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12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 08:28

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7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 18:21

vraiment très intéressant 

Un texte plus complet de cet article sera disponible dans la Revue Liber-Mirabils : http://www.liber-mirabilis.com/

merci à l'auteur 

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4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 06:55
ICOM Bordeaux sans oublier la présence de notre BAS Lina Chelli
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31 mai 2019 5 31 /05 /mai /2019 09:26
le sens de la Parole Innominablele sens de la Parole Innominable

 

De quel « Exode » parlons-nous, cette Pl.°. prend le risque de relater, sinon de tenter de comprendre, certains des événements qui furent à l’origine, il y a plusieurs millénaires, d’une Foi nouvelle, cette religion monothéiste, le judaïsme, marquée en particulier par la révélation de ce qui la désigne et pour une grande part la résume « La Parole Innominable ».

Le Judaïsme partage avec le Christianisme et l’Islam ce que l’on désigne sous le terme de « Religions abrahamiques, ou encore Religions du Livre ». D’autres religions monothéistes avaient vu le jour précédemment, ainsi le zoroastrisme encore pratiqué et quelques autres, elles, disparues. L’idée du Dieu unique, à la fois créateur, miséricordieux et tout puissant s’est faite au terme d’une longue évolution. Dieu se révèle à Abraham et contracte avec lui une Alliance, qu’il renouvellera avec son fils Isaac et son petit-fils Jacob.

Je tiens tout d’abord à préciser, n’étant pas de confession juive, non plus qu’un grand familier de la Kabbale, qu’il ne s’agit pas d’un travail universitaire non plus que d’une étude théologique. En tant qu’agnostique, si je ne me prononce pas, loin de toute indifférence, je reste à l’écoute de toutes les spiritualités. Il ne s’agit pas et pour cause de syncrétisme, non plus que d’une quelconque posture, mais de la situation d’un témoin sincère, d’un Homme en chemin, s’essayant à la tolérance et à la fraternité, …sans grand succès trop souvent, mais intimement convaincu que toutes les spiritualités, toutes les Sagesses, appartiennent au patrimoine le plus éminent de l’humanité.

Il est certain que ma vocation de médecin, mes choix philosophiques, et en premier lieu la Maç .°. m’inclinaient, à l’instar de tous nos FF.°. et chacun selon son propre parcours, à une telle ouverture source d’enrichissement spirituel. J’espère que nos FF.°. Juifs feront preuve d’indulgence et de tolérance pour mon intrusion, même maladroite, dans leur identité et dans leur Foi.

Nous savons combien l’histoire constitutive juive, souvent gravement menacée jusque dans son existence même, s’est autant déroulée sur la terre d’Israël qu’au dehors, dans une alternance d’exils et de retours, et ce jusqu’à nos jours. Cependant, nous le verrons, la F.°.M.°. a emprunté une partie de sa symbolique, tant à la Torah qu’à la Kabbale. Ce qui me parait être pour le moins un motif cohérent, pertinent d’intérêt pour nous tous.

« Ecoute Israël : L‘Eternel est notre Dieu, l’Eternel est un. » ainsi s’affirme cette Foi monothéiste, le Judaïsme.

La Torah et le Talmud sont les textes fondateurs du judaïsme.

La Torah, (la Loi) désigne au regard de la culture et de la tradition chrétienne, l’Ancien Testament, ou Bible vétéro-testamentaire, et au sens strict, principalement les cinq Livres du Pentateuque, dont le Livre II, « l’Exode », est le livre fondateur de la foi d’Israël. On y découvre la « Parole Innominable » dont l’étude constituera la 1ère partie de ce texte.

Lorsqu’il fut décidé de coucher par écrit la tradition orale, tradition qui, selon certains, pourrait être sensiblement contemporaine de la Torah, plusieurs ouvrages et tout particulièrement le Talmud et la Kabbale prirent naissances, destinés à transmettre chacun une partie de cette tradition.

Ainsi, le Talmud est le recueil de la Loi orale et des enseignements des grands rabbins. Il est constitué de textes ouverts, qui doivent être constamment actualisés et interprétés. Il était destiné à des initiés afin de leur permettre de mieux comprendre la loi écrite, la Torah.

Et enfin la seconde partie de ce texte abordera la Kabbale. Je me limiterai à l’histoire des caractères sacrés de l’écriture hébraïque, et de leur spécificité mystique, éléments absolument nécessaires à une approche minimaliste, mais déjà éclairante de « la Parole Innominable, du « Tétragramme » ou « YHWH ».

Je dois à la vérité qu’au-delà de tout ce que j’ai pu lire d’autorisé au fil des années concernant la Kabbale, j’ai pu consulter les travaux très exhaustifs et surtout des plus abordables qui soient, de l’un de nos FF.°. Sans oublier mais d’une façon plus informelle, qu’au fil de nombreuses conversations inopinées avec certains de nos FF.°. juifs, voire des profanes, j’ai souvent pu approcher le Silence d’entre les mots, comprendre un peu de l’âme juive. Qu’ils acceptent ici toute ma reconnaissance pour le sens fraternel du partage qui les anime.

 

Mais reprenons ce rude chemin de l’Exode. C’est un long récit qui couvre une période très large de l’époque antique proche-orientale. Les narrations sont parfois contradictoires, le climat souvent passionné, l’ensemble s’exprimant en hébreu ancien, plus rarement en araméen. L’Exode, retrace ce grand tournant de la vie des Hébreux marqué par la sortie d’Egypte, la fin de quatre cents ans d’esclavage, et la création d’Israël en tant que peuple. Ce terme d’Israël désignera le peuple longtemps avant d’être celui d’une terre. C’est ainsi qu’à l’intervention divine, (les dix plaies d’Egypte), un personnage-clé a toujours été associé : MOÏSE. Cet enfant hébreu adopté par une princesse égyptienne, renouera avec ses racines familiales et deviendra le chef politique et religieux de cette nation embryonnaire.

C’est par son intermédiaire que la Torah a été donnée à Israël. En effet, c‘est la Torah qui témoigne que Moïse a été le plus grand prophète d’Israël car il est le seul dont on rapporte qu’il a parlé avec Dieu, le seul à avoir établi un vrai dialogue avec Dieu : « face à face comme un homme parle à son ami ».

C’est au cours de l’épisode du Buisson Ardent que Dieu révèle à Moïse un Nom par lequel les Hommes peuvent s’adresser à lui. Moïse observait alors un phénomène étrange (Ex 3,14 et 15) : un buisson couvert d’épines brûlait sans se consumer, image symbolique de Dieu qui partage la condition de son peuple humilié. Conformément à l’Alliance conclut avec Abraham, Dieu intime alors à Moïse l’ordre d’aller délivrer son peuple de la servitude de Pharaon.

Moïse oppose à Dieu une série d’arguments pour montrer la difficulté de la mission, ajoutant qu’il ne connait pas le Nom de celui qui l’envoie. D’où la réponse, laconique, difficile à lire et plus encore à comprendre : « Je suis celui qui suis », ou « Je suis celui qui est ». La première traduction en répétant le verbe initial essaie de coller au texte hébreu. La seconde rapporte l’interprétation grecque de la Septante.

La sortie d’Egypte véhicule cette grande idée proclamée par la Torah, et qui fera son chemin : les peuples et les Hommes sont nés pour être libres, et non pour être asservis à une autorité humaine. Dans la Torah, le temps n’est pas cyclique comme un éternel recommencement, au contraire, il est linéaire, il est un chemin qui mène vers un accomplissement, à l’image de toute vie qui va de son commencement à sa fin. De plus il témoigne qu’une civilisation repose sur ce qui est exigé des Hommes, non sur ce qui leur est fourni.

Mais si l’évidence, la véracité de l’existence de Dieu ne pose pas problème pour l’homme de la Bible, si Dieu s’adresse aux hommes dans leur langue et cherche à se faire comprendre en toute occasion, la particularité d’Israël réside dans la quête résolue d’une relation personnelle avec ce Dieu qu’il révère bien qu’étant « Innominable ». Cette particularité qui, dès lors, rendra absolument improbable, inconcevable, toute relation personnelle.

La déclinaison du verbe « être » dans la révélation du nom de Dieu a suscité d’innombrables réflexions chez les philosophes et les théologiens et de nos jours encore. Il nous montre que l’identité parfaite de Dieu est bien au-delà de notre entendement. Par respect de la transcendance de Dieu, on ne prononce jamais ce mot tel qu’il est écrit, YHWH. La tradition juive utilise la simple appellation « Le Seigneur », ou encore « l’Eternel ». Mais cette forme contractée YHWH peut s’entendre : « Il est, Il était, Il sera ». Le temps n’est pas compté….

Si Dieu parle, il ne garde pas pour lui seul la capacité du langage : il la fait partager à l’Homme en lui offrant la Parole. Dieu fait défiler devant Adam l’ensemble du monde animal et lui enjoint de nommer chaque espèce. Ainsi le fait de nommer semble bien être ce qui non seulement nous relie à l’Ineffable, mais nous associe à l’œuvre de la création. Ainsi, Dieu se limite dans son œuvre de création puisqu’il s’arrête le septième jour. Voilà qui devrait limiter l’ambition souvent folle de l’Homme envers la création : c’est la condition pour que son « pouvoir » ressemble à celui de Dieu, qui organise tout « avec poids, nombre et mesure. ».

L’Homme est celui qui porterait ainsi en lui plus grand que lui.

On savait depuis l’épisode du « Buisson ardent » que si tous les prodiges mis en œuvre pour libérer le peuple de l’Egypte avaient pour but le service de Dieu, on y apprend également que le désir profond de Dieu est d’habiter au milieu des enfants d’Israël.

De la servitude humaine qui aliène, à la rencontre avec Dieu qui libère, voilà le salut qui est proposé à l’Homme.

Au début de l’histoire d’Israël, alors que le règne de Saül après de multiples intrigues se termine mal, David devint roi et son fils Salomon lui succèdera. Le Seigneur lui apparait alors en rêve et l’interpelle : « Demande !

Que puis-je te donner ? »

Et la prière de Salomon se résume alors en deux mots : écouter et discerner… ! Si le roi David fit de Jérusalem la capitale de son royaume, c’est son fils Salomon qui construira le premier Temple avec l’aide d’HIRAM, un Architecte originaire de Tyr. Or Hiram portait constamment sur lui le Nom Divin, la Parole Innommable, dont les caractères YHWH étaient gravés sur un Triangle d’Or, le Delta précieux. La Parole Innommable se transmettait selon la tradition. Une fois par an le grand Prêtre prononçait son Nom en l’épelant entouré de ceux seulement qui avaient le droit de l’entendre. Sa prononciation était ignorée du peuple.

Notre Rituel au rite Français des modernes nous rapporte qu’Hiram, menacé, parvint à le soustraire à ses assassins en le jetant dans un puits. Mais le Triangle, le Delta Précieux, avec l’aide de la Providence sera retrouvé. Il ne restait plus alors qu’à le dérober aux yeux des profanes afin de retrouver en cas d’altération le véritable Nom de Dieu, la « Parole Innommable » ainsi que tous les mots secrets de la maç.°. Salomon sachant de quelle importance était la Parole Innommable crut devoir la déposer dans un souterrain du Temple ou il avait fait pratiquer sous sa partie la plus mystérieuse une Voûte Secrète.

Au milieu de celle-ci, Salomon plaça un piédestal triangulaire sur lequel fut incrustée ce qui devenait dès lors la Parole non plus Innommable mais Innominable, recouverte par la Pierre Cubique gravée de tous les mots secrets de la Maç.°.

C’est ainsi que la Parole Innommable, terme utilisé jusqu’alors, de simple qualificatif négatif, indéterminé, s’est vue promue à celui délibérément mystique de « Parole Innominable ». De même le piédestal triangulaire devint le Piédestal de la Science et la voûte secrète ne fut plus connue que sous le nom de voûte sacrée.

Non seulement l’adjectif qualificatif « In-nom-in-able » terme laborieux surprend et la parole trébuche, mais totalement inconnu des dictionnaires il demeure sujet à spéculations. Alors qu’en est-il, quelle est donc la signification de cet étrange vocable ? J’écarterai d’emblée une erreur de transcription du rédacteur, car l’analyse grammaticale de ce mot si elle nous en révèle le sens, nous laissera augurer de sa portée. Ainsi, un élément, la négation « in », successivement préfixe et suffixe, vient s’accoler au radical, en l’occurrence le vocable « Nom », en orienter le sens, et lui donner ainsi toute sa valeur qualitative de par les inflexions de son architecture.

Si « In-nommable » ne comporte qu’une seule négation, le préfixe « in », il reste donc de signification purement négative. Cette négation issue du latin, est toujours utilisée comme telle en français moderne. Est alors Innommable, ce qui ne peut ou ne doit être nommé et ce pour les raisons les plus diverses, incluant l’ésotérisme. Mais l’usage commun qui ignore le doute, et trop souvent les nuances, l’a largement dévalorisé dans un sens péjoratif.

Par contre le qualificatif « In-nom-in-able » intègre à deux reprises la négation « in », en tant que, successivement préfixe, puis suffixe. Cette négation n’est alors pas seulement double, ce qui en annulerait le caractère négatif, mais répétitive, donc renforcée, donc absolue, pour atteindre un caractère édifiant et prendre alors le sens de ce qui ne peut être nommé, non par ignorance, mais par interdiction morale, et en l’occurrence ici… religieuse, mystique.

Enfin le suffixe « able », clôt et oriente les deux mots. Il exprime une alternative : possible ou pas possible et doit alors être compris selon le contexte, ici négatif, et de ce fait, non comme une possibilité d’accès, mais comme une interdiction d’accès intrinsèquement absolue.

J’attire l’attention de mes FF.°. Philosophes et autres sur le fait que nous venons d’effleurer ensemble le domaine caractérisé par Kant de « L’impératif catégorique absolu », désignant des propositions ayant la forme d’un commandement, d’une prescription d’ordre morale !

Et c’est en effet dans cette acceptation que nous l’entendrons.

Il me parait intéressant pour en parfaire la compréhension d’en rapprocher cet autre adjectif, le mot In-nom-in-é, qui, de racine et de structure identique pourrait non seulement s’inscrire dans notre démarche mais en conforter l’esprit. Mais cette fois les dictionnaires nous apportent une réponse : « Qui n’a pas de détermination précise, qui n’a pas de nom. ». Pourtant, s’il comporte également deux négations, répétitives, d’interdiction absolue, l’absence du suffixe « able » pourrait nous laisser pressentir la liberté, non ouvertement explicite, nous suggérer une possible transgression, … le passage à un autre niveau, …porteur d’un message d’ordre mystique cette fois.

A ma connaissance, on ne le rencontrerait qu’en anatomie obstétricale. « La ligne innominée », désigne un mince relief osseux, oblique en bas et en avant, créant une sorte de détroit à mi-hauteur de la face interne des os iliaques gauche et droit qui constituent le bassin : la voie naturelle de l’accouchement. Elle répond à la transition physiologique, certes, mais aussi symbolique de cette phase de l’accouchement entre le foetus qu’il est encore au-dessus de cette ligne et le dégagement de l’enfant en train de naître au monde en franchissant ce détroit. Il me parait peu probable que cette dénomination ait pu résulter de l’ignorance de mes vénérables confrères, anatomistes, maïeuticiens des premiers temps, face à cette phase de l’accouchement.

Je serais plutôt enclin à y déceler leur humilité qui, pour être soumission aux lois de la Nature, est avant tout respect face aux mystères de la création et de l’apparition de la Vie. Les anatomistes au fil des siècles, s’ils ont souvent fait preuve d’une courageuse curiosité scientifique, ont su également témoigner de ce respect que leur inspirait le corps humain, considéré comme œuvre de Dieu, en dépit des interdictions obscurantistes qui leur étaient opposées. Mais nous n’allons pas quitter tout à fait notre chemin, car je vous propose une autre lecture de l’Exode. Non plus dans le sens d’une fuite organisée sous une pression, des circonstances quelconques, mais dans le sens, symbolique, de la transition méditée d’un état profane, jugé intrinsèquement non satisfaisant, à un état supérieur, ésotérique, ou même mystique.

Ne serait-ce-pas le sens profond de l’Exode des Hébreux, avec ces 40 années passées dans le désert, porteuses d’épreuves initiatiques multiples, conduisant à la création d’ISRAEL en tant que peuple Monothéiste ? Car c’est dans cette acceptation que l’Union de la « Parole Innominable », et du « Piédestal de la Science », concept au coeur de l’Ordre de Grand Elu Ecossais, nous propose, selon notre Rituel, « conjointement une méditation de ce qui fait science, de ce qui fait les relations entre l’Homme et la Science, de ce qui se noue ou se dénoue entre science et ésotérisme, entre science et Eglise, entre le domaine du croire et ceux du savoir

Et la conviction mystique que la Science et la Vie sont les deux faces d’un même message. Celui-ci condense non une science moderne mais une science qui n’est pas coupée de ses origines comme peut l’être une science profane, qui a voulu se proclamer indépendante, ayant ainsi coupée elle-même toute communication avec la vérité transcendante et avec la connaissance suprême. »

Et notre Rituel poursuit, « La notion de Foi en quête d’intelligence ne s’oppose pas à la puissance divine omnisciente. Se connaitre soi-même, c’est se confronter à l’ordre de l’Univers. Il faut pour progresser, connaitre le Cosmos hors de soi, comme Galilée, mais aussi en soi, comme Freud, (Jung, Adler et tant d’autres,) afin de reconnaître ses passions et les combattre. Il y a là une révolution copernicienne à faire en soi. (Copernic pour qui « la Terre n’était pas le centre de l’Univers ».) Etre Grand Elus Ecossais n’est pas un privilège mais une responsabilité à tous niveaux. ». Conclut-il.

S’il n’y a pas unanimité sur les origines historiques de la Kabbale, les Chaldéens pour certains, Abraham pour d’autres, voire contemporaine de Moïse, il semble cependant que l’origine mosaïque soit fortement contestée par les recherches littéraires et archéologiques récentes… ?

Moïse prévoyant les risques d’une transmission aléatoire eut recours à une loi orale qu’il donna de vive voix à des hommes dont il avait éprouvé la fidélité et qu’il chargea de transmettre dans le secret du sanctuaire à d’autres hommes qui le transmettant à leur tour d’âge en âge, de Maître à Disciple, la fissent ainsi parvenir à la postérité la plus reculée. Cette loi orale se nomme la Kabbale d’un mot hébreu qui signifie recevoir et accueillir. A noter que les Celtes qui occupaient l’Europe centrale et occidentale à la même époque, autour du IIIème millénaire avant notre ère, lorsqu’ils se furent enfin doté d’une « écriture » certes sommaire, répugnaient également à fixer par l’écrit ce qui relevait du fait religieux.

Vint le jour où la transcription de cette loi orale la Kabbale hébraïque, fut enfin effective, nous permettant aujourd’hui d’aborder la vision mystique de la Parole Innominable. Et pour cela il nous faut considérer les bases élémentaires mais fondamentales de la Kabbale. Etudier, comprendre la Kabbale c’est entrer dans la dynamique des forces de Vie. Un des mots le plus important de la Kabbale est celui de la Lumière. La Lumière est le 1er signe, le 1er mot de la création, la 1ère et la plus haute réalité de l’Univers, le 1er chemin vers le Divin. La Kabbale est l’ensemble des pensées, actions, études et rituels qui permettent à l’Homme de recevoir la lumière de l’Infini, et lui permet de s’élever intellectuellement et spirituellement.

« Au début…ou au commencement, » (le fameux Bereshit, illustration des difficultés patentes d’une traduction cherchant à respecter l’esprit d’origine), il existe une seule réalité absolue qui remplit tout, il n’y a pas de place pour autre chose, le monde n’est donc pas possible et pourtant nous sommes là.

Ce n’est donc pas le rien qui existe mais le « tout absolu ». Selon la théorie du Tsimtsoum qui signifie « contraction », « retrait », Dieu ne put se manifester que parce qu’au préalable il s’était retiré de lui-même, en lui-même. Pour le Kabbaliste, l’Univers est né non parce que le créateur a créé quelque chose à partir de rien, mais parce que Dieu l’Infini s’est retiré, laissant partiellement du vide. A partir de quoi la création a été rendue possible, et par cet acte il créa un espace pour le monde à venir.

Dans une seconde phase, l’infini réintègre l’espace vide sous la forme contractée d’un rayon de lumière-énergie qui devient matière prenant la forme des dix Sephiroth et puisse ainsi accueillir la Lumière. Ils seront à l’origine de la création des mondes et des forces qui seront à l’oeuvre.

Ce processus comporte une 2ème étape appelée la « brisure des vases ». En effet, la Lumière divine a une telle intensité démesurée par rapport à la capacité des réceptacles que sont les Sephiroth qu’elle provoque leur brisure. Tout est alors désarticulé, imparfait. Enfin lors de la 3ème étape l’Ordre est réparé, restauré ou réintégré. Toutefois la réparation n’est pas totalement terminée, l’acte décisif étant confié à l’Homme. Ainsi cette dernière étape définit l’Homme comme un être à « ETRE » dont l’éthique n’est plus celle de la perfection mais de la perfectibilité. Peut-on avancer que ces évènements seraient symboliquement ce que la science moderne décrit sous le nom du Big-Bang ?

Pour la tradition kabbaliste la matière du monde repose sur la structure de l’alphabet hébraïque. Lors de la 1ère émanation de la Lumière il y a la création qui est le passage du néant absolu à l’être, passage constituant la matière première de l’Univers. Cet élément infinitésimal de la matière a une forme particulière, c’est le point. La seconde phase de la création inclus les métamorphoses infinies du point en fonction du jeu des forces qui entrent en jeu. La 1ère transfiguration du point est une ligne verticale. A cette ligne verticale vient se surajouter la puissance d’une ligne horizontale qui fait naître le plan.

La combinaison de ces trois formes géométriques primordiales sont à l’origine des 22 lettres de l’alphabet hébraïque. Chacune d’elle correspond, entre autres, à un nombre, à une valeur numérique à base décimale d’après son rang. La Kabbale pratique est fondée sur la théorie selon laquelle les lettres hébraïques qui ont présidé à la création de la langue des hébreux sont strictement correspondantes aux lois divines qui ont formé le monde, les forces créatrices de l’univers. Combiner les lettres c’est connaitre les Lois ou les essences de la création. Donc connaitre l’une c’est implicitement connaitre l’autre. L’association de lettres peut donc devenir mot ou nombre.

Enfin ce système de 22 lettres donne naissance aux dix noms divins, les Dix Sephiroth, chacune exprimant un attribut spécial à Dieu. C’est-à-dire 10 conceptions à des degrés différents d’une seule et même chose que les kabbalistes désignent sous le nom de « EN SOPH » (l’infini) qui représente l’essence divine dans sa plus grande abstraction en constituant l’Arbre Séphirotique.

Cet arbre est la structure de la création, le schéma des principes par lesquels le monde a été créé et continu de subsister. Ce schéma fondamental se déploie en 3 colonnes verticales, parallèles, qui relient le monde d’en haut au monde d’en bas. Les 10 Sephirot ne sont pas isolées les unes des autres. Il existe entre elles des voies appelées canaux les réunissant les unes aux autres. C’est par tout cet ensemble que descendent et remontent toutes les énergies qui permettent à toutes les créatures d’exister.

On notera encore que la première manifestation divine, celle par laquelle Dieu créant le principe de réalité, crée par là même sa propre immortalité, c’est la Trinité, désignée par les 3 premières Sephiroth : HOKHMA, la Sagesse, KETER, la Couronne et BINA, l’intelligence figurant le monde de l’émanation. Les quelques bases élémentaires mais fondamentales de la structure de la Kabbale ayant été présentées, nous allons pouvoir tenter d’approcher ce que recouvre le terme de « Tétragramme ou Parole Innominable ».

Le Tétragramme YHWH est l’intermédiaire le plus important, celui qui fait la synthèse de tous les autres noms divins et aussi les inclut tous. Tout passe par le Tétragramme, toute l’énergie qui vient d’en haut traverse la structure du Tétragramme pour arriver à l’Humain et lui donner Vie et souffle d’existence.

Ce nom est le plus mystérieux de la théologie hébraïque. Il se compose de 4 consonnes et se lit de droite à gauche : IOD-HE-VAV-HE. L’absence de voyelles rend ce nom imprononçable et crée une distance infranchissable supprimant les possibilités de tenir Dieu pour un objet. C’est un nom qui est écrit pour ne pas être prononcé selon ses propres lettres mais pour être commenté. C’est le mot que les israélites ne prononcent jamais et que le grand prêtre épelait une fois l’an au milieu des cris du peuple profane afin qu’il ne soit pas entendu. Il sert à désigner la Divinité.

Ces 4 lettres (IOD-HE-VAV-HE) peuvent aussi s’écrire mais en se combinant différemment, et par trois : ainsi HE-VAV-HE est le présent, HE-IOD-HE le passé, enfin IOD-HE-HE le futur. Le Tétragramme est l’ouverture aux 3 dimensions du temps et peut se traduire par : être - avoir été -avoir à être.

Considérons à présent la spécificité numérique des 4 lettres de ce mot :

Le IOD = 10

Le HE = 5

Le VAV = 6.

La valeur numérique du mot IOD-HE-VAW-HE est 10 + 5 + 6 + 5 (la 4ème lettre étant le 2ème HE) = 26

Mais considérons séparément chaque lettre :

Le IOD, est figuré par un point où une virgule. Il représente le principe des choses car à l’origine de toute chose la Kabbale pose donc l’affirmation absolue de l’Etre par lui-même, du MOI, unité dont la représentation est le IOD, symboliquement de valeur 10. 6

Le HE : mais le MOI, le IOD ne peut se concevoir que par rapport au NON MOI, le HE. Le MOI et le NON-MOI. Il y a une réaction du MOI sur lui-même d’où sera tirée la notion de son existence par une division de l’unité. Le MOI (IOD) valeur 10 se divise pour s’opposer à lui-même et donne la valeur 5, valeur numérique du HE, et représente donc le NON MOI par rapport au MOI. (La femme par rapport à l’homme, (sexisme a tonné ma compagne), la substance par rapport à l’essence etc…)

Le VAV : l’opposition du MOI, le IOD et du NON MOI, le HE, donne naissance à un autre facteur qui est le rapport existant entre ce MOI et ce NON MOI. Le VAV 6ème lettre de l’alphabet hébraïque a pour valeur numérique 6. Le VAV signifie le rapport reliant les antagonistes de la nature entière, constituant le 3ème terme de cette mystérieuse trinité qui est « le MOI et le NON MOI et rapport du MOI avec le NON MOI ».

Au-delà de la trinité IOD-HE-VAV considérée comme loi, plus rien n’existe. La trinité est la formule synthétique et absolue à laquelle aboutissent toutes les sciences. Ainsi les 3 lettres IOD, HE et VAV constituent le grand nom sacré.

Enfin, le 2ème HE, 4ème terme de ce nom est formé par la répétition du 2ème terme le HE. Cette répétition indique le passage de la loi trinitaire dans une nouvelle application. Il marque le passage d’un monde à un autre. C’est la transition du monde métaphysique au monde physique ou généralement d’un monde quelconque à un monde immédiatement suivant. Il contient en germe la transition d’une génération à une autre. Il représente l’être complet renfermant dans une unité absolue les 3 termes, le MOI, le NON MOI et le rapport du MOI au NON MOI.

La connaissance de cette propriété du 2ème HE est la clé du nom Divin tout entier dans toutes les applications dont il est susceptible.

Il reviendra maintenant à chacun, munit de ce léger viatique, et d’un peu d’exigence intellectuelle et spirituelle de poursuivre ses recherches qui ne peuvent dès lors qu’être intime.

Remarquons que la valeur numérique (26) du Tétragramme, se trouve entre 2 nombres, 25 et 27, l’un carré, (25 est le carré de 5), l’autre cubique (27 est le cube de 3). Aucun autre nombre ne ressemble à 26. Le nombre 26 est un nombre unique dans tout l’univers mathématique.

Mais quelle est l’importance du nombre 26 situé entre le 25 un carré, donc une surface, et le 27, un cube, donc un volume ?

26 serait-il une dimension autre que la surface et le volume, une dimension qui permettrait de passer de la surface au volume ?

26, élément unique comme le Tétragramme, élément de passage d’une dimension à une autre, élément de transition comme le 2ème HE.

La résolution mathématique de ce problème, équation d’une grande complexité a mis en échec de nombreux mathématiciens avant d’être résolue par un jeune mathématicien anglais en 1993 ….

Le Temple, nous rappelle le Rituel, est « l’image sensible de ce Temple intellectuel et spirituel que nous devons nous efforcer d’élever dans nos coeurs, afin que l’Innominable vienne y résider. De ce Temple, celui de Salomon en est l’archétype qui doit nous permettre, par son analogie (horizontale et verticale), » mais aussi son approche kabbaliste « de comprendre que le monde inférieur est à l’image du monde supérieur, nous permettre d’être en harmonie avec le monde, et d’approcher la transcendance. » « Afin qu’à l’avenir, poursuit notre Rituel, notre Conscience soit à jamais sans reproche. Que notre bouche ne s’ouvre que pour proférer des paroles utiles à nos FF.°. Que nos vues soient pures et que toutes nos actions soient dirigées vers la Connaissance de la Vérité. ».

Et de conclure : « Acquérir la connaissance de l’Art de perfectionner ce qui est imparfait, et de parvenir au trésor de la vraie morale.

L’Amour des Connaissances, l’Amour du Bien et du Vrai. ». La connaissance du Tétragramme formule l’aboutissement de toutes les sciences et on pourrait dire qu’elle caractérise et canalise le grade de « Grand Elu Ecossais » dont « les travaux sont sublimes dans une Loge de haute science ».

Car ce mot de 4 lettres, ineffable, mais avant tout Innominable contient et dégage les principes des lois qui régissent l’Univers, notre monde et les humains que nous sommes.

C’est pourquoi cette révélation du Nom du Seigneur, « la Parole Innominable », « le Tétragramme », à Moïse au Mont Horeb, témoignerait, en vérité, qu’elle dépasse de très loin la seule notion d’une religion révélée à un peuple « élu ». C’est un cheminement virtuel ascendant, une initiation, qui mène à l’universalité de la Vie de l’Homme et de ses mystères au sein du Cosmos. C’est en quoi les hauts grades permettent d’accéder à d’autres cercles dont le centre est partout et la circonférence nulle part.

La spiritualité occidentale au sens le plus large, et dans toutes ses colorations reste, au-delà des millénaires, en dépit des graves menaces qui ont menacé, qui menacent encore son existence, largement inspirée des grands Principes Moraux que nous a légué le concept de monothéisme et tout particulièrement le judaïsme. Peut-être aurais-je commis ici ou là quelques approximations, peut-être même aurez- vous relevé des erreurs, mais tout ce que souhaite l’agnociste que je suis c’est de ne pas avoir trahi, ni même déformé l’Universalité de la Parole de l’Innominable.

Et c’est aussi pourquoi nous devons rester conscients, mais surtout vigilants. Le dogmatisme n’est jamais loin, porteur d’un fondamentalisme, d’un intégrisme obscurantiste. Car le concept de « Révélation » tel qu’interprété et vécu, par des populations, certes encore minoritaires... mais foncièrement incultes et soumises, fondement revendiqué d’un prosélytisme agressif, est porteur d’une menace mortifère quotidienne et ubiquitaire.

Nous devrons relever le défi de travailler à l’image et à la ressemblance de la vraie et profondément « Innominable » universalité bien au-delà de la faiblesse des mots humains.

J’ai dit TS :.

le sens de la Parole Innominablele sens de la Parole Innominable
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18 mai 2019 6 18 /05 /mai /2019 12:59
Le regard du Chevalier de l'Aigle Rouge sur la Création
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Le regard du Chevalier de l'Aigle Rouge sur la Création
Le regard du Chevalier de l'Aigle Rouge sur la Création

 1 quelques propos sur le Chevalier

- Enfant on a tous rêvé d’être Chevalier, d’enfourcher sa monture et de combattre à grands coups d’épée Toutefois passé ce souvenir, je peux dire que l’on ne nait pas Chevalier … on le devient … et c’est cette étape autrement dit aussi « le chemin de la ré_intégration » que nous propose en pointillé la FM … Que ceux qui ont des oreilles entendent, que leurs yeux voient et que leurs âmes comprennent comme dit au RAPMM.

- Historiquement le terme de Chev vient du christianisme et plus particulièrement du Chevalier Bienfaisant de la cité sainte CBCS ou encore chevalier de la Jérusalem céleste cf le RER juin 1751, dont licône, un pélican, offre via ses flancs son sang pour nourrir et abreuver ses enfants.

- Le plus célèbre Chevalier en FM est le Chev R+C, 18éme deg au REAA …

 

Je cite : Le Rite vous a investi des titres de « Chevalier de l’Aigle Noir », « Chevalier de l’Aigle », « Chevalier de Saint-André », « Chevalier du Pélican », « Chevalier Rose+Croix ». Vous agissez dans l’espace du « signe » et du « contre signe », de la Terre au Ciel, et dans le sillon des vallées. « 33 ans » est votre âge. Connaissant les mystères et la force de la Croix, vous travaillez maintenant à tempérer les vicissitudes et à effacer les turpitudes du monde, « pour retrouver la Parole Perdue et pour permettre à l’Etoile Flamboyante de rayonner à nouveau »

 

Ainsi, les « travaux ayant repris force et vigueur », les colonnes étant gravées, « lorsque le Temple sera consacré de nouveau, ses pierres mortes redeviendront vivantes, le métal impur sera transmué en or des plus fin, et l’Homme retrouvera son état primitif de pureté et de perfection » dès que l’invocation rituelle du « Hoschée ! » notre votre « Sauve-nous » ou « délivre-nous » répétée par trois fois se sera infiltré dans l’âme du monde. … Chevalier au service de l’harmonie, vous avez été conçu vieil homme dans le « sépulcre », pour être dissous dans la noire énergie de la « crypte » par « les secrets de l’après-mort », aux fins de reconstruire le Temple en ayant connu les « Noms Divins » et retrouvé « la Parole Perdue ».

 

La formule existentielle de réintégration, ou le retour en l’Esprit Universel, l’assimilation en soi d’Emmanuel, sont établis par la « voie sèche alchimique » associée à la connaissance de « l’Astrologie surnaturelle ».   

 

Le travail accompli, l’« Horloge Céleste » sonne « l’heure où la Lumière est restituée à l’Homme digne de ce nom …

- Le Chev de l’aigle rouge dont son iconographie est celle de l’unique oiseau à regarder le soleil en face puisque muni d’une double paupière, … est la 2 ème marche des grades de perfection, le grade de maitre étant pour moi la 1er marche des ateliers dits supérieurs ou collèges pour le GOE … par cette mort et abandon définitif du corps physique, l’expulsion de l’Esprit et de l’Âme par le coup de maillet en plein front et la projection dans le Saint par les 5 pts de la maitrise sans oublier l’intégration des vertus (Prudence- Tempérance- Force- Justice ou aussi Foi- Espérance- Charité)

 

Enfin je voudrais insister sur la monture que chevauche le chevalier et que combat-il porté par les 3 vertus théologales FM Foi Espérance Charité … J’aimerais à ce stade corriger ce mot qui est pour moi le « CABBALIER », cet être volontaire et de bonnes moeurs qui descend en son soi, en son double via l’arbre séphirotique affronter et vaincre ses vices pour ressortir vainqueur en un nouvel Être … Le Chevalier du Pélican inscrit ses actions dans le corps du temps comme autant de prières en la matière vivante. Il s’agit de dissoudre les turpitudes du vieil homme, d’en réaliser avec opiniâtreté le « solve » porté par l’Espérance. Se découvriront alors les fondements de l’existence et les mystères de l’univers.

 

Mais c’est du feu de la Foi qui ensemence la volonté du Chevalier, du bâton fécondateur de l’amour, de l’opération « coagula » du Lion que l’âme de l’enfant nouveau, l’adepte en germination peut réellement paraître. Pour comprendre la vérité des choses, il faut posséder la clairvoyance du « suprasensible », diriger les forces de l’âme vers le spirituel afin de trouver la lumière d’une connaissance nouvelle.

L’air s’enrichit de l’esprit, et la lumière brille dans le temple … La réalité du chemin peut être vue..! Voici en quelques mots esquissée l’alchimie spirituelle, le schéma de la « Voie Royale » pour le Chev :.

Et les occidentaux d’en trouver les clés, la révélation, dans l’« Apocalypse ». On peut y découvrir les processus par lesquels la conscience doit passer voire repasser. … Il n’y a pas de techniques à acquérir, comme dans la voie «opérative» tracée par le « Mutus Liber », on doit simplement et intérieurement être convaincu de la nécessité essentielle d’acquérir l’état de « fils de l’homme dans sa gloire », ne dit-on pas en FM construire son corps de Gloire. Cela étant, avant de pouvoir « prendre place sur ce trône glorieux » et si le processus d’ouverture de la conscience s’enclenche, on devient lentement et progressivement un « Vivant ».

 

 

- Pour les chrétiens Prudence Justice Force Tempérance … La figure des « 4 Vivants » peut ainsi révéler les façons d’entrouvrir la porte de communication entre les deux, et faire espérer ne plus rester coincé entre terre et ciel... (Voir le tympan du portail de la cathédrale de Chartres, ou celui de l’église Saint-Trophime en Arles).

 

Dans ce travail personnel et de transfiguration alchimique, quel ordre suivre pour pouvoir espérer entrer dans l’OEuvre : quel chemin à suivre pour atteindre l’apogée de ce que nous devrions être ? .. pour espérer la transfiguration de l’homme en dieu, la potentialité de la Vie Universelle, le Souffle manifesté dans la matière... Thomas en fait la synthèse par la quintessence qui ouvre à l’Etat Christique via ses 4 figures figées dans la pierre correspondant aux 4 Eléments : le Lion et le Feu, le Taureau et la Terre, l’Aigle et l’Air, l’Homme et l’Eau. Le Pouvoir Royal

 

 

2 quelques mots sur la Création

Qu’est-ce que la Création ? C’est l’Acte consistant à produire et à former un être une chose qui n’existait pas auparavant !!!

- La création de quoi ? du monde, de l’Univers et des êtres vivants qui peuplent le monde

- La création par qui ? nous disons le sublime architecte de tous les mondes pour rappeler un Acte divin par lequel la vie est née du néant (la vacuité ou le tsimsoum).

 

Et comble du Hasard ou de la Providence, est-il possible que la réponse aux mystères de notre existence soit également si omniprésente dans notre propre monde que personne ne l’ait encore discernée ?

Selon la légende grecque, la création originelle du monde est née d’une triade primordiale CHAOS, GAIA, ÉROS et d’après l’HESIODE « en premier fut le Chaos » ...

Chaos représentant l’abîme, une béance, une ouverture vide,… , le Rien ; Du Chaos naîtra le décor du monde fait de 3 : la nuit noire, l’éther et la lumière du jour. La nuit préexiste au jour comme dans la Bible (fiat lux).

Gaia représentant la terre féconde ou « terre mère » sera elle le principe féminin, la matrice qui concentre, dissous et recompose par sa force centripète, l’origine du mercure principe des alchimistes.

Éros le dieu Amour sera enfin le Principe d’Union créatrice de toutes choses qui deviendra l’éros de l’union amoureuse. C’est le sel des alchimistes. Il concourt à l’harmonie universelle, Gaia et Éros étant nés eux du Chaos. De cette rencontre la terre va se dédoubler en Ouranos qui donne naissance au Ciel étoilé, principe masculin qui va « recouvrir » la Terre principe féminin.

 

C’est l’union perpétuelle du Ciel « émetteur » et de la Terre « réceptacle ». Ouranos est le soufre des alchimistes. Il est rempli d’étoiles, donc de potentialités lumineuses qui sera le séjour des Dieux. Chaque étoile sera un dieu et Gaia sera le séjour des mortels. Telle est l’organisation originelle et la place des trois principes.

 

Mais ce n’est pas tout …. Figurez-vous mes TC FF et SS qu’un lien entre les alphabets (bibliques) hébreu ou arabe et la chimie moderne nous révèle qu’un code perdu … un alphabet mystique secret ainsi que la clé du mystère de nos origines sont vivants en nous depuis toujours. En appliquant cette découverte au langage de la vie, les éléments familiers que sont l’hydrogène, l’azote, l’oxygène et le carbone qui composent notre ADN peuvent maintenant être remplacés par les lettres clés de ces anciens langages.

Ce faisant, le code de la route de toute vie devient les mots d’un message éternel !!

- Et chez les Juifs qu’en est-il de la Création … 6 jours pour créer le monde …. le 7eme le shabbat pour prier et remercier le divin ….. Le 8eme jour la circoncision l’offrande de sa chair à son créateur …. La 1ere alliance

 

Devenir Roi, Prêtre et Prophète sont les trois étapes obligées de la Voie Royale. (TFPM au REAA)

 

le Sepher Yetsira est l’un des plus anciens traités rabbiniques de philosophie traité par la Kabbale hébraïque qui aborde un aspect de l’origine de l’univers et de l’humanité, nous explicitant la réunion des processus de la création par un arrangement à la fois alphabétique et numérique, chaque lettre suggérant un nombre et chaque groupe de lettres possédant une signification numérique vitale, les dix sefirots (Sephirot) finalisant les dix nombres primordiaux. Ils servent à décrire la naissance du monde.

Ils sont ces principes qui se retrouvent au fil des traités kabbalistiques collectés dans un Volume Unique appelé Le Zohar, ouvrage qui traite principalement des dignités essentielles du Divin, des Émanations qui en sont issues, des figures du Microcosme et Macrocosme et enfin de la doctrine de la réincarnation insistant sur l’initiative du « travail sur le terrain »…. L’acte de charité et de bienfaisance qui doivent se pratiquer tous les jours juste en tendant la main à l’Autre.

 

L’Arbre de Vie de la Kabbale représente symboliquement les Lois de l'Univers. Ce schéma est formé de 4 mondes, 10 centres énergétiques (ou numérations appelées Sephirot), 3 piliers et 22 sentiers. Cet ensemble forme les 32 voies de la Sagesse.

 

Les 4 mondes sont :

ATZILUTH : l'Emanation (les archétypes, les concepts, le mental abstrait),

BRIAH : la Création (le mental concret, les formes pensées),

YETSIRAH : la Formation (les émotions, les sentiments, l'astral),

ASIAH : l'Action (la cristallisation).

 

On observe ainsi quatre "groupes" de Sephirots, que l'on a appelés Mondes ou Olanim (singulier Olam) :

 

Olam Ha'Atziluth, le monde de l'émanation, il regroupe Kether, Hokmah et Binah. C'est le monde le plus proche de l'essence divine, du grand Tout, de l'Unique. sa couleur est le Blanc … du Feu Divin

 

Olam Ha'Briah, le monde de la création, il regroupe Chesed, Geburah et Tipheret. C'est le monde qui a initié réellement l'univers, après la séparation de Daath. Les créatures de ce monde sont les Archanges. Sa couleur Bleue du ciel. Son élément est l'Air de l'élévation spirituelle.

 

Olam Ha'Yetzirah, le monde de la formation, il regroupe Netzah, Hod et Yesod. C'est le monde qui a vu la concrétisation de la formation de Malkut qui en est directement émanée. Les créatures généralement exécutrices de la volonté d'entités supérieures … ceux sont les Anges. Sa couleur le Violet. C’est l'élément Eau, la source qui nourrit le monde.

 

Olam Ha'Assiah, le monde de l'action, ne comporte que Malkut, la Sephirah finale. Les créatures de ce monde sont des serviteurs. C’est le monde du corps, le plus terre à terre, c'est le monde matériel. Sa Couleur Rouge du sang, le rouge de la Terre.

« Par trente-deux voies mystérieuses de sagesse, Yah, l’Éternel, le Dieu d’Israël, Dieu vivant et tout puissant, habitant l’Éternité et dont le nom est saint, a tracé et créé son monde, sous trois formes: l’écriture, le nombre et la parole »

- Chez les chrétiens la Création c’est INRI Christ c’est l’Elu, le messie qui vient montrer aux hommes l’autre monde après la mort …. le pardon pour tous …. la rédemption la 2eme alliance … le pouvoir Sacerdotal

 

De plus la création voire l’Univers est infini … infiniment grand quand pour l’Homme s’écoule le temps infiniment petit … le microcosme s intégrant dans le macrocosme et ainsi de suite car ce qui est en haut est comme ce qui est en bas … cette complexité qui s’oppose et se complémentarise sans cesse … quête d 1 Graal inaccessible

Et je cite le roman relatif à Perceval, conte écrit vers 1180 et resté inachevé … splendide pièce d’orfèvrerie réalisée pour une table Royale dont la nature merveilleuse demeure mystérieuse et dans laquelle est servie une hostie qui maintiendra en vie le Roi Pécheur … vase saint … viatique !!! qui acquiert un caractère magique et mystique !!!

 

Et qu’est-ce que cela représente pour soi et dans notre quotidien ? … via le rituel de MM au GOE (cf le code du Chev en annexe)

Le regard du Chevalier en General et le CAR en particulier sur la Création est le regard porté sur le mode opératoire qu’il doit utiliser pour le devenir. En clair devenir chevalier en ayant appliqué sur soi les principes, les lois … de la création, s’être créé soi-même quoi .. ! C’est aussi et surtout une manière d’être et de vivre le quotidien dans l’action, l’opérativité selon 4 verbes correspondant aux quatre mondes de l’arbre des sephirots. 4 verbes clefs qui structurent le processus de Création :

Appeler, Créer, Former, Faire…

 

Et je cite le rituel du Chev de l’Aigle rouge :

« Faites-le avancer, de telle sorte que notre Frère se tienne sur la Fondation du Monde. »

« À toi la marque de l'Achèvement, Être accompli, Somme des existences. À toi la Porte ultime, ouverte sur le mystère indicible de la Nuit…. »

« Tu es le seigneur de l'univers, celui dont le son de la flûte accompagne la course sur le cercle de feu. »

« Viens et entre dans cette maison du zodiaque. Puissent ses mystères se révéler à toi et éclairer ton esprit et ton coeur. »

« L’oeuvre que nous accomplissons ne s’interrompt jamais à l'intérieur de nous. »

« Nous avons décidé d'oeuvrer pour que chaque être puisse grandir et s'élever pas à pas vers la Vertu et la Noblesse ».

Que notre oeuvre participe à la grandeur de l'être et du monde ! »

 

L’oeuvre est impossible sans l’accord de l’Aigle, car c’est lui qui fait naître à l’Esprit. Toute chose qui vient du bien se porte vers le bien. Satisfait dans le présent, ne te préoccupes pas des richesses, ne convoites pas les honneurs, fuis l'excès, fuis les affaires, sois heureux dans l’instant ».

 

C’est pour cela que le travail alchimique interne commence avec l’Aigle. Porté par les souffles de l’Esprit il crie … on dit glatit au coeur en prière et en contemplation. Car l’adepte sait que l’Aigle ne peut s’apprivoiser et que l’Esprit souffle où et quand il veut ... C’est l’Aigle qui donne le feu vert pour que démarre le vrai travail d’Alchimie Spirituelle et c’est l’Esprit qui décide de l’aboutissement.

 

Dans ce grade comme dans les autres deg :. Sup :. des autres rites, abandonnant totalement la symbolique Hiramique et le temple de Salomon, l'initié est conduit à travers les principales étapes de ce parcours vers la pleine réalisation de son être, lui permettant ainsi de révéler toutes les potentialités et les qualités de sa double nature humaine et spirituelle. C’est bien ce travail initiatique auquel vous invite les Hauts Grades du GOE visant à réunir l'exigence humaniste et la quête spirituelle, aspects inséparables de la tradition maçonnique en général et du rite de MM en particulier.

 

Oublie ton intellect et laisse toi aller pour exalter la perception l’intuition via son double éthérique pour être dans l’action dans l’INTENTION qui donne VIE … QUI CRÉÉ !!!

Sa devise : « Non nobis Domine, non nobis ; sed nomine Tuo da gloriam ».

« Non pas à nous, ô Seigneur, pas à nous; mais à ton nom donne la gloire »

Aurons-nous la sagesse d’équilibrer notre savoir scientifique avec les forces de la nature avant de subir les conséquences irrémédiables de notre abus de pouvoir commandé par notre intellect ?

« A celui qui possèdera le Verbe proféré de la Nue, et qui s’unira à l’Esprit rutilant de splendeur divine, à celui-là appartiendra alors la destinée de Moïse, d’Elie… etc »

 

Il est créateur homme immatériel … Divin !!! à l’image du Divin … Le secret de notre passé, la promesse de notre avenir ….

 

J ai dit

Le regard du Chevalier de l'Aigle Rouge sur la Création
Le regard du Chevalier de l'Aigle Rouge sur la Création
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9 mai 2019 4 09 /05 /mai /2019 19:36
SUBLIME CONSEIL PROVENCE FIDÉLITÉ  ...  une assemblée indépendante de recherche sur le Rite Français des ModernesSUBLIME CONSEIL PROVENCE FIDÉLITÉ  ...  une assemblée indépendante de recherche sur le Rite Français des Modernes
 
QUI SOMMES-NOUS ?
Fondé en 1995, le Sublime Conseil PROVENCE FIDÉLITÉ est une assemblée indépendante de recherche sur le Rite Français des Modernes. Il est constitué par des Femmes et des Hommes porteurs du 5ème ordre du Rite Français des Modernes partageant les mêmes valeurs: un désir de liberté, la recherche d’un perfectionnement moral et intellectuel de soi-même et d’une authentique spiritualité dans un esprit de fraternité.
Suivant la définition historique du 5ème ordre (1784), ce dernier étend son étude et sa pratique, à l’ensemble des grades physiques et métaphysiques de tous les systèmes et particulièrement ceux adoptés par les associations maçonniques en vigueur.
Ce document a pour objet de vous présenter notre structure et notre pratique de la Franc-Maçonnerie.
 
L’ESPRIT ET LA MÉTHODE
Cette voie initiatique a pour fondements la liberté de Conscience et la recherche de la Vérité.
La Franc-Maçonnerie est un cheminement de désir de progrès moral, et spirituel visant selon l’expression à une mutation ontologique du régime existentiel (Mircéa Eliade, La Nostalgie des origines).
La devise du Sublime Conseil reproduite sur son sceau est SAPERE AUDE. Cette injonction est plus couramment traduite par « Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! », elle est connue pour être la devise des Lumières selon Emmanuel Kant.
Dans cet espace, la liberté de Conscience et la recherche de la Vérité sont nos grandes lumières.
Le Sublime Conseil travaille par une démarche ésotérique et une méthode symbolique, sous le principe du Grand Architecte de l’Univers invoqué lors des obligations.
 
LE GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS
Le Grand Architecte de l’Univers est pour nous un principe dont la particularité est d’associer une démarche de construction de sens et une recherche spirituelle non dogmatique.
Ainsi, le Sublime Conseil n’impose aucune limite à la recherche de la Vérité, et pour garantir cette liberté, il présuppose la tolérance des croyances et des conceptions philosophiques.
La présence traditionnelle du Volume de la Loi Sacrée ouvert sur l'Autel des Serments indique que tous les initiés prennent leurs obligations afin de donner au serment prêté, un caractère solennel, sans préjuger des différentes conceptions métaphysiques pour lesquelles chacun reste libre.
 
NOTRE ORGANISATION
Le Sublime Conseil travaille en relation avec les différentes loges et ateliers segmentant les 9 grades du Rite Français des Modernes, dans l’autonomie reconnue de chacun et le respect de la tradition des Hauts Grades.
Le Rite Français des Modernes comporte 9 grades se déclinant ainsi: 3 grades symboliques pratiqués en Loge bleue, 4 grades représentant les 4 ordres pratiqués en Chapitre, enfin, les 8ème et 9ème grades composant le 5ème ordre du Sublime Conseil.
Le terme traditionnel du rite étant le grade de Rose Croix, le 5ème ordre reprend et approfondit les enseignements de celui-ci avec des éléments symboliques propres convenant à cette recherche.
 
Ainsi, dans ce cadre juridictionnel, le Rite Français des Modernes est pratiqué dans son intégralité :
Une LOGE SYMBOLIQUE du 1er au 3ème degré
RL L’Étoile de Salomon
Un SOUVERAIN CHAPITRE du 1erau 4ème ordre
Souverain Chapitre de Provence
Un SUBLIME CONSEIL du 5ème ordre pratiqué en deux grades
SC Provence Fidélité
 
LA LEGITIMITE SUR LE RITE
Artisan de la refondation du 5ème ordre et de ses pratiques rituelles, le Sublime Conseil Provence Fidélité procure à ses membres la régularité par ses origines et ses actions.
Il renforce cette régularité en respectant, non seulement la règle intérieure qu'il s'est donné, mais encore celle de la tradition du Rit Primordial de France.
La pratique rituelle d’origine est issue exclusivement d’un travail de Provence Fidélité. Elle a servi à recevoir les cinquante membres fondateurs du 5ème ordre lors de la refondation de cet ordre au sein du Grand Orient.
Cette situation historique singulière lui confère une légitimité traditionnelle indiscutable.
Les rituels et usages sont conformes à la Tradition du Rite Français des Modernes (Rite descendant de la Grande Loge des Modernes de 1717).
Les grades symboliques sont ceux des manuscrits fixés à partir de 1783 et publiés en 1801 sous le titre du régulateur du maçon. Pour les grades de Sagesse, il s’agit de ceux rédigés à partir de 1784 et publiés sous le titre du régulateur du Chevalier Maçon.
Les ordres de Sagesse ont été régulièrement transmis aux membres fondateurs par le phylum du Chapitre Général de Provence créé en 1979.
Le Sublime Conseil met à disposition l’ensemble des rituels d’usage, dont il est le conservateur et le garant, pour toutes les cérémonies. Il examine toutes les questions relatives aux différents moyens d’assurer une bonne expression du symbolisme propre au rite.
 
VOUS AVEZ DIT REGULARITE ET RECONNAISSANCE ?
Le Rite Français des Modernes débute avec pertinence par cette interrogation, reprise dans d’autres pratiques : « Frère 1er surveillant êtes-vous Maçon ? » A laquelle il est répondu « Mes Frères me reconnaissent pour tel. »
D’emblée, la Loge est au cœur de la reconnaissance, puisqu’elle est l’élément qui initie: c’est dire qu’elle est suffisante pour procurer la légitimité, et positionner ses membres au cœur de la régularité dans l’Ordre Maçonnique.
Elle en constitue le principe majeur : Le Maçon libre dans la Loge libre.
La seule réalité initiatique reste la Loge, souveraine, composée de Sœurs et de Frères.
 
NOS LIENS :
Dans l'accomplissement de sa tâche, le Sublime Conseil est susceptible d’apporter son soutien en matière d’instruction, de recherche, de publication, d’échanges, avec les systèmes de perfectionnement que ce soit pour le Rite Français des Modernes ou d’autres rites, quelle que soit la juridiction.
Il ne peut en aucun cas être divisé ou partager son autorité avec une autre structure de hauts grades ou toute autre puissance demandant quelque contrôle ou supervision de ses degrés et de ses actions. Le Sublime Conseil Provence Fidélité adhère à l’Alliance des Souverains Chapitres de Rite Français Moderne. La loge symbolique à l’Alliance des Loges Symboliques.
Le Sublime Conseil s’engage à respecter la reconnaissance réciproque qu'il affirme solennellement sur les brefs de ses membres.
Il entend tisser des liens d’amitié avec d’autres juridictions de hauts grades dans le respect de la sensibilité et des traditions de chacun.
 
NOUS REJOINDRE OU NOUS VISITER
Nous reconnaissons comme légitimes, à titre individuel, les Membres des Organisations Maçonniques Traditionnelles à buts Initiatique, Philanthropique, Philosophique, Fraternel et Universel.
Notre association est fondée sur la libre cooptation et la coexistence harmonieuse et paisible : aucune règle supérieure à celles-ci ne saurait s’imposer à elle.
Ainsi, pour ses membres, les initiations, les affiliations et les augmentations de salaire ne sont décidées qu’à l’unanimité.
Par leur recherche et leur réalisation personnelle, ils s'engagent à mettre en pratique un idéal de paix et de fraternité. Ainsi, les Francs-Maçons ont pour devoir d'aider, d'éclairer, de protéger tout membre de l’Ordre et de le défendre contre l'injustice. Ils doivent également promouvoir les liens de fraternité qui unissent tous les êtres humains.
Ils font leurs les Constitutions d’Anderson, qui précisent que la Maçonnerie est une représentation du centre de l'union où règnent la tolérance et l’harmonie entre des hommes qui sans elles, seraient restés étrangers les uns aux autres.
 
Pour nous visiter :
La Loge symbolique, reçoit les Sœurs et les Frères des Obédiences et Fédération de Loges de tous les Rites Maçonniques répertoriés. Le Souverain Chapitre et le Sublime Conseil, reçoivent les Sœurs et les Frères porteurs des hauts grades correspondants à leur objet, issus des différents rites de hauts grades.sous réserve d’avoir satisfait aux vérifications d’usage prouvant la régularité des transmissions acquises
lien pour contact : aldujp@aol.com
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Published by anck131
19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 21:12
Bonnes Fêtes de Paques

Triple Accolade Frat:.

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7 mars 2019 4 07 /03 /mars /2019 09:54
H....M on ne nous dit pas TOUT

1- L’interprétation cosmique de cette légende.
Comme le soleil au solstice d’été provoque le chant des Etres vivants, voici que notre Mat :. HIRAM propage la Parole sacrée de la Vie je m’explique …

Le 1er Compagnon frappe avec sa règle longue de 24 Pouces, soit les 24 heures de la journée, ou première distribution du Temps ... il est le Compagnon journée.

Le Second Compagnon a asséné un coup d’équerre, symbolisant la dernière saison, équerre formée de deux lignes perpendiculaires qui divisent en quatre parties égales le cercle ... il est le Compagnon zodiacal

Le Troisième Compagnon frappe HIRAM, mortellement d’un coup sur le front, … qui expulse hors de la corporeité son cerveau son ESprit ... il est le Compagnon de l'Oeuvre.

En nous rappelant bien que ces 3 récalcitrants représentent traditionnellement l’ignorance, l’hypocrisie, et le fanatisme. Mais ils affranchissent aussi le MAITRE des plans matériels, psychiques et Mental

 


2- Le Plan Divin
HIRAM par une nouvelle évocation ressuscite … Le MAITRE exerce son Art…. Il est l’écho de la Parole perdue. Ce pythagoricien imprégné logiquement de précision n’est pas seulement le tailleur de pierres appliqué. Il participe aussi au Tracé intellectuel.

Il est l’Initié appelé à jouer un rôle déterminant sur la Scène de la Vie. Il doit se connaître lui-même, et comme Socrate, essayer d’atteindre sa Vérité …. La Vérité du principe d’initiation, il fait alors abnégation de sa personnalité. Il modèle ainsi son MOI transcendant dont l’équité est ordonnée par la branche d’acacia, avec l’équerre et le compas instruments de positivisme et de mesure.

 


3- Y a t il eu un Conflit sur le « chantier » du Travail !!!
La perversité s’est glissée dans le coeur des trois mauvais compagnons, convaincus d’une compétence illusoire, compétence qui aveugle et cache leurs défauts. Ils s’illusionnent alors sur l’étendue de leur savoir !! Victimes de cette médiocrité, ils réduisent de fait l’étendue de la Connaissance à l’étroitesse de leur horizon mental.
Lorsque le drame survient, malgré la sagesse de l’Enseignement reçu ils font usage de la violence en anéantissant l’Orienteur… qui pouvait seul amener un « plus ». C’est le donc « négatif », le « moins » de cette démarche qui l’emporte grâce à l’ego ressurgissant.

 

Et tout comme aujourd'hui, seul immédiateté revêt de l’importance. Ainsi, l’ignorance des critères d’une promotion sociale qui passe obligatoirement par l’Assemblée des VVMM laisse imaginer que les trois rebelles ignorent ou n’ont pas compris les règles du cheminement de leur avenir. ... Avec pour Conséquences … l’obscurantisme …. ; le forfait accompli, les 3 complices atterrés reconnaissent la vanité de leur acte et faisant table rase de leur crime enfouissent le cadavre sous un amas de décombres.

L’initié doit comprendre que de cette manière toute l’oeuvre de la Maçonnerie se trouve compromise. Les Ouvriers ont perdu toute confiance et n’osent poursuivre l’oeuvre, ils s’adonnent au découragement et ne peuvent terminer ce qui a été entrepris, puisqu’ils n’en connaissent pas le Tracé. Ils délaissent leurs outils, ils se désolent, gémissant tout en se reprochant leur imprévision et leur indifférence. Le doute a remplacé l’élan créateur. Les gants sont-ils restés blancs, le Tablier est-il souillé ??
 

Nul ne peut se flatter de ne pas être pour quelque chose dans la mort d’HIRAM. Le M :. doit faire son examen de conscience pour chercher dans quelle mesure il pourrait avoir – plus ou moins – participé cet acte !!.  car si l’impétrant qui subit l’agression et qui succombe sous le poids de trois agresseurs, n ait été qu’une seule et même personne.... Le Grade de M:. est la transfiguration qui nous permet d’atteindre notre place, entre l’équerre et le compas, emblèmes d’équité, de justice et de vérité.
Il est la régénération suprême du Phénix régénéré de ses cendres. Paré d’une aura lumineuse, ses 3 enjambements lui font franchir les obstacles et vaincre ses préjugés …. Le voici écho de la Parole perdue et vrai fils de la Lumière !

 


Mais on ne nous dit pas tout
... car cette cérémonie se déroule dans une atmosphère de désolation. Tout est noir,…. A commencer par nos décors … Ce n’est pas de la tristesse, mes TC FF c’est vraiment de la désolation... HIRAM, l’homme savant, juste et vertueux a été assassiné, victime de la barbarie et de l’ambition humaine !!!
Mais il est ressuscité. Il est et demeure pour toujours cad éternellement dans la mémoire de tous, ancré dans notre Conscience et la Conscience Collective. Il y est, il s'est, je l espère mes FF VM, créé ce Nouvel Être mais ne peut être perçue par nous pour réaliser son Oeuvre Salutaire qu’à la condition d’être recherchée par la réflexion et la méditation.

 

La cérémonie d'Élévation est bien faite pour Nous convaincre de la mort d’HIRAM et aussi, de la possibilité de Le retrouver en chacun de Nous, et par là même, de le ressusciter via Notre Édification Intérieure car c’est par la Vie Intérieure, le silence sous toutes ses formes que l’on peut parvenir à la Lumière, la résurrection d’Hiram !

Mais on ne nous dit encore pas tout, le Secret étant figuré par « le mot du Maître Maçon, le candidat ayant été mis en garde contre le danger du désir d’une exaltation prématurée  et je cite ! « …HIRAM cherche à quitter le Temple par la Porte du Midi… » ….. Quoi   quelle porte !!! celle qui sépare le monde profane du monde sacré.... lieu de passage obligé pour passer de l’un des mondes à l’autre monde.

Notons au passage, que les Kabbalistes désignent également les séphiroths comme des Portes.
 

Et enfin cette porte est gardée par le FF Couvreur qui après avoir examiné le candidat, autorise ou non son passage sous la condition d’énoncé du « mot de passe » !!!  Ainsi par cette mutation et inversion de la Loi Symbolique, le CC :. Impatient devient Gardien et Homme de Savoir puiqu'il recoit je vous le rappelle la transmission de la Connaissance par le coup de la règle à 24 pouces … Ainsi se trouve figuré un nouveau mode de perception, celui de la pensée intuitive. L’Enseignement Profane confère les connaissances par la voie de l’intellect … a contrario de la pensée intuitive qui est directe et surtout mémé si elle est recherchée par le Maçon inattendue

 

Mais on ne nous dit encore pas tout car comment ne pas finir par cette notion inculquée du Sacrifice … Oui le premier Gardien frappe HIRAM à l’épaule avec une Règle au niveau de la clavicule, (clave signifiant la clef) .... Le deuxième Gardien, celui de la Porte d’Occident, frappe HIRAM d’un coup d’équerre au niveau de la nuque... tandis que le troisième Gardien frappe HIRAM d’un coup de Maillet au milieu du front.
Ces 3 figures appartiennent à un même système symbolique qui est celui des Outils. HIRAM est frappé en 3 points qui appartiennent au système symbolique par le schéma corporel.

 

Remarquons aussi, que ces Gardiens veilleurs des portes vont utiliser des outils transformés en armes pour frapper, tuer .. nouvel exemple s'il en etait besoin d’inversion du sens symbolique selon lequel le meilleur peut devenir le pire : un même objet, (le support), peut figurer une fonction constructive ou une fonction destructive …… comme la mort transcende en demi-Dieu l’athlète parvenu au fait de sa gloire, le meurtre de l’architecte au sommet de son art l’a immortalisé !!!!! Les 3 Compagnons n'étaient peut etre pas aussi noirs que l’on veut bien les laisser paraitre ? Et ne sommes-nous pas, nous même, à certains instants de notre vie, les assassins de notre Maitre HIRAM… ?

 

Mais je ne vous encore dit pas TOUT …  Se pourrait il qu’Hiram Abi fut détenteur de l’Omniscience ? peut-être…mais si compétent fut-il, il faut se rappeler qu’il n’était qu’un conducteur de travaux, un Maître d’ouvrage mandaté par un roi, pour se mettre au service d’un autre monarque. Et de ne pas échapper à certaines erreurs d’appréciation dans la gestion et l’avancement de ses ouvriers, personnel susceptible dirait on aujourd'hui de revendications salariales, de grève, erreurs et revendications qui tournèrent mal … puiqu'elles qui coutèrent la vie du Maitre.

 

Dès notre entrée en FM, nous nous accoutumons à l’idée de mort et de renaissance. Dans notre première épreuve dans le cabinet de réflexion, la mort est déjà présente. Le crâne et le testament philosophique nous invitent déjà à nous libérer de composantes profanes, matérielles, intellectuelles, qui parent notre ego. Mais à côté de ces symboles de mort, nous retrouvons le coq annonciateur de la lumière qui nous rappelle que passer par une certaine mort permettra sans doute de renaître à une vie nouvelle... Et c’est ainsi que dès notre arrivée nous savons que la mort est nécessaire afin de mieux renaître.

 

La nouvelle dimension dans cette marche du maître appelle à la "verticalisation" de l’esprit ce qui nous est rappelé par la notion de « passer de l’équerre au compas ». « Posséder » le savoir est certes nécessaire, mais non suffisant. Il nous faut aller plus loin pour découvrir la connaissance, qui ne s’approprie ni par la force ni sans mérite. … On m’a renversé dans le tombeau ou devrais-je parler d’athanor ? En effet, c’est une véritable alchimie qui s’opère en nous, « La chair quitte les os » nous dit le rituel, ce qui explicite l’état de putréfaction avancé. « Tout se désunit » puis on tente encore de soulever le corps par l’attouchement du compagnon. Mais là encore en vain. Il ne reste plus que l’os et le processus de dissolution est en oeuvre. 

 

Alors pour retrouver la verticalité le VM. déclare : « Souvenons-nous, mes Frères, que seuls, nous ne pouvons rien. Aidez-moi ! » Et c’est ainsi que le V.M. avec l’aide des 2 Surveillants et grâce aux cinq points parfaits de la Maîtrise, attire à lui le cadavre à voix basse « M B » le mot sacré substitué, (signifiant en hébreu « issu du père ») …. Il fait resurgir la vie et redonne Corps à l’Esprit. Cette mise en pratique est l’exaltation symbolique du rassemblement de ce qui est épars; c’est le début du coagula alchimique.

 

Ainsi « La vie est dans la mort et la mort est dans la vie »
J’ai dit VM


NB On établit une correspondance entre les morts d’Hiram et d’Osiris, plus particulièrement au RER (Régime Ecossais Rectifié), alors qu’au rite Emulation on ressent une influence Compagnonnique bien que cette légende ne semble y apparaître que tardivement.
 

Cependant aux 4°, 5° et 12° degrés du Rite Ecossais Ancien et Accepté (Maître secret, Maître Parfait, Grand Maître Architecte) on lui construit un mausolée et on s’interroge, non plus sur sa renaissance, mais sur le fait de la perte de la Parole et l’inachèvement du Temple dont les plans paraissent égarés.
 

Tout ce qui vient d’être dit permet-il de conclure que la mort d’Hiram, est-elle nécessaire ? Mais j’était innocent, alors pourquoi me sacrifier à cette mort ? Comme toujours dans notre Rite, cette mort est nécessaire pour notre élévation vers l’Esprit.

Ainsi, par son sacrifice, le compagnon provoque une hiérophanie, c’est à dire une irruption du sacré dans le profane qui le transcende.

H....M on ne nous dit pas TOUT
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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 06:12

Il semble que mon   ... votre blog fête ses 7 ans aujourd’hui !   

 

Un joyeux anniversaire donc au "blog de anck131

 

 ...   7 ...  un bon chiffre .... non !    

 

merci à vous tous et toutes .... cherchant persévérant souffrant 

 

Heureux de faire ensemble le chemin pour un aboutissement individuel de notre Oeuvre  :-)

7 ans déjà   ...
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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 06:28
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