme humaine est destinée à atteindre la perfection durant cette étape.

 

Le Scorpion est symbolique du désert dans lequel l'homme est guidé pour être tenté par le Démon Le côté inférieur du signe est symbolisé par le scorpion, ou ver de la poussière (mort). Lorsqu'un homme se vautre dans la boue et la fange des appétits animaux jusqu'à ce qu'il soit prêt à tout abandonner, alors le Moi réel parle à l'intérieur et commence à le guider hors de cette sphère de tentation. Alors le symbole du scorpion devient un aigle, qui s'élève au-dessus des désirs inférieurs et des émotions. Le Scorpion, le tentateur, est appelé le signe de la mort aussi bien que de la vie ; car celui qui tombe en tentation descend dans la loi de "poussière dans la poussière"".     

 

                            Mais celui qui vainc regarde vers le signe de la nouvelle vie. Comme le serpent, se dépouillant de sa peau, il apparaît comme un nouveau-né. Celui qui est victorieux en Scorpion commence à s'ouvrir à sa nature et ses désirs élevés.

 

Le signe suivant, le SAGITTAIRE, symbolise l'effort de l'homme pour s'élever au-dessus de sa nature animale. Le Moi Supérieur, assis sur le cheval (intelligence) détruit, avec la flèche de l'Esprit, les qualités inférieures, permettent ainsi à la conscience inférieure de s'élever vers le mental supérieur. Le Sagittaire, moitié cheval, moitié homme, signifie ce changement de conscience. C'est l'étape ou département de vie dans lequel le mental inférieur est perfectionné à travers l'évolution et par conséquent, "meurt". Le groupe des Hiérarchies en charge de cette constellation sont les Seigneurs de l'Esprit, dont le Père est le plus grand Initié. C'est la neuvième période du cycle de vie. Le Sagittaire correspond au Premier Ciel, ou région supérieure du Monde du Désir sur l'arc évolutionnaire, tout comme le Lion correspond à la même région sur l'arc involutionnaire.

 

Le CAPRICORNE est le dixième poste-guide sur le sentier du néophyte. Ce qu'il a vu en Sagittaire avec l'œil de l'Esprit, il doit à présent essayer de l'atteindre avec le pied de l'action. Il doit utiliser toute la volonté de pouvoir et l'énergie à son service pour atteindre ce but. C'est l'histoire de trois hommes sages qui, voyant l'étoile à l'Est, la suivirent jusqu'à l'endroit de la naissance de l'Enfant Christ. Le Capricorne, la chèvre, escalade la montagne, de plus en plus haut, de plus en plus difficilement, toujours plus seul; c'est l'homme qui doit chercher à réaliser la vision qu'il a eue.

 

Ce signe symbolise le mental supérieur qui est atteint par l'Ego escaladant le mont de l'aspiration, et par la transmutation du mental inférieur. Sur l'arc évolutionnaire, le Capricorne correspond à la région de la Pensée Concrète où les âmes de l'humanité montent vers la nature supérieure et établissent l'immortalité.

C'est le portail à travers lequel les âmes montent et naissent dans les mondes spirituels, en contraste avec, à l'opposé, le signe du Cancer, qui est le portail vers le monde matériel. Le Capricorne représente le sommet de la montagne, les hauteurs spirituelles vers lesquelles l'aspirant a grimpé. C'est le signe de la naissance du Christ Enfant. Les Grandes Intelligences Spirituelles qui gouvernent le signe du Capricorne sont les Archanges. Lorsque le Soleil, par précession est passé à travers ce signe.

 

Le VERSEAU, onzième étape du voyage à travers la vie, est le signe de l'Initié. Mais celui qui a escaladé le sommet de montagne spirituelle n'ose pas rester éloigné de l'humanité et du monde. Celui qui garde les trésors de l'Esprit pour lui-même transgresse la loi. Par conséquent, le Verseau est le symbole du Porteur d’Eau, l'homme qui s'arrête et s'agenouille pour verser de la cruche pleine, l'eau de vie (esprit) dans la vallée en dessous. C'est là que le Christ a prononcé son Sermon sur la Montagne, celle-ci signifiant les hauteurs spirituelles qu'Il avait atteintes, et donc la montagne de l'esprit (divin) le plus élevé.               

                                                                                                   Le Verseau symbolise le véhicule le plus élevé de l'Esprit comme le réservoir de Vérité (eau), qui est issue de la fontaine de la réalité divine. Il signifie l'homme régénéré et perfectionné qui peut à présent refranchir les portails du Paradis qui ne peuvent s'ouvrir qu'avec la clef de la pureté. Le Verseau est le signe des courants d'eau vive coulant de Sa partie la plus intérieure.

Ceci nous éclaire sur la vision de Saint Jean dans Apo. 22:1: "Et il me montra une pure rivière d'eau de vie, claire comme du cristal, provenant du trône de Dieu et de l'Agneau". Le Verseau correspond à la région de la Pensée Abstraite sur l'arc évolutionnaire, en contraste avec le signe des Gémeaux sur l'arc involutionnaire. Les Anges sont associés à la constellation du Verseau et leur plus grand Initié est Jéhovah.

 

Les POISSONS sont la douzième période du cycle de vie et l'étape finale de l'évolution sur ce grand cercle de manifestation. Ce plan correspond au Monde de l'Esprit Vital sur l'arc évolutionnaire comme nous avons vu que le Taureau signifiait cette région sur le trajet descendant. Notre propre vague de vie humaine aide à diriger les activités de cette période tant que nous n'évoluerons pas en intelligences spirituelles et constituerons une hiérarchie créatrice dans le véritable sens. Le symbole des Poissons est représenté par deux poissons, la personnalité et l'individualité, et à la fin du cycle, le moi inférieur devient un avec le moi supérieur (Christos), ou les âmes rachetées deviennent UNES avec le Rédempteur. Le symbole du poisson était utilisé chez les premiers Chrétiens; il y a deux poissons sur les lampes des catacombes, l'un avalant l'autre.

 

Le mot-clef des Poissons est 'complet renoncement' ; l'amour et la profonde compassion caractérisent la nature du candidat dans ce signe.                      Deux âmes (poissons) ont fini leur voyage et nagent à l'embouchure d'une pure rivière d'eau de vie, limitée par une corde de pur amour, retournant vers l'Océan de l'Esprit pour devenir à nouveau avec la Divinité. La crucifixion dans la matière est complète, le bélier est maintenant devenu Agneau, doux et humble.

 

Retournant vers le signe du Bélier à l'équinoxe vernal, l'Ego achève la résurrection finale, ou la complète libération de la matière. C'est l'histoire du Paradis perdu et retrouvé de Milton.

C'est l'histoire de chacun et de tous. le voyage de la vague de vie humaine autour du Cercle de l'Existence. Le Fils Prodigue revient maintenant vers la maison de son Père où il est ardemment attendu par les hôtes glorieusement illuminés devenant ainsi Frère du Troisième Degré, Chevalier de l’Aigle Rouge.

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