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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 09:51

Les trois types d'initiation que rencontre Perceval dans sa quête du Graal lui octroie trois pouvoirs conformes à la tradition : le pouvoir royal, le pouvoir prophétique et le pouvoir sacerdotal.

 

Le pouvoir royal correspond à l'initiation de métiers qui est principalement axée sur le symbolisme du Temple de Jérusalem, élevé à la gloire de Dieu par le roi Salomon. Ce pouvoir s'exerce sur le monde terrestre.

 

Le pouvoir sacerdotal correspond à l'initiation sacerdotale et s'exerce dans le monde céleste.

 

Le pouvoir prophétique, quant à lui, correspond à l'initiation chevaleresque. Tout comme le prophète opère le lien entre la terre et le ciel dont il est le messager et l'interprète, la voie du blason reste un chemin intermédiaire, une voie périlleuse où le futur chevalier cherchera à découvrir sur son écu vierge sa personnalité vraie. Son blason devient, s'il sonne juste, le lien entre une potentialité terrestre et une réalité spirituelle. Ce pouvoir prophétique s'exerce donc dans le monde intermédiaire.

 

Cela dit, la Tradition attribue ces trois pouvoirs à deux personnes que les Saintes Écritures mettent d'ailleurs en relation : Melchisédek et le Christ. Melchisédek « roi de Salem » et « prêtre du Très-Haut » est donc l'image du Christ que Dieu a « déclaré grand prêtre selon l'ordre de Melchisédek ». Bien que la Bible ne parle pas explicitement du pouvoir prophétique, il est néanmoins présent par le rôle de lien qu'il réalise entre les deux autres mondes.

 

En ce qui concerne la possession de ces trois pouvoirs, René Guénon fait remarquer à juste titre que le Christ reçoit à sa naissance l'hommage de trois rois-mages qui « reconnaissent expressément en lui la source de cette autorité dans tous les domaines où elle s'exerce : le premier lui offre l'or et le salue comme roi ; le second lui offre l'encens et le salue comme prêtre ; enfin le troisième lui offre la myrrhe ou le baume d'incorruptibilité et le salue comme prophète ou Maître spirituel par excellence ce qui correspond directement au principe commun des deux pouvoirs sacerdotal et royal. L'hommage est ainsi rendu au Christ, dès sa naissance humaine, dans les « trois mondes » dont parlent toutes les doctrines orientales : le monde terrestre, le monde intermédiaire et le monde céleste ».

 

Roi, prophète et prêtre sont donc les trois clés de la réalisation spirituelle.

Mais qu'est-ce que la réalisation spirituelle ?

 

Bien que la Vérité (avec un grand V) soit une et divine par essence, sa manifestation, quant à elle, peut prendre diverses formes. C'est pourquoi, la réalisation spirituelle dont il s'agit présentement en relation avec le Graal, n'exclut nullement toute autre forme ou méthodologie traditionnelle.

Cela dit, il est à noter que le Graal n'apparaît pas systématiquement aux personnes présentes ; une qualification est nécessaire pour l'apercevoir. En l'occurrence ici, être baptisé. Cette quête s'appuie donc sur un exotérisme.

De même, un état particulier est nécessaire pour le voir : « Par la pitié devenue sage, le pur et le fol, attends celui que j'ai élu » dit Richard Wagner dans son opéra Parzival11. Ainsi le Saint Graal n'est accessible qu'au pur, au fou de l'arcane sans nombre du Tarot.

 

Transformer l'initiation virtuelle en initiation effective et, comme le décrit René Guénon, réaliser à partir de l’état humain les états supra individuels de l’être autrement dit accéder à la délivrance, tel est le but. Mais qu'implique ce dernier terme ?

Selon ce même auteur, cette réalisation totale s'opèrerait en deux phases :

La première étape consisterait en un recentrage. L'homme chûté et déchu, l'Adam de la Génèse, erre à la périphérie d'une roue en mouvement dont il subit les contingences. Par une ascèse – les quatre vertus cardinales – il lui est offert d'atteindre le centre de la roue. Parvenu à ce point d'équilibre, que le taoïsme nomme " l'invariable milieu ", l'homme – en grec andros – atteint la perfection humaine. Il réintègre le Jardin d'Eden et devient l'Homme Véritable ou Homme Primordial de la Tradition.

Lors de la deuxième phase, il va franchir les états multiples de son être. Pour parvenir à la réunion, à l'identification avec le Principe, il devra percer la voute, l'arche qui l'empêche d'accéder aux états supérieurs. Il devient l'Homme Transcendant ou Homme Universel de la Tradition. Il parvient alors à des états qui sont au-delà de la manifestation. C'est pour cette raison qu'il est opportun de différencier le salut de la délivrance. Le salut qui est donné par l'observance d'un rite religieux fait référence à l'immortalité et au devenir de l'être dans son rapport à la manifestation. Quant à la délivrance induite par la pratique des rites initiatiques, elles conduit à la libération définitive de l'être même au-delà de l'unité car si l'on se place sur le plan métaphysique, l' Etre ou le un et le Non-Etre ou le zéro métaphysique sont tous les deux issus du Principe.

Notez bien que je n'ai pas fait référence à Dieu mais au Principe car ce premier terme constitue quelque part une limitation de l'incommensurable, de l'innommable. Pour le définir, l'Hindouisme parle de Brahma, c'est-à-dire le " Principe Suprême " qui se situe au-delà de toute distinction.

 

Un recentrage vers l'état de perfection sur le plan humain puis une élévation vers le Principe dont tout a été émané tel est le parcours initiatique que semble montrer le Rite Ecossais Rectifié.

Au-delà de notre belle fraternité, de notre bienfaisance active, de nos réflexions morales et philosophiques de qualité, s'opère en chacun de nous une alchimie que nous alimentons quotidiennement par le respect de gestes, de paroles et par la méditation de symboles dont la portée nous échappe peut-être. D'ailleurs, si le but de notre Ordre ne consistait qu'en discours philosophiques, fraternité et bienfaisance, nous ne possèderions pas forcément le monopole en tous ces domaines. Ceci dit, loin de moi l'idée de dénigrer ces actions, elles sont belles et nécessaires, et font la fierté de notre obédience. Néanmoins, s'il ne s'agissait que de cela, à quoi servirait tout ce décorum qui encadre notre rituel ? Jean-Baptiste Willermoz déclarait lui-même : " La maçonnerie fondamentale comme vous venez de la voir a un but universel, que la morale seule ne pourrait remplir. La pratique de la saine morale & des devoirs de société sont à la vérité le but apparent des grades, mais ces vertus ne peuvent en être le but réel, Qu'aurait-elle alors besoin d'emblèmes, de mystères & d'Initiation ? "

 

Ceci dit, par-delà cette réflexion qui m'agite depuis quelques années, je cherche à appréhender le réel but de l'Ordre. S'il pouvait un jour me permettre d'être reconnu, comme seul Abraham l'a été, l " ami de Dieu ", ne serais-je pas le plus heureux des hommes ? En attendant, je médite. Je cherche. Je pense souvent aussi à Jean Le Baptiste, celui qui reconnut le Christ, le désigna comme celui qu'il fallait suivre désormais, le vit faire des miracles et qui, emprisonné, demanda néanmoins à ses disciples d'aller vérifier s'il s'agissait bien du Messie. Consternant !

Cet exemple qui n'est d'ailleurs pas le seul dans la Bible me rassure quelque part. Il me force à admettre que l'être est tributaire d'un corps de chair dont la nature même l'incite souvent à douter. Malgré cet handicap, je cherche. Parviendrai-je au but ultime de réalisation que la maçonnerie semble m'offrir ? Je l'espère. Ou alors, il me faudra attendre l'instant ultime où je pourrais faire mienne cette phrase de l'apôtre Paul : « Maintenant, nous voyons dans un miroir, d'une manière obscure, mais alors nous verrons face à face, aujourd'hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme je suis connu ».

 

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17 mars 2018 6 17 /03 /mars /2018 19:34

La question des Lumières, disait le philosophe Michel Foucault, c'est celle de l'appartenance à un certain "nous". Quand vous dites "nous, les enfants des Lumières" (voire FF de Lumière, qu'est-ce que cela signifie ?

Cela veut dire tout le monde. Un des apports des Lumières est d'avoir fait entrer dans l'humanité des catégories "de seconde zone" !!  Regardons Condorcet …. Il a réintroduit les femmes, les Noirs et les juifs dans l'humanité tout entière. Les Lumières, c'est la révélation que tous les humains sont égaux, se rappelant en cela notre principe républicaine comme l’art 1 des constitutions du GODF, et c'est cette idée que je ne cesse de répéter : voyons ce qui nous unit avant ce qui nous distingue.

Ce travail de réintégration passe dans ce cas cité préalablement par la littérature et dans tous les cas par l’Art en général.

A la question de savoir dans quel but voyagent les FM, l'instruction mac nous apporte, dans ses tous derniers mots, une réponse complète et sibylline : 
« Rechercher ce qui a été perdu. Rassembler ce qui est épars et répandre partout LA LUMIÈRE»   et si tout est dit dans cette ultime réponse il reste au FM à donner un sens à ce qui semble devoir être la quête de tout FM , cet idéal dont la réalisation ne sera peut-être jamais achevée .. un peu comme « Aduc stat ». 

C'est aussi dans les Constitutions d'Anderson que l'on trouve cette phrase: "La Franc-Maçonnerie est destinée à rassembler ceux qui, sans elle, ne se seraient jamais rencontrés". Qu'entendre alors par "Rassembler ce qui est épars", au delà de cette vocation première de la FM quel que soit le rite pratiqué ? 
On peut y voir trois aspects complémentaires et indissociables symbolisant les trois forces créatrices d'une utopie fondatrice. 
"Rassembler ce qui est épars" est à la fois une valeur, un moyen et une finalité une fois établi le principe de choix volontaire en même temps soumis au sens d’accepté du FM. 

Commençons par la valeur. Issus d'une souche unique que les scientifiques s'accordent à situer en Afrique, les premiers Hommes ont migré pour finalement occuper la presque totalité de cet espace restreint qu'est notre planète Terre… pour les Hébreux c’est la sequinah loi de l’Eternel visant à répandre les Elus sur tte la surface de la terre.
Les conditions climatiques et géographiques ayant entrainé des adaptations morphologiques et culturelles importantes, l'Homme a créé des langues, des coutumes et cultures spécifiques et différentes. … car ce qui est épars, en premier lieu, c'est l'espèce humaine et c'est cette particularité qui a créé les différences…qui font toute la différence alors qu’aujourd’hui et nous le savons par la Génétique,  nous sommes issus de la même chaine ADN, homme femme, blanc ,noir comme d’ailleurs la drosophile … la mouche car seule la modification d1 élément … proton ou neutron ou autre permet d’arriver à une autre structure, de se transformer en fait … un autre être un peu comme s’il était passé dans un athanor et que l’on se mette à revivre après la mort de sa corporéité, renaissant  sous 1 autre aspect plus pur que le précèdent, rectifié et apuré d 1 partie de ses peurs, de ses vices, de ses préjugés voire de ses superstitions. La FM est aussi un réceptacle de diverses voies et influences spirituelles se rattachant à LA Tradition primordiale dans une totale liberté de con_science. En effet, Toutes les voies spirituelles conditionnées par le lieu ou l’époque où elles interviennent se rattachent à Une Tradition Primordiale par son es_sence et dont toutes les autres découlent … Elles sont chacune un morceau brisé d’un même miroir, de la même « source ». Et j’aime bien énoncer ce concept que les FM s’appellent tous FF ou SS car issus du même Père.!  Le GADLU bien entendu


C'est, par ailleurs, au nom de ces différences que l'Homme nain cad petit au sens du savoir, mal instruit et aveugle à ses de_voirs envers les autres et l’Humanité se déchire et se bat et souvent contre lui-même depuis la nuit des temps. Parfois pour l'imposer et vaincre, d'autres fois pour mourir sans la sauvegarder. 
Mission, projet ou utopie, qu'importe le mot, la FM via le symbole mac :. est une clé d’accès à l’Eveil qui engendre l’Action, le Travail volontaire et une non inertie qui nous permettra d’atteindre pour tous, croyants ou croyants l'Unité dont nous sommes tous issus et de se relever debout et grand les pieds en terre et la tête dans les Etoiles. 

Certains pourraient voir, dans cette volonté de rassembler, une contradiction entre la liberté de penser qui nous garde de tout dogmatisme et la réunion des diversités. Mais c'est sans compter sur la Fraternité, cette valeur humaniste qui nous anime et nous permet de nous réunir dans le respect de la différence, la tolérance de la diversité et nous encourage à construire l'œuvre autour d'un axe commun. 
Il nous vient alors à l'esprit cette maxime de Saint Exupéry si souvent reprise sur nos colonnes: 
"Si tu es différent de moi, loin de me léser, tu m'enrichis". 
Il nous faut donc rassembler et non assembler, car la pensée unique serait destructrice d'une démarche qui consiste à respecter chacun dans sa différence et à construire ensemble dans une dynamique où les esprits s'additionnent plus qu'ils ne s'opposent. 


Ce qui est épars c'est la diversité de l'Homme, cette diversité qui fait de chacun de nous un Être à part, unique et complexe. 
La démarche M :. doit donc permettre à chacun de travailler, de construire et de s'élever marche après marche, vers l'Unité en s'enrichissant de la complexité de l'Autre. Et qu’importe que le « français « descende dans son cœur pour s’affronter ou mourir en s’abreuvant à la source de l’Origine, qu’importe que l »’Ecossais ancien et accepté « venge le meurtre du Maitre en désobéissant au titre d’une justice mal comprise, que le « régime rectifié »  fidèle à la religion chrétienne modifient sa structure géographique issue jusqu’alors de la 
Stricte observance templière en décidant de l’ abandon de toute filiation avec l'héritage templier et intégrant notamment des éléments de l'Ordre des Élus Cohëns, que le chevalier de l’aigle rouge enfourche son cheval et soit le cabbalier qui combatte pour transmettre savoir et connaissance … seule la Fraternité et le langage symbolique nous réunit tous et toutes, démarche qui, soulignons-le, tend à l'universalité dans l'unité sans jamais tomber dans l'uniformité. 
Alors tous ensembles nos chaines d’Union peuvent devenir une chaine de Fraternité qui nous invite à progresser ensemble vers notre idéal en associant la verticalité et l'horizontalité que sont la pensée et l'action. 

"Rassembler ce qui est épars" est donc également un moyen, et seul le symbolisme qui nous en donne la mesure, rapprochant les deux morceaux d'un même objet par des individus différents afin de leur permettre de se rejoindre et de se reconnaître.  "Faire symbole" c'est déjà poser un acte pour retrouver l'Unité. Ce qui présuppose que cette unité a existé, à été perdue, qu'elle est reconstructible et qu'il existe une démarche pour la retrouver. 
Le symbolisme maçonnique est un moyen, une démarche unificatrice qui permet l'échange au-delà des différences de cultures, d'origines de religions ou d'opinions. 
Il nous conduit à ce que Jung appelait l'inconscient collectif et nous reconnecte au sens le plus secret des représentations archétypales auxquelles nous pouvons nous accéder par l'intermédiaire du symbole. 
C'est la voie royale de la connaissance mais également un puissant moyen de réconciliation avec soi-même et par conséquent avec les autres. 
N'est-ce pas là une matérialisation du verbe "rassembler" ? 
C'est la démarche symbolique, en tant que moyen, qui nous conduit à l'Unité de l'Être en tant que finalité. Car elle nous plonge dans l'univers de la conscience en transcendant celui de notre mental et de notre moi. 
Ainsi l'Être et le Moi se trouvent rassemblés au plus intime de nous-mêmes. 
Le symbolisme est la voie qui permet l'émergence de l'Être et le silence de l'égo par les représentations intimes qu'il créé et l'espace sacré intemporel dans lequel il nous immerge. 


"Rassembler" est donc en troisième lieu, une finalité.  Comme dans le mythe d'Osiris dans lequel Isis l'épouse et veuve fidèle rassemble les morceaux épars de son mari puis insuffle une étincelle de vie pour être fécondée, nous avons, en tout premier lieu, perdu de façon volontaire et symbolique notre matérialité pour entrer dans le Temple … le Saint, l’Ame instruite et guidé par l’Esprit pour contribuer à la réalisation de l'idéal maçonnique, à rassembler, en nous, ce qui est épars et construire son temple intérieur, son corps de Gloire. 
 

Notre mental semble être comme un prisme qui décompose la réalité en plusieurs fragments de couleurs.  Ce qui pourrait sembler être un chaos intérieur est en fait le résultat d'une pensée multiple due à des structures psychiques différentes et parfois opposées.  Ordo ab Chao

Selon la tradition biblique, le monde naît d’un chaos originel par séparation. La Parole organise, in-forme l’univers, c’est à dire lui donne forme.

Selon la tradition ésotérique, l’esprit se dissout en se multipliant dans la matière, puis se recentre, se conscientise, en refaisant son unité dans la « divinité - Un ». C’est du centre que tout émane et c’est dans le centre que tout se recrée. Ce double mouvement est celui du solve et coagula des alchimistes.


La réconciliation de ces différentes structures est un premier objectif que le symbolisme peut nous permettre d'atteindre et exige une connaissance approfondie du "soi" dont on ne peut faire l'économie. 
Pour Unifier notre Temple intérieur  et contribuer à la création du Temple extérieur nous devons faire nôtre la maxime socratique : 
"Connais toi toi-même et tu connaitras l'Univers et les Dieux". 


Bien que tiraillés et confrontés à des choix qui sont faits de renoncements et de sacrifices nous devons Vivre en harmonie avec soi-même, vaste entreprise de développement de soi, de conscientisation et de travail intérieur continuel, nous conduisant alors à distinguer l'Esprit de l'égo et de les unifier. 
"Rassembler ce qui est épars" revient à passer du multiple à l'Unité, c'est atteindre la Sagesse par la Connaissance, la Tolérance et l'Amour Fraternel.  C'est atteindre le centre de nous-mêmes où brille cette Lumière que nous pourrons alors répandre autour de nous et transmettre. 

Dans un monde où la pensée scientifique semble régler en maitre, le profane en vient à croire qu'il est un grain de sable noyé dans un Univers dont on ne connaît pas les limites. Le FM sur le chemin de son initiation accède a la connaissance de l'Univers tout entier qui est contenu au plus profond de lui car ce qui est épars n'est peut-être pas ce qui est perdu mais simplement ce qui est enfoui en lui-même et qu’il ne voit pas, n’entend pas mais que son Ame porte avec souffrance. 

Pour Mircea Eliade, c’est par une vision symbolique du monde que l’homme a de tout temps cherché à se relier. L’homme en quête de sens reconnaît un point fixe qui devient symboliquement Centre de l’univers, et autour duquel s’ordonne l’espace selon les deux directions cardinales. Ce centre est l’Axis Mundi, porte des cieux, liaison symbolique avec une réalité supérieure. A l’espace matériel fait d’une infinité éparse de lieux neutres, se superpose ainsi un espace sacré symboliquement ordonné….

La voie maçonnique est bien une voie qui ouvre la réalité à la dimension de l’esprit. Elle nous amène à concevoir le divin, le GADLU, l’Unité primordiale (appelons cela comme bon nous semble), par le travail sur les symboles, à perfectionner sa vision de soi et du monde, à vaincre cet ego aveuglant, à se détacher de la matière afin de s’élever en esprit pour mieux intervenir dans le réel et dans la société. C’est bien le but de toute quête spirituelle pour tous les FM : développer une vision de la réalité dans le domaine de l’esprit afin de favoriser l’humanisation de l’homme. Ainsi le développement spirituel en liberté de l’individu n’est pas sans intérêt pour l’humanité, il est la base de la liberté de conscience.

La lumière naissant d’elle-même, chacun d’entre nous l’a en soi, mais l’a simplement oubliée !!!  Dans certains rites au prologue de l’évangile selon St Jean où sont posés le compas et l’équerre il est dit : « Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu »

L’éveil spirituel Mac :. ou plus tôt le « réveil » de la lumière en chacun de nous FM  vise donc à se remettre dans l’état d’origine tel l’homme primordial, l’Adam avant la chute afin, comme il est dit dans l’invocation pendant la chaîne d’union, que puisse se faire « le retour de nos Âmes en Ta Lumière ».
 

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6 mars 2018 2 06 /03 /mars /2018 14:40

conditions d'inscription sur le document joint ci dessous

Conf Florence Quentin le 23 Mars 2018 château de la Buzine Marseille
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12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 10:20

Bélier (Nissan)

Premier signe du Zodiaque juif gouverné par la lettre Hé (Ô), le souffle de la parole. Il est de la nature du feu et il est mâle et de la nature du jour et oriental et du temps de chaleur et très tournant (cardinal, mobile). Les créatures humaines se distinguent des autres créatures de la création par leur capacité de parler, de communiquer leurs pensées aux autres. Ainsi, la « pensée correcte » est le début de l'amélioration spirituelle. Durant ce mois, on célèbre la Pâques juive, et c'est à cette époque que la communauté transmet par la parole à ses enfants l'expérience de Dieu. La tribu associée à ce mois est Yehuda (Juda), le roi dont tous les monarques hébreux descendent. Le sacrifice de l'agneau pascal reflète parfaitement le signe du Bélier.

Des personnes nées sous ce signe, Ibn Ezra nous dit : « Et celui qui est né (sous ce signe), son corps sera tempéré et sa face sera longue et ses yeux grands et il regardera vers la terre fortement et son cou sera épais et ses oreilles molles et il aura beaucoup de poil, ses cheveux seront bouclés, ses jambes seront tendres et son parler avenant et il parlera plus que de raison et il désirera manger beaucoup et il sera irritable et juste amant et sa voix ne sera pas forte ».

 

 

Le Taureau (Iyar)

Iyar est le mois qui se situe entre Nissan, le mois qui marque la renaissance, et le mois de Sivan qui marque la maturité issue de la réception de la Torah. La lettre associée à ce mois est le Vav (Õ) qui représente la ligne droite de la vérité. Le signe du Taureau signifie l'individualité et la dévotion à la vérité. Iyar est donc le mois de la « pensée correcte », l'attribut sur lequel la communauté d'Israël doit travailler afin de recevoir la Torah.

À ce mois est associée la tribu de Yissachar qui est réputée pour son étude de la Torah. Ce signe est celui de la nature de la terre, femelle, des signes de la nuit, de la saison du chaud et parmi les signes bons, il est délicieux et il enseigne sur la fructification et l'accroissement.

Des personnes nées sous ce signe, Ibn Ezra nous dit : « Et celui qui sera né là, sa stature sera droite et sa face allongée et ses yeux grands et soir cou épais et court et son front large et ses narines aiguisées et le poil de sa tête bouclé ; et il aura entremêlement dans ses paroles et aussi dans son savoir, et son poil est noir, et ses membres défaillants et ses désirs grands et il est mangeur et endurci ».

 

 

Gémeaux (Sivan)

Le mois de Sivan est celui du « mouvement correct », de l'apprentissage de la marche dans les Voies de la Torah. Ce signe est gouverné par la lettre Zaïn (Ö) qui est une arme, symbole de la Torah qui est l'arme contre le monde de la Klippah. Marcher dans les voies de la Torah est signifié par la tribu de Zebulon, qui aide la tribu de Yissachar dans son étude de la Torah. Ces deux tribus dans leur oeuvre commune sont symbolisées par les Gémeaux, les jumeaux.

Le concept de jumeaux évoque, en outre, les deux tablettes de la Loi reçue sur le mont Sinaï. Les jumeaux sont de la nature de l'air, mâles, des signes de jour, occidental, du temps du chaud et il a deux corps (bicorporé).

Ibn Ezra nous décrit ceux qui sont nés sous ce signe : « l'homme qui sera né en ce signe, sa stature sera droite et son ventre large et la forme de son corps belle et aussi sa figure, et il sera généreux, et ses épaules larges et ses yeux beaux et le poil de sa tête cerclé et il sera ménestrel (artisan) en son ouvrage et ménestrel en toutes oeuvres. Et il sera de ceux qui sont écrivains et seigneurs du compte (mathématiciens) et astronomiens et grands Sages, et il sera homme véritable et droit dans sa crainte de Dieu ».

 

 

Cancer (Tammuz)

Ce mois est gouverné par le lettre 'Heth (×) qui signifie « peur ». Le Cancer, la crabe, est une créature passive. Ce signe est d'eau, femelle, de nuit et il est senestre, signe de terre et tournante, car le temps tourne en lui, et à son commencement commencera à rapetisser le jour et à croître la nuit et ses heures sont plus longues que les moyennes.

La tribu associée à ce signe est Reuben, dont le nom vient du mot qui signifie « vue », faculté de voir

Selon Ibn Ezra : « Et celui qui est né en ce signe, partie de ses membres seront épais et son front sera grand et ses dents séparées et il est muet et sourd, aimant les créatures et il est honoré et la nativité des femmes n'est pas bonne, c'est pour choses dures ».

 

 

Lion (Av)

Ce mois est dédié à « l'écoute juste » comme cela l'est indiqué par la tribu de Shimon dont le nom dérive du mot signifiant « écoute ». En ce mois on se souvient de la destruction du Temple, détruit par les nations de Babylone et de Rome que l'on compare au lion - d'où l'association de ce mois au signe du Lion. La lettre gouvernant ce signe est le Teth (Ø) qui est la première lettre du mot « tov », bon.

Le Lion est des signes du feu, mâle, des signes du jour, oriental, des signes de l'été, étant sur une voie, car le temps se maintient en lui ; et ses heures sont plus longues que les moyennes. Des personnes nées sous ce signe Ibn Ezra dit que « son corps sera beau et vermeil et ses yeux comme yeux de chat et il sera fort et irascible et sa vision tranchante et ses jambes menues et il sera homme de principe et ingénieux et magnanime et ayant une parole, grand en douleur, s'avisant soi-même des périls, allant en dureté, et sa nature est celle de l'hyène, désirant tout manger et en la nativité des femmes, il (ce signe) enseigne la simplicité (modestie) ».

 

 

 

Vierge (Elul)

Le mois d'Elul est le mois du retour pendant lequel on se concentre sur « l'action juste ». C'est la période de préparation spirituelle pour les Grandes Fêtes. Le désir de retrouver l'innocence de la relation avec le Divin est exprimé par le signe de ce mois, la Vierge.

Elle est des signes de la terre, femelle, des signes de la nuit, méridionale, des signes de l'été ; elle a deux corps et ses heures sont plus longues que les normales et en sa fin s'unissent le jour et la nuit en tous les climats,. La lettre gouvernant ce mois est le Yod (Ù) qui signifie « main », ce qui nous rappelle que les regrets sincères de nos mauvaises actions et que nos résolutions pour le futur doivent se refléter dans nos actions.

La tribu de ce mois, Gad, est celle des archers qui perfectionnaient leurs actions en se confrontant aux forces du mal. Des personnes nées ce mois Ibn Ezra dit : « Et l'homme qui sera né alors, sa stature sera avenante et son corps droit et beau et il sera savant et averti et son poil ne sera pas cerclé et il sera aimant le juste et sa voix sera forte et il sera stérile et son âme sera bonne et sa face belle et il sera écrivain et sachant le nombre ».

 

 

Balance (Tishrei)

Ce mois est celui de la « sensation juste », le mois pendant lequel Dieu pèse nos actions passées afin de déterminer son jugement sur l'année à venir. La signe de la Balance symbolise parfaitement cette action. Tishrei est le mois de l'union de Dieu et d'Israël et il est gouverné par la lettre Lamed (Ü) qui est la première lettre du mot « lev », coeur.

Il est des signes d'air, mâles, des signes de jour, occidentaux, des signes de l'hiver (ici automne) et tournant (mobile) ; et en son commencement s'uniront le jour et la nuit et commencera la nuit à allonger et le jour à raccourcir et ses heures sont plus courtes que les normales.

La tribu associée à ce mois est celle d'Ephraïm qui signifie « pleine de fruits », exprimant l'espoir que l'union avec Dieu soit bénéfique pendant l'année à venir. Ibn Ezra nous dit des personnes nées sous ce signe : « ses membres seront droits et sa parole avenante et il sera homme de savoir et de principe et aimant les femmes, et ses mains appareillées à faire tout métier, et il se sert d'instruments de chant et il sait trouver les gammes (montées) de chant et aime à chasser (veneur) ; il est entier de coeur, magnanime et son corps est plus net que sa face et il en est qui sont noirs. »

 

 

Scorpion (Cheshvan)

La valeur numérique de la lettre associée à ce mois, Noun (), est de 50, ce qui indique les 50 niveaux de la conscience divine que nous pouvons atteindre dans la purification spirituelle. Mais, cela nous indique également les 50 niveaux de l'impureté dans lesquels nous pouvons sombrer. Le poison du Scorpion est froid et il symbolise le risque d'approcher la vie sans aucune passion.

Le Scorpion est des signes de l'eau, femelle, des signes de la nuit, septentrional, des signes de l'hiver et il est sur une voie ; et ses heures sont plus courtes que les moyennes et il est droit en ses ascensions et ses ascensions sont longues et il enseigne sur la moiteur qui n'est pas ordinaire ; il a en lui un changement de saveur qui ne vaut pour un vivant qu'en petite quantité..

Le nom de la tribu associée à ce mois, Menaseh, dérive de « souffle », ce qui rappelle que ce mois est dédié à « l'odorat juste ». Dans la tradition juive, l'odorat est considéré comme hautement spirituel.

Des personnes nées ce mois, Ibn Ezra nous dit : « Et celui qui est né dans ce signe d'un homme sera un peu noir, grand de poil et de haute tête qui sera vermeille au regard des étoiles de sa nativité et ses yeux normaux, mais petits, et ses jambes longues et ses pieds grands ; et il sera courant et léger dans son allure ; et sa face grande et son front étroit et ses épaules larges, et il sera laid et n'aura pas parole avenante ; et il aura beaucoup d'enfants et sera décimant, buvant, irritable, et menteur et accusateur et sire de douleur ; et il est volontaire et sire d'éducation (bien éduqué) et plein d'ingéniosité avec les gens ».

 

 

Sagittaire (Kislev)

Ce mois est dédié à la « relaxation juste » ou au repos qui résulte de notre dévouement à « l'action correcte ». La lettre de ce mois est le Samekh (á) qui signifie « se reposer sur sûr ». Ce mois on célèbre 'Hanukhah, fête qui est parfaitement symbolisée par le signe du Sagittaire, l'archer. Le Sagittaire est des signes de feu, mâle, des signes du jour, oriental, des signes de l'hiver et il a deux corps et ses heures sont plus courtes que les droites.

La tribu associée à ce mois est celle de Benjamin qui possédait en son sein de vaillants guerriers. « Et celui qui est né en lui d'enfant d'homme, sa stature, sera droite et il est clair et sa verge et ses couillons sont longs et ses jambes épaisses et il est homme joyeux et fort et de bon vouloir, et son front est aigu et aussi sa barbe, et son poil menu et son ventre grand, et il est léger au saut et aimant les chevaux et sage et mesuré, sire d'enseignement et ne se tient pas sur une voie et sa voix est basse et ses enfants ne croîtront pas », nous dit Ibn Ezra.

 

 

Capricorne (Tevet)

En ce mois est cultivée « la juste colère ». Le talmud nous dit qu'il faut éviter la colère, mais qu'il y a également une colère positive pour ce que nous devons rejeter. La lettre de ce mois est le Ayin (â) qui signifie « oeil ». Nous possédons deux yeux afin de discerner ce que nous devons accepter ou refuser dans notre vie. La capacité à rejeter le négatif est symbolisé par le Capricorne, le bouc, connu pour son entêtement.

Le Capricorne est des signes de la terre, femelle, des signes de la nuit et méridionale des signes des jours du froid, et il est tournant et en lui commence à accroître les heures du jour et amenuiser les heures de la nuit et ses heures sont plus courtes que les moyennes et sa nature est froide et sèche.

La tribu associée à ce moi est celle de Dan, dont le nom vient de « jugement ». « Et celui qui est né en lui d'enfant d'homme, son corps sera avenant et sa stature droite, mais il sera sec et sa tête petite et ses joues épaisses et sa barbe aiguisée et il n'aura point de poil sur le pis (poitrine) et sa voix sera déliée et il est irascible et destructeur et sire d'éducation et ingénieux et grand de douleur et aimant le commerce des femmes (gisement) et la débauche et accroissant des enfants ; il aura des jumeaux et ses oeuvres seront mauvaises et sa force petite ; il aura richesse de par les rois et il lui adviendra aventure grave de par les femmes. »

 

 

Verseau (Shevat)

La fête de ce mois est Tu B'Shevat et on la célèbre en mangeant des fruits de l'arbre, ce qui reflète l'attribut de ce mois « le manger juste ». La lettre associée à ce mois est Tsaddé (æ) qui signifie « juste ».

 Le signe de ce mois est le Verseau, celui qui déverse l'eau et la tribu est Asher. Le Verseau est des signes de l'air, mâle, des signes du jour, et sa nature est chaude, moite, desséchante.

Selon Ibn Ezra : « Et celui qui sera né en lui d'enfant d'homme, il sera court de stature et sa tête grande et ses jambes l'une plus épaisse que la seconde et bon de coeur et beau de forme et se vantant soi-même, et toute sa volonté est d'accroître son avoir, et il est stérile et ses enfants peu nombreux ».

 

 

Poissons (Adar)

Ce mois est centré sur la fête de Pourim qui célèbre la main cachée de Dieu dans l'histoire des hommes. Cette fête est symbolisée par les Poissons qui vivent dans les profondeurs de la mer.

Les Poissons est des signes de l'eau, femelle, des signes de la nuit, senestre, des signes du froid, et il a 2 corps. La lettre de ce mois Qof (ç) signifie « singe ».  Ce qui se retrouve dans la fête de Pourim pendant laquelle on distribue des masques afin de « singer » les autres. La célébration de Pourim rejette les inhibitions de notre essence intime par l'utilisation du « rire juste » qui apporte la sainteté.

La tribu associée à ce mois est celle Naftali.

 « Et l'homme, qui est né en ce signe, son corps sera droit et tempéré et la vision qu'il donne blanche et aussi sa face et sa poitrine large et sa barbe belle et son front clair et noir et noirs ses yeux, plus que blancs, et il y aura tel à qui faillira un membre et il aime dormir et gloutonner et s'enivrer, et il aura enseigne sous son coude ou son pied ».

 

 

 

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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 10:16

Le Sepher Yetsirah, dont la date de rédaction est estimée aux alentours du Xie-XIIe siècle, révèle les secrets de l'astrologie juive et kabbalistique :

« 5-3 Douze Simples : He, Vav, Zaïn, 'Heth, Teth, Yod, Lamed, Noun, Samekh, Ayin, Tsaddé, Qof. Fondées, gravées, sculptées, permutées, pesées, transformées. Par elles sont formées douze constellations dans l'Univers, douze mois dans l'Année et douze dirigeants dans l'Âme, mâle et femelle ».

« 5-4 Douze constellations dans l'Univers, Bélier, Taureau, Gémeaux, Cancer, Lion, Vierge, Balance, Scorpion, Sagittaire, Capricorne, Verseau, Poissons ».

« 5-5 Douze mois dans l'année, Nissan, Iyar, Sivan, Tamouz, Av, Eloul, Tishri, Héshévan, Kislév, Tévéth, Shevat, Adar ».

Que nous synthétisons alors de la manière suivante :

 

Lettre                Nom               Signe Zodiaque        Tribu

He                          Telah                     Bélier                 Juda

Vav                        Shor                       Taureau             Issachar

Zaïn                       Thaumim            Gémeaux            Zebulun

'Heth                   Sartan                   Cancer                 Reuben

Teth                     Aryeh                    Lion                      Shimon

Yod                        Bethuleh               Vierge                Gad

Lamed                Maznim                   Balance             Ephraim

Noun                  Oqereb                   Scorpion            Menashe

Samekh              Qesheth                Sagittaire             Benjamin

Ayin                    Gedi                        Capricorne          Dan

Tsaddé                Dali                           Verseau             Asher

Qof                       Dagim                     Poissons           Naftali

 

 

 

 

 

Signe                    Mois hébreu            Mois

BELIER                  NISSAN                      AVRIL

TAUREAU           IYAR                             MAI

GEMEAUX          SIVAN                          JUIN

CANCER              TAMOUZ                    JUILLET

LION                     AV                               AOUT

VIERGE                ELLOUL                       SEPTEMBRE

BALANCE            TICHRI                         OCTOBRE

SCORPION          HECHVAN                  NOVEMBRE

SAGITTAIRE         KISLEV                         DECEMBRE

CAPRICORNE      TEVET                       JANVIER

VERSEAU            CHEVAT                       FEVRIER

POISSONS          ADAR                            MARS

 

 

PLANETE              HEBREU                JOUR

SATURNE            CHABTAI             SAMEDI

JUPITER               TSEDEK                JEUDI

MARS                   MADIM               MARDI

SOLEIL                  HAMA                  DIMANCHE

VENUS                 NOGA                  VENDREDI

MERCURE           KOKHAV              MERCREDI

LUNE                    LEVANA                 LUNDI


 

Ibn Ezra auteur de l'ouvrage « Le Commencement de la Sapience des Signes » et du « Livre des Fondements », fait correspondre planètes et événements bibliques selon l'ordre inverse des jours de la semaine :

Saturne : la Création

Vénus : le jardin d'Éden

Jupiter : la Tour de Babel

Mars : le Premier Temple

Lune : le Second Temple

Soleil : les Temps messianiques.

 

Dans son chapitre des 7 planètes, IL nous explique que les 7 planètes sont Saturne, Jupiter, Mars, Soleil, Vénus, Mercure et la Lune et la plus haute de toutes, c'est Saturne, car elle est en la sphère septième de la Terre, et après elle Jupiter et ainsi jusqu'à la Lune au cercle premier qui est près de la Terre.

Ainsi les signes sont répartis en 4 parties selon les 4 natures, 3 signes pour une nature :

L'Agneau, le Lion et l'Arc sont chauds et secs comme la nature du feu.

Le Boeuf, la Pucelle et le Chevreau sont froids et secs comme la nature de la poudre (terre).

Les Jumeaux, les Balances et le Seau sont chauds et moites (humides) comme la nature de l'air.

L'Écrevisse, le Scorpion et les Poissons sont froids et moites comme la nature de l'eau. Saturne est froid et sec.

Jupiter chaud et moite. Et Mars est chaud et sec ardent.

Le soleil est chaud et sec, Vénus est froide et moite.

Mercure est tournant (neutre), car sa nature est comme la nature de l'étoile qui est avec lui, la Lune est froide et moite »

 

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8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 09:43
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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 14:53

        VENDREDI 2 MARS 2018 - 19H30

TEMPLE DE JEAN - 164 CHEMIN ST JEAN DU DESERT - 13005 MARSEILLE

 

NB - REGARDEZ SUR LE DOCUMENT JOINT LES MODALITES D'INSCRIPTION OU CLIQUER SUR LIEN SUIVANT

 

 

T:.B:.O:. organisée par l'Ordre Souverain du Rite de Mem:. Misr:.
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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 16:45

Rappel des grands principes des alchimistes

Sans que l'on puisse s'écarter de la composante spirituelle de l'alchimie, on peut considérer que l'aspect de la pratique répond à un certain nombre de grands principes qui n'ont pas beaucoup évolué depuis plusieurs centaines d'années.

La recherche pratique de la transmutation des métaux doit aller de pair avec la purification de l'âme. Loin d'être des personnages au matérialisme exacerbé, les alchimistes procèdent à leurs opérations, dans un "laboratoire" qui est toujours assez proche de "l'oratoire" …  c'est un des traits essentiels de l'alchimie traditionnelle, " d'allier toujours au laboratoire un local consacré à la prière et aux exercices spirituels, autrement dit un oratoire ". Cet oratoire peut être situé, selon les dimensions des locaux, dans une pièce jouxtant le laboratoire. Dans l'oratoire l'alchimiste vient se recueillir, il prie, il réfléchit, il… se repose, et c'est aussi dans cet espace de méditation que se trouvent généralement les quelques livres de l'alchimiste, livres précieux, car n'oublions pas que l'imprimerie est juste en train de se développer.

Une des devises fortes des alchimistes est "Ora et labora", ce qui se traduit par "Prie et travaille". L'alchimie est donc très proche de la religion, quelle qu'elle soit. C'est ce qui explique la tolérance par exemple de la religion catholique vis à vis des alchimistes, et ceci pendant très longtemps, alors que les membres d'autres sociétés, aux principes tout aussi secrets, ont été excommuniées, pourchassés et parfois brûlés.

Parmi les principes, se trouve celui de l'unicité. C'est une des figures les plus célèbres de la symbolique alchimiste avec ce serpent ou ce dragon selon les figures qui "se mord la queue " et forme un cercle : l'Ouroboros. La devise en est " Omnia in unum" ce qui signifie "Un et un tout". Cette théorie est très moderne, on peut même dire que les alchimistes avaient une sacrée intuition. L'idée d'unicité est devenue ces dernières années, aussi bien en physique nucléaire que dans le domaine de la vie avec les gènes et l'ADN, un des axes de recherches du XXI e siècle. Tout ce qui est multiple vient de l'unité, et à la fin, c'est le parcours inverse. Ainsi toute manifestation dérive d'une seule et unique matière par une adaptation.

Parmi les autres grands principes, ceux qui ont trait aux quatre éléments d'Aristote ne font pas preuve d'une originalité farouche. L'air, l'eau, la terre et le feu accompagnent de nombreuses écoles de pensées.
C'est une tradition séculaire et cette vision du monde au travers des quatre éléments est le socle intangible de toute chose. Cancelier, l'exprimera ainsi :

" Malgré les subtilités les plus extraordinaires, on ne pourra jamais faire que les quatre éléments ne soient à la base de toute création".

L'air l'eau la terre et le feu sont des substances que l'on retrouve dans d'autres pratiques et d'autres civilisations. Ce ne sont pas des données propres aux alchimistes. Mais ce sont parfois des " natures " ou des " substances " permettant le passage de l'une à l'autre.

Le feu, c'est la chaleur et la sècheresse
L'air, c'est la chaleur et l'humidité 
La terre, c'est le froid et la sècheresse
L'eau , c'est le froid et l'humidité

Et puis avec ces quatre éléments, s'ajoute un…. Cinquième qui est la Quintessence (Quinte -essentia) et sans être à proprement parler d'un élément, c'est un résultat, une vertu. La quintessence, " assure la cohésion des quatre éléments ", et est finalement un principe de perfection.

 

 

Soufre, Mercure et Sel des philosophes

Par contre, les grands principes qui gèrent l'alchimie sont des données originales, transmises depuis la nuit des temps. C'est la trilogie formée par :
- le Soufre
- le Mercure
- le Sel.

Aux premiers jours de l'alchimie, seuls le Soufre et le Mercure étaient présents., il faudra attendre le milieu du XV e siècle en Occident pour voir apparaître le Sel.

Le Soufre et le Mercure, éléments constitutif de toute matière, proviennent des métallurgistes qui ont remarqué que les minerais que l'on trouve dans la terre sont souvent formés de ce l'on appelle aujourd'hui des sulfures, c'est à dire des "mélanges" de Soufre et d'un Métal. Lorsque les forgerons par exemple chauffent à haute température ces minerais, le Soufre s'en va et fait place à un produit liquide qui est plus fin, plus clair et qui ressemble au Mercure.

On trouve dans ce domaine, le sulfure de plomb, (PbS), mais aussi le sulfure de fer (FeS).

Le grand principe des alchimistes est donc de travailler un minerai formé par définition de Soufre et de Mercure de le chauffer, en enlevant le Soufre, afin d'obtenir davantage de Mercure pour aboutir à davantage de pureté.

Un métal, dans la tradition des alchimistes, est formé de Soufre et de Mercure et ce degré de pureté est fonction des proportions respectives de Soufre et de Mercure. Le plomb par exemple est un métal "vil", comme le cuivre et l'étain, il possède beaucoup de Soufre, c'est un métal imparfait qui doit être purifié, afin de diminuer le Soufre, et après moult opérations, il s'approche de l'argent puis de l'or, pour devenir un métal parfait, formé de Mercure et de presque plus de Soufre !

On pensait à ces époques, que l'or était le métal qui comprenait le plus de proportion de Mercure, on utilisait d'ailleurs le mercure pour des amalgames afin d'imiter l'or, c'était le cas à partir du cuivre. Plus le métal contenait de Mercure, plus il était précieux.

Avec le temps, cette terminologie de mercure, soufre, cinabre.... qui sont des matières chimiques qui nous sont familières se transformèrent en produits génériques. C'était davantage la Qualité de la matière que le produit réel.

Certains auteurs cherchent à clarifier les écrits des alchimistes dans ce domaine complexe, car il y a une véritable ambiguïté entre le Soufre avec un grand S, celui des alchimistes et le soufre, élément chimique élémentaire et classique pour nous aujourd'hui, nommé S et comportant un atome de 16 électrons donc 16 protons pour assurer l'équilibre des charges électriques et 16 protons.
Comme souvent en alchimie, lorsque l'on évoque le Soufre du philosophe, ce n'est pas le métalloïde que l'on connaît aujourd'hui, pas plus que le Mercure du philosophe n'est le Mercure, métal liquide à température ordinaire que l'on mettait autrefois dans les thermomètres. Ce sont les mêmes mots qui n'ont pas la même signification. 
On parle du Soufre avec un S majuscule pour définir le principe, mais ce peut être le soufre pour un sulfure comme le sulfure de plomb connu sous le nom de blende, ou de l'oxygène dans le cas d'un minerai de fer, comme Fe2 O3 qui est un oxyde de fer que l'on extrait "des entrailles de la Terre".
Quant au Sel, ce troisième principe, est censé favoriser le mariage philosophique du Soufre et du Mercure dans les entrailles de la Terre, ou dans l'œuf philosophique des alchimistes".

La notion nouvelle de Sel aurait été introduit par Paracelse.

Ce ne sont pas des métaux ou des éléments chimiques, mais des principes. On découvre alors cette dénomination, du principe, suivi de " Philosophe " :

Le Soufre des Philosophes symbolise le corps, c'est un principe mâle, actif et sec, il utilise la chaleur et c'est un élément essentiel de la voie sèche.

Le Mercure des Philosophes symbolise quant à lui, l'âme. C'est un élément femelle, humide, volatil. Il est utilisé dans la voie humide. Il est froid et se symbolise parfois par le dragon.

Le Sel des Philosophes se situe entre les deux principes précédents. C'est un " alkali ", appelé parfois le Feu Secret des Sages. C'est avec ce Sel que l'on obtient la cohésion du Mercure et du Soufre, il donne la stabilité à cet édifice.

Le mercure que l'on connaît aujourd'hui était appelé autrefois "le vif-argent". Le Mercure, c'était la liquidité, l'humidité, la froideur de la matière. Il devint l'eau, la femelle alors que le Soufre était assimilé au feu, au mâle.

Chaque produit était appelé par des mots différents, comme par exemple le cinabre était le "dragon rouge ", et le vert de gris qui est un oxyde de zinc "semence de Vénus ", le cuivre "le lait d'un animal.

 

La transmutation

Pour le profane, l'alchimie est essentiellement basée sur la notion de transmutation. C'est simplement une théorie qui permet de faire passer, par une pratique précise, un métal donné vers un autre métal. Pour ce faire, il suffit de modifier les proportions de Soufre et de Mercure avec l'aide du Sel.

Lorsque l'alchimiste procède à une transmutation, il modifie les proportions de Soufre et de Mercure, avec un grand S et un grand M et cherche à atteindre le métal qui est le plus pur : l'Or.

L'aspect génial et visionnaire des alchimistes, c'est une certaine analogie avec la science moderne du XX e siècle. Un métal, ou un élément est formé de trois composants élémentaires qui forment un atome :
- le proton
- l'électron
- le neutron

L'atome est formé, en effet d'un noyau central composé de neutrons et de protons et autour de ce noyau, un nombre d'électrons tourne, en quantité égale au nombre de protons. Avec ces trois particules élémentaires, la science du XX e siècle a découvert que tous les atomes étaient formés de ces trois particules et que leurs quantités respectives donnaient un métal ou un autre.

La transmutation existe et il est possible comme l'on fait certains dont Soddy et Rutherford, de transformer de l'aluminium en silicium. C'était au tout début du XX e siècle en envoyant des rayons Alpha sur une fine plaque d'aluminium qu’ils virent des atomes de silicium apparaître sur la plaque.

C'est à ce moment que l'un de ces deux savants dit à l'autre, " n'en parlons pas, ils vont nous prendre pour des alchimistes et nous brûler sur un bucher ".

Protons, Electrons et Neutrons d'un côté ne sont-ils pas identiques à Soufre, Mercure et Sel ? C'est le même concept, et entre le Plomb et l'Or, dans le tableau de Mendéliew, la différence porte sur 3 électrons…….Les alchimistes avaient-ils de géniales intuitions.

 

Le Grand-Œuvre

A l'origine du Grand-Oeuvre se trouve la théorie de la transmutation, puisqu'il s'agit de transformer un métal vil en or.
Mais les alchimistes, devant la difficulté de réaliser ce Grand-Œuvre ont mis en place une étape intermédiaire, appelée le Petit-Œuvre, dans laquelle, l'objectif est de transformer un métal vil en Argent qui, s'il n'est pas parfait, mérite une mention particulière.

Quant au Grand-Œuvre, appelé parfois Grand Magistère, c'est le "but ultime de tout alchimiste", celui qui mène à la pierre rouge, la célèbre pierre philosophale. Celui qui arrive à cette pratique obtient à la fois la pierre philosophale mais dans le même temps, la grande lumière, appelée l'illumination spirituelle, c'est à dire la Sagesse.

Il existe dans la tradition alchimique deux chemins, deux voies pour atteindre cette pierre philosophale. La voie sèche et la voie humide.

La voie humide se fait par une sorte de maturation de la prima matéria, qui est placée dans l'œuf philosophique. C'est en quelque sorte une gestation en milieu humide en prenant beaucoup de temps. Il faut selon les traités, une quarantaine de jours , et parfois plus. C'est l'école de la patience.

L'autre voie dite voie sèche est beaucoup plus rapide, elle aboutit au même résultat mais en chauffant la prima matéria de manière forte. On peut arriver au résultat en quelques heures. C'est une voie pour alchimiste pressé….. mais elle comporte beaucoup de danger et d'explosion des produits en cause.

Les métaux sont souvent assimilés à des êtres vivants, et il n'y a pas de différence entre métaux et matières organiques ou vivante. Le processus est curieux, c'est celui de l'évolution. On va d'un état de plus en plus évolué passant d'un métal vil à commencer par le fer, puis le cuivre, le plomb, l'étain, le vif-argent, vers un métal moins vil, l'argent et cela jusqu'à l'or, l'aboutissement du Grand Oeuvre.

 

l'Elixir de longue vie

On trouve encore l'Elixir de longue vie, que l'on peut lire dans un roman de Balzac, peu connu,

Malgré le scepticisme dont il était armé, don Juan trembla en débouchant la magique fiole de cristal. Quand il arriva près de la tête, il fut même contraint d'attendre un moment, tant il frissonnait. Mais ce jeune homme avait été, de bonne heure, savamment corrompu par les mœurs d'une cour dissolue ; une réflexion digne du duc d'Urbin vint donc lui donner un courage qu'aiguillonnait un vif sentiment de curiosité, il semblait même que le démon lui eût soufflé ces mots qui résonnèrent dans son cœur : " Imbibe un œil ! " Il prit un linge, et, après l'avoir parcimonieusement mouillé dans la précieuse liqueur, il le passa légèrement sur la paupière droite du cadavre. L'œil s'ouvrit.

Dès le XIIIe siècle, mais sans doute avant, les hommes de science vont remettre au cœur de leur préoccupation : le mythe de l'éternelle jeunesse, qui avait une connotation relativement légendaire. Naît alors une nouvelle littérature sur "comment retarder la vieillesse" ou sur la "prolongation de la vie" qui est très vite aspirée par l'alchimie.
L'or nouveau, issu du Grand Oeuvre devient l'élixir de longue vie par excellence et " occupe une place importante dans l'imaginaire occidental pendant des siècles. " selon le professeur Agostino Paravicini Bagliani.

 

La pierre philosophale

La pierre philosophale était au centre des opérations de transmutation sans qu'il soit possible d'en déterminer la nature. Elle devait permettre par sa puissance de transformer le métal vil en argent ou en or. 
C'est un catalyseur de la transmutation, elle peut apparaître sous forme de pierre de couleur rouge, couleur rubis, et au toucher de cette pierre, le plomb se transforme en or, par simple contact ou frottement. La pierre peut aussi prendre la forme d'une poudre, et le jet d'une pincée de celle-ci sur le morceau de plomb le transforme là encore en or.

La pierre philosophale est aussi un principe qui rend meilleur et plus éclairé, c'est pour le métal, l'évolution vers l'argent ou l'or, donc le métal est plus beau, et….. il en est de même pour la vie et l'homme. La pierre philosophale soigne donc les métaux et aussi l'homme et ses maladies. C'est en effet l'Elixir de longue vie, celui qui donne l'immortalité et chasse la maladie et la souffrance, "soignant le corps".

Enfin, la pierre philosophale soigne l'âme, et rend l'homme meilleur, lui apportant la Sagesse.

Quel beau programme pour celui qui réussit à mettre la main sur cette Pierre des philosophes, et cela explique que des femmes et des hommes, durant des siècles, aient cherché à l'acquérir, mettant en œuvre à la fois leur temps, leurs compétence et parfois leur vie. Cela explique aussi, à partir du XVI e siècle, l'appétit des charlatans et des escrocs de tout poil pour se procurer une once de cette pierre rouge si miraculeuse !

La pierre philosophale a donc un côté mystique, elle recèle l'âme du monde, mais au niveau technique, c'est un agent tinctorial des métaux, proche d'un colorant. De quoi est-elle composée, c'est un secret et y répondre reviendrait à nier l'alchimie. Ce secret doit demeurer inviolé......

Mais l'alchimie subit une évolution récente avec l'apport des philosophes et de nouvelles recherches. Il ressort que le travail de laboratoire pour certains n'était qu'un prétexte et que tout était dans la " transformation psychique " pour reprendre les termes de Pierre Lory dans les dix traités d'alchimie de Jâbir Ibn Hayyân. L'auteur ajoute qu'il est nécessaire de réhabiliter ce travail de recherche mentale, et d'étudier plutôt que de condamner. Il remarque que de grands savants comme Liebniz et Newton admettaient qu'il était possible d'effectuer des transmutations métallurgiques. Et sur un tout autre plan, Carl Jung a réalisé des travaux et " il a été frappé par l'analogie entre le symbolisme des rêves et des hallucinations de certains de ses patients, et le symbolisme alchimique " selon Eliade.
Pour Jung, il existe dans le psychisme de chacun une sorte de processus tendant vers un but final qui doit permettre l'accomplissement de soi.

Cette forme de l'alchimie traitée par Karine Djebari est une forme d'initiation, " l'alchimiste est un chercheur, comme le philosophe, comme le sage indou, comme le franc-maçon ". C'est le célèbre " connais-toi toi-même " repris par Socrate.

 

La pratique et la gamme de fabrication du Grand-Oeuvre

Le nombre de documents donnant les moyens d'arriver à la Pierre philosophale et au Grand-Œuvre sont considérables, et cela est d'autant plus étonnant, de la part d'un "confrérie" qui met le secret au centre de ses préoccupations. Mais ces "recettes" sont-elles crédibles ? C'est la question de fond, d'autant plus que ces révélations partent d'un mystère primitif. Le point de départ, c'est à dire la composition de la matière première, laquelle matéria prima n'est jamais révélée !

Voici à titre d'exemple, quelques éléments historiques sur ce que doit être la réalisation devant aboutir à la pierre philosophale avec Basile Valentin :

" Prends 100 livres de cette matière, la matéria-prima désignée avant comme de l'antimoine. Opère comme si elle était dans les entrailles de la terre. L'ayant pulvérisée avec soin très subtilement... qu'on la mette dans des cornues de verre et qu'on la distille. Au début, ce doit être un feu léger de charbon jusqu'à ce que sorte l'esprit ou mercure, et à la fin, le feu doit être très fort, de bois pour que le soufre s'attache dans la cornue....


Prend ce soufre et purifie le en le sublimant trois fois dans un récipient et remet chaque fois ce qui est au fond avec ce qui est monté...

Prends l'esprit qui est le mercure et mets lui 10 grains de ce soufre. Qu'il soit placé pour 40 jours dans du fumier de cheval en alambic avec un tube fermé. Après ces 40 jours, distille tout, enlève les résidus qui sont au fond."

Dans les traités connus, se trouvent des constantes, basées sur un autre des grands principes de alchimistes, le célèbre " Solve et Coagulat", c'est à dire dissoudre et coaguler ou encore purifie et intègre.

Les recettes suivent alors :

" Et tout d'abord : c'est effectivement par la distillation qu'il faut commencer les opérations, c'est à dire par la séparation des quatre éléments. Ceci est la première des trente paroles, elle est fondamentale. Cette distillation consiste à placer la Pierre dans une cucurbite déposée dans une marmite de cendres, sous laquelle on allume un feu jusqu'à l'évaporation complète, toute eau étant extraite.... "

 Dans certains traités, ce sont 4 opérations qui président au travail des alchimistes :

- la purification du sujet, c'est à dire de la matière première.
- la dissolution ou volatilisation jusqu'à ce qu'il ne reste que l'être universel
- la solidification nouvelle
- une dernière combinaison sous l'empire de l'être le plus pur.

Comme avec ces 4 opérations élémentaires, de nombreux alchimistes ne purent arriver à leur fin, il semble que la pratique devint plus complexe, et 2 opérations supplémentaires furent ajoutées. C'est alors que la nouvelle gamme d'obtention de la pierre philosophale pour obtenir de l'or 
- la calcination, elle correspond à la couleur noire, c'est l'extension des désirs, la destruction des différences. C'est la réduction à l'état premier de la matière.
- la putréfaction, qui sépare les éléments calcinés
- la solution dont la couleur est blanche, c'est une matière totalement purifiée.
- la distillation
- la conjonction qui correspond à la couleur rouge ou à l'union des opposés.
- la sublimation qui correspond à l'or, c'est la couleur du soleil.

Le tout se résume dans ces mots : solve et coagula aussi valable pour la matière que pour l'être. Et c'est pourquoi on retrouve dans l'iconographie alchimique de nombreux exemples de couples " faisant l'amour ", dans un bocal ou sur un champs…. La plupart étant rois et reines !

 

Les traités d'alchimie

Le nombre de traités sur l'alchimie est considérable, plusieurs dizaines de milliers. Avec toute cette documentation, comment comprendre que l'on ne puisse pas trouver aisément la gamme de fabrication de l'Oeuvre et transformer le plomb en or ?
Et puis l'ensemble des pratique ne devait-t-il pas rester secret ? alors pourquoi écrire ?

Le grand commandement éthique qui était imposé aux Alchimistes était d'être " charitable " et " envieux ". Il devait partager avec d'autres la Sagesse, mais ne pas autoriser la divulgation au premier venu des techniques.
Donc il fallait fournir des indications pratiques pour les " Frères " et accéder à la vrai fraternité, celle des philosophes en séparant le bon du mauvais pour la suite.

Il est particulièrement difficile de lire les traités alchimiques quels qu'ils soient. Rien n'est simple car, il n'y a pas souvent de logique.
Les expressions sont souvent sibyllines, il y a aussi de longs chapitres sur la métaphysique, sur le cosmos, des digressions qui déroutent le lecteur.
Des textes sont parfois insérés pour abuser le lecteur profane.

Le langage utilisé était très ésotérique, il y avait un double cryptage :

- l'utilisation de symboles comme les dieux, les animaux fantastique, les monstres. Leurs rapports dévoilaient des principes et des opérations.
- le mode d'expression était de type labyrinthique, les successions chronologiques et la concaténation ( l'enchaînement) des causes n'était pas logique.

Une opération décrite en son milieu, puis on allait à la fin, on revenait vers le début et ainsi de suite. C'est peut être le problème des caissons du plafond de l'Hôtel Lallemand. On cherche depuis des lustres un cheminement logique, il faut commencer par les caissons proches de la fenêtre et lire les caissons comme les vitraux d'une cathédrale, de bas en haut et de gauche à droite. Ainsi, la lecture se ferait, en prenant notre logique du XXI ° siècle, de la fenêtre à la porte…. Sauf qu'il s'agit d'alchimie et qu'il est fort possible que la lecture soit plus complexe, en zig zag, ou en prenant un caisson ici, un autre plus loin, et ainsi de suite. C'est une éventualité qui sera évoquée dans le chapitre sur les révélations relatives à ces plafonds.

De même un processus pouvait se décomposer en différentes phases et se disperser dans un texte. C'est particulièrement déroutant.

Les traités d'alchimie sont souvent des ouvrages passionnants mais ils souffrent d'un hermétisme que l'on conçoit mal aujourd'hui. La plus grosse difficulté tient au langage des alchimistes : un seul terme n'a pas toujours la même signification.

Il apparaît donc que les traités d'alchimie comportent toujours plusieurs approches :
- d'une part, une référence à Dieu est une constante dans de nombreux traités alchimique. Cela signifie que les alchimistes peuvent être des religieux, mais aussi qu'ils ne veulent sans doute pas se mettre à mal avec l'institution religieuse,:  " que Dieu soit exalté ". 
- Puis, on trouve des conseils moraux ou des propos sur l'homme :

" Les gens se situent à différents niveaux. Chez certains, la réflexion n'aboutit à rien de fructueux. D'autres apportent une solution après mûre réflexion. Il y a les bilieux dont la bile jaune s'est transformée en bile noire.....Un jugement pondéré, qui ne tombe pas dans l'erreur, est celui du mélancolique ".

- Des renseignements sur les outils et moyens à utiliser. Le monde des alchimistes est formé de gens qui ont inventé des procédés, comme le bain-marie, mais aussi des matériels, comme l'alambic pour la distillation, ou encore le célèbre athanor qui est le four des alchimistes. Mais les instruments de verre comme le pélican qui est "une cornue à col recourbé", ont été utilisés par les alchimistes puis… les chimistes.
Enfin, l'objet le plus célèbre des laboratoires souterrains des alchimistes est sans contexte ce ballon de forme ovoïde, fait le plus souvent de verre et que l'on va appeler l'œuf philosophique. C'est pour reprendre une terminologie d'alors, "un objet destiné à être placé dans l'athanor, ce qui constituait la chambre nuptiale où le Soufre et le Mercure devaient s'accoupler" comme le rapporte d'Histoire des Sciences.

 

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3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 12:37
le Chiffre 9 en FM et dans nos rites

Le Rite Français moderne en son 1er ordre

Le tableau de Loge représentera, en haut, l'Etoile du matin, entre huit autres moindres au milieu une grande caverne
En entrant, on placera neuf chandeliers où seront huit lumières, la neuvième sera élevée et distante de deux pieds environ des autres.
Le tablier sera blanc, bordé de noir et doublé de même; au milieu, sera figuré un poignard jetant neuf flammes rouges
le T.S. fait le signe de demande auquel les Elus font le signe de réponse) et applaudissent par huit et un.
Le Sévère-Inspecteur prends le récipiendaire par la main, le fait voyager par huit tours lents et un précipité pendant la cérémonie de réception au 1er ordre dont la devise, je devrais dire le blason, est «Vincere aut mori »
Issu de l’instruction du grade … Quel âge avez-vous ?
Neuf semaines sur sept ans à cause des neuf semaines qui se passèrent avant la punition du délit.
D'où viennent les huit lumières et une plus grande séparée du reste ?
- Elles représentent les neuf élus, la plus grande indique leur chef.
Que signifie l'étoile du matin et les huit autres ?
- L'heure du départ et le nombre des élus. Cela signifie en même temps que l'on ne saurait s'y prendre de trop bonne heure lorsqu'il s'agit de faire une bonne action.

 


Le 9° DEGRE au REAA - MAITRE ELU DES NEUF

D. Que signifient les neuf rosettes écarlates qui ornent de cordon ?
R. Elles rappellent les Neuf Maîtres désignés pour exercer la justice à l’égard des meurtriers, d’ordre du Roi Salomon.
D. Que signifient ces neuf Nombres premiers disposés en une grille de neuf cases ?
R. Que les neuf maîtres Elus sont les véhicules des neuf Potentialités métaphysiques essentielles
D. Que signifie la batterie du grade ?
R. Elle se compose de huit coups réguliers, séparés d’un neuvième et dernier par un temps d’arrêt, signification du retour, de la répartition, de la négativité parvenue à son maximum, et qui va donc renaître avec une force et une vigueur nouvelle.

 


Histoire du 13° DEGRE du REAA Chev de Royal Arche

.Trois voyageurs étaient des Mages, Initiés de Babylone membres du Sacerdoce Universel, qui venaient en pèlerinage et en exploration aux ruines de l’ancien sanctuaire. Les Pèlerins parcoururent l’enceinte ravagée. Ils se mirent ensuite à examiner les chapiteaux gisant à terre, à examiner les pierres pour y découvrir des inscriptions ou des symboles … ils découvrirent une
excavation sous un pan de mur …. On était en été au milieu du jour, le Soleil brillait au Zénith et ses rayons plongeaient presque verticalement dans le puits. Un objet brillant frappa les yeux du Mage ….. Il regarda ensuite autour de lui et constata l’existence, dans la muraille, d’ une ouverture par laquelle un homme pouvait pénétrer. Il y entra, marchant à tâtons dans l’obscurité. Ses mains rencontrèrent une surface, qu’au contact il jugea être du bronze…. Ils pensèrent qu’il devait y avoir là un mystère; ils délibérèrent et résolurent d’aller ensemble à la découverte. Ils placèrent une extrémité de la corde faite des trois ceintures sur une pierre plate placée près du puits, et sur laquelle on lisait encore le mot «Jakin». Ils roulèrent dessus un fût de colonne ou l’on voyait le mot «Boaz», …Chaque Mage, tenant sa torche d’une main, se laissa glisser le long de la corde jusqu’au fond du puits…. Il constata, au centre, l’existence d’un ornement en relief ayant la forme d’une couronne royale entourée d’un cercle composé de points, au nombre de 22. Le Mage s’absorba dans une profonde méditation, puis prononça le mot «MALKHUT» et la porte s’ouvrit brusquement.

Les explorateurs se trouvèrent alors devant un escalier qui s’enfonçait dans le sol; Le vieux Mage l’examina comme la précédente et constata l’existence d’un autre ornement en relief représentant une pierre d’angle, entourée aussi d’un cercle de 22 points. Il prononça le mot «YESOD» et cette porte s’ouvrit à son tour.
Dans un coin obscur, il avait découvert une nouvelle porte de bronze. Celle-là portait comme symbole un soleil rayonnant, toujours inscrit dans un cercle de 22 points. Le chef des Mages ayant prononcé le mot «HOD» elle s’ouvrit encore et donna accès à une deuxième salle.
Successivement les explorateurs franchirent sept autres portes également dissimulées et passèrent dans de nouvelles cryptes. Les mots prononcés furent : NETZAH, TIPHERETH, GEBURAH, HESED, BINAH, HOKMAH et KETHER.

Quand ils entrèrent dans la neuvième voûte, les Mages s’arrêtèrent surpris, éblouis, effrayés. Celle-là n’étaient pas plongée dans l’obscurité; elle était, au contraire, brillamment éclairée … Sur cet autel était posée une pierre d’agate de trois palmes de côté; au-dessus, on lisait, écrit en lettres d’or, le mot «ADONAÏ» «Regardez ! la Conception Suprême, la voilà ! Vous êtes au centre de l’Idée !».
«Apprenez maintenant, continua-t-il, que ce n’est pas Salomon qui fit creuser cette Voûte hypogée, ni construire les huit qui la précédèrent, pas plus qu’il n’y cacha la pierre d’agate. La pierre fut placée par Enoch, le premier de tous les initiés, l’Initié initiant,
Enoch vécut longtemps avant Salomon, avant le Déluge. On ne sait à quelle époque furent bâties les huit premières Voûtes et celle-ci creusée dans le roc vif».
Ils allaient renoncer, quand l’un deux prononça : «Nous ne pouvons pas cependant continuer à l’infini (Ain Soph)»…

Sur ce mot, la porte s’ouvrit avec violence, les deux imprudents furent renversés sur le sol, un vent furieux souffla dans la Voûte ; les lampes magiques en furent éteintes …Avant de laisser remonter ses compagnons, le Maître leur montra le cercle découpé dans le ciel par l’ouverture du puits et leur dit: «Les dix cercles que nous avons vus en descendant symbolisent les neuf voûtes et l’escalier. La dernière correspond au nombre onze, celle d’ou a soufflé le vent du désastre: c’est le ciel infini et ses luminaires hors de notre portée.».

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2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 15:48
Meilleurs Voeux 2018 pour toutes et tous .'.
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